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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 09:49

jeusansconsequence.jpgFilm de Bernard Rapp sorti en 2004 avec Sandrine Kiberlain, Yvan Attal et Jean-Paul Rouve.

 

Comme d'habitude, je vais aborder la forme et le fond. Et pour une fois, je vais commencer par la forme. Le film a été réalisé par Bernard Rapp, journaliste de télévision et réalisateur de film. Il a notamment fait tourner Bernard Giraudeau dans Une Affaire de goût, film que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a fait pensé qu'il était un bon réalisateur. Un petit jeu sans conséquence peut s'apparenter à une comédie légère basant son histoire sur un quiproquo. L'histoire se déroule sur un seul lieu : la maison d'enfance de Bruno, joué par Yvan Attal. Il faut en conséquence au réalisateur utiliser des travelling et cut pour passer de pièce en pièce et de scène en scène. Bernard Rapp n'a pas utilisé de façon outrancière la musique de fond ni les effets visuels. Le film a rendu très beau.

 

Sur le fond, c'est l'histoire de Bruno et Claire vivant une histoire d'amour depuis 12 ans. Le film raconte une journée, celle où la mère de Bruno quitte la maison d'enfance. Une journée de déménagement et de pique-nique en même temps. Mais Claire commence la journée en disant "pour rire" à Patrick qu'ils étaient séparés. D'où le quiproquo, parce que la séparation n'a pas eu lieu et que toute la journée, la famille et les amis présents réagissent à une séparation qui n'existe pas. Les langues se délient et les révélations surviennent !

Quelques rôles secondaires sont un peu caricaturaux : Patrick, Axelle, un couple d'amis, une amie de la mère de Bruno, ont des caractères très stéréotypés.

Le jeu du trio Attal, Kiberlain et Rouve est très bien interprété. Par contre, je ne suis pas fan de l'interprétation de Marina Foïs, il me semble qu'elle fait souvent le même jeu.

 

Même le fond du fond du problème : ce fameux "jeu" ! On dit quelque chose qui nous échappe et on se justifie en disant que c'était pour rire. Euh... Pour rire ? Mais est-ce vraiment drôle ? Est-ce une blague ? En quoi peut-on appeler cela de l'humour ? Cela m'amène à parler de cet humour un peu particulier que certaines personnes pratiquent et que je ne saisis que très rarement. Les mensonges pour rire. On raconte des histoires, on blesse les gens... Mais c'est pour rire. Dans le film, un ami dit à Bruno "Vous êtes à nouveau ensemble ? Tant mieux, tu ne viendras chialer tous les soirs..." Pas sympa, mais c'était pour rire. C'est de l'humour. Mais cela fait rire qui ?

Très souvent, des collègues, mes amis, mon amour font ce genre de blague. Et je leur demande toujours pourquoi et en quoi c'est drôle, vu que personne ne rit. Cela me donne l'impression que cette expression "c'est pour rire" est une excuse à toutes les réflexions désagréables qu'on peut faire. Le pire, je crois, c'est quand ma mère fait des réflexions violentes en précisant que c'est pour rire. Mais ca fait rire personne au contraire, ca me fait pleurer. Donc ce petit jeu de blagounettes n'est vraiment pas sans conséquence. C'est d'ailleurs ce que ce film montre.

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 11:14

swansea.jpg

Présentation de l'éditeur :

Où l’on retrouve Robin Llywleyn, l’improbable héros de Dernier train pour Llanelli (L’Esprit des Péninsules, 2005). Histoire de financer sa descente vers les bas-fonds de l’alcoolisme, notre détective privé accepte un travail de filature pour une certaine Becca Blethyn - aussi riche que dérangée, avec notamment une légère tendance à prendre ses désirs pour des réalités dans le domaine amoureux. Et c’est précisément sur un de ses "prétendants" qu’elle charge Robin de garder un oeil. C’était sans compter sur les deux frères de la cliente : Tomos, plutôt du genre violent, et James, qui règne sur le marché local de la sécurité. Dans l’un ou l’autre cas, la dernière personne que vous souhaiteriez croiser dans une ruelle déserte au milieu de la nuit. Et quand les frères en pétard lui rendent une petite visite, Robin conclut avec eux un accord que n’aurait jamais accepté un homme plus digne de ce nom ou plus... sobre.

