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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:52

La journée commence étrangement... Je ne connais pas l'heure du rendez-vous. Que faire? Je me base sur des suppositions. Cela ne me réussira pas vu que je suis arrivée avec 45 minutes de retard. Méga-oups... J'ai tout raté du bilan de la veille. J'ai demandé à une comédienne de me faire un topo ce qu'elle n'a manqué de faire. Je suis juste arrivée pour l'échauffement.

 

C'est LA dernière ! Le trac monte. Je sais qu'une autre partie de la famille est venue. Dans le public, il y a ma mère, ma grand-mère, ma tante, mon oncle et mon cousin. Ca met une autre pression. A part ma mère, aucun ne m'avait jamais vu sur scène. Mais j'ai conscience de leur exigence et c'est un peu angoissant. Et pourtant j'ai envie de m'amuser. C'est LA dernière.

 

Vu l'histoire du skate de samedi, il faut vraiment éviter de blesser quelqu'un. Du coup l'envoi du skate s'est passé plus en douceur. Par contre, j'ai beaucoup plus accroché sur le texte, j'ai sacrément bafouillé. Sans oublier de pousser la voix et d'articuler. J'ai senti la voix partir dans les aiguës sur mes premières répliques. Puis j'ai essayé de reprendre le contrôle et de ne pas me laisser dominer par le trac. Et ce que j'ai trouvé comme astuce, c'est de ne pas oublier d'incarner l'oiseau. Effacer la voix de Julie pour trouver celle de Térée la Huppe et cela a plutôt bien marché. La pièce a continué sans couac, quelques bouts de textes oubliés par ci par là. Puis le deuxième personnage, le philosophe entre en scène. J'avoue être un peu troublée par un comédien qui dit deux fois la même réplique mais tant pis j'enchaîne. Sortie et changement de costume pour le 3ème personnage. LE personnage qui me fait craindre des reproches des spectateurs que je connais. Un Dieu barbare. Mais il m'amuse tellement... Alors oublions qui est dans la salle et lâchons le côté barbare ! Et là, on file remettre le costume du premier personnage pour le final.

 

Applaudissements fournis. C'est vraiment agréable. Je suis ravie de cette représentation. Je me suis amusée, lâchée et pourtant j'ai vraiment commencé le spectacle avec un grand trac. Pendant l'entracte, les spectateurs sont invités dans la cour à boire un coup. Cela a été l'occasion de discuter avec ma famille. Ils ont apprécié. Je me souviendrais longtemps de ces quelques secondes où j'ai présenté ma mère à la metteuse en scène. J'ai vu son regard plein de fierté et cette poignée de main qui en dit si long et qui a duré si peu. Ma mère a dû repartir pour prendre son train et je suis allée voir le Feydeau. Et alors là... mais quel bonheur ! Les comédiens ont été absolument extraordinaires. Vraiment, ils ont explosé sur scène. Encore des petits imprévus : un des comédiens a retiré sa moustache qui ne tenait pas et a déclaré "on fera sans". Un sacré fou rire et la pièce a continué sans problème. Quelques textes oubliés (normal...). Mais franchement j'ai été bluffée ! Bravo à toute la troupe ! Je n'ose pas citer l'un ou l'autre des comédiens car ils ont tous sans exception été très bons !

 

Finir sur une représentation de cette qualité avec un public chaleureux, c'est vraiment l'idéal. Un plaisir du jeu partagé avec les spectateurs.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 23:18

Samedi, le rendez-vous était à 16h30. J'ai passé la matinée et le déjeuner avec mon père, ma belle-mère et ma demi-soeur. Ils se décidèrent à partir vers 15h pour aller voir la Tour Eiffel, un dernier monument parisien avant de voir le spectacle de théâtre le soir et de repartir le lendemain en Provence.

 

J'arrive et m'assois par terre à côté d'autres comédiens de la troupe. On débrieffe la veille. Et on revoit une des scènes qui n'avaient pas fonctionné. Ils ont dû la jouer une dizaine de fois avant que cela roule enfin. Comme j'étais la seule à ne pas participer à la scène, je me suis permise (sans demander d'autorisation) à faire des corrections de texte et de placements. Puis j'ai entendu "tiens, nous avons droit à un deuxième metteur en scène". Cela m'a refroidi. Sacrément refroidi. Pas de vexation mais juste des souvenirs, une sensation de déjà-vu désagréable. Alors, je me suis limitée à donner le texte que lorsqu'on me demandait de compléter les trous de mémoire. On a revu une scène où je jouais pour se rappeler de tous les déplacements.

