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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 10:46

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/69/18/88/19172641.jpgJ'avais entendu de bonnes critiques sur ce film. Et pourtant, je n'avais pas une envie folle d'aller le voir. Il faut dire que le casting ne m'attirait pas. Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon ne m'ont jamais laissé une forte impression. Et bien je ne regrette pas d'avoir vu ce film car j'ai changé d'avis sur ces deux comédiens.

 

Ce film est d'un réaliste troublant. Pourtant cela commençait mal. Déjà parce que je partais avec des a priori mais en plus j'ai trouvé les premières scènes faciles et plates. Je n'ai pas aimé la scène où la petite famille cherche à comprendre le complément d'objet direct. J'ai lu des critiques positives sur cette scène montrant la distinction des classes par le savoir. A coups de clichés et de belles images sur une petite famille.

Et puis, je me suis laissée embarquée. L'histoire, inspirée du roman d'Eric Holder, se base essentiellement sur la rencontre entre une institutrice et un maçon père de famille.

Je crois que j'ai commencé à aimer ce film, quand les personnages sont entrés en interaction. Le réalisateur nous propose des plans qui sortent quelque peu de l'ordinaire. A la fois simple et beau. Il a opté pour très peu de musique de fonds. Les violons quand on les entend sont joués par un personnage ou mis sur un disque dans l'histoire. Le metteur en scène a su avec justesse, jouer sur les silences et mettre en avant les regards et ainsi l'intériorité des personnages. Le choix de ne pas utiliser de voix off (narration parfois redondante) permet d'apprécier le jeu des comédiens. Aucune explication en off sur leur ressenti pousse le spectateur à être attentif au visage, aux yeux et à la posture du personnage pour entendre ses pensées non dites. Ce choix de mise en scène et la justesse du scénario donnent une vraie sensation de réalisme à ce film.

 

Ce film est très sensible. Il pose des questions sur les choix de vie, sur les obligations que la société nous impose mais aussi sur tous les questionnements et les angoisses qui forgent notre ligne de vie.

 

En regardant les réactions sur Allociné, je dois dire que les spectateurs ne se sont pas tous laissés embarqués dans l'histoire. Soit ils trouvent ce film sublime, soit ils se sont ennuyés, en reprochant un côté mou et lent. J'ai juste envie de leur répondre que les sentiments comme les doutes nécessitent du temps et que la précipitation ne donne rien de bon. Mais il est compréhensible de ne pas vouloir prendre du temps devant un écran pour ressentir cela. En tout cas, vous l'aurez compris je me situe dans la catégorie des spectateurs qui ont trouvé ce film sublime.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:12

Les bons restaurants asiatiques se font rares. Alors quand un s'installe, il y a foule. C'est ce qui se passe, ici, à Ogimi.

 

Situé en face des remparts, en face de l'entrée de l'université d'Avignon, ce restaurant japonais propose des menus assez classiques avec soupe, salade, riz et au choix brochettes ou sushis. Quelques nouveautés tout de même : j'ai pu prendre un menu sans brochette ni sushi mais avec des raviolis, des gyozas. Un régal. A part que je les ai mangé un peu froid en attendant que mon chéri soit servi. Il a pris un menu mixte avec brochettes et sushis. Il a eu l'impression que les assiettes étaient moins remplies par rapport à d'autres restaurants japonais situés sur Paris. Je gopute la brochette au fromage comme référence gustative, et là franchement elle était bonne.

 

Côté ambiance, le restaurant présente une déco assez jolie avec des coloris dans les marrons et des objets asiatiques, assez logiquement. Nous y sommes allés un vendredi midi et nous avons réussi à avoir une des dernières tables de libre. A 13h, ils ont dû refuser du monde. Ils font également vente à emporter et livraison.

 

Dernier point, le prix, des tarifs préférentiels sont pratiqués le midi. Les prix sont assez proches de ceux pratiqués dans les restaurants japonais parisiens, entre 8 et 14 euros le menu.

