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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:09

numero9.jpgDans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées.

 

Sachant l'humanité condamnée, le scientifique à l'origine de la plus puissante des machines. Il créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres.

 

La guerre se finit par une apocalypse. Restent des petites créatures et une bête.

Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines.

 

Les petites créatures vont vivre des aventures incroyables. Ce film est très créatif et inventif avec un scénario mêlant ésotérisme et science. Plein de magie et de tendresse, ce film d'animation n'est pas destiné pour les enfants. Avec suspens et monstres, il n'est pas violent mais riche de sens. Une réflexion sur l'implication des humains dans leur création. Une critique de l'omniprésence et de supposé omnipotence des machines. Un chef d'oeuvre.

 

Cela m'a donné envie de l'offrir en DVD à  mon papa !

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 09:22

En ce moment, deux tricots en cours : avec des pelotes de polaire, je crée une couverture rose pour bébé et je suis les instructions pour un pull pour homme.

Etrange situation à mon goût. Le pull est pour un homme que je connais depuis 3 ans alors que la couverture est pour ... euh... personne en particulier. Pas de bébé en tête. Juste l'envie de tricoter une couverture pour bébé.

Mais les envies ca va, ca vient. Le dos du pull est terminé et deux semaines se sont écoulées avant que je monte les mailles pour démarrer le devant. Le pull sera sûrement fini pour l'hiver prochain. Mais la couverture, je n'ai aucune idée de la date finale. Et puis comme c'est une création, il y aura des tests et des ratés, alors je prends le temps nécessaire et pas de pression.

Ce qui pose problème, c'est quand je me rend compte de mon trouble ne sachant pas à qui est destiné le tricot. Parfois je pense à certaines de mes amies qui envisagent de faire des bébés. Mais on ne peut pas prévoir ni la date de l'accouchement ni même le sexe du bébé. Je ne vais tout de même offrir une couverture rose à un petit gars. Et puis parfois, j'ai l'impression que ce tricot représente mon envie d'avoir un bébé. Je tricote sans savoir puis je défais tout, cela ne va pas du tout. Je recommence en essayant de réfléchir au mieux à l'évolution du tricot. En fait c'est un peu à l'image de mon avenir, je prends des décisions que je détricote pour retricoter autrement.

Putain faut que je trouve un modèle à suivre...

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 23:48

Ce film de Billy Wilder de 1944 était intitulé à l'origine Double Indemnity. Titre original qui sous-entend plus de choses que le français, plus basique à mon avis.

 

Walter Neff est mortellement blessé et se confie au dictaphone assis à son bureau. Employé d'une compagnie d'assurance il est tombé amoureux d'une de ses clientes, Phyllis Dietrichson. Elle a fait signer une assurance vie à son mari dont la prime double en cas de mort accidentelle. Neff va-t-il aider Phyllis ? Jusqu'où va-t-il aller ? Son collègue, le redoutable Barton Keyes.

 

assurancesurlamort.jpg

 

Je connaissais Billy Wilder seulement grâce au film Certains l'aiment chaud que j'ai vu et revu un bon nombre de fois. C'est un réalisateur réputé. Ce film plutôt noir est vraiment excellent. Inspiré d'un roman de James M Cain, le scénario a été écrit par Billy Wilder, himself. Histoire très bien ficelée, on se laisse prendre par le récit de Neff, on ne suppose pas l'évolution des choses.

 

Les acteurs sont vraiment bons. J'ai lu que Billy Wilder avait choisi des acteurs à contre-emploi de leur rôle habituel. Ils sont très justes dans leur interprétation. Mention spéciale pour l'acteur Edward G Robinson qui joue le collègue Barton Keyes, il a UNE tête que j'adore. Savoir faire un casting c'est aussi ça, trouver des physiques marqués et particuliers, comme cet acteur.

