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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:15

Jacques Tati est un poète. C'est évident. Playtime ne déroge pas à la règle. A la fin du film, on comprend que la caméra suit d'une part un groupe de touristes américaines et d'autre part Monsieur Hulot. Le film dure près de deux heures et subit quelques longueurs.

Le film est découpé en six séquences : l'aéroport, les bureaux, l'exposition des inventions, les appartements-vitrines, le restaurant et le carrousel des voitures. Dans chaque séquence, il y a des moments trop longs, des moments très poétiques et un peu drôles. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Les touristes visitent Paris. Monsieur Hulot a rendez-vous dans les bureaux. Ils se retrouvent tous dans le restaurant. Les images sont très travaillées avec les reflets des monuments dans les portes vitrées. Les dialogues, dans la version que nous avons vue, n'étaient pas mis en valeur.

On sort de la séance, un peu mitigé. On trouve la patte de Jacques Tati, mais on ne trouve pas la fantaisie qu'on a aimé dans Mon oncle, un jour de fête ou les vacances de Monsieur Hulot. C'est comme si le réalisateur s'était perdu en se concentrant trop sur les décors. On a l'impression que seuls les images des décors et les sons des accessoires importent dans le film. Mais cela ne suffit pas pour en faire un bon film. Dommage...

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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