 

Répétitions terminées. Une seule question reste : est-ce qu'on dîne ? ou pas ? Finalement comme la veille, je me suis contentée d'une simple banane. Ne pas alourdir l'estomac avant le spectacle. Le temps passe à une vitesse... L'échauffement arrive. On démarre par se détendre avant de s'échauffer et de faire travailler l'articulation. Ba be bi bo bu, pa pe pi po pu, xa xe xi xu xo... 

Plus qu'une trentaine de minutes avant l'heure fatidique, juste assez pour enfiler le costume et se maquiller. Des étapes importantes pour faire naître le personnage au fond de soi.

 

La pièce peut enfin commencer ! Quels vont être les imprévus de cette représentation? J'entre en oiseau assis sur un skate. Dès que je me lève, je pousse le skate du pied pour qu'il reparte en coulisses. Malheureusement, je mets tellement d'énergie à repousser le skate qu'il tape contre le mur et re-rentre sur scène. Intelligemment, deux comédiennes en coulisse ont le réflexe de le récupérer (et préalablement celui d'éviter de le prendre dans les pattes). La pièce se déroule sans trop d'encombres. Sauf à la fin d'une réplique, une sorte de blanc s'installe. On se demande ce qui se passe. Une réplique lancée par hasard finit par relancer la mécanique et la pièce repart de plus belle. Je change de costume pour le deuxième personnage puis un autre costume pour le troisième. Quelques accrochages sur des mots et enfin, je cours et file et vole pour le dernier passage en scène.

 

Le public applaudit plus qu'hier. Et mes sensations sont plus agréables que pour la première. De la joie et de l'amusement. A la sortie j'ai eu le plaisir de voir mon père, sa femme et ma soeur accompagnés de mon chéri et de ses parents. Le courant a l'air de passer entre eux. En fait, cette scène non prévue au programme m'a fait un plaisir fou. Et le bonheur ne s'est pas arrêté là. Pendant la deuxième partie de soirée, j'étais assise entre ma soeur et mon copain. Ma soeur a été très souriante et câline. Etrangement les comédiens du Feydeau n'étaient pas aussi bons que le vendredi soir. Juste une histoire de concentration à mon avis. Mais les spectateurs qui découvraient le spetacle pour la première fois ont ri et apprécié. Reste plus qu'une représentation dimanche !

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 15:20

Et voilà le jour J est arrivée : vendredi 2 juillet. Rendez-vous l'après-midi pour les derniers repérages. Nous avons fait une allemande, une répétition où nous revoyons seulement les déplacements sur la scène sans texte, juste quelques mots-clés.

L'heure s'approche tellement vite. Il est temps de s'habiller. En costume, la metteuse en scène nous fait un échauffement de la voix et du corps. Direction alors le maquillage. Nous voilà prêt. On entend le public s'installer. Et c'est parti.

 

La chaleur est accablante. Tous les comédiens suent à grosse goutte. A ma première sortie, je marche sur un objet qui me fait mal au pied droit, tant pis on continue. Je me change le plus vite possible et me place pour attendre mon entrée. Et là je ne comprends pas tout ce qui se passe. Une comédienne n'est pas sortie au bon moment. Je sens un trouble sur scène sans rien comprendre. Je joue le deuxième personnage et je refile en coulisse pour le troisième personnage. Tout roule. Je m'amuse avec ce Dieu barbare. Je sens que ca fait rire le public et ca m'éclate. Dernier tour en coulisse pour remettre le costume du premier personnage. Dernier passage en coup de vent avant les saluts. Applaudissements peu fournis... La chaleur a-t-elle assommé les spectateurs ? Se sont-ils ennuyés ?

 

Dans les loges, je comprends que le rôle principal a sauté une longue scène. Les comédiens ont réussi tant bien que mal à reprendre le fil de l'histoire. En coulisse, je range quelques affaires avant de descendre rejoindre les spectateurs pour le pot de l'entracte. Et là, j'étais en attente des réactions. Quelques félicitations. Un monsieur m'a dit qu'on entendait pas toujours ma voix. Le premier personnage ayant un bec, je porte un masque qui étouffe la voix. J'ai donc encore des efforts à faire pour bien articuler et pousser la voix au maximum.

 

Les sensations de la scène m'ont semblé très différentes de la dernière fois où j'ai joué. Pas de trac excessif ni de joie explosant à la fin. Au contraire... Tout m'a paru plus calme. Ce soir, un public plus nombreux est prévu. Le spectacle sera sûrement différent. Est-ce que mes sensations le seront ?

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 14:40

Derniers réglages, dernier filage...