 

En somme, une bonne adresse pour se faire un petit plaisir exotique de temps en temps. Même si j'avoue que je vais regretter certaines bonnes adresses parisiennes.

 

Ogimi

34, boulevard Limbert

84000 Avignon

Téléphone : 04 90 85 46 43

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 09:36

Cela fait plus de 17 ans que nous nous connaissons. Je dis "plus de" car j'ai connu ces amies en sixième mais certaines s'étaient connues, avant, en primaire. Et là, après toutes ces années, nous arrivons à nous retrouver autour d'un bon dîner, même si des emplois du temps chargés et la distance.http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:dszRzJkICgU1DM:http://fr.topic-topos.com/image-bd/mausolee-du-marechal-joffre-louveciennes.jpg

 

Ce soir-là, au menu, apéro dans la nouvelle maison d'un amie avant de partir au restaurant. Elle nous a d'ailleurs orienté vers un restaurant qu'elle connaissait : le Take Off. Il y avait du monde, normal pour un vendredi soir. Nous étions sept et nous nous sommes installés à une table ronde placée sous un mausolée (ou quelque chose y ressemblant). Cela donnait l'impression d'être à une table VIP. Nous n'étions pas isolés du bruit par contre. Le restaurant a chois une option intéressante : faire voir la cuisine en train de se faire. A la carte, il y avait des woks, par exemple. A quelques mètres de notre table, nous voyons un chef cuisinier remuer le wok pour faire sauter les légumes. Il arriviat même parfois que nous apercevions des flammes, lors de plat flambés.

http://www.arttick.fr/iso_album/dsc_0333_300x300.jpg

 

Il s'est passé un peu de temps avant qu'un serveur vienne prendre notre commande et nous amène les plats. Je pourrais même dire que c'était un peu long. Et pourtant comme je papotais avec mes amies, cela ne m'a pas dérangé le moins du monde.

 

Nous avons pris un plat et un cocktail. Pour ma part, j'avais opté pour un verre de Copacabana et un wok de volaille avec légumes sautés et des pâtes. Le cocktail était très bon et au prix élevé d'un cocktail soit 8 € environ. Le plat m'a malheureusement été servi un peu tiède et s'est vite refroidi. Cela ne m'a pas empêché de l'apprécier. Tous les convives ont été ravis de leur plat et de leur présentation.

 

Par gourmandise, plus que par faim, nous avons tous pris un dessert. Et certains ont eu du mal à le finir. Comme je suis un estomac sur pattes, j'ai fini mon dessert, mais je n'ai pas fait poubelle de table pour les desserts restants. Ayant eu du mal à finir le mien. Parfois c'est bon, mais tellement lourd que ca reste un peu sur l'estomac...

 

Vraiment une super soirée, un plaisir de les revoir, de papoter. Un régal pour les papilles. Ah, tiens je n'ai pas parlé de la déco, le restaurant offrait un style thaïlandais, avec des coloris dans les bruns et bordeaux avec des statues de buddha, des bambous et des cheminées. Le prix de la soirée tournait aux alentours de 33 euros par personne.  C'est un lieu que je conseillerais. Le seul bémol que j'apporterais c'est l'emplacement, je trouve dommage d'être situé dans une zone de centre commercial. Je suis de la vieille école qui aime que la sortie au restaurant soit l'occasion de se ballader en ville. Ce sera pour une prochaine fois...

 

Take/off

299, Rue Graham Bell

ZAC St Tronquet

84130  Le Pontet

 
Tél. 04 32 68 84
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 21:52

Dans ma période nostalgique, me voilà beaucoup plus loin que prévu. 10 voire 12 ans en arrière. Ce soir, je suis allée tester des groupes de théâtre. Je dis groupe et non troupe vu que j'ai assisté à une unité d'enseignement d'ouverture avec laquelle les étudiants pourront obtenir 3 crédits. Mais moi, simple administratif, je suis une auditrice libre.

