Texte de Florian Zeller, La mère parle d'une famille composée de deux parents et deux enfants. Un garçon et une fille. Mais les enfants sont grands. Les parents sont seuls à la maison. La mère semble avoir perdu la raison. Elle soupçonne son mari d'adultère, veut que son fils revienne à la maison et quitte sa copine pour rester avec elle. Elle se sent si seule. Elle n'est plus mère à son domicile, elle n'est plus que l'épouse.
Sur scène, elle est incarnée par Catherine Hiegel. Et le rôle lui va si bien. Un rôle grave, comique et tragique. Le mari joué par Jean-Yves Chatelais s'absente de plus en plus, ce qui rend sa femme de plus en plus fragile. J'ai moins apprécié le jeu des deux jeunes gens que j'ai trouvé moins profond et moins réaliste.
Je n'ai pas été emballée par cette pièce. J'ai cru lorsque les deux comédiens ont rejoué la même scène pour la première fois que c'était une représentation d'un autre famille. Il a fallu discuter avec mon compagnon pour comprendre que c'était la même famille, mais avec un point de vue différent. Certaines scènes étaient fantasmées par les délires de la mère. Comme je n'ai pas ressenti grand chose pendant le spectacle, je n'ai pas non plus saisi le sens que voulait donner l'auteur. En voyant l'affiche, je pensais que le spectacle était un seul en scène où Catherine Hiegel allait nous mener dans la souffrance d'être mère. Finalement, on a une répétition des scènes sans qu'il soit clair d'où vient ce hoquet. La mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo est simple avec une séparation entre le devant et l'arrière de la scène. Peu de décor. Peu de travail sur la lumière. Même si le déplacement des personnages est bien géré, il n'y a pas selon moi, d'apports de la mise en scène pour comprendre le sens de ces mots.
Et puis finalement, si on résumait la thèse, on pourrait dire que l'amour d'une mère est parfois étouffant autant pour elle que pour ses enfants. En fait, cela n'a rien de nouveau. J'ai tout de même beaucoup aimé voir Catherine Hiegel sur scène.