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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 23:32

Film de Gabriele Muccino avec Will Smith et son fils Jaden. Cette histoire s'inspire de faits réels et est raconté avec justesse et tendresse.

 

Un père de famille, représentant de commerce, peine à joindre les deux bouts. Sa femme a de plus en plus de mal à supporter cette accumulation de dettes. Un jour, au hasard d'une rencontre, Chris discute un jour avec un homme descendant d'une magnifique décapotable rouge. Ils parlent de la voiture et du métier qui lui permet de se payer un si beau bolide. Et le voilà à rêver d'une nouvelle vie alors qu'il est sans le sou, que sa femme menace de le quitter et qu'il n'arrive pas à vendre ces fameux scanners.

 

Le jeu des acteurs est d'une justesse qui nous touche et nous émeut. Ce film n'appuie aucunement avec une musique de fond. Et puis les rares chansons qu'on peut entendre sont des morceaux de Stevie Wonder.

 

C'est intéressant de voir des sujets rarement abordés traités ici avec légèreté et sans jugement : la famille, une séparation, la misère, les relations professionnelles et sociales, les relations père/fils...

Je n'ai sorti aucun mouchoir, ni larmes. Mais on est pris par l'histoire et par cet homme, ses choix et ses difficultés. C'est très touchant.

 

Un très joli film qui méritait de rester devant la télé ce lundi.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 20:57

Ce vendredi, le hasard a voulu que la journée de formation de mon nouveau boulot se fasse dans la ville que j'avais quitté quatre mois plus tôt : Clichy. Mais dans des quartiers que je ne connaissais pas du tout. Mon appartement était tout proche de Paris. Je me balladais dans mon quartier bien sûr, mais aussi dans le centre ville. Par contre les berges de Seine, je n'y étais allée qu'une fois, pour aller voir le feu d'artifice, le jour de la fête nationale. Le lieu de formation était l'institut des langues situé à côté du lycée Newton, quai de Clichy à Clichy. Etonnant quand même qu'il y a un quai de Clichy à Clichy, vous trouvez pas ?

 

Donc, des quartiers, des rues et des immeubles que je connais pas. A la pause de midi, les intervenants nous indiquent un restaurant chinois à l'angle qui propose des formules avec buffet à volonté, le Palais de Clichy. Mais j'ai fait mon asocial. Je ne me suis pas mêlée avec les autres gestionnaires des universités françaises. J'ai marché un peu plus loin et j'ai finalement opté pour un restaurant japonais. Rien que l'idée de la soupe Miso par un froid pareil, me donnait une grande envie.

 

Les cartes dans les restaurants japonais sont souvent similaires. On est ainsi en terrain connu, c'est pas désagréable. Soupe miso, salade en entrée. Mon Dieu, ce que j'ai apprécié cette soupe, ce midi-là... En plat, j'ai pris deux brochettes au fromage et deux avec des boulettes et j'ai rajouté des raviolis japonais, des gyozis. Et très franchement, j'ai a-do-ré leur recette. Un délice. Les brochettes étaient bonnes, mais sans plus, alors que les raviolis, eux, étaient remarquables.

 

L'ambiance d'un midi est assez particulière avec des groupes en pause, des déjeuners d'affaire et des personnes seules. Ah oui, j'ai remarqué que si on voulait parler seul à table, il suffit d'avoir des écouteurs et de faire semblant d'être au téléphone.

 

Une bonne adresse à retenir car les serveuses étaient très sympas.

 

Kaneman

 5 avenue Claude Debussy

92110 Clichy

01 47 31 31 99

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 16:08

Vampire weekend est un groupe de 4 garçons originaires du New Jersey qui se sont connus lors de leurs études de musicologie. Ils proposent un rock avec des sons venus d'ailleurs, venus d'Afrique mais aussi de la musique classique.

 

J'ai raté deux concerts, très vite complets à Paris. Alors lorsque j'ai vu l'affiche d'un concert au zenith de Paris alors que moi j'étais partie à Avignon, j'ai hésité, un peu... avant de poser des vacances et de monter à Paris pour les voir en concert. Je n'ai pas pris de vacances pendant la Toussaint, mais mi-novembre, loin de la foule des vacanciers français. Paris m'a ouvert ses bras et accueilli. J'ai tout de même attendu ces vacances et surtout ce concert avec une certaine fébrilité.

vampire-weekend.jpg

Le soir du concert, arrivés sur le parvis de la hall de la Villette, nous avons aperçu une foule se diriger vers le Zenith. Interloquée, je me suis un peu interrogée sur le nombre de billets de concert qui avaient été vendus. Il y avait, comme souvent des vendeurs à la sauvette sur le chemin, qui essayaient de négocier pour vendre leurs billets.