 

Je ne connais pas l'auteur, Robert Lewis. J'ai choisi ce livre pour sa couverture, me faisant supposant un roman policier. Quelle déception ! Pas d'intrigue policière, ni meutre, ni suspens. Je dirais même plus, je me suis ennuyée. Je ne sais pas si il faut blamer l'auteur ou le traducteur pour un style aussi lourd et pesant. Phrases assez plates et situations vraiment sans intérêt.

 

Le personnage prinicipal est un alcoolique qui se dit détective privée. Il est ami avec un cocaïnomane. Et se retrouve dans quelques petites galères. Chacun sa drogue, chacun sa dépendance. Le livre parle essentiellement de l'alcool et de ses beuveries. Qu'il se permet étant en phase terminale d'un cancer. Il n'a plus rien qui le retient. Sauf vers la fin du roman, où il envisage quelques temps un traitement qu'il va très vite abandonner.

 

Je me suis vraiment forcée à terminer ce roman. Espérant que la fin m'intéresserait. Et c'est vrai j'ai eu l'impression d'avoir un peu d'action vers la fin. Mais franchement, c'est pas du tout le genre de bouquin que j'apprécie. J'ai vu sur internet qu'il y avait des amateurs de ce type de littérature. Quand je n'aime pas le style, que je n'aime pas les personnages et que l'intrigue m'ennuie, j'aurais du mal à le conseiller. Mais chacun ses goûts, n'est-ce pas ?

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 11:15

illusionniste.jpgC'est un gilm d'animation créé à partir d'un scénario inédit de Jacques Tati. Sylvain Chomet, créateur des Triplettes de Belleville, met ici en scène le personnage de Tati avec ses maladresses et sa tendresse.

 

Le film raconte l'histoire de Tatischeff, magicien en 1959, une période où les artistes comme les illusionnistes, trapézistes, clowns ou ventriloques ne trouvent plus leur place. Il part en Angleterre pour essayer de trouver d'autres contrats. Son spectacle rencontre un grand succès dans un bar sur une île écossaise. Mais une jeune fille va le suivre à Edimbourg et s'incrustait dans sa vie. Elle imagine que le succès rencontré dans ce bar et partout pareil. Alors que l'illusionniste a du mal à joindre les deux bouts...

 

Comme pour les Triplettes de Belleville, le film contient très peu de dialogues et une musique. Par contre, les deux films ont un rythme très différents. L'illusionniste est plus lent et réaliste. Les dessins de Sylvain Chomet nous font entrer dans son univers. J'avoue qu'ils m'ont fait penser un peu à l'ambiance des jeux du Professeur Layton. J'aime bien ces dialogues rares, marmonnés et incompréhensibles. Ca rappelle le monde des clowns et du mime. Cela va très bien au film.

 

Par contre, le scénario est un peu triste, je trouve. Comme un forain, il va de ville en ville et s'en accommode. Jusqu'à ce qu'une jeune fille s'impose à lui. Elle demande un nouveau manteau, des nouvelles chaussures... Il va devoir trouver des petits boulots pour subvenir à ses "besoins". Bon j'avoue, cette fille m'a agacé, j'avais envie qu'elle ne lui fasse pas perdre ses illusions. Elle m'agaçait à s'extasier devant les vitrines de belles robes. Mais tu n'as qu'à bosser ! Non mais... Bon calmons-nous...

 

C'est un joli film. Et pourtant, je préfèrerais revoir les Triplettes de Belleville ou un classique de Jacques Tati. C'est un film à découvrir si on aime déjà Sylvain Chomet et Jacques Tati.