 

La chaleur nous accable, les costumes sont déjà transpirants alors que la première est vendredi soir. Ce jeudi soir, c'est la générale devant un public réduit, un public composé de comédiens nous présentant également leur pièce. Nous avons regardé assis à côté de ventilateurs leur travail, leur personnage, leur interprétation... A la fin de la représentation, nous avons juste surpris de ne pas voir de saluts. Même si ce n'est qu'une générale, ils ont droit à des applaudissements. Je rajouterai même qu'ils les méritent.

 

Puis, on nous regarde on nous attend. Allez c'est à vous ! Bon ben... plus le choix... faut se lancer... J'enfile costume, chaussures, boucles d'oreilles et masque. Ce fameux masque qui tient tellement chaud. La pièce démarre, j'attends, prend ma bouteille et c'est parti, j'entre en scène. Tout a l'air de rouler. Le texte fuse, mais je sens qu'il va falloir que je pousse plus sur la voix... Mais je m'amuse... Mince, reste le skate sur scène, un petit coup et hop dans les coulisses... Je n'accroche pas trop sur le texte jusqu'au moment tant redouté... Personne ne le remarque sauf moi qui sait qu'il manque des mots... peu importe ca tient, on continue. Sortie de scène : nouveau costume, je me place et j'attends de pouvoir rentrer et là pas de problème de texte... Mais alors les placements c'est franchement pas ce que nous avions vu dans l'après-midi... Tant pis, on s'adapte.. Enfin, euh, bon ben... faudra revoir cette scène avant demain soir ! Troisième changement de costume : je me place derrière les rideaux mais mes camarades ne sont pas encore là. J'espère qu'ils ne vont pas me chercher. Je les vois arriver. Cette scène-là aussi faudra la revoir. Des blancs, ca n'avance pas... Ca traine... C'est dommage. Si nous avons le temps demain, ca serait bien de faire un italienne avant de se lancer devant les spectateurs.

 

Finalement c'est très bien que les gens que je connaisse ne viennent pas vendredi, ce soir, mais samedi et dimanche. Ouf, ca permettra de régler les quelques détails encore pas très clairs.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 18:25

affiche

 

Venez nombreux !

Entrée libre.

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 17:44

Les joueurs de l'équipe de France ont fait grêve. Ils se sont enfermés dans un bus pour ne pas s'entraîner. En écoutant les informations, j'ai cru comprendre que c'était un choix d'un groupe de joueurs et non celui de l'ensemble. Aucune unanimité derrière cette décision.

 

A l'instar des étudiants, leur grêve ne va pas modifier leur salaire. Mais est utilisé comme un moyen d'expression et de révolte. Cet état de fait oblige les gens non grévistes à participer à la grêve contre leur gré. Je m'explique. Lors de la grâve des étudiants concernant la réforme LMDE, les cours étaient annulés. Des barricades ont bloqué les universités. Sous les critiques des non grévistes voulant étudier, les manifestants ont mis en avant le vote à main levé lors des Assemblées générales.

Dans une entreprise, un gréviste est considéré comme absent et sa journée d'absence n'est pas rémunérée. Mais son choix personnel n'influence pas le reste de son équipe ni de la société. Mais si un étudiant ou un Footballeur fait grêve et force toute l'équipe à le suivre... on pourrait parler de grêve contraints et forcés pour la minorité, non ? Cela donne l'impression que la décision est unanime alors qu'il n'en est rien.La grêve ne ressemble plus à un droit si elle est imposée par un groupe d'agitateurs !

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:16

Deux représentations de Marcia ont été proposées par la compagnie Kaméléon, une troupe de comédiens amateurs de Clichy, ce week-end.

J’ai assisté à celle de vendredi. La première ! Tout d’abord un mot sur la salle. La pièce était jouée dans l’espace culturel Henri Miller. C’est une salle de spectacle où la scène est un plateau très proche des spectateurs sans une délimitation flagrante.

 

C’est une adaptation de Marcia Hesse, un texte de 2005 écrit par Fabrice Melquiot. L’écriture est assez piquante et sombre.

 

La mise en scène était intéressante avec les va-et-vient entre la salle à manger des hôtes et les chambres. Une très bonne idée de faire monter les deux jeunes filles dans les gradins pour bien marquer leur présence dans les étages de la maison alors que la scène présentait les décors de la salle à manger. Chapeau aux comédiens qui devaient modifier le décor à chaque fin de scène. Ils ont ainsi fait évoluer la place de la table vis-à-vis des spectateurs.