 

Nous voilà entrés dans la salle, mon sandwich dans une main et un verre de Sprite dans l'autre. Sous mes yeux amoureux, l'homme qui fait battre mon coeur et j'attendais une musique qui me fait à chaque fois sauter de joie. Pendant quelques minutes avant le début du spectacle, je me suis mise à planer, au dessus de moi. Pensant à cet instant, à cet après-midi quand nous étions au lit, à ce concert qui allait arriver, à tous ces plaisirs dans une seule et même journée...

 

La première partie du concert était jouée par un groupe de rock californien, Jenny and Johnny. J'ai surtout remarqué le guitariste (qui jouait aussi de la basse), avec son look de teenager, jean, T-shirt à l'effigie de Madonna et chemise à carreaux et surtout ses lunettes. Je dis "surtout" car il a passé son temps à remonter ses lunettes. A force de s'éclater sur du rock, elles ne tenaient pas en place. Et sa danse... excellente ! Les deux Jenny and Johnny sont pas mal, j'ai pas accroché à toutes les chansons. Parfois, la batterie faisait vibrer ma cage thoracique et puis elle hurlait un peu trop à mon goût. Mais certaines chansons étaient pas mal.

Une petite demi-heure d'attente entre les deux groupes. Normal. Et pourtant quelques spectateurs se sont impatientés. Tiens je profite de cet interlude, pour remarquer le DJ qui met une musique de fond dans le zenith en attendant. Grosse faute de goût, mon gars. Vraiment nuls, ces choix. J'étais allée au Zenith pour la première lors du concert de Morrissey et là, le DJ avait sélectionné des musiques appréciées par l'artiste et par les spectateurs. Il était dans le ton.

 

A 21h, les 4 garçons de Vampire Weekend arrivent sur scène et commencent le show avec Horchata, premier titre du deuxième album. Là, je me transforme en midinette, hurlant, sautant, chantant et applaudissant. Je pense que le mec devant moi a pu perdre un tympan en route... Tant pis. C'est le jeu !

Je me suis régalé. Aucune fausse note, tous les tubes étaient là. Un régal total. Ils ont fait participer le public. On a sauté, bougé les mains et chanté. Les chansons se sont enchaînées et j'attendais avec impatience Walcott. Quand ils ont fait un premier salut, sans avoir joué la chanson. J'ai espéré qu'ils reviennent rien que pour ce titre. Ils sont revenus pour le bis et ont chanté une chanson, puis une autre. Je commençais vraiment à me dire qu'ils n'allaient pas la jouer. Le chanteur a fait un petit discours et là, voilà ! Enfin ! Ce fut très bon de finir par Walcott ! Vraiment... bon.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 22:44

Après avoir dégusté les tapas au Tapalocas d'Avignon, mon homme s'est mis en tête de trouver des tapas sur Paris. Et nous voilà marchant dans les rues de Paris à la descente du train en direction d'un restaurant de tapas. Il avait sélectionné le restaurant Casa de Espana, situé au 72 avenue Ledru Rollin dans le 12ème arrondissement de Paris. Bien situé, car pas très loin de la gare de Lyon à pied.

 

Nous sommes arrivés sur place aux alentours de 21h30-22h. Seuls un groupe d'hommes était attablé. Nous avions pour nous toute la salle. Par contre, on a très vite compris qu'avec le monde, cela ressemblerait vite à une boîte de sardines. Les tables et les chaises sont très rapprochées et il y a peu de place. Notons toutefois que la décoration est simple, dans le thème et agréable. Il y avait une télévision grand écran qui diffusait un concert de musique hispanique. Je ne suis pas fan, mais ce n'était pas gênant.

 

Nous avons choisi la même chose sur le menu : une assiette de tapas chaudes avec un verre de sangria. Je pense que le choix n'était pas judicieux. En effet, la serveuse nous a apporté une assiette contenant quasiment que des fritures et une viande. La viande était très bonne. Mais les fritures étaient trop... frites. Beignets de morue, encornets frits, pommes de terre en galette frites, seiches frites... Moi qui ai du mal à digérer les fritures j'étais servie. Je ne peux pas contester le bon goût de ce que nous avons mangé. Mais j'aurais opté pour plusieurs de variétés dans l'assiette, pour éviter de plomber mon estomac.

 

Donc, bilan mitigé. Mais j'ai envie d'y retourner pour goûter d'autres plats, parce que je pense que c'est une bonne adresse.

