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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 18:01

Dernière de la saison, cette représentation avait un goût particulier. En s'installant au théâtre Antoine, on aperçoit une guitare sur scène. On suppose avec mon amie que Frédéric Fromet va peut être passer. En fait, il a assuré la première partie. Placé devant le rideau rouge, la guitare en bandoulière, il a interprété une sélection dont certaines que j'avais déjà entendues sur France Inter. C'était bien sympathique.

Le rideau s'est levé sur un décor simple : un fauteuil, un écran au fond, et côté jardin une table où se situe un cerveau à disposition pour ceux qui en ont besoin. Son spectacle parle de l'art contemporain. Il présente des œuvres d'artistes dont je n'avais jamais entendu parler. Une projection sur l'écran, quelques éléments de contexte et des quelques blagounettes. L'ensemble est très drôle.

Ce soir-là était la dernière de la saison avant le festival d'Avignon. Dans la salle, on peut apercevoir Charline Vanhoenacker, Sophia Aram, Clara-Dupont-Monod, Fary, Cyrille Eldin et sa compagne Sandrine Calvayrac. Il était entouré pour cette dernière. Malheureusement il a eu des problèmes avec son micro. Il ne tenait pas en place, au point qu'un technicien a dû intervenir.

Mon amie et moi étions sur des strapontins, pile en face de la scène. Même si les sièges n'étaient pas confortables, nous avions une vue imprenable. J'ai passé une super soirée !

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 18:03

Joël Pommerat propose une version moderne du conte Cendrillon. Proposé en ce moment au théâtre de la Porte Saint Martin, ce spectacle a été créé en 2011. Joël Pommerat propose une réécriture du conte en axant l'histoire sur le deuil. Le deuil de Sandra qui a perdu sa mère et se retrouve avec une belle-famille assez intolérante. Sandra se retrouve dans la cave sans fenêtre, à faire les tâches les plus ingrates dans la maison. Mais pour elle, c'est acceptable car elle se sent coupable. Coupable de ne pas sans arrêt penser à sa mère. Elle ne veut pas passer plus de 5 min sans penser à elle. Elle a peur qu'au-delà ce délai, elle soit réellement morte. En tout cas, c'est ce qu'elle pense avoir compris des derniers mots de sa mère avant de mourir.

La fée débarque un jour dans sa chambre et essaie de la raisonner. Essaie de lui faire comprendre qu'il est temps de reprendre le cours de sa vie. Le personnage de la fée est très surprenant. Rien de rose et pailleté. Mais une grande dame, habillée plutôt baba cool, fumant des clopes et avec une démarche dégingandée. C'est bien elle qui va tenter de la convaincre à aller aux bals du Prince. La rencontre entre Cendrillon et le Prince va tous les deux les troubler et les pousser à accepter la mort de leur mère.

Ce spectacle oscille entre l'humour et la tristesse. Il est très touchant. La scène est vide. Elle s'habille par des vidéos, donnant l'ambiance et le lieu en quelques images. Une voix off avec un accent nous narre ce conte modernisé. Certains acteurs interprètent plusieurs rôles. Mais les costumes et leur qualité de jeu nous font parfois douter. Seules Sandra et sa belle-mère ne changent pas de rôle. Mais leur personnage est quasiment tout le temps sur scène et leur interprétation est vraiment remarquable.

La mise en scène et la réécriture du conte par Joël Pommerat sont très intéressantes. Apportant un angle nouveau sur ce conte, nous sortons troublées et émues de ce spectacle moderne et profond. Mêlant hyperréalisme et poésie, ce spectacle est accessible à tous, grands et petits.

A partir du 25 mai 2017 à 20h30 précises au Théâtre de la Porte Saint Martin

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:53

Je ne vais pas parler du magnifique film de Jean Renoir, malheureusement. Mais je vais évoquer le spectacle de la Comédie française avec une mise en scène de Christiane Jatahy.

