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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 16:57

Dans la liste des recettes que je découvre, je tente un nouveau dessert : la tarte au citron meringuée. J'ai trouvé une recette de tartelettes dans le magazine Femme Actuelle. Assez alléchantes...

 

Cette fois, je n'aurais pas le même problème que pour la recette de macaron, je pense que côté ustensile, je devrais avoir tout ce qu'il faut.

 

Ingrédients :

- 1 rouleau de pâte sablée

- 4 oeufs + 2 blancs

- 200 g de sucre

- 125 g de sucre glace

- 90 g de beurre

- 2 citrons verts non traités

- 3 citrons jaunes non traités

 

Préparation

Dérouler la pâte et piquer le fond avec une fourchette. Réserver la tarte 30 min au réfrigérateur. Faire cuire 10 min dans le four préchauffé th 200 °C. Ouais tranquille...

Laver, puis râper le zeste d'un citron vert et d'un jaune. Euh, une râpe?! Oh noooooooooooooon ! J'en ai pas ! Euh, bon, ben... Alors... faudrait trouver une solution de rechange. Je vais... ben je vais utiliser mon économe et faire des petits morceaux.

Presser le jus, verser les zestes puis mélanger. Laissez infuser à température ambiante 10 min, en mélangeant de temps en temps.

Faire fondre le beurre au bain-marie. Ramener la température du four à 175 °C. Au mélange des zestes et du jus, ajouter les oeufs entiers, le sucre et le beurre fondu tiédi. Fouetter avec énergie jusqu'à obtenir une préparation homogène. Homogène... j'ai beau touiller, cela ne semble pas devenir homogène. bon ben, on va faire avec...  J'ai sûrement versé trop de jus de citron...

Garnir la tarte du mélange au citron, enfourner pour 20 min. A la sortie du four, laisser tiédir. Entre-temps dans un saladier, fouetter les blancs d'oeufs en neige ferme, incorporer peu à peu le sucre glace aux oeufs en neige. Répartir sur la tarte et passer sous le gril du four pour les colorer légèrement. Ah bon ? Le gril ? Mince j'avais mal lu. Franchement, la tarte n'a pas de jolis couleurs mais elle a l'air bonne.

Servir aussitôt. J'ai pas de goûteur... Snif... Tant pis... Je vais me dévouer. La meringue est délicieuse, par contre, c'est pas drôle les morceaux de peau de citron. Ca gâche un peu. Je vais investir dans une râpe.

 

tarte-citron-meringue.JPG

 

Elle est pas belle, ma tarte ?

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 16:17

Mythique, ces deux groupes sont mythiques. Ils font partie de l'âme de la Motown. Avec des tubes comme Reach out ou Just my imagination et le non moins célèbre Papa was a rolling Stone, ces deux groupes ont fait vibrer le Casino de Paris le mercredi 31 mars 2010 au soir.

 

Le public était très divers. Tous les âges et tous les milieux sociaux étaient représentés.

 

Il a fallu à peine quelques chansons pour que les plus jeunes se lèvent, chantent et dansent. L'ambiance pour chaque partie du spectacle allait crescendo. De chansons en chansons, on allait vers une explosion de joie.

 

Aucune fausse note : costumes sobres avec quand même un peu de paillettes, musique impeccable, pas de danses très classes.

 

Les membres du groupe ont changé. En effet seul un membre de chaque groupe du début de l'aventure étaient présents ce soir-là. Certains ont été remplacés par un fils ou par des amis proches. J'avais déjà vu cela avec le groupe Golden Gate Quartet qui existe depuis le début du vingtième siècle. Les chanteurs sont remplacés mais l'âme du groupe reste. La soul...

 

Ce n'est pas seulement un concert de soul. Il y a des morceaux très funky.

 

Vraiment énorme ! Un régal de passer une soirée live Motown. L'expérience d'écouter de la musique en concert est pour moi un des trucs les plus tripants !