 

Casa de Espana

Tapas y Vinos

72 avenue Ledru Rollin

75012 Paris

01 43 41 58 11

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:00

Après avoir été invité à une soirée écossaise, j'ai invité mes amis à une soirée suédoise. Bien sûr, les couleurs du drapeau suédois étaient à l'honneur. Au delà de la peinture dans la cuisine, la nappe jaune, les serviettes bleues et le drapeau récupéré à Ikea dans un mini-vase. Voici la scène.

 

225px-Flag_of_Sweden.svg.pngMes amis, ma mère, mon chéri et moi nous nous asseyons autour de la table basse pour prendre l'apéritif, un crémant avec de la pêche. Je tartinais des Krisprolls et des tartines ressemblant à des Waza de tarama au saumon fumé. On a également proposé une crêpe roulé avec du saumon préparé avec de la crème fraîche et de l'aneth. J'aurais voulu acheter à Ikea un tube de crème de saumon de la marque Abba. Je trouvais marrant le nom... Petit bonus à l'accueil, nous avions un blondinet d'un an avec de magnifiques yeux bleus.

 

A table, nous avons servis un plat à base de harengs et de pommes de terre avec un mélange d'oeufs battus, yaourt, crème et aneth. Alors, ce plat est typiquement suédois, mais pas excellent. Il est bon, mais je ne sais pas si je le referais. Nous avons déballé du fromage acheté à Ikea (encore, c'est limite publicitaire cet article). Très agréable sur les tartines de type Waza. Et enfin, le dessert... Un dessert typiquement suédois, s'il vous plaît ! Une riz au lait avec amandes et cerises. Celui-là, je le referais volontiers. Vraiment bon ! Riz rond cuits deux minutes dans l'eau bouillante, puis 25 minutes dans le lait avec une gousse de vanille. Ensuite, on verse les amandes effilées et 20 g de beurre et on laisse refroidir. On fouette de la crème fraîche avec de l'eau glacae (ou on achète de la chantilly toute prête). Et cette crème permet d'alléger le dessert. On verse dans des coupes et on met au réfrigérateur. Au moment de servir, nous avons juste verser un coulis de cerises et on s'est régalé.

 

Attendez... la soirée ne s'est pas arrêtée ainsi... Nous avons branché la playStation et joué à SingStar Abba ! You are the dancing queen ! Youhou yeah... Soirée plutôt sympa, à part le plat, j'aurais voulu quelque chose de plus... euh... de plus goûteux !

 

En tout cas, nous avons quitté nos amis en lançant l'idée de refaire d'autres soirées sur le thème d'un pays.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 13:34

Deux jours à tuer a été diffusé sur France 2, dimanche 7 novembre 2010. Je suis arrivée devant la télé avec un peu de retard, écoutant la fin du Masque et la Plume sur France Inter (sur le théâtre).

 

Film réalisé par Jean Becker avec Albert Dupontel et Marie-Josée Croze. Inspiré par un roman éponyme de François D'Epenoux, c'est l'histoire d'un homme qui décide de faire fi de toutes les convenances, d'adopter des attitudes mal vues par la société et qui finit par se réfugier chez son père en Irlande. Le pourquoi du comment, c'est à vous de le découvrir.

 

Il faut d'abord souligner le travail des comédiens, car c'est remarquable. Dupontel fait du ... Dupontel mais c'est tellement bien. Cela a un côté rassurant au départ, puis l'histoire avançant on se laisse surprendre par les différentes facettes qu'il nous propose. Je ne connais pas le travail de Marie-Josée Croze, mais elle est étonnante et profonde. Pierre Vaneck, qui joue le père d'Antoine, m'a fait penser à mon grand-père. Loup solitaire, qui s'intéresse de loin à sa famille, mais de très loin.

 

Et ensuite, on peut remarquer les choix de réalisation. Notez la beauté des images. Surtout, l'Irlande. Moi qui répète à qui veut l'entendre que je veux aller en vacances dans ce magnifique pays... Cela a confirmé mon désir de fouler cette terre. Je pense que Jean Becker a un vrai goût et un vrai talent pour filmer la nature. Les images de son film Les Enfants du Marais sont vraiment jolies.

 

C'est vraiment un joli film, une jolie surprise quand on se disait "pfff, ce soir, y a encore rien de bien à la télé..."

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 13:32

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/79/08/93/19492940.jpgSorti le 6 octobre 2010, le dernier opus de Woddy Allen est vraiment dans la veine de son oeuvre. Histoire sur les relations homme/femme, l'adultère, les mariages et divorces et avec depuis ces derniers films, des réflexions sur la fin de vie.