Le spectacle commence par un film de 26 minutes se déroulant à l'extérieur puis à l'intérieur du théâtre de la Comédie française. Le lieu devient à l'occasion le manoir du personnage principal, Robert. Il accueille de nombreux invités dont André Jurieux accueilli en héros. Après le film, Robert s'adresse au public avec un micro. Il lui demande son avis, puis les invités le réclame. L'écran remonte, la scène est nue. Les comédiens boivent, dansent et chantent trois ou quatre chansons. Face à ce début de spectacle, je me sens exclue. Je vois devant moi deux jeunes filles les bras en l'air, souriant et riant. Je trouvais que cela ressemblait à un cabaret bas de gamme et sans intérêt. Peut-être que les comédiens du français s'amusaient mais, moi, je trouvais cela d'un ennui sans nom.

Après ce passage sans intérêt pour l'avancement de l'histoire, on découvre enfin les différentes relations entre les couples et leurs amants respectifs. Du côté des maîtres et du côté des domestiques. Dans le film de Jean Renoir, c'est le cœur de l'histoire, ce parallèle entre les histoires des domestiques et des maîtres. Mais dans la pièce c'est mal fait. C'est comme la chasse dans le film qui est présentée dans la pièce par une course poursuite entre des hommes chasseurs et des femmes déguisées en lapin. La course est illustrée en film avec seulement comme bande-son le souffle accéléré par l'effort et la peur. J'ai trouvé ce passage déplacé et vulgaire.

La fin est encore un film. Les comédiens reviennent sur scène en arrivant par la salle et on voit défiler les crédits des films et du montage comme au cinéma. Dès le début du spectacle, je me suis fait la réflexion que j'avais payé trente euros et franchement c'est hyper cher pour du cinéma, déjà que je refuse de payer dix euros une séance de cinéma. J'accepte de payer plus cher du théâtre pour voir du spectacle vivant, des comédiens sur scène. Des comédiens qui s'expriment, hésitent et nous regardent. L'utilisation du film, de la caméra et d'un drone me donne l'impression que la mise en scène fait joujou avec des gadgets pour paraître moderne. C'est assez ridicule et cela n'apporte rien à mes yeux. Quelle déception ce spectacle. C'est vraiment le genre de théâtre que je déteste.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:55

Cette création de la Comédie française est une adaptation du livre éponyme de Jules Verne. J'avoue avoir essayé de lire des romans de Jules Verne lors de mon adolescence, sans accrocher son style d'écriture. Mais il raconte des jolies aventures. 20 000 Lieues sous les mers raconte l'histoire du Capitaine Nemo qui vit dans le Nautilus.

Sur scène, Nemo est interprété par Christian Hecq. Un plaisir de le voir sur scène. Il accueille des rescapés d'un naufrage : le professeur Aronnax, son assistant et Ned, un pêcheur. Nemo vivait jusque là seulement avec Flippos qui parle une langue compréhensible seulement pour eux deux. Capitaine Nemo est heureux de recevoir de la compagnie et surtout de faire découvrir les fonds marins à ce professeur fasciné par ce monde inexploré.

Le décor est fixe pendant tout le spectacle. C'est une salle du sous-marin avec un hublot qui nous fait apercevoir des poissons dansant. Les marionnettes des habitants des fonds marins permettent de se mouvoir et d'exprimer des situations sans mots. C'est beau et drôle à la fois.

Le spectacle mêle des moments drôles, des tensions et des rebondissements. En 1h35, la mise en scène ne lâche jamais l'attention du spectateur. J'ai passé un moment vraiment inoubliable, un mélange de fantastique et d'humour, d'aventures et de rencontres.

20 000 lieues sous les mers
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 16:46

La scène est déjà en activité quand on arrive dans la salle. Le salon de coiffure a deux clients. L'un se fait laver et coiffer les cheveux. L'autre vient se faire raser. Avant le début du spectacle, on peut voir le coiffeur et son employée en train de chanter et danser. Puis la salle plonge dans le noir et les personnages commencent à interagir. Le client se faisant raser se fait couper par le coiffeur. Une nouvelle client arrive, en retard. Elle se fait laver les cheveux et poser des bigoudis. Un autre client entre et sort de la salle. Mais ce qui perturbe le salon de coiffure, ce sont les gammes de la pianiste qui vit dans les étages au dessus. Les événements vont s'accélérer et la pianiste va être retrouvée assassinée. Deux policiers vont accuser les quatre personnages qui étaient dan le salon de coiffure. Pour comprendre le déroulement des événements, les policiers vont vouloir reconstituer les dernières heures.

