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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 22:57

Hier soir, dans le cadre de la semaine de l'environnement, organisée par une association étudiante, Lattiudes, était proposé un jeu intitulé "Repas insolent", au Fenouil à Vapeur, à Avignon.

 

Nous étions trente participants. Nous nous sommes répartis sur 5 zones géographiques selon le nombre d'habitants des zones : ainsi, il y a eu 15 Asiatiques, 3 Latino-américains, 2 Arabo-musulmans, 4 Africains et 6 personnes des pays industrialisés. Chaque groupe a rejoint la salle de jeux et son coin avec vêtements et ambiance. Les organisateurs nous ont informé sur les chiffres de la répartition de la population mondiale et nous sommes passés au vote des représentants de chaque zone socio-géo-économique. J'ai le privilège d'être la digne représentante des pays industrialisés. Ensuite, pour le vote en Afrique, les organisateurs ont écouté le choix des Africains mais ce sont les pays industrialisés qui ont eu le dernier mot. Ensuite, lors du vote dans les pays d'Amérique du Sud, les organisateurs ont demandé une réaction de la part des pays industrialisés mais nous ont bien fait comprendre que notre voix n'avait pas de valeur et que seuls les votants avaient voix au chapitre. Dans les pays asiatiques, le vote s'est fait sans qu'on parle de programme, juste une personne. Vous me remarquerez que je n'ai pas encore abordé la zone arabo-musulmane, et bien... ils n'étaient que deux, donc le choix était restreint et la sélection s'est faite avec des cartes de jeu. J'avoue ne pas avoir bien tout saisi ce qu'il s'est passé.

 

La préparation du jeu n'est pas encore terminée. En effet, les organisateurs ont ramené la nourriture, l'eau et l'énergie symbolisée par des bougies. Là encore, les quantités étaient représentatives de la production. C'est alors que le jeu pouvait commencer. Le but du jeu est de négocier avec les autres zones pour atteindre les objectifs définis sur une fiche, des objectifs correspondant aux besoins de consommation des zones. Et là, c'était des plus intéressants. Négociations, vols, remplacements, re-négociations, vérifications et défenses de notre bout de pain... Ce fut agité et tous les objectifs n'étaient pas atteints...

 

Que faire ? Se tourner vers le FMI et l'OMC bien sûr (selon les pays industrialisés). La suite du jeu ressemblait fortement à la réalité du commerce mondial. Imposition de nouvelles règles, évolution de la dette des pays pauvres, paiement et récupération d'une partie de la production de chaque zone. C'est là que les chocs ont commencé. Après avoir pris la plus grande partie de la production de l'Afrique, l'ONU a donné de l'aide alimentaire. Quand on voit la différence entre la quantité prise et la quantité donnée, on n'en revient pas. Il y a eu pendant le jeu une représentation des réunions de Davos : un représentant de la Chine, 1 représentant pour 3 zones (Amérique latine, Afrique et arabo-musulman) et 3 représentants pour les pays industrialisés. Je pense qu'on peut clairement parler de déséquilibre. Là encore, le jeu fut assez réaliste dans le vie des discussions et la non-résolution des problèmes soulevés.

 

Quand le jeu fut terminé, nous avons partagé le repas et avant de profiter du dessert, nous avons débattu de tout ce que le jeu avait évoqué et touché en nous.

 

Si vous avez l'occasion de jouer au Repas insolent ou à la ficelle, n'hésitez surtout pas. C'est enrichissant et cela concrétise ce que nous avons lu dans divers livres ou articles. J'ai juste regretté sur le chemin du retour que le gaspillage et les problèmes de développement durable ne soient pas évoqués. Je me suis tout de suite dit que c'était mieux ainsi car sinon la soirée aurait duré jusqu'au bout de la nuit. Franchement un grand bravo aux organisateurs.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 21:34

Ce film a reçu quatre oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur acteur pour Colin Firth.