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 15:51

the_shop_around_the_corner.jpg

 

Film de 1940 réalisé par Ernst Lubitsch, aussi connu sous le titre français de Rendez-vous. Comme souvent le titre original est plus juste que la traduction un peu bancale.

 

L'histoire se situe à Budapest dans un magasin de maroquinerie détenu par M. Hugo Matushek. Son bras droit Alfred Kralik a répondu à une petite annonce qu'une jeune femme avait postée pour avoir une correspondance intellectuelle et culturelle. Leurs lettres dans un premier temps très formelles vont devenir plus amoureuses. Entre temps débarque dans le magasin Klara Novak qui ne s'entend pas du tout avec M. Kralik. Une relation comme chien et chat. Jusqu'au moment où Kralik se rend compte que sa correspondante n'est autre que Klara... Comment faire ?

 

L'histoire rappelle quelque chose... Hé oui, le film de 1998 avec Meg Ryan et Tom Hanks Vous avez un mess@ge est une adaptation de ce vieux film en noir et blanc.

 

Ce film de 1940 est un petit bijou. Située en Hongrie, l'histoire présente une réalité sans chichi, ni faux semblant: chômage, relation patron/employés, relations humaines et amoureuses... J'ai adoré le fait qu'aucun des personnages ne soient caricaturés à l'accès. Chacun représente un type de personnages, mais avec finesse et justesse. Le milieu professionnel est aussi bien dépeint avec les formules de politesse proches parfois de l'hypocrisie envers le big boss. Dans les rôles titres, on retrouve James Stewart et Magaret Sullavan. Ils donnent une dimension universelle à leur rencontre. C'est à dire qu'ils ne sont pas des stars sûres d'elles-mêmes, mais des êtres humains pleins de doute.

 

En plus de raconter une histoire touchante et réaliste, Ernst Lubitsch nous la narre avec des images belles, une lumière toujours impeccables et une direction d'acteurs au plus juste. Bon faut que j'arrête, ca fait trop d'éloges et on va finir par ne pas me croire.

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:36

Samedi, après avoir préparé la pâte pour les galettes, nous nous sommes attaquées au dessert. Nous, mais qui nous? Ah, je ne vous ai pas dit... J'ai été invitée à passer le week-end chez une collègue qui est devenue une très bonne amie. Le soir, elle recevait ses parents. Elle avait prévu des galettes et un tiramisu aux fraises en dessert.

 

La recette a été trouvée sur l'internaute :

 

http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/343909/9354200516/tiramisu-aux-fraises.shtml

 

Pour 4 personnes :

  • 2 oeufs
  • 180 g de mascarpone
  • 180 g de sucre
  • 200 g de biscuits roses de Reims émiettés
  • 200 g de fraises coupées

1. Battre les jaunes d'œufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.

2. Ajouter le mascarpone et fouetter longuement afin d'obtenir une texture crémeuse.

3. Dans un récipient à part, monter les blancs d'œufs en neige ferme et les incorporer délicatement à la préparation à base de mascarpone à l'aide d'une maryse afin de ne pas casser les blancs.

4. Déposer une couche de biscuits roses de Reims au fond de la verrine. Ajouter une couche de crème mascarpone, recouvrir de fraises et recommencer l'opération une fois. Terminer en saupoudrant de biscuits roses émiettés.

 

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Une grande différence, nous n'étions pas 4 à dîner mais 7, enfin 5 adultes et 2 enfants. Donc on n'a pas pu simplement multiplier les quantités par deux. il a fallu improviser. On est parti sur une base de 300 g de mascarpone et 300 g de sucre avec 4 oeufs. Juste une spéciale dédicace à Nadège qui a une manière bien à elle de séparer les jaunes des blancs... Pendant qu'elle a monté les blancs en neige, je me suis occupée de mélanger les jaunes avec le sucre. J'ai ajouté le mascarpone et incorporé pour finir les blancs en neige.