Et là, chose rare au théâtre, le policier se tourne vers le public, la salle s'éclaire et il nous demande d'être des témoins, de réagir si la reconstitution ne correspond à ce que nous venons de voir. A partir de ce moment, chaque spectacle varie selon les remarques du public, selon les questions et selon bien sûr des improvisations des comédiens. J'ai ri à gorge déployée. Les comédiens sont attentifs à ce que le public dit. Ils rient parfois avec nous. Les personnages sont caricaturaux. Mais cela fait partie de la comédie. Le comédien qui joue le capitaine Soliveres mène la deuxième partie d'une main de maître. Une remarque qui m'a amusé, les personnages portent les noms des comédiens. Lors de notre soirée, il y a quelques couacs qui ont poussé les spectateurs à pointer un coupable. La fin de la pièce dépend vraiment du choix des spectateurs.

Molière de la meilleure comédie en 2014, Dernier coup de ciseaux a été créé en 2011 et a joué plus de 1600 représentations ce texte de Paul Portner. J'ai énormément ri et vraiment beaucoup apprécié les six comédiens. Ce théâtre forum implique le public et s'amuse avec chaque spectateur. Cela donnerait presque envie d'y retourner plusieurs fois !

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:40

Une pièce incroyable ! En sortant du théâtre, je me suis dit que j'aurais adoré avoir écrit cette pièce. C'était excellent !

J'arrive quinze minutes avant le début, je me cale à l'étage. Une jeune femme arrive et nous demande si nous n'avons pas vu passer un chien, nous le décrit et nous explique qu'ils le cherchent avant le début du spectacle. Sur scène, une femme en salopette essaie tant bien que mal de fixer le rebord de la cheminée.

La première scène se déroule avec la lumière allumée dans la salle et on découvre des amateurs de romans policiers anglais. Ils pensent avoir trouvé une oeuvre de Conan Doyle. Ils vont nous proposer une version théâtrale mais amateur de ce texte.

Les comédiens sont tous très bons. Ils oscillent entre le rôle du texte de Conan Doyle et le personnage amateur de roman policier qui a aussi ses propres histoires.

Le décor représente une salle d'un manoir anglais mais comme les amateurs de théâtre ont peu de moyens, ils font avec ce qu'ils peuvent. Parfois ils s'amusent à faire des accents, à jouer avec lumières et musique.

Une pièce que je conseille à tous ! Un régal !

Les Faux British au Théâtre Saint George jusqu'au 29 avril 2017

Les Faux British
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:58

Spectacle au Châtelet, 42nd Street est une comédie musicale typique de Broadway, avec une utilisation très prononcée des scènes de claquettes.

Dans un contexte de dépression économique, le metteur en scène Julian Marsch est décidé à monter la pièce Pretty Lady. Pour attirer du monde et pour financer son spectacle, il accepte que le premier rôle soit donné à Dorothy Brock qui n'est pas monté sur scène depuis près de 10 ans. Son mari apporte un soutien financier et elle se comporte comme une diva. On suit également l'arrivée d'une nouvelle dans le groupe des girls, Peggy Sawyer. Après avoir raté l'heure de l'audition, elle arrive à se faire remarquer par d'autres filles et par Maggie Jones, l'auteur de la pièce. Elle va participer au spectacle mais la star Dorothy Brock la rejette par jalousie. Dorothy pense que la jeune Peggy essaie de lui voler son amant alors qu'elle ne souhaite que le prévenir du danger. En effet,Julian Marsch pour éviter de perdre son financement et son premier rôle, il fait menacer l'amant et essaie de séparer le couple adultère. La tension monte au point qu'un accident se produit et la star se foule la cheville. Le spectacle est menacé. Mais les girls proposent que Peggy prenne le premier rôle.

