On commence par éplucher et tailler trois échalotes. Les yeux piquent et les larmes coulent. Elles sont punies dans la poêle avec de l'huile de tournesol. Elles se font envahir par le riz qui
arrive en pluie dans la poêle. Le riz s'exprime avant de prendre une saucée aromatisée au bouillon de viande. Il nage, plonge et virevolte dans ce bouillon. A vue d'œil, il manquait du riz, le
cerveau embrumé croit choisir la bonne boîte mais au moment de verser, c'est du quinoa qui rejoint le riz dans la poêle... Oups! Allons-y gaiement, osons le mélange.
Rajout d'eau et de macédoine, plus on est de fou, plus on riz! Alors des saucisses coupées en morceau viennent finaliser l'orchestre. Manque plus que le curry pour relever le goût et
lancer le concert! Les yeux voilés choisissent l'épice mais voient dans la poêle une poudre plus foncée. Le nez détecte une odeur différente. Bizarrement, ce n'était pas du curry mais du cumin
qui a finalisé le plat. D'erreur en erreur, le risotto au curry s'est transformé en un plat assez surprenant et succulent à mon goût.
Hier soir, l'idée était de faire un risotto au curry. Vu l'état de fatigue et un début de grippe naissant, le plat au final ne ressemblait pas vraiment à l'idée de départ.