 

Arrive le moment redouté (par moi en tout cas) : la présentation. Une précision pour commencer : les verrines étaient évasées. Donc le biscuit émietté au fond ne s'est pas fondu dans la couche de mascarpone qui l'a recouverte. Deux couches de biscuit avec les fraises. Une nouvelle couche de mascarpone et pour finir avec du biscuit émietté. On aurait pu (ou dû) ajouter des fraises sur le dessus.

 

Allez, hop, Nadège essaie tant bien que mal à trouver de la place dans le frigo. Dégustation le soir même (4h au frigo, c'est bien). Comment dire ? c'était ... euh... C'était... Dé-li-cieux ! Je kiffe! Le seul regret que j'ai c'est de ne pas les avoir pris en photo ! Je vais être obligée d'en refaire pour poster des photos... oh mince alors...

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:51

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 13:29

Plus que 15 jours... Juste le temps d'organiser le déménagement et de dire "au revoir" à tous ceux qui m'ont entouré pendant mon séjour sur Paris.

 

Cela a commencé lundi soir, pendant la soirée de fin d'année de la troupe de théâtre. Une soirée fort sympathique. Nous avons parlé du jeu, des personnages, des difficultés et des plaisirs rencontrés pendant l'année. Deux approches différentes avec deux pièces de styles différents. Feydeau vs Aristophane, marivaudage vs conte politique. 

 

Peu de personnes présentes savaient que j'allais quitter la troupe et quitter la ville. Nous avons surtout échangé sur les anecdoctes de théâtre. A 22h, il a fallu vider la maison des Associations et la soirée s'est prolongée dans les allées Gambetta. Le vin coulait à flot et les chips craquaient autant qu'elles le pouvaient. Les rires fusaient et les langues se déliaient. Nous sommes arrivés à parler de choses plus personnelles. De la vie, de l'amour, du mariage, du divorce, des enfants, de la famille et des soeurs et des frères. Et le sujet qui finalement nous touche tous : les parents. Des parents envahissant, des parents blessant, des parents oubliant de nous voir grandir, des parents absents....

 

C'est troublant. Emouvant. Touchant. Troublant de sentir qu'on est tous des enfants. Emouvant de se sentir proche de quelqu'un qui a 19 ans de plus que moi. Touchant de voir à quel point en quelques mois nous avons grandi. Et au moment de se souhaiter "bonnes vacances", elle a appris mon déménagement et fut surprise et déçue. "J'ai eu un vrai coup de foudre". La vie est parfois terriblement bien faite et mal faite. Je rencontre des hommes et des femmes qui me marquent et me touchent. Pourtant, je décide de partir à 700 km. Ils vont tous me manquer, les oiseaux, les humains, les maris et les femmes trompés, tous ces personnages dramatiques autant que leurs interprètes. Ils m'ont ému et j'emporte avec moi une partie de cette troupe de théâtre.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:52

La journée commence étrangement... Je ne connais pas l'heure du rendez-vous. Que faire? Je me base sur des suppositions. Cela ne me réussira pas vu que je suis arrivée avec 45 minutes de retard. Méga-oups... J'ai tout raté du bilan de la veille. J'ai demandé à une comédienne de me faire un topo ce qu'elle n'a manqué de faire. Je suis juste arrivée pour l'échauffement.

 

C'est LA dernière ! Le trac monte. Je sais qu'une autre partie de la famille est venue. Dans le public, il y a ma mère, ma grand-mère, ma tante, mon oncle et mon cousin. Ca met une autre pression. A part ma mère, aucun ne m'avait jamais vu sur scène. Mais j'ai conscience de leur exigence et c'est un peu angoissant. Et pourtant j'ai envie de m'amuser. C'est LA dernière.