Le spectacle est ponctué de très nombreuses scènes de claquettes et les costumes sont très originaux et très surprenants. Le nombre de danseurs est impressionnant, la scène est remplie de danseurs et les scénographies très ingénieuses.

Même si l'histoire se devine un peu, le spectacle est vraiment très beau. Très peu de temps morts. Les personnages secondaires apportent de la fraîcheur (notamment Maggie Jones, je la kiffe). 

42nd Street jusqu'au 8 janvier 2017 au Théâtre du Châtelet

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 16:41

Le texte est tellement connu. Roméo et Juliette a sa réputation de texte tragique et romantique. On se demande que va apporter une nouvelle mise en scène. Eric Ruf a relu le texte et a eu envie de tenter une nouvelle mise en scène. Il a choisi de situer l'histoire dans l'Italie du début du XXème siècle avec un décor d'immeubles blancs. Dans une scène avec Benvolio et Tybalt, on sent la chaleur ambiante. Le décor est mouvant en laissant soit un grand espace de jeu soit en limitant le jeu à l'avant-scène avec des carreaux blancs et des lavabos assez anciens. C'est pas forcément très beau mais cela fonctionne tout très bien.

Le spectacle se coupe en deux. La première partie est légère et drôle. La seconde est tragique. Le moment clé ? les deux meurtres : Mercutio puis Tybalt. Avant cela, il y a déjà des tensions, des impressions qu'un malheur va arriver, mais surtout, il y a le coup de foudre entre Roméo et Juliette. Leur amour, leur enthousiasme et leur mariage. Ils sont tellement follement amoureux qu'ils nous amusent. Leur fougue est prenante et touchante. Le duo de comédiens nous prend aux tripes. Leur malheur va nous bouleverser et Juliette va prendre les choses en main pour essayer de s'extirper d'une situation étouffante. Leur désespoir est terrible. Quand elle refuse le prétendant que son père lui impose, les deux comédiens explosent de colère, on sent dans la salle l'explosion de la famille. Quand elle va revenir vers lui docile et acceptant le mariage avec Pâris, son père va se transformer en mère douceur et va prendre en main toute l'organisation du mariage. Il va porter le matin du mariage un tablier très féminin.

Eric Ruf fait de même pour toute la pièce. Tout en étant respectueux du texte, il change des petits détails en modernisant des accessoires ou des petites lignes de texte. C'est très agréable et ca ouvre Shakespeare aux jeunes, très présents dans le public ravi de ce spectacle.

J'ai quelques remarques négatives mais vraiment peu. J'ai pas aimé la scène de la mort de Mercutio. J'avais en tête le film de Baz Luhrmann où Mercutio fait son discours à Romeo et en le comparant à cette proposition théâtrale, je n'ai pas aimé le choix d'interprétation où il meurt en riant, alors que le texte dit "la peste soit de vos deux maisons". Mercutio est en colère et a la haine d'avoir été tué par erreur. Il a pris un coup destiné à Roméo. Sur scène, à la Comédie française, il titube sur scène, rit et meurt. Je n'ai pas ressenti sa haine.

Par ailleurs, il arrive plusieurs fois dans la pièce que le texte ne soit pas très audible. Entre les cris et leurs émotions, les comédiens ne nous permettent pas toujours de bien entendre le texte shakespearien. Un regret partagé avec d'autres spectateurs.

Je trouve que cette mise en scène et l'interprétation proposées par la Comédie française sont passionnantes. Je suis sortie exaltée et enthousiaste de ce spectacle. Je le conseille à tous, jeune et moins jeune. J'ai lu quelques critiques trouvant le spectacle vulgaire, mais franchement, j'ai trouvé tout si juste, si touchant !

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 12:10

10 musiciens sur scène : 2 guitares, 1 basse, 3 cuivres, 2 claviers et 2 batteries. C'est déjà une scène bien remplie. A cela on ajouter 3 choristes féminines et 1 masculin. Et sur scène vont alterner 5 chanteurs : 3 hommes et 2 femmes.

