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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 18:32

Créé en 1981, le spectacle Cats a marqué la carrière d'Andrew Llyod Webber. Il s'inspire des textes de TS Eliot pour écrire cette pièce. Les reproches que je ferai à cette pièce viennent de l'oeuvre original et non de la production française proposée en octobre 2015 à Mogador. Il faut dire que la production française de 2015 ne diffère quasiment pas de la version londonienne. Comme la pièce s'inspire d'une compilation de texte, le spectacle manque de cohérence. On résume l'histoire par ces quelques lignes : lors du bal des chats, l'un d'entre eux est désigné pour renaître de ses neufs vies. En réalité, on peut à peine compter deux à trois scènes sur ce sujet. Mais 80 % du spectacle est en fait la présentation d'un chat après l'autre : le chat Macavity, le chat du train, le gros matou etc etc...

Il y a de jolis moments. J'ai adoré Macavity, assez jazzy. J'ai ri lors de la présentation de la bagarre entre les chiens. Mais le tout est beaucoup trop long. Certains morceaux musicaux m'ont fait froncé les sourcils. Et surtout, je n'ai jamais été émue. Certaines spectatrices ont été touchées par "Ma vie", la version française de "Memory". Pas moi. C'est joli. Pas émouvant. Par contre, nombreux spectateurs dont je fais partie, nous n'avons pas tout compris du texte en français. Cette version 2015 propose une adaptation française écrite par Nicolas Nebot et Ludovic-Alexandre Vidal. Ma plus grande crainte avant de voir le spectacle était liée au texte francisé. En fait, c'est plutôt bien écrit, joliment mis en chanson et en rythme. Mais comme des parties sont chantées en choeur, comme d'autres parties sont chantées façon lyrique, on perd le sens du texte. Ce n'est pas très fréquent mais cela reste dommageable. Parlons maintenant des chorégraphies. Ils volent, dansent, font des sauts dans tous les sens. Il y a même des claquettes. C'est beau... même si je ne vois pas des chats sur scène. Les gestes s'apparentant à ceux de félins sont assez rares. Trop rares. Mais ça aussi c'est dans la version britannique ainsi. Et puis quand ils sont debout avec leurs bras légèrement écartés, on ne voit pas du tout un chat. Le décor est celui de la production londonienne, avec la représentation d'une décharge, des lumières bleutées pour figurer la nuit au clair de lune. L'intégration dans Mogador est très bien faite et ingénieuse. Les costumes sont très jolis, avec un grand travail sur le maquillage.

Je suis sortie du spectacle, mitigée. Je fais beaucoup de critiques mais je ne déteste pas. Des moments beaux alternant des moments ennuyeux. Une histoire qui ne tient pas le spectacle de bout en bout. J'ai pensé que vu le sujet, on aurait pu y emmener des enfants, mais c'est beaucoup trop long pour des petits. On sort de la salle avec le sourire, on a ressenti du plaisir, mais je comprends pourquoi Cats n'a jamais eu le soutien des critiques mais seulement du public.

Poupée issue de CATS

Poupée issue de CATS

CATS à Mogador, octobre 2015

CATS à Mogador, octobre 2015

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:02

Ce jeudi 24 septembre 2015, au théâtre du Nord-Ouest était proposée une lecture de la pièce de Jeanne Sialelli intitulée "N'en parlons plus... Veux-tu?". Comme je n'ai jamais assisté à une lecture, je m'attendais à voir les deux comédiens assis avec leur texte, comme dans une des répétitions d'une pièce de théâtre. En fait, ce n'est pas tout à fait cela. Le texte est bien entre les mains des comédiens, mais il y a également une mise en lecture proposée par Jean-Claude Sachot.