 

Il faut tout de suite avouer que je suis plutôt friante du style Woody Allen. J'aime particulièrement ses films emplis d'humour. Donc quand il sort un film, je suis plutôt curieuse d'aller voir ce qu'il nous propose. A trop en faire, on peut lasser. Ce dernier film ne fait pas partie de ses meilleures comédies. D'ailleurs, je me demande si c'est une comédie, vu que je n'ai que très peu ri.

Je ne me suis pas du tout ennuyée. J'aime sa façon de filmer, de raconter des histoires et son écriture. Le personnage d'Helena a des répliques assez mordantes. Mais le rôle de Anthony Hopkins qu'on imagine être pour Woody Allen, si il avait joué dans son propre film n'est pas drôle du tout. Il est sombre, sérieux et limite pathétique. Par contre, mention spéciale à Naomi Watts que je trouve à chaque fois formidable. Son mari, Roy, écrivain, cherchant sa voie, trouve une muse dans la voisine d'en face, la fille en rouge.

 

Comme dans d'autres films, le réalisateur ouvre et ferme l'histoire à la manière d'un conte. La voix off, un narrateur extérieur au personnage nous fait naviguer dans les chapitres. Cela peut s'assimiler à la construction d'un livre. Le choix de cette voix off est plutôt bien mené. Ce n'est pas redondant, ni agaçant. Les images sont très belles. Elles nous montrent différents quartiers de la ville de Londres, sans trop de clichés mais avec un regard bienveillant.

 

En fait, c'est un bon moment, mais pas un grand film. Il aurait gagné en originalité avec un soupçon de légèreté et une grande louche d'humour allenien.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:05

arthur.jpgDernier volet de la trilogie réalisée par Luc Besson, ce film est fabriqué à partir d'images de synthèse et de quelques comédiens. Une technique remarquable et des acteurs convenables. 

 

Vous connaissez les minimoys, ou pas du tout ? Juste un peu... Bon ce sont des personnages miniscules, d'environ 1 ou 2 millimètres. Pour le porter, le grand-père utilise une pince à épiler pour tenir sa tête. Ils vivent dans le jardin de sa ferme. Au fil des films, Luc Besson a su nous raconter la légende de ses personnages avec leurs rites, leur hiérarchie et leurs petites manies. C'est d'ailleurs ce qui plombe un peu le premier film, la mise en place de ce monde à part. Là avec ce dernier volet, on est vraiment au coeur de l'action.

 

La deuxième partie se termine avec la transformation de Malthazard en monstre de taille humaine. Donc ce troisième film est essentiellement sur l'évolution de ce personnage dans la vie humaine. J'attendais ce troisième volet comme une petite fille. Que va-t-il devenir ? Va-t-il mettre à exécution ses plans diaboliques ? Et bien avec suspens et beaucoup d'humour, ce film clôture bien la trilogie. Bourré de clin d'oeil, de référence et d'humour, le film a un rythme effréné, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seule minute.

 

Quand j'ai vu le premier film, j'avais quelques réticences. A cause des excès de publicité et de visibilité que les Minimoys ont eu dans les médias. Publicités, personnages déclinées dans les jeux et autres produits. Alors j'avais vu les deux premiers films en DVD, tranquillement chez moi. La narration, les personnages et le brin de folie et surtout l'absence de morale accablante, m'ont vraiment fait aimer cette histoire.

 

Je suis allée voir le dernier film sorti au cinéma avec ma petite soeur, mon père et ma belle-mère. Tous, nous nous sommes amusés. Les rires, les sourires et les cascades donnent du rythme au film.

Je me suis dit pendant le fil qu'il y avait de nombreuses scènes avec des courses : voiture, train et autres moyens de transports. Est-ce que le producteur pensait déjà à la possibilité d'utiliser le film pour un parc d'attraction ? Finalement c'est bien la seule chose qui me gène... La marchandisation... Parce que le film est bien.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 14:23

Inculte que je suis, je vois un titre pareil, j'imagine un film à suspens avec comme personnage central un nommé Henri-Georges Clouzot. Que nenni, cher ami. Je dirais même plus, cela n'a rien à voir.

 

Ce film raconte la réalisation inabouti d'un autre film "L'enfer" dont le réalisateur était Henri-Georges Clouzot. Mais il raconte cette réalisation de façon très originale. Clouzot avait beaucoup d'ambition pour le film Inferno ou l'Enfer. Un casting prestigieux avec Romy Schneider et Serge Reggiani. Il était un homme très pointilleux et avait préparé ce film dans les moindres détails avec un story board laissant peu de place à l'improvisation. On entend d'ailleurs une citation où il dit que l'improvisation se faisait sur le papier et pas à un autre moment. Ce film a eu carte blanche côté budget. Cela a permis de prendre de longs moments pour des essais : essais des acteurs, essais des costumes mais essais techniques (couleurs, sons et effets spéciaux).