 

Premier groupe : la prof se présente maître de conférence à l'université et fondatrice d'une troupe de théâtre sur Avignon. Elle parle beaucoup de l'année à venir, du découpage par semestre, des lectures et des séances. La séance du jour commence du coup tardivement, nous n'avons que le temps de faire un échauffement. Le groupe est composé de 36 participants. C'est un trop grand nombre pour que tout le monde puisse jouer. Pourtant, elle me plait. J'imagine qu'elle va me permettre de me cultiver et d'approfondir le théâtre.

 

Deuxième groupe : je connais le comédien. Il a fait des interventions dans le lycée où j'étais il y a 12 ans. Nous sommes rentrés très vite dans le vif du sujet. Il a très peu parlé de l'année à venir, mais directement, nous nous sommes échauffés. Puis, est arrivée la terrible épreuve de la présentation. Chaque participant monte sur scène pour se présenter. Il propose de choisir un personnage, de jouer tout de suite. Certains improvisent avec beaucoup d'imagination. Et moi, je me suis amusée. J'ai pris l'accent du sud pour dire que je venais de ... Paris... Porte de Clichy exactement (avec un autre accent bien entendu). J'ai expliqué mon cas particulier : fini les études, mais administrative et amatrice de théâtre depuis l'âge de 11 ans. J'ai rappelé au comédien qu'il avait géré l'atelier théâtre de mon lycée, que nous avions monté deux pièces. Il semblait me reconnaître mais a quand même dit que j'avais sûrement changé. Et oui, j'ai vieilli. Lui a très peu changé. Nous avions joué "Un Riche, Trois pauvres" de Calaferte et l'année suivante une pièce issue de nos improvisations. Il s'est tout de suite souvenu de la pièce de Calaferte. Il a même ajouté que les parents n'avaient pas du tout appréciés. En tout cas, j'ai adoré jouer cette pièce. Il a précisé que cette pièce est souvent mal vue par les parents. Et c'est vrai que ma mère n'avait pas aimé.

 

Me voilà perdue dans mes pensées. A la période du lycée. Surtout ces spectacles de théâtre. Le plaisir à être sur scène. Le monde dans les coulisses, devant les miroirs pour se maquiller. Le compliment du papa d'une amie. Il avait dit avoir vraiment vu une petite fille sur scène, mon jeu lui avait permis de faire abstraction de mon corps, pour vraiment voir cette petite fille incarnée. J'oublierai jamais ce qu'il a dit. Je me souviens également de mes premiers pas dans l'écriture, de la complicité avec les autres comédiens, des petites improvisations lors des représentations. J'ai eu envie d'avoir de leurs nouvelles. Font-ils toujours de la scène ? Peut-être... En tout cas, tant que je peux, je vais continuer à monter sur scène! Cela m'éclate.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 21:28

Est-ce que l'âge veut dire quelque chose ? Est-ce que nous sentons réellement les années peser ?

 

Aujourd'hui, dans mon nouveau service, celui que j'ai rejoint le 1er septembre, nous avons célébré le départ en retraite de la personne que je remplace. J'ai eu le privilège d'être formée par lui avant son départ. Nous avons 32 ans d'écart. Quand on y réfléchit quelques secondes (pas plus je vous rassure), cela parait beaucoup, cela semble même inconcevable. Il s'en va vers de nouveaux horizons, il va avoir un nouveau rythme de vie sans réveil le matin, sans réunion, sans délai à tenir. Tandis que moi, je commence une nouvelle carrière, après deux ans dans le privé, j'ai passé un concours de la fonction publique et me voilà dans un bureau. Un bureau à moi toute seule, pas un coin de table partagé avec 5 collègues dans un immense open space comptant une cinquantaine de salariés. Les pauses cafés existent toujours. Mais au lieu de se trouver dans une cuisine au sous-sol, elles se font dans une cour, la cour d'un ancien cloître. Ah, je vous ai pas dit ? Mais mon nouveau lieu de travail, c'est le lieu où je suis née, il y a 28 ans. Donc le retour dans ma ville natale s'est accompagné d'un retour dans la clinique où je suis née. Devenue depuis l'université de la ville.