Au coeur de la scène, il y a une table, quatre chaises et sur chaque côté du devant de la scène deux pupitres de chant. En fait, ces quelques éléments de décor forment un wagon de train avec compartiment. Comme dans les trains de nuit, où deux banquettes face à face. Les pupitres représentent les fenêtres dans le couloir où les voyageurs fumaient dans les années 80. Le train part de Paris pour aller à Brive-la-Gaillarde. Seules deux personnes partagent ce compartiment. Elle, bavard, dynamique, vit un moment fort dans sa vie, elle vient de quitter son mari violent pour se réfugier chez une amie. Lui, calme, plongé dans ses dossiers, prépare un procès. Elle est séduite, il reste de marbre. Mais 4h de train c'est long et il s'en passe des choses... Les rôles changent. Vont-ils se revoir ? Vont-ils s'aimer ?

Laurence Dourlens et Renaud Marx sont les interprètes. Le texte ne semble absolument pas être lu mais bien incarné. J'étais sensible aux voix des comédiens. J'avais l'impression de connaître leurs voix, de les avoir entendu comme voix de doublage. Après vérification, ils ont, tous les deux, doublés de nombreux films, séries et téléfilms. Dans cette lecture, la voix off est utilisée pour les parties les plus intimes des pensées. Les pensées sont également partagées directement avec le public.

La salle était pleine. Et les applaudissements et bravos ont été abondants à la fin de la représentation. J'espère qu'il y aura d'autres occasions de faire entendre ce texte. C'était une belle soirée. Félicitations à l'auteur, pour un texte passionnant, écrit avec tendresse, justesse et suspens. Pour ceux qui ont envie de lire ce texte de Jeanne Sialelli, le texte sera publié le 26 septembre 2015. Et puis, elle a d'autres textes à vous faire découvrir...

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 22:33

J'ai décidé d'aller voir ce spectacle juste après avoir vu l'affiche. J'ai trouvé le titre drôle et les costumes assez frais avec ce rouge et ces pois. J'imaginais que ce serait une sorte de comédie musicale. En fait c'est un spectacle de chant avec une dose de théâtralité. Les trois chanteuses nous racontent leurs histoires en chanson. On découvre ainsi du swing en français. D'après mon voisin, il y a quelques textes de Boris Vian. Mais j'avoue que je connaisse seulement "je suis swing" de Johnny Hess parmi toutes les chansons proposées. Les trois chanteuses forment un trio drôle avec leurs mimiques et leurs interactions. J'ai eu mal aux zygomatiques en sortant parce que j'ai passé la soirée à sourire ou à rire. C'est un beau spectacle que je recommande aux amateurs de la Belle Epoque et des années 30-40.

The swinging poules jusqu'au 10 octobre 2015 à l'Alhambra, 21 rue Yves Troudic, 75010 Paris

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 21:11

Ecrit par Remy Giordano, cette histoire post-apocalyptique est très touchante. J'adore dans la Science-fiction être bouleversée et être poussée à réfléchir. C'est le cas pendant cette pièce de théâtre. C'est la première fois que je vois une pièce de théâtre parlant d'une fin du monde, et pouvant rivaliser avec de grands livres ou de grands films sur le sujet.

Il reste une heure avant le départ d'une navette qui devra contenir un dernier humain pour repeupler Terra 2. Des chutes de météorites sont annoncées et un énorme virus a décimé toute la population mondiale. Sur le lieu d'embarquement, seuls deux humains sont présents, un homme et une femme. Mais comment choisir ? Chacun veut sauver sa peau.

Cette confrontation mêlée d'angoisse et d'instinct de survie offre une palette de tout ce qui constitue l'humanité. La compassion, la tension, l'attirance, la manipulation, le sacrifice, l'instinct de survie... Nous sommes des animaux avec une conscience. C'est bien là qu'est le hic ! Dans leurs discussions sur le hasard et sur la religion, ils en viennent à se demander si Dieu n'est pas un enfant et la terre un jouet abandonné.

La mise en scène est simple mais ne manque pas de dynamisme. Coincés dans cette salle d'attente avant de rejoindre la navette, les deux personnages se croisent, s'affrontent, dansent, s'opposent et s'attirent. Ils se dévoilent et nous touchent. Un grand bravo aux deux comédiens de talent et au texte qui est très juste.