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 14:02
http://www.spectacles.carrefour.fr/item/160/1604399482091890510/Visuel_Moyen/iris560662872643616478.gifBlanche Dubois débarque chez sa soeur après avoir perdu le domaine familial. Stella, enceinte et mariée avec un immigré polonais, Stanley Kowalski, vit dans un appartement minable de La Nouvelle-Orléans au bout d'une ligne de tramway. Blanche, à la recherche d'un nid douillet, ne se remet pas du suicide de son mari. Elle ne devait rester que quelques jours mais son installation se fait dans la durée. Elle s'installe également dans une folie qui ne la quittera plus.

Les deux frangines sont issues de la haute-société, le beau-frère est ouvrier. Lutte des classes en toile de fond, donc. Mais ce tramway-là c’est surtout la lutte des corps –quasi-animale, par moments- et des esprits malades, les sentiments qui s’entrechoquent, le sexe et la violence, l’amour et la haine, la folie et la raison.

Un Tramway est une adaptation très libre du texte original de Tenessee Williams, par Wajdi Mouawad et mis en scène par Krzysztof Warlikowski. Le texte a perdu de sa force et de son caractère, dans cette nouvelle mouture. Des ajouts d'autres auteurs, de longs monologues pour Blanche filmée en gros plan et insertion de pauses musicales n'étaient vraiment pas utiles.

Les dix premières minutes nous mettent dans un malaise extrême, avec Huppert tanguant sur un tabouret au centre de la scène, dans un grand délire bouche pâteuse, essayant de se laver des horreurs qu'elle a enduré. Une entrée en matière que la fin nous rappellera par les reprises de réplique. Dès le début, on sait dans quel état finira Blanche. Isabelle Huppert, présente tout au long de la pièce, est incroyablement talentueuse. Elle passe d'un état explosif à un état très intérieur. Elle resplendit et irradie la scène.

Le rôle de Kowalski est confié à Andrzej Chyra. Florence Thomassin incarne Stella avec l'évolution de la légèreté vers la gravité. Son phrasé reproduit ces changements dans le rythme et dans le ton employés par la comédienne. La chanteuse Renate Jett propose des interludes chantés souvent trop longs et posés dans la pièce sans cohérence. Je ne remets pas en cause la qualité de la chanteuse capable de nous offrir des prestations aussi diverses que de grandes qualités. Mais comme les bonnes idées dans cette mise en scène, au départ, on apprécie, puis au fur et à mesure que l'histoire avance, l'ennui va grandissant.

La qualité de la prestation d'Huppert ne suffit pas à donner du nerf et du souffle à la pièce. La traduction plombe le texte. La mise en scène est remarquable, avec à chaque coin, un lieu défini et clair. Et pourtant... La salle de bain sur roulettes bouge sans arrêts et sans raisons. La vidéo ne sert à rien, les gros plans n'apportent rien. Ennui, même face à des scènes voulues violentes, on n'est même plus choqué, tellement l'ennui nous envahit. Parfois, mieux vaut respecter un texte original plutôt que d'en faire trop, sans raison.

Présentation de la pièce sur le site de l'Odéon

Avis du Monde.fr


Nouvelobs.fr article de la journaliste Odile Quirot

Critique positive sur le site de Libération
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 10:07

Les Macarons, ces petits gâteaux à la fois mous et croquants...

Pas les gateaux achetés chez Pierre Hermé ou Ladurée, noooooooon! Mais le macaron historique, le classique, l'original. En effet, avant de s'unir deux à deux, ce petit gâteau à base d'amandes, de sucre et de blancs d'oeufs, croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur se présentait tout seul. Comme un grand! Sans colorant, ni parfum ajoutés ! J'adore cette simplicité. Mon premier macaron sera historique !

 

Bien souvent, j'ai entendu dire qu'il était difficile de les réaliser. De nombreux ustensiles dont on ne servira jamais plus sont, paraît-il indispensables : poche à douille, thermomètre, four dernier cri. Dans mon studio avec mon petit coin cuisine, cela risque d’être difficile de faire de jolis macarons. D'autant plus pour moi, qui a dû essayer trois fois avant d'arriver à cuisiner des cookies présentables et bons.

 

Et pourtant... j'aime les défis. Sans ustensiles superflus, mais avec les ingrédients nécessaires, je me suis armée de courage et d'une recette pas trop compliquée.