 

Mention aussi spéciale pour la mise en scène. Les plans et la photo de ce film en noir et blanc sont remarquables. Jeu sur le clair-obscur, sur les miroirs, sur des contre-plongées, des ombres... Cela donne une ambiance et un rythme au film qui nous embarquent et nous lâchent pas jusqu'au dernier moment.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:42

ratatouille.jpg

  Voici ma première ratatouille de l'été. Je dis la première, car la liste va être longue. C'est un plat que je fais et que je varie tout au long de l'été.

 

Celle-ci a été surprenante.

 

Une aubergine, deux petites courgettes, trois tomates, deux gousses d'ail et deux échalottes ont cuit avec deux escalopes de poulet coupées en morceaux aromatisées d'herbes de Provence.

 

Le plat sentait très bon et s'est laissé déguster jour après jour...

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 13:40

pullrouge.jpg

 

Avec un point fantaisie goudron : 4 rangs envers et 4 rangs endroits en alternance, le gilet est original mais très difficile de mesurer son travail. L'explication et la laine ont été trouvées au salon Marie Claire Idées du mois de novembre 2009.

 

Et que dire d'un si joli bébé ! Que le rouge lui va bien !

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:54

joshua.jpgFilm de 2008 avec Sam Rockwell et Vera Farmiga, Joshua est un film de suspense dans une famille new-yorkaise. Le film commence avec l'arrivée d'une petite soeur  Lilly dans la vie du fils unique de Joshua 9 ans. Le jour où le bébé rentre à la maison, Joshua est au piano et joue un requiem. Le ton est donné. Cela provoque en lui des changements, des questions et une crise d'identité.

Quand sa soeur a un mois, elle se met à pleurer sans arrêt. La mère n'en peut plus. Ses pleurs incessants la mettent dans un état de nerfs incroyable... On sent que la famille commence à vaciller... Mais les choses vont aller de mal en pis.

 

Très franchement le film ressemble à un véritable exercice de style qui serait réalisé par un étudiant en cinéma. Travail à rendre pour la fin d'année : réaliser un film menant suspens et scénario réaliste. Alors l'exercice n'est pas mauvais, il mériterait un petit 12/20.

Je m'explique : le scénario tient la route, les acteurs sont vraiment excellents MAIS (et des mais, il y en a plusieurs) : le piano est bien mais la musique de suspens est excessive et ne souligne rien. Quand on l'entend, on se demande pour quelles raisons, car il ne se passe rien à l'écran. Quand un film est titré par le nom d'un personnage, cela ne laisse pas de doute sur l'évolution de l'histoire. On aurait aimé soupçonner la mère d'un possible infanticide mais cela ne tient pas la route. Le film est lent et du coup long. L'étudiant connaît les règles, a plutôt bien respecté certains clichés mais ne nous tient pas assez en haleine pour mériter une meilleure note.

 

Vous pouvez vraiment vous en passer...

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 16:43

Rémy, le rat de Ratatouille propose dans son livre Les recette de Rémy, tome 1, Tout le monde peut cuisiner ! une salade de pâte testée et approuvée par votre rédactrice préférée.

 

ingredients2.jpgPour 4 personnes. Préparation 15 min. Temps de cuisson 15 min.

 

Ingrédients :

400 g de farfalles

9 grosses cuillerées d’huile d’olive

3 grosses cuillerées de vinaigre balsamique

1 bocal de poivrons marinés à l’huile

100 g de feta

8 feuilles de basilic

1 petite boîte de thon

 

Préparation

1. Fais cuire les pâtes dans une grande casserole d’eau bouillante salée en respectant le temps de cuisson indiqué sur le paquet.

2. Pendant la cuisson des pâtes, mélange l’huile d’olive avec le vinaigre et un peu de sel dans un bol. Egoutte les poivrons et coupe-les en lanières. Pour éviter de rajouter l’huile de la boîte de poivrons, j’ai opté pour un poivron rouge frais. Cela a donné un peu de croquant à la salade :p Coupe la feta en cubes. Roule les feuilles de basilic en lanières et coupe-les avec des ciseaux. Par contre, là, j’ai honte mais le basilic n’avait rien de frais, j’ai utilisé du basilic Ducros, je ne me décarcasse pas.