Le jouet abandonné dimanche et lundi à 20h ou à 21h au Théâtre La Boussole, rue de Dunkerque, Paris 10ème

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 22:52

Faites l'expérience du théâtre. A travers son blog, Gérard Savoisien présente à la fois les techniques théâtrales à appliquer au quotidien et les pièces qu'il va voir. Je vous invite à découvrir ce nouveau blog riche.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:02

La Comédie française propose la pièce de théâtre de Victor Hugo intitulée "Lucrèce Borgia" avec une mise en scène de Bruno Podalydès. Le choix étonnant c'est le casting. Lucrèce Borgia est incarnée par Guillaume Galienne et son fils par Suliane Brahim. On échange les genres et franchement j'étais sceptique au départ mais je trouve au final que cela donne une force supplémentaire aux propos.

Lucrèce Borgia est réputée pour sa cruauté. Elle règne d'une main de fer sur la ville de Ferrare. On l'accuse de manipulation, d'assassinat, de meurtre et d'inceste. Elle aurait couché avec un frère, tué un autre... Un fils serait né de cette union incestueuse, Gennaro. Lors d'un bal masqué à Venise, Lucrèce Borgia voit ce jeune homme qui tombe amoureux d'elle. Mais dès qu'il apprend que sous le masque se cache Lucrèce Borgia, il est dégoûté, car sa réputation de meurtrière la précède. Ses compagnons d'arme vont insulter la duchesse. Gennaro et ses compagnons d'arme doivent se rendre à Ferrare en tant qu'ambassadeurs de la République de Venise et c'est à Ferrare que va se nouer ce drame.

Avec une mise en scène sobre et noire, la scénographie souligne sans appuyer le propos. Le premier acte est à Venise, symbolisé par une gondole et des poteaux en bois. Ferrare est signifié par des décors de Palais. Les propos difficiles nous bousculent, nous gênent. La pièce aborde l'inceste, le fratricide, la violence politique, le couple et ses manipulations. Guillaume Galienne incarne cette femme en nous faisant ressentir ses forces et ses faiblesses. Face à lui Suliane Brahim joue son fils avec l'impétuosité et la fougue de la jeunesse. Le duo est juste et fort. J'ai particulièrement apprécié deux comédiens : Christian Hecq, le confident de Lucrèce Borgia et Thierry Hancisse, jouant le mari de Lucrèce Borgia. Déjà vus dans d'autres pièces de la Comédie française, ils sont comme à chaque fois des comédiens de grand talent.

Lucrèce Borgia représente un des grands classiques dans le répertoire de Victor Hugo, tout comme Ruy Blas ou Hernani. Cette mise en scène est moderne et très respectueuse du texte. Juste un bémol, nous n'attendions pas complètement toutes les répliques. Mais cela ne gache rien à la qualité du spectacle.

Du 14 avril au 19 juillet 2015 à la Comédie française.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 18:31

Mise en scène d'Anne Kessler.

La Comédie française propose une mise en scène originale pour la pièce de Marivaux, la Double inconstance. Le décor mêle à la fois des aspects du XVII ème siècle mais aussi des éléments modernes. Il y a un miroir avec un barre d'exercice où va apparaître pendant la première partie de la pièce une date de répétition et les scènes à venir. Dans la première scène, il y a aussi des bouteilles d'eau, une canette, un trio avec le texte... Ce n'est pas très choquant. C'est plutôt la différence de costumes entre les différents comédiens qui choquent un peu. Arlequin est en tenue décontractée moderne alors que Silvia ou Flamina sont en robe plus classique. Finalement au fur et à mesure du spectacle, cette option s'estompera. Les comédiens seront en costumes plus classiques et moins modernes et le décor garde un petit clin d'oeil à la vie contemporaine lorsque les comédiens se pencheront au balcon, une vidéo montre une rue avec des voitures. Pour chaque acte, le décor sera modifié, changement de lieu. La mise en scène joue donc sur une dualité entre modernité et classicisme.