 

Voici la recette sélectionnée dans Le Larousse de la cuisine saine et gourmande :

200 g de poudre d’amandes

120 g de sucre glace

4 blancs d’œuf

1 c à café de Miel liquide

 

Allez c'est parti. Les courses sont faites. Les ingrédients attendent sur la table. pate-macaron.jpgReste plus qu'à se lancer...

Mélanger poudre d’amandes, sucre glace et miel. Battre à la fourchette deux blancs d’œuf jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Euh tu crois que cela suffit ainsi ? Je continue à battre ? Non, non, cela devrait aller.

Incorporer dans le mélange. Je vous avoue déjà ma première faute. J'ai mis deux paquets de poudre d'amandes en entier, ce qui a fait un total de 240 g. Donc clairement il y avait trop d'amandes. 40 g en plus. Peu importe, on continue vaille que vaille.

 

Faire chauffer le four th 160°C. Facile ! Je peux tourner un bouton sans trop me poser de questions.

 

Battre les deux autres blancs d’œuf en neige. Incorporer délicatement à la pâte.

 

 

 

 

Former avec une poche à douille ou par défaut avec deux cuillères les macarons sur des plaques recouvertes de papier cuisson (j’ai utilisé du papier aluminium à la place). Dans la recette, il est conseillé d'aplatir les boules de pâte avec le dos d'une cuillère humide, ce que j'avoue ne pas avoir fait. Bouuuuuuh pas bien... Et puis quand on voit les formes de pâte qui ne ressemblent pas à des boules du tout, déjà on sent que le résultat ne sera pas très esthétique.


 

 

Faire cuire entre 15 et 20 min. Mon four étant minuscule, j'ai dû faire trois fournées. A chaque fois, j'ai fait cuire 15-16 min. Franchement pas besoin de 20 minutes de cuisson. Mais comme chaque four est différent, il faut vérifier que les gâteaux ont légèrement changé de couleur avant de les sortir.

 

A la sortie du four, les macarons ressemblent à de simples gâteaux comme des langues de chat à l'amande ou des biscuits à la noix de coco. Donc visuellement mon premier essai est raté. Cependant, gustativement, on a pu entendre des "mmmmmh", des "oh, c'est bon!". Donc on peut en conclure que c'est bon mais pas beau ! Je me vengerai...macaronsfinis.jpg

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 21:56
Olivier Py, directeur du théâtre de l'Odéon, mais surtout dramaturge et metteur en scène propose pour la deuxième année des représentations hors des murs. Au cours de la saison passée, deux comédiens jouaient une version courte des Sept cotnre Thèbes d'Eschyle. Cette année, les Suppliantes ont été traduites et adaptées par Olivier Py pour trois comédiens. La pièce dure dans cette version moins d'une heure et garde dans tous les thèmes abordées une modernité impressionnante.

Les trois comédiens pendant plus d'un mois tournent dans la région parisienne pour proposer des représentations à la rencontre d'un nouveau public : centres culturels, entreprises, collèges, lycées... La mise en scène a été étudiée pour s'adapter à toutes les salles. Ce jeudi 18 mars, la pièce a été jouée à l'espace Henry Miller à Clichy (92). La salle de spectacle de ce centre culturel a été transformée. Les estrades où le public s'assoit en temps normal ont été rangées. Trois rangées de chaises faisaient ainsi face à trois autres rangées de sièges. Le couloir formé par ce face-à-face était délimité par une bande blanche et correspondait à l'espace de jeu. Cette disposition est très surprenante. Pas de scène à proprement parler ni d'espace de jeu, ni de possibilité de distanciation.