 

Vu l'histoire du skate de samedi, il faut vraiment éviter de blesser quelqu'un. Du coup l'envoi du skate s'est passé plus en douceur. Par contre, j'ai beaucoup plus accroché sur le texte, j'ai sacrément bafouillé. Sans oublier de pousser la voix et d'articuler. J'ai senti la voix partir dans les aiguës sur mes premières répliques. Puis j'ai essayé de reprendre le contrôle et de ne pas me laisser dominer par le trac. Et ce que j'ai trouvé comme astuce, c'est de ne pas oublier d'incarner l'oiseau. Effacer la voix de Julie pour trouver celle de Térée la Huppe et cela a plutôt bien marché. La pièce a continué sans couac, quelques bouts de textes oubliés par ci par là. Puis le deuxième personnage, le philosophe entre en scène. J'avoue être un peu troublée par un comédien qui dit deux fois la même réplique mais tant pis j'enchaîne. Sortie et changement de costume pour le 3ème personnage. LE personnage qui me fait craindre des reproches des spectateurs que je connais. Un Dieu barbare. Mais il m'amuse tellement... Alors oublions qui est dans la salle et lâchons le côté barbare ! Et là, on file remettre le costume du premier personnage pour le final.

 

Applaudissements fournis. C'est vraiment agréable. Je suis ravie de cette représentation. Je me suis amusée, lâchée et pourtant j'ai vraiment commencé le spectacle avec un grand trac. Pendant l'entracte, les spectateurs sont invités dans la cour à boire un coup. Cela a été l'occasion de discuter avec ma famille. Ils ont apprécié. Je me souviendrais longtemps de ces quelques secondes où j'ai présenté ma mère à la metteuse en scène. J'ai vu son regard plein de fierté et cette poignée de main qui en dit si long et qui a duré si peu. Ma mère a dû repartir pour prendre son train et je suis allée voir le Feydeau. Et alors là... mais quel bonheur ! Les comédiens ont été absolument extraordinaires. Vraiment, ils ont explosé sur scène. Encore des petits imprévus : un des comédiens a retiré sa moustache qui ne tenait pas et a déclaré "on fera sans". Un sacré fou rire et la pièce a continué sans problème. Quelques textes oubliés (normal...). Mais franchement j'ai été bluffée ! Bravo à toute la troupe ! Je n'ose pas citer l'un ou l'autre des comédiens car ils ont tous sans exception été très bons !

 

Finir sur une représentation de cette qualité avec un public chaleureux, c'est vraiment l'idéal. Un plaisir du jeu partagé avec les spectateurs.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 23:18

Samedi, le rendez-vous était à 16h30. J'ai passé la matinée et le déjeuner avec mon père, ma belle-mère et ma demi-soeur. Ils se décidèrent à partir vers 15h pour aller voir la Tour Eiffel, un dernier monument parisien avant de voir le spectacle de théâtre le soir et de repartir le lendemain en Provence.

 

J'arrive et m'assois par terre à côté d'autres comédiens de la troupe. On débrieffe la veille. Et on revoit une des scènes qui n'avaient pas fonctionné. Ils ont dû la jouer une dizaine de fois avant que cela roule enfin. Comme j'étais la seule à ne pas participer à la scène, je me suis permise (sans demander d'autorisation) à faire des corrections de texte et de placements. Puis j'ai entendu "tiens, nous avons droit à un deuxième metteur en scène". Cela m'a refroidi. Sacrément refroidi. Pas de vexation mais juste des souvenirs, une sensation de déjà-vu désagréable. Alors, je me suis limitée à donner le texte que lorsqu'on me demandait de compléter les trous de mémoire. On a revu une scène où je jouais pour se rappeler de tous les déplacements.

 

Répétitions terminées. Une seule question reste : est-ce qu'on dîne ? ou pas ? Finalement comme la veille, je me suis contentée d'une simple banane. Ne pas alourdir l'estomac avant le spectacle. Le temps passe à une vitesse... L'échauffement arrive. On démarre par se détendre avant de s'échauffer et de faire travailler l'articulation. Ba be bi bo bu, pa pe pi po pu, xa xe xi xu xo... 

Plus qu'une trentaine de minutes avant l'heure fatidique, juste assez pour enfiler le costume et se maquiller. Des étapes importantes pour faire naître le personnage au fond de soi.