Cela ne dessert pas du tout l'histoire au contraire. La pièce raconte l'histoire du couple d'Arlequin et Silvia que le Prince tente de séparer pour se marier avec Silvia. Alors Silvia qui refuse le Prince souhaitant rester fidèle à son amant. Elle se laisse séduire par un officier tendre et séduisant. Arlequin lui tombe sous le charme de Flamina. Le spectacle dure 2h15. On veut nous faire sentir que ce n'est pas de la magie mais bien une nouvelle flamme qui va provoquer la rupture du couple original. La mise en scène, le décor et les comédiens nous font ressentir la modernité du texte et de l'histoire. Cela m'a rappelé Les Liaisons dangereuses mais aussi à Gossip Girl.

Je trouve toujours les acteurs de la Comédie Française extraordinaires. Parfois, j'ai l'impression que certains mettent un peu de temps à entrer dans le personnage. Cela s'entend plus que cela ne se voit. J'ai trouve que le spectacle était à la fois drôle et touchant. J'ai vraiment passé un bon moment. Mon amie n'a pas du tout accroché à leur proposition de mise à scène et du coup s'est ennuyée. Pourtant j'ai préféré La Double Inconstance à Tartuffe. Je l'ai trouvée mieux construite, plus agréable à suivre et plus moderne.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:43

Retracer l'histoire des Noirs américains est un vrai défi. Cela commence par les bateaux d'esclaves, la traversée difficile de l'océan Atlantique, puis les champs de coton. La fin de l'esclavage est suivi de la ségrégation. Il a fallu de nombreuses batailles, parfois des actes pacifiques, parfois des rebellions plus armées pour arriver à l'élection d'un président noir.

Mais le spectacle raconte ce récit en musique. Les extraits du début du XXème siècle nous touchent et on alterne entre émotion et énergie pendant tout le spectacle. Au fur et à mesure qu'on se rapproche à notre époque, on reconnait de plus en plus les morceaux. Je me souviens d'un mash up entre My Girl et Mu Guy, très ingénieux. Cela a été un grand kiff pour moi d'écouter les titres de la Motown. On a pu entendre I'm free de Stevie Wonder ou encore ABC des Jackson Five. L'entracte arrive juste à ce moment-là. Et je disais à ma copine qu'on voyait les costumes hippies mais qu'on a pas vraiment entendu des chansons disco. Et quand le spectacle a repris, j'étais comme une dingue, les tubes disco se sont enchaînés. Donna Summer, Earth Wind and Fire, Tina Turner... Un autre grand moment avec Think de Aretha Franklin. Le spectacle a continué avec les grands noms des années 80 et le King of pop, bien entendu. L’interprète était un danseur incroyable. Il a chanté Smooth criminal que j'ai vraiment apprécié. L'arrivée dans les années 90 nous a offert un certain éclectisme en partant de la pop de Witney Houston en passant par le hip hop, le rap et le rnb. Et tout cela nous mène à un final explosif avec deux titres de Beyonce. C'est fou mais Run the world qui me donna les larmes aux yeux.

Maintenant que j'ai dit tout le bien que je pensais de ce spectacle, je vais émettre des petites critiques. J'ai noté l'absence de quelques titres ou noms. J'ai compris par la suite que la playlist pouvait être modifiée selon les comédiens sur scène. Alors j'ai pardonné. Ce qui est surtout dommage, ce sont les quelques approximations. Des danseurs ont parfois été en décalé. Des chanteurs sont arrivés sur scène et leur micro n'était pas branché. Vous voyez, ce genre de petits détails ne gachent rien au spectacle mais donne une pointe d'amateurisme alors que les chants sont juste excellents. Je suis convaincue qu'ils vont roder le spectacle et quand ils seront de retour à Paris au Palais des Sports en fin d'année 2015.

Un spectacle que je recommande chaudement !

The Black Legends du 19/03/2015 au 05/04/2015 aux Folies Bergères

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:52

Le titre complet est "L'avantage avec les animaux c'est qu'ils t'aiment sans poser de questions", pièce écrite par Rodrigo Garcia.

La scène est délimitée par des grilles. il y a un panneau de basket et deux bancs. Sur le mur du fond, en haut à droite, un écran rempli de graffitis. Cela donne un ambiance de rues américaines, genre un terrain de basket en plein air sous le métro new-yorkais. Pourquoi ce choix de décor ? Aucun mot de l'auteur ne fait référence à un lieu précis, au sport ou à la ville.