La pièce commence sans prévenir. Pas de noir, pas de rideau, seule l'arrivée de la comédienne nous indique que cela a débuté. Une heure de spectacle. 50 suppliantes sont incarnées par une seule et immense comédienne. Un talent incroyable. Ces suppliantes sont dans une cité grecque et demandent asile et protection. En effet, elles craignent l'arrivée de leurs frères Egyptiens. Peur d'être enlevées, violées et agressées dans leur corps et dans leurs âmes. Mireille Herbstmeyer incarnant les Suppliantes est soutenue par deux autres comédiens : Philippe Girard qui joue leur père et Frédéric Giroutru, le roi de la cité grecque. Cette pièce aborde des thèmes modernes importants : immigration, demande d'asile, violence faite aux femmes... tout en se déroulant dans une antiquité polythéiste. La traduction d'Olivier Py est riche et poétique. La qualité des comédiens est indéniable.

Ce projet d'un théâtre hors les murs est difficile à porter. A Clichy, la salle était pleine. Une grande majorité de femmes. Des femmes issus d'association d'insertion, d'alphabétisation, et de proximité. Avant de voir la pièce, elles se sont vues pour préparer cette confrontation avec Eschyle. Mais cette mise en scène et cette présence des comédiens au milieu du public est une réelle prise de risque. Sans rideau, sans noir, sans coupure entre la réalité et le début de la pièce... Surprise et rires. Des fous rires sont survenus régulièrement pendant cette tragédie. Sans comprendre pourquoi. Des rires qui ne gênent aucunement les comédiens mais la concentration des autres spectateurs. Une femme qui répond à son portable, d'autres femmes qui papotent... Ce n'est pas un public de collégiens de banlieue avec des avions qui volent, des bavardages et des mouvements dans les rangs... Pourtant, le contact avec cette pièce n'a pas été facile. Je me suis régulièrement demandé si le texte résonnait en ces femmes dont la langue maternelle n'est pas le français comme il résonne en moi.
Rires, fous rires... De la gêne ? De l'ennui ? il suffisait qu'une femme cache sa bouche, qu'elle bouge ses épaules et un effet de domino provoquait un fou rire sur cinq ou six femmes autour d'elle.

A la fin de la pièce, un pot était proposé. Nous avions la possibilité d'échanger avec les comédiens. Mais finalement, j'aurais préféré plutot discuter avec les autres spectatrices. Savoir comment elles avaient vécu cette soirée. Je ne savais pas quoi dire aux comédiens à part mon admiration pour leur travail et leur concentration. Mais il n'y aurait pas eu d'échange, alors qu'avec les autres spectateurs c'est toujours un plaisir de partager les sensations de cette soirée.

Voici les prochaines dates pour pouvoir échanger avec vous :
LUNDI 22 MARS                
à 12h30, Association Gombault Darnaud, Paris 17e
à 18h30, Collège-Lycée Saint-Louis, Viry Châtillon, 91

MARDI 23 MARS
à 12h30, CE Drac Ile de France, Paris 11e
à 20h, Centre d'animation La Jonquière, Paris, 17e

MERCREDI 24 MARS
Déjeuner, CE Opéra Bastille, Paris 12e
à 17h30, Lycée Saint-Louis, Paris 6e

JEUDI 25 MARS
à 13h, Lycée Henri Moissan, Meaux, 77
à 18h, Lycée Galilée, Combs-la-Ville, 77

VENDREDI 26 MARS
Déjeuner, CE Axens, Rueil-Malmaison, 92
à 17h30, Lycée Daniélou, Rueil-Malmaison, 92

SAMEDI 27 MARS
à 17h, Maison Rouge, Paris, 12e
                
LUNDI 29 MARS
à 16h30, Collège Maurice Utrillo, Montmagny, 95

MARDI 30 MARS
à 14h, Lycée La Tour, Paris, 16e
à 18h, INJA, Paris, 7e

MERCREDI 31 MARS
à 14h, Lycée Sévigné, Paris, 5e
à 19h,  Lycée Fénelon, Paris, 6e

JEUDI 1er AVRIL
à 13h30, Collège Couturier, Argenteuil, 95

VENDREDI 2 AVRIL
à 14h, Ecole Nationale de Commerce, Paris, 17e
à 20h, Collège Jean Zay, Bondy, 93
                