 

L'histoire de l'Enfer c'est l'installation d'un couple dans une brasserie située au bord d'un lac et d'un chemin de fer. Cela débutait sur des moments d'amour et des joies. Mais le mari est pris de crises de jalousie qui vont évoluer vers de la paranoïa et de la folie. Les effets spéciaux et les couleurs étaient prévus pour illustrer ses fantasmes, ses cauchemars et ses angoisses.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/70/49/40/19196226.jpg


Clouzot poussait à bout les acteurs et les techniciens. Lui-même insomniaque il empêchait les autres de dormir. Dès qu'une idée lui venait il réveillait l'un ou l'autre pour la partager. Le plateau au fur à mesure des jours de tournage était marqué par une grande tension. La fatigue et la tension augmentant de jour en jour.

 

Le film n'a jamais vu le jour. Le réalisateur de L'enfer d'Henri-Georges Clouzot, Serge Bromberg, a pris le parti pris de montrer les images tournées par Clouzot entremêlées d'interviews des personnes encore vivantes qui ont vécu le tournage ainsi que les voix de Berenice Bejo et Jacques Gamblin interprétant les personnages. 185 boîtes contenant des essais muets ont révélé des images sublimes. Des essais de lumière mouvante sur Romy Schneider sont à la fois beaux et angoissants.

Quand on regarde les essais d'effets d'optique peuvent faire penser à des images psychadéliques des films de David Lynch. Dans ce travail de l'imaginaire et de la folie, les illustrations visuelles et sonores entraînent le spectateur dans un ailleurs irréel.

 

Cela offre un regard sur le travail d'un artiste, d'un perfectionniste obsessionel et ambitieux. Le documentaire de Bromberg fait découvrir aux incultes comme moi le travail de Clouzot et par la même occasion, la beauté de Romy Schneider. Il a reçu le césar du meilleur documentaire 2010, amplement mérité.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 10:46

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/69/18/88/19172641.jpgJ'avais entendu de bonnes critiques sur ce film. Et pourtant, je n'avais pas une envie folle d'aller le voir. Il faut dire que le casting ne m'attirait pas. Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon ne m'ont jamais laissé une forte impression. Et bien je ne regrette pas d'avoir vu ce film car j'ai changé d'avis sur ces deux comédiens.

 

Ce film est d'un réaliste troublant. Pourtant cela commençait mal. Déjà parce que je partais avec des a priori mais en plus j'ai trouvé les premières scènes faciles et plates. Je n'ai pas aimé la scène où la petite famille cherche à comprendre le complément d'objet direct. J'ai lu des critiques positives sur cette scène montrant la distinction des classes par le savoir. A coups de clichés et de belles images sur une petite famille.

Et puis, je me suis laissée embarquée. L'histoire, inspirée du roman d'Eric Holder, se base essentiellement sur la rencontre entre une institutrice et un maçon père de famille.

Je crois que j'ai commencé à aimer ce film, quand les personnages sont entrés en interaction. Le réalisateur nous propose des plans qui sortent quelque peu de l'ordinaire. A la fois simple et beau. Il a opté pour très peu de musique de fonds. Les violons quand on les entend sont joués par un personnage ou mis sur un disque dans l'histoire. Le metteur en scène a su avec justesse, jouer sur les silences et mettre en avant les regards et ainsi l'intériorité des personnages. Le choix de ne pas utiliser de voix off (narration parfois redondante) permet d'apprécier le jeu des comédiens. Aucune explication en off sur leur ressenti pousse le spectateur à être attentif au visage, aux yeux et à la posture du personnage pour entendre ses pensées non dites. Ce choix de mise en scène et la justesse du scénario donnent une vraie sensation de réalisme à ce film.

 

Ce film est très sensible. Il pose des questions sur les choix de vie, sur les obligations que la société nous impose mais aussi sur tous les questionnements et les angoisses qui forgent notre ligne de vie.

 

En regardant les réactions sur Allociné, je dois dire que les spectateurs ne se sont pas tous laissés embarqués dans l'histoire. Soit ils trouvent ce film sublime, soit ils se sont ennuyés, en reprochant un côté mou et lent. J'ai juste envie de leur répondre que les sentiments comme les doutes nécessitent du temps et que la précipitation ne donne rien de bon. Mais il est compréhensible de ne pas vouloir prendre du temps devant un écran pour ressentir cela. En tout cas, vous l'aurez compris je me situe dans la catégorie des spectateurs qui ont trouvé ce film sublime.

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