 

J'ai constaté autre chose d'étrange. Les habitudes changent. J'ai modifié les radios enregistrées sur ma chaîne hi-fi. On passe d'NRJ, Fun Radio et autre Virgin Radio, à France Inter et Radio Nova. Ce soir sur Radio Nova, j'ai écouté un mix qui m'a rendu très nostalgique. Nostalgique de la vie et de la ville que j'ai quitté. En effet, c'était une sélection de morceaux cités dans les livres de Bret Easton Ellis. Et cet auteur me fait penser à un ami et collègue qui écrit des romans. Un personnage à part entière. Léger dans sa démarche, des yeux bleus qui vous font oublier le gris de Paris, un coeur lourd, des pensées tristes et un humour qui décape. Un personnage je vous dis. Nous avons parlé plus d'une fois de Bret Easton Ellis. Cet auteur américain et cette play-list ce soir me ramènent à Paris, me rappellent les restos qu'on a partagé. Mais également les soirées passées à parler de jeux vidéo, de livres et de films. Il me manque.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 14:45

DSCF1106

 

Samedi matin, encore au lit, j'entends une voisine et non moins amie discuter avec ma mère. J'apprends plus tard qu'elle avait amené des verrines.

 

 

Un moment après, ma mère me dit qu'il faut utiliser le mascarpone restant dans le frigo et germe dans ma tête l'idée de refaire un tiramisu que je connais bien : le tiramisu poire-chocolat. Un dessert que mes anciens collègues connaissent surtout, un graphiste gourmand !

 

 

Malheureusement, le mascarpone avait tourné et l'idée du dessert est restée dans ma tête. Donc direction les courses.

 

  Pour 8 verrines,

 

250 g de mascarpone

250 g de biscuits au chocolat

5 poires au sirop ou naturelles

5 oeufs

115 g de sucre Cacao en poudre.

 

Coupez les poires en dés. Gardez le sirop. Séparez les blancs des jaunes d'oeufs. Fouettez les jaunes avec le sucre et le mascarpone. Montez les blancs en neige. Incorporez-les délicatement. Gardez au frais.

Défaites les biscuits en gros morceaux et passez-les dans le sirop des poires. Répartissez-les dans le fond des verrines. Couvrez-les de crème au mascarpone. Ajoutez les dés de poires et terminez par une nouvelle couche de crème. Poudrez de cacao et mettez au frais deux heures avant de servir.

 

Je n'ai pas trempé les biscuits, j'avais acheté des palets au chocolat. Je l'ai simplement émietté au fond des verrines. Et très franchement, c'était toujours aussi bon. Joliment présentés dans les verrines. Merci à ma voisine d'avoir amené les verrines et d'être venue dîné à la maison !

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 21:53

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 21:54

J'ai déjà vu un film de zombies pendant une soirée entre potes. Là, j'ai vu ce film seul devant mon PC. Et j'avoue qu'il n'a pas provoqué beaucoup de réaction de ma part. Juste un peu de dégoût devant le côté sanguinolant. Mais c'est prévisible, souvent on arrive à deviner l'évolution de l'histoire. On m'avait prévenu de voir ce film au 3ème ou 4ème degré. Mais j'avoue ne pas saisir le sens de ce conseil avisé. C'est d'ailleurs un conseil que j'ai entendu pour ma vie personnelle.

 

Alors, c'est un film de 2008, réalisé par Ruben Fleischer. Voici le synopsis fait par Allociné :

 

Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l'idée d'être dévoré. C'est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie... Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.
Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s'entendre...

 

Le film est court et léger. En gros, ce sont les seules qualités dont on pourrait le qualifier. Narration en voix off, personnages stéréotypés, histoire d'amour qui éclot à la fin sont entre autres les gros fils qui construisent ce film. A voir entre potes peut-être mais seule dans sa chambre, on s'ennuie.

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 22:46

En ce moment, les douleurs se font régulières. Deux à trois fois par semaine. Nausées, brûlures et migraines. Sûrement des expressions physiques des tensions et angoisses intérieures.