Pendant la soirée, on peut réentendre les tubes de la Motown et de la Stax, deux labels mythiques. Les chansons proposées vont de Marvin Gaye à Aretha Franklin, d'Otis Reding aux Commodores. C'est un régal car le groupe est très fidèle aux versions originales. Les chanteurs sont différents, chacun son style. J'avoue avoir plus apprécier les chanteurs masculins. Les femmes minaudent un peu trop. Elles ne dansent pas vraiment, alors que les hommes se donnent à fond en chant et en danse.

C'était un spectacle entrainant et vraiment très agréable. Pour les amateurs de soul musique, c'est un spectacle à recommander, on se régale !

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 18:33

Mais quelle déception ! Il faut dire que mes attentes étaient très grandes. J'ai été franchement pas comblée. J'ai payé ma place 54€, une place située sur le pourtour. L'ouvreuse a rassuré en expliquant que le pourtour permet de bien voir la scène. Elle a raison, surtout pour les concerts classiques que propose d'habitude la salle Gaveau. Mais la mise en scène propose trois lieux : l'avant-scène, le fond de scène et l'étage au-dessus du fond de scène. Les passages à l'étage se résumaient pour moi à ne voir que des pieds. Si je me penchais, j'arrivais à peine à voir des mollets. Donc j'ai raté une petite partie du spectacle.

La mise en scène de Ladislas Chollat est très inventive. Il utilise la salle dans son ensemble. Les musiciens sont dans les loges les plus proches de la scène. Pour les scènes de marché, les comédiens viennent du fond de la salle, passent entre les spectateurs. Les changements de lieux se caractérisent par quelques accessoires : une rambarde, une voile, des foulards... La scénographie utilise la vidéo mais tout ce qui était diffusé sur le haut de la scène n'était pas visible de ma place. J'ai trouvé aussi très ingénieux la sortie par une trappe sous la scène. C'est dynamique.

Maintenant qu'on a parlé de ce qu'on peut voir, parlons de ce qu'on peut entendre ! C'est une comédie musicale, donc après la comédie, parlons du côté musical. C'est une salle de musique classique. Donc, elle est étudiée pour que le son se diffuse bien. Alors pourquoi avoir mis des micros aux chanteurs ? Les musiciens étant en live, il n'y a pas de nécessité d'amplifier les chants. Surtout que c'est très mal fait. J'ai grimacé tellement le son était désagréable. En plus d'une mauvaise gestion du son, j'ai trouvé que la version française des chansons n'est pas toujours jolie. Le français est rythmé par des sons comme é, er ou an ou hein. Ce n'est pas toujours joli quand ce son est amplifié. Encore des grimaces. Quand je regarde des extraits vidéos sur youtube, je trouve le rendu plus beau que sur scène. Peut-être qu'ils auraient mieux fait d'en faire un film !

Bon malgré ces désagréments, j'ai bien suivi l'histoire de jeune orphelin qui apprend à dire non. Il réclame plus de nourriture, puis refuse sa punition. On essaie de le vendre à un croque-mort mais il s'enfuie encore et se retrouve à la rue. Il fait la connaissance de Dickens dit Kens qui va le faire rencontrer Fagin. Fagin gère une petite troupe d'enfants voleurs et il les nourrit, les habille et leur fournit un toit. Mais tout filou qu'il est, il sait bien conserver son butin. Oliver Twist ne veut pas voler. Quand il se fait choper par la police avec la bourse qu'a volé Kens, il fait tout pour se défendre. Une famille va le défendre et le recueillir. Cependant, on n'échappe pas facilement à une bande de caïds.

Les comédiens et chanteurs se débrouillent bien. Ma préférence se situe pourtant dans les chorégraphies. Les moments de danse en troupe sont vraiment superbes. Pour moi, c'est le plus beau du spectacle. Des jolis moments ! En fait vous pouvez économiser des sous et regarder les vidéos sur internet, plutôt que de payer et rien voir et grimacer parce que le son vous agresse...

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