3. Egoutte les pâtes et mets-les dans un saladier. Verse tout de suite dessus la sauce à l’huile d’olive. Mélange bien pour qu’elles ne collent pas et laisse tiédir.

4. Ajoute la feta, le basilic et les poivrons dans les pâtes. Ouvre la boîte de thon et émiette-le avec une fourchette. Mélange le tout.salade2.jpg

 

Tellement rapide et simple qu’on se croirait déjà en vacances… préparant le pique-nique pour midi…

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:01

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ksiR2YwbowMtCM:http://i73.photobucket.com/albums/i235/Supercomp78/watchmen.jpgEn 1985, dans une autre Amérique promise à un conflit nucléaire apocalyptique, les gardiens et autres super héros ont été bannis et obligés d'abandonner masques et traques impitoyables suite à une loi répressive. Mais alors que la société s'écroule et que l'humanité s'abandonne aux derniers jours avant la fin du monde, Le comédien se fait assassiner. Rorschach, héros masqué aux tendances extrêmes et seul justicier à avoir refusé de s'abaisser devant le gouvernement, décide de mener l'enquête et découvre un complot visant l'ensemble de l'équipe... Reprenant contact avec ses anciens partenaires, il réveille en eux leurs vieilles pulsions héroïques mais ne se doute pas que tout cela semble faire partie du plan...

 

watchmen.jpgL'histoire est à l'origine une bande-dessinée (ou roman graphique) en 12 chapitres, publiée entre septembre 1986 et octobre 1987. Elle a été créée par Alan Moore, scénariste, Dave Gibbons, dessinateur et John Higgins, coloriste. Les héros sont tous humains, pas de super-pouvoirs de Krytpon ou de la piqûre d'un araignée. A l'exception de Dr Manhattan, les gardiens sont tous des humains qui se masquent pour faire justice. Dr Manhattan, rayonnant tout en bleu est omniscient et omnipotent, état issu d'un accident nucléaire en 1960. Les autres ont choisi des personnages à incarner.

 

Le livre à peine terminé, j'ai loué le DVD. Curieuse de voir en son et image cette histoire qui m'a passionnée pendant 1 mois. Il y a un plaisir que nous ne pouvons pas avoir en voyant un film : faire durer l'histoire. J'ai lu ce roman graphique en anglais dans le texte et j'ai fait durer le plaisir pendant tout le mois d'avril. J'avais entendu beaucoup de critiques sur le film : grand respect de l'oeuvre d'Alan Moore mais aussi la violence excessive du film.

 

Le film m'a, du coup, vraiment paru comme l'illustration visuelle et sonore de l'histoire. Le respect de l'histoire va au-delà. Les images sont magnifiques. Par contre, les choix de musique m'ont surprise. Je ne m'y attendais pas. Ce sont des tubes des années 1970 et 1980, vraiment bien choisis et bien amenés. Quand on a encore en mémoire les dessins de Dave Gibbons, on regarde les visages des acteurs pour juger le casting. Seul l'homme qui incarne Rorschach ne m'a pas paru au premier abord ressembler au dessin mais l'acteur est vraiment bon alors on oublie très vite ce premier préjugé.  Le casting est vraiment bien choisi. Il n'y a pas de tête d'affiches, ni de grandes stars mais ils jouent très bien.

 

Le côté gore du film est en fait le juste reflet de la bande-dessinée. Ca gifle, ca dégouline, ca salit... Deux scènes gore du livre, à mon avis les plus trash, n'ont pas été filmés. Heureusement... Pourtant, ce n'est pas un film gore, ni un film violent. On ne peut même pas dire que ce film est un film de super-héros. En effet, on est loin d'un film avec des héros tout blancs combattant des méchants vilains tout noirs. Rorschach aurait une étiquette plutôt noire, pourtant il fait partie des Watchmens. Alors gentils ou méchants ? Ben les deux, mon capitaine. Comme tout humain, il fait des choix bons ou mauvais. Les héros sont des humains où chaque choix peut faire balancer du côté du bien ou du mal. D'ailleurs, comment fait-on pour définir le bien ou le mal ? Le mal est-il à bannir même s'il peut mener vers le bien ? La guerre froide est-elle pire qu'une guerre chaude de courte durée ? Peut-on vivre indéfiniment dans la peur ? Nothing never ends. 