 

C'est l'histoire du bégaiement du fils cadet de Georges V. Quand le film commence, on se dit que c'est un sujet qui peut nous faire tenir en haleine pendant tout un film. C'est l'accession au trône de ce fils qui n'aurait jamais dû être roi, de ce fils rejeté et timide, qui montre qu'il a l'étoffe d'un roi.

Nous voyons évoluer le roi face à son bégaiement, la prise de conscience du traumatisme qu'il représente pour lui et la solitude que sa position lui impose.

 

Colin Firth est tout simplement génial. Son bégaiement s'entend mais se voit, se ressent. Ce film est aussi très juste sur le flegme britannique et sur l'évolution historique de cette période.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 23:26

true-grit-01.jpgDernier film des frères Coen, ce western est dans la lignée des films du genre. L'histoire se base sur une jeune fille qui est déterminée à venger la mort de son père. Le western est moins original que d'autres films des frères Coen. J'ai vraiment beaucoup aimé ce film. Pourtant ce n'est pas le meilleur des frères Coen. J'ai trouvé le film moins drôle que je l'espérai.

 

Mattie Ross a 14 ans et elle sélectionne avec soin le marshall qui aura le cran de venger son père. Elle ne cherche pas un meurtrier mais elle désire que l'assassin de son père soit jugé et pendu. Elle apprend que cet assassin n'en est pas à sa première victime car un Texas Ranger appelé LaBoeufj, joué par Matt Damon est déjà à sa poursuite. Mais Mattie reste sur son premier engagement mais exige de suivre le marshall.

 

Le spectateur suit les périgrinations des trois compères dans le désert froid américain. Les personnages sont assez typiques, sans entrer dans le grotesque. Le Texas Ranger et le marshall représentent des hommes avec des principes totalement en opposition. D'où certaines scènes drôles. Je dis certaines car il aurait pu en avoir plus, si le film s'était positionné sur le registre comique.

 

C'est bien filmé, l'ambiance est là, sans grande surprise avec seulement quelques tensions. On se fait surprendre par certaines scènes. Le film ne coupe pas le souffle comme d'autres films des frères Coen. Et pourtant... Pourtant c'est un très bon western, dans les règles de l'art, pourrait-on dire.

 

Un film à voir sur grand écran pour les fans de Western.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 12:06

Pièce de Georges Feydeau, jouée actuellement à la Comédie française, Un fil à la patte est un véritable succès. Les comédiens jouent à guichet fermé. C'est pourquoi la diffusion en direct par France 2 est un événement. Toutes les places sont déjà vendues jusqu'au 18 juin.

 

La mise en scène de Jérôme Deschamps est dans le respect de l'esprit de Feydeau. Dynamique, fraîche et très drôle. Les comédiens sont d'une qualité incroyable. Bien sûr, on est à la Comédie Française. Mais surtout, on se dit qu'ils se sont déridés depuis quelques années. Comédie de vaudeville et pièces contemporaines sont entrées au répertoire.

 

Le succès de la pièce est aussi lié à la performance de Christian Hecq, qui offre un Bouzin d'anthologie. Cascades, rires, coprs en mouvement perpétuel, mimiques et surréalisme. Il est vraiment hilarant. Il a quelque chose de clownesque, du "cirque".

 

Alors ceux qui ont déjà leur place, sont des grands chanceux. Une très grande mise en scène et de très grands comédiens.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 16:38

http://www.geoffroyblondeau.fr/wp-content/uploads/2010/12/tron-legacy1.jpgPrésenté comme la suite d'un film de 1982, Tron Legacy est un film de science fiction fait pour les geeks et nerds ! Dont j'avoue faire partie d'une certaine manière. En tout cas, je me suis régalé à entrer dans cet univers.