MARDI 6 AVRIL
à 12h et à 15h, École Active bilingue, Paris, 15e
 
MERCREDI 7 AVRIL
à 13h30, Lycée Charles de Foucauld, Paris, 18e
  
JEUDI 8 AVRIL
à 13h30, Collège Octave Gréard, Paris, 8e
à 19h30, Lycée franco-allemand, Buc, 78
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:14
Juliet Forrest fait appel aux services du détective privé Rigby Deardon pour enquêter sur la mort accidentelle de son père. Il commence son enquête à partir d'une étrange liste de noms figurant sous l'intitulé  : "les amis de Carlotta". Etait-ce un accident de voiture ? un assassinat ? Qui est Carlotta ? Pourquoi y a-t-il une liste d'amis et une liste d'ennemis ? Qui a voulu tuer un savant fabricant de fromages ?
http://storage.canalblog.com/34/84/131750/49053826_p.jpg
Réalisé par Carl Reiner, cette oeuvre en noir et blanc s'appuie sur quatre comédiens et des extraits de films connus. Steve Martin donne ainsi la réplique à Ava Gardner ou Humphrey Bogart par un procédé d'intégration d'extraits. Intéressante idée.

Film bizarre, un pastiche des films noirs des années 40 qui "incorpore" quelques grandes scènes du genre. Les raccords sont très bien faits. Véritable prouesse technique. Sur le site de l'Internaute, un article dédié au film se termine par des compliments : "un petit chef œuvre d'humour absurde qui devrait ravir à la fois les amateurs de films noirs et les fans de "Y a-t-il un pilote dans l'avion"." Les amateurs des films du genre "y a-t-il un pilote dans l'avion ?" à mon avis ne retrouvent pas les délires dans ce film. Il y a de l'humour, mais les gags ne sont pas aussi grotesques que dans la comédie avec Leslie Nielsen. Cette comédie précède (voire ouvre la voie) aux futurs films de cette série, sans s'inscrire totalement dans cet humour absurde et burlesque. Il utilise des effets comiques de façon plus légère et ponctuelle. Dès le départ, la rencontre des deux protagonistes se fait sur une base comique. La jeune femme tombe dans les pommes, le détective la rattrape, la secoue légèrement pour essayer de la réveiller, puis l'installe sur un canapé. Lorsqu'elle reprend ses esprits, le détective est en train de remettre ses seins en place, lui explique-t-il. Visuellement rien n'est exagéré tout est fait en légèreté, mais du coup, le rire n'explose pas. On s'amuse. C'est un peu ainsi tout le film, l'humour décalé nous amuse.

Autre critique intéressante : http://roroblog72.canalblog.com/archives/2010/01/27/16693489.html


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 17:42

La veille au soir, je m’endors en pensant à lui. Petit homme de quelques mois. Même pas 6. Se souviendra-t-il de moi alors qu’on ne s’est pas vu depuis… la moitié de sa courte vie ? Quelles vont être ses réactions ? pleurs ? peurs ? sourires ? ou pire indifférence totale ? Vais-je rester seule avec lui ? Y aura-t-il sa grand-mère ? Peu importe pour le moment, il faut dormir.

 

Sur le chemin pour aller chez eux, je pense. Est-ce que cela veut vraiment dire que je suis ? J’en doute. Je pense beaucoup sans être… C’est juste un esprit qui vagabonde.

 

Je ne suis pas seule. Sa grand-mère et son grand-père sont là après le départ de ses parents. Même pour changer la couche. Je trouve cela rassurant. Ce bébé est facile, souriant, mignon. Après son déjeuner et le changement de couche, on décide de le coucher. Calé dans sa poussette, il se laisse bercer et s’endort souvent ainsi. Mes mains se posent sur le guidon. Mes pieds se dirigent vers le centre ville. Je suis seule, il ne bouge pas. La sucette l’empêche d’émettre un quelconque son. Et moi j’avance dans ces rues que je connais si bien. Et là, une pensée m’entoure et m’angoisse. Et si une personne me reconnaissait ? Si elle ne me parlait pas, juste reconnaissait mon visage. Alors… Elle croirait… Mais non, ce n’est pas mon bébé. Je vous assure ! Non, je ne l’ai pas volé, c’est le fils de mon frère. J’imagine ce sourire moqueur face à ma réaction excessive et paniquée.