Autre lieu, autre boulot mais la même, je reste la même. Alors, pourquoi ? Pourquoi partir ? Pourquoi s'enfuir ? Les bagages nous suivent où que nous allions. Des bagages lourds.

Quand j'entends les conseils m'indiquant la nécessité de voir un médecin, une nouvelle angoisse naît en moi. D'entendre encore une fois le verdict : c'est nerveux, on ne peut rien faire pour vous. Alors à quoi vous servez, si vous ne pouvez pas me soigner ?

J'irais le voir juste parce que je n'ai pas le choix : un médecin traitant à prendre dans la région et un certificat d'aptitude au sport. Rien de bien folichon.

Mais pour mes douleurs, pas de solution, pas de médicament, pas d'ordonnance. Juste des mots contre mes maux.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 21:01

Une ballade. C'était ça l'idée de départ, de déambuler dans les rues de Paris. Un but avoué : aller aux Buttes Chaumont et un but non avoué : promener main dans la main avec son amoureux. Voilà le programme de ce dimanche.

 

Partis de Bastille, nous avons remonté la rue du Chemin Vert. Il faisait un temps clair, ensoleillé, sans une chaleur accablante. Arrivés au niveau de la rue des Pyrénées, nous nous sommes retrouvés dans un vide grenier. Du peuple sur les trottoirs qui présentent des objets à vendre et du peuple qui flâne devant. Nous avançons à petits pas. Je sens qu'il veut retrouver son propre rythme et décide de prendre le premier bus qui passe. Le bus n'avance pas tellement plus vite au départ, mais la circulation se débloque et nous voilà arrivés au parc des Buttes Chaumont.

 

Mais là est arrivé un drame interne. Interne à mon corps. Une douleur ciblée. La faim ! Je l'informe de cet état de fait. Etat qui ne doit pas durer. Je lui ai dit qu'on peut faire un pique-nique, acheter des trucs à grignoter au Huit à huit. Mais que nenni ! Lui veut encore marcher. Mais euh ! On contourne le parc, on finit même par y entrer mais les stands ne sont pas des snacks, ce sont des jeux pour enfants.

 

Il m'imagine en train de bouder, ne croit pas que cette faim qui me taraude est forte et omniprésente. Et là comme un message divin, il m'annonce que je vais pouvoir choisir le resto que je veux et qu'il va m'inviter. Alleluia. A peine quelques minutes après cette annonce, mon regard tombe sur un mot. Un mot simple, quelques lettres lumineuses qui ont provoqué une envie irrépressible. PIZZAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

 

Le restaurant ne paye pas de mine. On pourrait même dire que les hommes qui tiennent cet endroit n'ont pas un goût particulier pour la déco. Peu importe. J'ai tellement faim que je me fous du fait que le papier peint est décollé et a fortement déteint. On voit un menu à 10 euros. Vraiment bon marché. Pour 10€, nous avons une pizza, une cannette et une glace (une boule avec de la chantilly). Chacun choisit sa pizza : calzone pour lui et paysanne pour moi. Dès que le plat est arrivé, couteau et fourchette ont oeuvré pour lutter contre cette douleur. La lutte a été gagnée. La faim a été vaincue. Mais dans des circonstances de dégustation et de régal vraiment agréables. Une pizza pas chère et bonne. Même la glace était bonne. Ce que j'ai aimé c'est la tête du serveur quand il a vu nos assiettes complètement vides. Je lui ai souri et avoué "j'avais faim". Alors ce restaurant qui a gagné une lutte sans merci, c'est Don Pépé Pizza cacher. Une adresse à retenir.

 

Pour info, le reste de la journée a été d'une douceur et d'un calme remarquable. Ballade dans le parc des Buttes Chaumont, puis un moment assis au bord du point d'eau. Retour en métro et soirée en amoureux.

 

Don Pépé Pizza cacher

14 rue Manin

75019 Paris

01 42 01 80 06

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