 

C'est l'histoire d'un créateur de jeux vidéo qui a disparu depuis plus quinze ans. Mais son fils devenu adulte reçoit via le bipper d'un collègue de son père un signe de vie. Il tente de reprendre contact avec son père et de le ramener dans sa vie. Pour cela, il va se retrouver dans un monde virtuel où un simple bâton peut se transformer en une moto futuriste. Tout est noir, blanc avec seulement du bleu, du rouge et du jaune comme couleurs. Les couleurs sont des rayons, des tâches. La musique signée Daft Punk renforce l'unité de cet univers.

 

Bien sûr, on retrouve beaucoup de références...En tête des films auxquels on pense en regardant ce film : la trilogie Star Wars, mais j'ai aussi pensé à I-Robot, Matrix... Donc scénario classique : mais vraiment un spectacle magnifique visuellement et musicalement.

 

Chose surprenante : voir Jeff Bridges tenir plusieurs rôles, dont un où il est rajeuni de 30 ans par la magie de photoshop.

 

L'utilisation de la 3D n'est pas vraiment justifiée. C'est vrai que l'idée de mettre la 3D au moment où on entre dans le monde virtuel est intéressant. Mais la grande majorité du film ne nécessite pas d'avoir recours à la 3D. C'est déjà assez beau et planant... pas besoin d'en rajouter.

 

Malgré quelques petits reproches, c'est un film à voir, un beau spectacle.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:37

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:00

DSCF1145.JPGSelon Florence Foresti, un garçon n'a besoin que deux aliments pour être heureux : du boeuf et des patates. Alors quoi de mieux qu'un hachis parmentier pour régaler son chéri ? Rien. Sauf peut-être un steak frites. Mais avec un hachis parmentier on ravit les filles et les garçons.

 

Première étape : les patates. On épluche 1 kg de pommes de terre, coupe en morceaux et on fait cuire une vingtaine de minutes. Après avoir égoutté, on remet dans la casserole avec 25 cl de lait. On écrase les pommes de terre à la fourchette, on sale, poivre et ajoute de la muscade.

 

Deuxième étape : la viande. On prépare un oignon et deux échalottes, on met dans une poële avec la viande hachée, on ajoute 2 cuillères à soupe de persil hachée et on fait cuire une dizaine de minutes.

 

Troisième étape : le gratin. On beurre le moule. J'ai inauguré pour l'occasion de cette St Valentin, un plat à four offert par mes beaux-parents. Je ne l'avais pas encore utilisé parce que dans mon ancien studio, le four était trop petit pour ce très joli plat. On façonne notre gratin en mettant de la purée au fond, une couche de viande et on finit par une dernière couche de purée. J'avais l'impression de confectionner un gateau. Cela m'a donné le sourire. Restent quelques finitions : deux noisettes de beurre sur le dessus, du fromage râpé pour faire gratiner le tout. On met au four à 180 °C pendant vingt minutes.

DSCF1147.JPG

 

Dernière étape : la dégustation. J'ai mis la table. Une assiette, fourchette, couteau, verre et pot à eau. J'ai allumé une bougie. Et j'ai regardé la chaise vide face à moi. Il est à 700 km d'ici. En train de promener dans les rues de Paris. Toutes mes pensées vont vers lui. Je n'ai mangé qu'un sixième du hachis. Je souris en imaginant que le plat lui plairait tellement qu'il se resservirait deux fois. Peut-être trois... Tout dépend de son repas de midi, de sa faim et du plaisir qu'il prend avec ce hachis.

 

Pas de resto pour cette année, pas de tête-à-tête. Juste un hachis fait maison, délicieux, une chaise vide et sa voix au téléphone. Et pourtant, je n'étais pas triste. Je souriais, je l'imaginais, je l'entendais et je savais qu'on se verrait très vite.

 

Une St Valentin dédicacée à toutes les femmes qui veulent faire plaisir à leur homme. Parce que cette fête n'est pas juste une occasion d'avoir des roses et un resto. C'est juste la fête des amoureux ! Bonne fête tous les amoureux !