 

La fin proposée par le scénariste n'est celle mise en image dans la Bande-dessinée. Mais l'alternative est bien amenée et tient tout à fait la route. Limite... Même, je la préfère...

 

C'est un film qu'il faut absolument voir ! Par contre, je ne peux pas savoir comment réagira un spectateur ne connaissant pas l'histoire, si compliquée à suivre. Alors prenez votre temps, et lisez et regardez le film après.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:12

Dans le A Nous Paris daté du 19/04/2010, était publié un article intitulé En pleines formes, sur le thème de la mode pour les femmes rondes. Mais également de l'introduction de femmes qui ne ressemblent pas à des tables à repasser dans la presse. Il ose se demander si le diktat de la maigreur n'est pas en train de perdre de sa force.

Article très intéressant et complet, commençant par les évolutions du milieu de la mode pour finir par la presse. Très vite pendant la lecture, on comprend que le débat n'est pas tant sur la présence de femmes rondes que sur l'extrême maigreur des mannequins. Dans cette lutte contre l'anorexie chez les jeunes filles, la députée UMP des Bouches du Rhône Valérie Boyer a proposé une loi, qui a soulevé les foules. Son texte prévoyait que toutes les images présentant des corps retouchés par Photoshop pour la presse ou la publicité portent une mention "photo retouchée".  Logique, non ? Apparement pas pour les professionnels qui refusent cette disposition. Difficile de faire évoluer les mentalités

 

CrystalReenEnGaultier.jpgLMax-Azria-JacquelynJablonski.jpges rondes sont en fait dans des défilés pour la mode pour les grandes tailles mais pas du tout dans les défilés des grands noms de la haute couture. Dans les magazines, elles n'ont droit qu'à des numéros spéciaux, tous les numéros habituels sont pour les porte-manteaux ambulants. Par contre, le numéro de "V magazine" a mis en parallèle sur douze pages la top Crystal Renn, bombe aux courbes généreuses (la + size model) et la fine Jacquelyn Jablonski (la skinny model). La journaliste conclue que la ronde crève l'image loin devant la mince...

A gauche Crystal Renn porte une robe Jean-Paul Gauthier grandes tailles et à droite, Jacquelyn Jablonski porte une robe créée par Max Azria.

 

Cela va plus loin. On montre les rondes nues, comme assumant leur moindre bourrelet et pouvant poser nues sans aucun souci. Sans avoir vu, vous avez au moins entendu parler de l'émission Belle toute nue, où un homme gay jusqu'au des ongles, essaie de démontrer à une femme mal dans sa peau grasse qu'elle est superbe et doit donc faire avec. Le pseudo-coach est fin, il pourrait se cacher derrière une affiche. Il passe l'émission à convaincre la ronde qu'elle a une fausse image d'elle-même. Comment assumer quand son interlocuteur est lui-même anorexique ? C'est aussi contradictoire que les choix éditoriaux de Elle qui après un numéro mettant en avant les rondes proposent un numéro sur les régimes. Alors on s'assume ou on maigrit ?

 

Le pire que tout est la conclusion de l'article. Murielle Bachelier, la journaliste de A Nous Paris raconte que la chanteuse américaine Beth Ditto du groupe Gossip a posé nue à plusieurs reprises pour diverses couvertures de magazines. Mais elle dira plus tard que le mensuel Love n'a pas hésité à utiliser Photoshop pour la rendre plus grosse qu'elle n'est en réalité. Là on arrive à la bêtise ultime je trouve. C'est un manque de respect pour le modèle qui a posé, pour le photographe (on retouche son oeuvre) et pour les lecteurs qui se font berner. Quand on est dans son corps, on n'a pas un Photoshop géant pour retoucher son corps. Les chirurgiens esthétiques peuvent se frotter les mains, ils ne sont pas prêts de faire faillite.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 21:26

Le freudisme est un livre écrit par Paul-Laurent Assoun, publié chez PUF.