 

La pièce peut enfin commencer ! Quels vont être les imprévus de cette représentation? J'entre en oiseau assis sur un skate. Dès que je me lève, je pousse le skate du pied pour qu'il reparte en coulisses. Malheureusement, je mets tellement d'énergie à repousser le skate qu'il tape contre le mur et re-rentre sur scène. Intelligemment, deux comédiennes en coulisse ont le réflexe de le récupérer (et préalablement celui d'éviter de le prendre dans les pattes). La pièce se déroule sans trop d'encombres. Sauf à la fin d'une réplique, une sorte de blanc s'installe. On se demande ce qui se passe. Une réplique lancée par hasard finit par relancer la mécanique et la pièce repart de plus belle. Je change de costume pour le deuxième personnage puis un autre costume pour le troisième. Quelques accrochages sur des mots et enfin, je cours et file et vole pour le dernier passage en scène.

 

Le public applaudit plus qu'hier. Et mes sensations sont plus agréables que pour la première. De la joie et de l'amusement. A la sortie j'ai eu le plaisir de voir mon père, sa femme et ma soeur accompagnés de mon chéri et de ses parents. Le courant a l'air de passer entre eux. En fait, cette scène non prévue au programme m'a fait un plaisir fou. Et le bonheur ne s'est pas arrêté là. Pendant la deuxième partie de soirée, j'étais assise entre ma soeur et mon copain. Ma soeur a été très souriante et câline. Etrangement les comédiens du Feydeau n'étaient pas aussi bons que le vendredi soir. Juste une histoire de concentration à mon avis. Mais les spectateurs qui découvraient le spetacle pour la première fois ont ri et apprécié. Reste plus qu'une représentation dimanche !

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 15:20

Et voilà le jour J est arrivée : vendredi 2 juillet. Rendez-vous l'après-midi pour les derniers repérages. Nous avons fait une allemande, une répétition où nous revoyons seulement les déplacements sur la scène sans texte, juste quelques mots-clés.

L'heure s'approche tellement vite. Il est temps de s'habiller. En costume, la metteuse en scène nous fait un échauffement de la voix et du corps. Direction alors le maquillage. Nous voilà prêt. On entend le public s'installer. Et c'est parti.

 

La chaleur est accablante. Tous les comédiens suent à grosse goutte. A ma première sortie, je marche sur un objet qui me fait mal au pied droit, tant pis on continue. Je me change le plus vite possible et me place pour attendre mon entrée. Et là je ne comprends pas tout ce qui se passe. Une comédienne n'est pas sortie au bon moment. Je sens un trouble sur scène sans rien comprendre. Je joue le deuxième personnage et je refile en coulisse pour le troisième personnage. Tout roule. Je m'amuse avec ce Dieu barbare. Je sens que ca fait rire le public et ca m'éclate. Dernier tour en coulisse pour remettre le costume du premier personnage. Dernier passage en coup de vent avant les saluts. Applaudissements peu fournis... La chaleur a-t-elle assommé les spectateurs ? Se sont-ils ennuyés ?

 

Dans les loges, je comprends que le rôle principal a sauté une longue scène. Les comédiens ont réussi tant bien que mal à reprendre le fil de l'histoire. En coulisse, je range quelques affaires avant de descendre rejoindre les spectateurs pour le pot de l'entracte. Et là, j'étais en attente des réactions. Quelques félicitations. Un monsieur m'a dit qu'on entendait pas toujours ma voix. Le premier personnage ayant un bec, je porte un masque qui étouffe la voix. J'ai donc encore des efforts à faire pour bien articuler et pousser la voix au maximum.

 

Les sensations de la scène m'ont semblé très différentes de la dernière fois où j'ai joué. Pas de trac excessif ni de joie explosant à la fin. Au contraire... Tout m'a paru plus calme. Ce soir, un public plus nombreux est prévu. Le spectacle sera sûrement différent. Est-ce que mes sensations le seront ?

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