 

Du lèche-vitrine avec un homme. D'habitude, c'est un calvaire. Mais, là, endormi dans sa poussette, il ne semble pas s’impatienter. Bijoux, bagues, colliers... un peu plus loin, jupe, robe, sandales… Mon esprit finit par se calmer. Personne. Personne ne m’a reconnu. Personne n’a pu penser une seconde que j’étais maman. La poussette prend le chemin du retour.

 

Et là sans prévenir. Alors que je ne m’y attends plus. Un scooter s’arrête, se gare, son chauffeur descend, enlève son casque. Et c’est lui. Lui qui sourit, surpris de me voir ici. Lui avec qui j’ai eu des histoires tumultueuses. Lui qui a marqué à vie mon cœur. Il est là, à un mètre de moi. Je suis tétanisée. Mes angoisses reprennent. Punaise, pourquoi la seule personne que je rencontre c’est lui ?

De suite, il me demande : « tu promènes le petit de … » Je réponds que c’est celui de mon frère et nous nous penchons pour regarder ses beaux yeux bleus. Cet écart ne dure que quelques instants. Nous nous retrouvons face à face à un mètre l’un de l’autre, à raconter des banalités.

- Toi, ca va ?

- Fatigué, j’ai fait une heure de conduite ce matin, boulot, ce midi et re-belote ce soir…

- Ben dis donc, sacrée journée… Tu as vu ta copine le week-end dernier ?! C’était sympa ?

- Mouais

 

Je ne sais plus quoi dire. Je lui conseille de se reposer et on se quitte dans un malaise perceptible. Je le regarde. Ses yeux, sa barbe mal rasée, ses cheveux que j’ai si souvent caressés… C’était il y a 10 ans. A la fois si loin et si proche. Je n’ose pas lui dire. Lui dire qu’en ce moment, je pense souvent à lui. Surtout à cette remarque cinglante, cette claque verbale qu’il avait balancé pour me remettre à ma place. « Si tu voulais vraiment, tu le ferais ! C’est très facile de se procurer un flingue ! » A cette époque, tout comme aujourd’hui, nous étions deux paumés qui ressentions que douleurs et désirs. Désirs sexuels et désirs morbides. A-t-il raison ? Est-il si facile de mourir ? Alors que cela parait si simple de donner la vie...

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:43
julie-julia.jpgSortie en septembre 2009

Réalisé par Nora Ephron

Avec Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Chris Messina…

 

Synopsis d’Allociné : Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est encore qu'une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s'installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C'est alors qu'elle se prend de passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l'impression d'être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child - Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience...

 

Le film propose l'évolution des deux personnages en parallèle. De la découverte de la cuisine française à la publication d'un livre pour Julia. De la création d'un blog à la réalisation des 524 recettes pour Julie. Rien n'est simple. Difficulté en cuisine comme dans la vie. Mais la réussite est un régal. Un plaisir de goûter à la réalisation après tant d'efforts.

 

Meryl Streep a été nommée pour les Oscars 2010 pour son interprétation dans ce film. Elle est comme souvent impressionnante. Voix modifiée, attitude particulière...

 

Le film est inspiré d'une histoire vraie. Il ne faut pas oublier ce point pour apprécier à sa juste valeur ce film. En effet, si on le perçoit comme une fiction, on a envie de lui reprocher son manque de rebondissement et de suspens. Mais la vie est ainsi faite, par des difficultés, par des petites choses et des petites victoires. Cela en fait un film mignon et sympa.

 

Personnellement, j'ai été touchée et jalouse. Cela donne envie de prendre la place de Julie : avoir du succès avec la cuisine et le blog. Et là j'ai entendu : ben pourquoi pas ? Fais-le ! Essaie !

Sachez que les blogs n'ont plus la côte comme aux débuts des années 2000 où les blogs venaient de débarquer et avaient un essor incroyable. Maintenant l'internet déborde tellement de blog que ce ne serait plus possible. Dommage... En tout cas, le film mérite d'être vu.