 

Je voulais découvrir l'influence de Sigmund Freud sur notre société, notre quotidien. Nos couples, nos familles ont totalement changé de perspective après ces découvertes. A l'origine, il souhaitait juste aider les hystériques, mais il a découvert beaucoup plus. Je voulais trouver les mots et comprendre cette sensation.

 

Le livre passe beaucoup de temps sur les personnes, l'entourage autant que sur le découvreur de la psychanalyse. Puis à la page 149 est arrivé le passage que je recherchais dans un paragraphe intitulé "Le freudisme et la nervosité moderne" :

 

"Von Ehrenfels, professeur à Prague, auteur d'une "Ethique sexuelle" publiée en 1907 sous le titre "Questions fondamentales de la vie nerveuse et psychique", y opposait la "morale sexuelle civilisée" moderne à la morale sexuelle dite "naturelle", comme caractérisée par l'hypocrisie et l'édulcoration de la virilité, mise en rapport avec la monogamie (caractérisée comme féminisation). Il résumait à sa manière toute une littérature diagnostiquant "une nervosité croissante de notre époque" (titre de l'essai de W. Erb, 1895) liée au surmenage de la civilisation industrielle et au développement des transports. On trouve un résumé de ces thèses désormais vulgarisées au début de l'essai de Freud. (...)

Dès lors, et une fois pour toutes, Freud posera le problème socioculturel en termes de "préjudices". Mais, en référence aux "psychonervoses", le malaise apparaît plus que conjoncturel : ce n'est pas simplement le reflet d'une "neurasthénie" ambiante (terme introduit par Beard). La "psychonervose" est ce qui met en péril le but même de la "civilisation", justement parce que celle-ci est "fondée sur la répression des pulsions." Il faut dès lors bien entendre la formule de conclusion de l'écrit, véritable message du freudisme à la culture : "La névrose, partout où elle se porte et chez qui elle se trouve, sait rendre vaine l'intention de la civilisation". (...)

La psychanalyse, expérience de la névrose, est donc autorisée à révéler ce fondement de la culture : "L'expérience nous apprend que, pour la plupart des hommes, existe une frontière au-delà de laquelle leur constitution ne peut plus suivre l'exigence culturelle" (Triebverzicht), pierre de touche de l'ordre socioculturel. Le malaise quotidien de la société est donc le reflet de ce "quelqe chose" qui ne peut être métabolisé et revient sans cesse, exigeant d'être pensé. Le freudisme aide à rompre avec les discours idéologiques de la norme et des pathologies sociales en révélant que la nervose est dans la culture comme le ver dans le fruit !

 

C'est exprimé avec les mots de l'auteur. Mais j'ai cru comprendre que la nervose est partout dans notre société. Une civilisation industrielle et un développement des transports. Notre société de répression des pulsions oblige à faire de nous des êtres frustrés. Les pulsions sous forme de frustrations auront besoin de s'exprimer : crise de nerfs, dépression, folie...

A des degrés diverses, nous sommes tous sujets à piquer des crises un jour ou l'autre. En voulant sauver les hystériques, Freud a fait découvrir à toute une société ces propres crises intérieures. On pourrait comparer aux découvertes d'Albert Einstein qui a fait des énormes avancées en terme de physique mais cela a provoqué la création de bombes atomiques. Et oui, je crois que les découvertes de Freud sont des bombes H en psychanalyse et plus généralement dans la société contemporaine. Avant Freud, pas de réflexion sur la famille, sur Oedipe, ni même sur notre moi, Surmoi ou notre ça. Seuls quels artistes ou poètes avaient des réflexions sur ces sujets. Maintenant c'est monnaire courante, passait moi l'expression. Nous passons notre temps à essayer de se comprendre, de s'analyser voire de s'aimer. Personnellement, je me contenterai de me supporter cela ne serait déjà pas mal.

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