Face à la mort, l’homme a commencé par avoir peur. Il s’est forgé une âme, des fantômes, un paradis, une vie après la mort et autre nirvana. La foi chrétienne s’appuie sur la résurrection du christ, fils de Dieu et sur l’existence d’un enfer et d’un paradis pour parler de la mort. Les bouddhistes nous parlent de réincarnation. Pourtant la seule certitude que l’homme peut avoir c’est qu’un jour son corps va s’arrêter de vivre.
Face à la mort, les réactions de peur ont évolué vers la bravoure. La mort est défiée et la vie devient une victoire.
Mais de nos jours, la mort semble désirée, voulue voire espérée. On se drogue, on se fait mal, on se coupe, on se pend… Pourquoi la mort choisit tel individu et pas tel autre ? Pourquoi celui-là veut vivre et ne peut pas et tel autre souhaite mourir mais d’autres meurent ?
La mort fait-elle encore peur ? Peut-être à ceux qui souhaitent vivre. Pour les autres, c’est la vie qui fait peur. Angoisse de devoir se lever le matin, de faire des choix tout au long de la journée…
Mais la mort ou la vie ne résultent pas de choix individuels ou collectifs. Il y a une large part à laquelle l’homme n’y peut rien. Il aimerait pouvoir tout maîtriser. Ou expliquer ces "choix" comme voulu par un Autre. Pourtant la Nature n'est pas décisionnaire. Et l'homme doit accepter de subir.