 

Bon maintenant parlons de ce qui me gêne le plus. Je savais que j’allais voir des amateurs. Mais je trouve cela passionnant car ce sont des passionnés qui viennent prendre du plaisir sur scène et nous partager leur joie. Enfin…c’était ce que j’avais imaginé. La pièce Marcia parle d’un sujet triste : les fêtes de fin d’année un an après la disparition en mer de la fille de l’hôtesse. Mais le peu d’entrain des comédiens a vraiment plombé l’ambiance. Les niveaux des 12 comédiens étaient assez diverses. J’ai trouvé que certains n’étaient pas assez concentrés. Et puis, cela m’a vraiment gêné d’entendre tous ces bafouillages et cafouillages. On met un peu de temps à définir les relations des personnages. Je ne suis même pas sûre que tous les spectateurs aient bien compris l’arbre généalogique de cette famille. Mais ce n’est pas bien grave.

 

Ce que je trouve grave, c’est de sentir et d’entendre que les comédiens n’ont pas pris de plaisir sur scène. Très franchement, ils ne viennent pas jouer pour l’argent, ni pour la gloire. J’imagine qu’ils ont pris sur le temps de loisirs pour s’investir dans cette troupe. Alors c’est vraiment mais vraiment dommage de sortir déçu d’une représentation. Finalement c’est le seul regret que j’ai en tant que spectatrice. Je me dis que si ils s’étaient éclatés sur scène, les spectateurs se seraient éclatés avec eux. Alors que là, on trouve ça juste pas mal, peut mieux faire.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 15:19

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 11:19

Comédie de Billy Wilder, ce film se situe dans la veine des comédies de boulevard avec un fond politique.

 

Dans un Berlin séparé entre communiste et capitaliste, le gérant de la firme Coca-Cola fait son possible pour être reconnu par son boss d'Atlanta et quitter Berlin pour finir sa vie sous d'autres auspices. Mais, son chef d'Atlanta l'appelle un jour pour lui annoncer que sa fille adolescente fait le tour de l'Europe et arrive à Berlin dans les prochains jours. Il lui demande de l'accueillir et de prendre soin d'elle. Mais cette jeune fille est une tête brûlée, adolescente en crise et en affrontement avec ses parents. C'est là que se noue les problèmes. Il faut à la fois protéger les parents des frasques de la petite et ne pas vexer la jeune fille. Surtout quand elle va régulièrement à Berlin Est pour voir un jeune homme, communiste bien entendu.

 

On ne parle pas de politique sérieusement dans ce film. Mais seulement des moeurs, des habitudes de ces deux civilisations en tension. Le film est drôle dans le style des comédies de boulevard. Un clien d'oeil à la femme du gérant qui a des répliques absolument excellentes ! Le personnage principal est un véritable dirigeant, il a un débit très rapide et donne ses directives en les énumérant et les ponctuant par des chiffres. Les personnages secondaires sont truculents.

 

J'ai 1 a 2 do 3 ré, autrement : adoré !!! J'ai envie de le voir et revoir.

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:18

couverture-zen-city.jpgLivre de Grégoire Hervier, ce roman se présente dans un présent alternatif. Un homme statisticien dans la moyenne part dans une aventure inattendue en acceptant de travailler et de vivre à Zen City..

Zen City est installé dans une ville de la vallée pyrénéenne. Le créateur a voulu créer un endroit le plus sûr et le prospère possible. Aucune technique n'est inventé. Le roman s'appuie sur toutes les sciences existantes. Une des choses essentielles de la ville est la puce RFID. La puce qui existe dans le pass Navigo entre autres est utilisée dans cette ville pour noter tous la sécurité du logement, surveiller tous les déplacements et contrôler tous les achats. Même si le but est noble (parer aux besoins des citoyens), les dérives peuvent être grandes. Le personnage principal n'est pas un héros, il est un homme moyen et le reste. Il lui arrive des aventures mais reste moyen. Cela ancre l'histoire dans un réalisme incroyable.

 

Sur la forme, le livre se construit avec des nombreux narrateurs : un narrateur extérieur, des extraits du blog de Dominique Dubois et des extraits de son journal intime non publié. Le style d'écriture n'est pas excellent, mais, on se laisse vraiment prendre par le récit. Les personnages sont très réalistes. Le livre ressemble à certains films de science fiction, avec beaucoup de rebondissements à la fin. A tel point, que je suis pas très sûr de pouvoir vous le raconter sans hésiter sur qui est qui et qui fait quoi.

 

Je ne connaissais pas l'auteur et encore une fois c'est juste en voyant la couverture et notamment le titre que j'ai choisi de découvrir ce roman. Et bien, je le conseillerai aux amateurs de roman, de suspens, de politique et de science fiction.

 

Vous pouvez découvrir le site http://zencity.fr/ pour découvrir l'auteur et le roman.

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