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 11:37

Dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 3h du mat, je me réveille allongée sur le ventre. Réveillée par un son pénible. MAINNNNN ! En quelques secondes, je comprends que c'est le son de l'interphone. Personne ne bouge dans l'appartement. Je suis complètement réveillée et des questions fusent dans ma tête. Mais qui c'est ? Ma coloc attend quelqu'un ? Non, bien sûr que non ... Ca doit être quelqu'un qui a oublié ses clefs. Le mec re-sonne sur notre interphone et j'entends les interphones des voisins. Là je comprends très vite que le gars est pas net.

Mon appartement a un mur mitoyen aux escaliers de l'immeuble situés quant à eux juste à côté de la porte d'entrée. Cette situation me permet d'entendre très clairement le gars passer ses nerfs sur la porte d'entrée. Il croit peut-être qu'en la secouant comme un prunier la porte va s'ouvrir. Il tape, secoue et insulte. Je ne bouge pas d'un centimètre sous ma couette et je me répète "il va partir, il va partir, il va partir..." Non il re-sonne une troisième fois à plusieurs interphones. Mais là, il arrive à rentrer. Un voisin sûrement agacé par ces sonneries à répétition a ouvert. Mais pourquoi ? POURQUOI ? Je suis hyper-attentive aux moindres bruits. J'entends très distinctivement ces pas dans les escaliers. J'entends la sonnerie de notre appartement. Driiiiing. Enfin, est-ce vraiment chez nous que cela sonne ? Je ne sais plus, tellement angoissée. Je ne bouge toujours pas. Mais je me dis que notre porte n'a pas de poignée et qu'il ne peut pas entrer. Mais on aurait peut-être dû fermer la porte à double tour. Je ne sais pas où il est passé. Est-il monté dans les étages ? Est-il rentré chez lui ? Qu'est-ce qu'il voulait ? Beaucoup de questions et peu de réponses... Une nuit que je ne vais pas oublier de si tôt.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:27

Voici la preuve que la traduction d'un titre est parfois loin du sens du film. Le titre original est  The seven percent solution. En référence à la dépendance de Sherlock Holmes à la cocaïne. Son ami le docteur Watson fait son possible pour le sortir de son état de drogué. A cette époque, peu d'études sur les drogues, peu de spécialistes pour l'aider. Alors ce cher docteur manipule Sherlock pour l'emmener voir Sigmung Freud à Vienne. Un scientifique un peu à part qui s'intéresse à la drogue et à l'hypnose. Etonnant de voir notre détective britannique dans les rues viennoises. Bien sûr, Sherlock a une enquête à mener, un meurtre à résoudre.

 

Un film et des acteurs très justes. Je me passionne toujours autant pour ce personnage. Les interprétations sont vraiment incroyables. On peut toujours regretter les doublages. Mais on oublie vite et on se régale.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 13:53

DSCF1138En me balladant dans les Halles à Avignon, j'ai eu envie de manger des crevettes. Elles avaient un air appétissant. Puis quand je les ai posées dans mon frigo, s'est posée la question du plat et de la préparation. Beaucoup d'hésitations...

 

Puis j'ai opté pour un risotto. J'ai coupé un oignon rouge, et deux échalottes. J'ai versé le riz typiquement risotto, j'ai rajouté un fond de paquet d'un riz long et j'ai fini en versant quelques grains de riz thaï. Trois riz, c'est peut-être un peu trop... On verra ce que cela donne, surtout que le temps de cuisson diffère.

 

Pendant que la cuisson du riz a débuté, j'ai décortiqué les crevettes. J'ai versé un litre d'eau avec un bouillon cube. J'ai laissé cuire le riz pendant 10-15 min avant de verser les petits pois surgelés et d'ajouter pour les 5 dernières minutes les crevettes.

 

D'habitude, j'ajoute des herbes ou des épices. Finalement, j'ai juste parsemé de morceaux de parmesan.

 

Etonnant, le mélange des riz ! Un plat assez bon.

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