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:05

Réalisé par Barbra Streisand. Diffusé vendredi soir sur RTL9. Film de 1997

 

C’est l’histoire de deux professeurs d’université très différents. Tout d’abord parlons de chacun des personnages avant d’aborder leur rencontre.

Gregory Larkin est un professeur de mathématiques, pas très passionnant. Il passe le cours le dos aux élèves avec l’énonciation de longues formules mathématiques. Sa vie sentimentale se résume à des histoires sans lendemain. Jusqu’au jour où il décide de se caser avec une femme de son âge avec qui il veut établir une grande complicité mais refuse toute relation physique. Il passe une petite annonce à laquelle répond la sœur de Rose.

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:dpw1Z1BQRCFWiM:http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/G618082133452.jpgRose Morgan, professeur de littérature, passe son cours face à ses élèves, les fait participer et rire. Elle se sent comme le vilain petit canard de sa famille. Sa sœur est belle, épouse l’homme que Rose aimait. Elle s’imagine finir vieille fille.

La rencontre entre Rose et Gregory s’appuie essentiellement sur la complicité. Ils se marient à l’étonnement de tout le monde mais Rose a du mal à comprendre l’attitude froide de son mari et essaie tant bien que mal à le mettre dans son lit. Va-t-elle y arriver ? ou bien le mariage est-il voué à être rompu ?

 

 

Il faut un certain temps pour accepter l’hypothèse de départ : un homme refuse au sexe pour trouver une vie de mari pépère. Une fois, ce postulat adopté, on s’amuse à voir l’amour platonique grandir. On souffre avec sa femme en manque de tendresse et de désir. Le tout dans un romantisme délicat. On sent que rien n’est évident dans cette situation. Remise en cause de l’amour, du sexe, des relations platoniques et des relations sexuelles. Mais aussi douleurs psychologiques du rejet, peur de ne pas plaire, peur de ne pas maîtriser son désir envers sa femme... Cela ouvre également des réflexions sur la recherche de reconnaissance auprès de la famille : mère et sœur dans le cas de Rose. Pointe de mélancolie sur le sentiment d’être un vilain petit canard, d’être la moche mais intelligente de la famille.

 

C’est mignon, romantique, touchant et émouvant. Ca résonne dans le cœur des jeunes filles en quête du prince charmant. Vous le rêviez sans sexualité ? Avouez que sans cela, il manque cruellement quelque chose. De plus, la morale du film appuie sur l’acceptation de soi, au-delà de sa famille et son homme.

 

En tant qu’œuvre, le film n’a pas de signature particulière. Si on n’accroche pas l’histoire, on risque de rester sur le carreau. L’histoire est assez bien ficelée et les personnages assez attachants, pour que vous vous laissiez embarquer  et que votre cœur s’emballe au grès de leurs aventures.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:43
Film inspiré d'une histoire vraie et réalisé par Gus van Sant.

L'histoire raconte l'ascension du premier homme politique revendiquant son homosexualité. Je dis revendiquant car rien ne dit que dans l'histoire des hommes politiques n'étaient pas homosexuels mais le cachaient. Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/66/51/71/19023209.jpgDe son arrivée à San Fransisco à son décès, l'histoire de cet homme est poignante. Rien de sentimentaliste, je vous rassure. Rien de violent non plus. Ce qui est sûr c'est que c'est revendicatif, pas de prosélytisme, mais plus un message de tolérance.
Pas de clichés non plus. La communauté homosexuelle est aussi disparate de la communauté hétérosexuelle. Différents looks, différentes positions politiques. Sans position gauche/droite comme en France, leur combat vise juste à ne pas être exclus ni sigmatisés.

Moins stylé que d'autres films de Gus van Sant, Harvey Milk est porté par la remarquable interprétation de Sean Penn. Il est méconnaissable. Il incarne ce personnage sans caricature, avec finesse et justesse. Le prix d'interprétation qu'il a reçu est absolument mérité. Il a été contesté par certains espérant voir Mickey Rourke récompensé pour son rôle dans the Wrestler, mais très franchement Sean Penn est incroyable. Il ne faut pas oublier les autres acteurs, très bons également.

C'est une belle histoire et un beau film.

A acheter en DVD !
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