D'après ce que j'ai pu lire sur le texte, il semblerait que ce texte était à l'origine un monologue. Dans cette scénographie, trois comédiens, deux femmes et un homme se répartissent les répliques. Forcément, il n'y a pas de personnages définis, ni même une intéraction entre eux. En plus, le fait qu'ils citent d'autres auteurs pourraient faire penser à une conférence. Dans ce cas-là, quel serait le thème de la conférence ? la survie? la mort ? La présentation de la pièce dans la brochure du théâtre du Rond-Point n'évoque que les 20 dernières minutes où Anne Tismer parle seule et évoque l'abandon du chien et de la mère de la même manière, attaché à un arbre dans un forêt. Mais avant il y a eu plus d'une heure de spectacle avec des petites chorégraphies (sûrement pour que le spectateur digère les mots et fasse une petite pause). Les trois comédiens, Anne Tismer,Judith Henry et Vincent Dissez jouent et dansent très bien. Le problème n'est pas là. Le spectacle est long et on se perd un peu dans ce méandre de mots. Même si j'ai apprécié quelques passages par ci et par là, dans l'ensemble je ne peux dire que j'ai aimé. Cela succombe à la mode de plusieurs spectacles de théâtre contemporain, utilisation de la musique, de la vidéo sans apporter de sens. Une envie de faire rock et de faire dépressif et noir qui en fait est sans intérêt. Le texte n'est pas très facile d'accès. Le choix de le séparer en trois voix est intéressant. Mais la mise en scène avec les moments de danse ou de vidéo n'apporte rien. Je ne conseille pas cette pièce. Peut-être que le texte vaut une lecture.

Quelques spectateurs sont partis pendant la pièce. Cela m'a rappelé certaines pièces du festival In d'Avignon. Et c'est pas un compliment !

L'avantage avec les animaux...

Jusqu'au 14 février 2015 au théâtre du Rond-Point

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 14:52

Texte de Florian Zeller, La mère parle d'une famille composée de deux parents et deux enfants. Un garçon et une fille. Mais les enfants sont grands. Les parents sont seuls à la maison. La mère semble avoir perdu la raison. Elle soupçonne son mari d'adultère, veut que son fils revienne à la maison et quitte sa copine pour rester avec elle. Elle se sent si seule. Elle n'est plus mère à son domicile, elle n'est plus que l'épouse.

Sur scène, elle est incarnée par Catherine Hiegel. Et le rôle lui va si bien. Un rôle grave, comique et tragique. Le mari joué par Jean-Yves Chatelais s'absente de plus en plus, ce qui rend sa femme de plus en plus fragile. J'ai moins apprécié le jeu des deux jeunes gens que j'ai trouvé moins profond et moins réaliste.

Je n'ai pas été emballée par cette pièce. J'ai cru lorsque les deux comédiens ont rejoué la même scène pour la première fois que c'était une représentation d'un autre famille. Il a fallu discuter avec mon compagnon pour comprendre que c'était la même famille, mais avec un point de vue différent. Certaines scènes étaient fantasmées par les délires de la mère. Comme je n'ai pas ressenti grand chose pendant le spectacle, je n'ai pas non plus saisi le sens que voulait donner l'auteur. En voyant l'affiche, je pensais que le spectacle était un seul en scène où Catherine Hiegel allait nous mener dans la souffrance d'être mère. Finalement, on a une répétition des scènes sans qu'il soit clair d'où vient ce hoquet. La mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo est simple avec une séparation entre le devant et l'arrière de la scène. Peu de décor. Peu de travail sur la lumière. Même si le déplacement des personnages est bien géré, il n'y a pas selon moi, d'apports de la mise en scène pour comprendre le sens de ces mots.

Et puis finalement, si on résumait la thèse, on pourrait dire que l'amour d'une mère est parfois étouffant autant pour elle que pour ses enfants. En fait, cela n'a rien de nouveau. J'ai tout de même beaucoup aimé voir Catherine Hiegel sur scène.

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