Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:29

La mise en scène de Julie Deliquet s'appuie sur un dispositif bi-frontal et une scénographie dépouillée. On entre dans la salle et je suis passée sur scène pour atteindre le gradin au fond de la salle. Sur la scène, il y avait déjà un comédien, Stéphane Varupenne. Il incarne le docteur et ami de Vania, incarné par Laurent Stocker.

Cette pièce s'inspire très largement de l'oeuvre Oncle Vania de Tchekov. Mais on est passé d'un spectacle de 3 h à une durée de 1h45. Cela donne une énergie et un condensé de sentiments forts en si peu de temps.

Depuis un mois Oncle Vania et Sonia accueillent à la campagne le père de Sonia, le professeur Sérébriakov et sa nouvelle jeune femme, Elena. Le docteur est régulièrement chez eux. Vania vit avec sa mère, Maria, grand-mère de Sonia. Il y a également Illia illitch qui travaille à la ferme. Dans cette petite société, les amours sont souvent contrariés. Illia illitch aime Sonia. Sonia aime le docteur. Le Docteur aime Elena qui est un peu attirée par lui, mais est mariée au professeur. Vania aime Elena qui le repousse.

Mais ce ne sont pas les histoires d'amour qui vont faire exploser les relations humaines. Le professeur, plus citadin que campagnard, ne se plait pas dans cette ferme. Il envisage de vendre le domaine et de retourner en ville. Et là Vania explose et vide son sac et sa colère en détaillant tous les sacrifices et les douleurs et une certaine méprise du métier de professeur.  Pour gérer sa colère et trouver une solution, chacun va devoir retrouver sa place avec une cicatrice.

J'ai été un peu surprise par cette mise en scène. J'ai eu peur de voir beaucoup de dos et peu de visage. Mais en fait, tout est étudié, les mouvements et les placements pour chaque spectateur profite du talent des comédiens. Chacun offre une interprétation du personnage en douceur et force et c'est un beau spectacle. Je n'ai pas assez de connaissance pour comparer avec l'oncle Vania de Tchekov. Mais quel plaisir ce spectacle ! Je suis sortie du spectacle un peu assommée, puis arrivée chez moi, j'ai fondu en larmes. J'ai trouvé le message final juste et fort.

Du 21 septembre au 6 novembre 2016 au théâtre du Vieux Colombier

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:45

Le théâtre de la Porte St Martin propose les Femmes savantes de Molière avec une mise en scène de Catherine Hiegel. Sur scène, on retrouve Philippe Duquesne en Trissotin et le couple Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui.

Le rideau rouge s'ouvre et la scène est cachée derrière un voile. Ce voile va être utilisé pour les changements de décor entre les actes. Le décor représente bien une maison qui se veut "savante" avec des livres, des animaux empaillés ou en squelette, des caisses avec de nouvelles découvertes. Des caisses qui vont servir soit de table, soit de chaises. Cela donne une image d'un cabinet des curiosités.

La mise en scène laisse la place aux alexandrins de Molière et joue avec différents espaces de la scène. Les alexandrins ne sont pas toujours facile à suivre. L'entrée en matière est une conversation entre les deux sœurs Henriette et Armande sur le mariage ou non et sur la science ou l'ignorance. Henriette ne veut pas se consacrer à la science mais souhaite se marier avec Clitandre. Sa grande sœur qui a repoussé les avances de Clitandre veut rester libre et se consacrer aux sciences. Le père soutient le jeune couple alors que la mère imagine que le mariage d'Henriette avec Trissotin pousserait sa cadette vers la science. La grande question qui court pendant toute la pièce est de savoir si le pleutre papa va arriver à s'imposer face à sa femme dominatrice.

La mise en scène de Catherine Hiegel n'est pas très audacieuse mais laisse la place à la langue de Molière et à la grande qualité des comédiens. Je n'avais jamais vu Jean-Pierre Bacri sur scène, mais seulement dans des films et souvent dans des rôles assez similaires. Il est excellent dans cette pièce. Agnès Jaoui lui donne la réplique avec douceur et fermeté. Trissotin - Philippe Duquesne est drôle et pédant à souhait. Les deux filles proposent un jeu plus dans la force et parfois en font légèrement trop. En revanche, les rôles de Belise, tante et Vadius, un ami et rival de Trissotin sont très drôles.

J'ai passé une super soirée et j'ai adoré le jeu de Bacri et j'ai apprécié retrouver la langue de Molière.

Au théâtre de la Porte St Martin du 12 octobre au 31 décembre 2016

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:13

Spectacle de Sarah Doraghi, "Je change de file" parle de sa vie. De ses 10 ans, son arrivée en France à aujourd'hui. Bizarrement j'avais peur d'avoir une sensation de déjà-vu. Mais c'est tout le contraire, les anecdotes, le jeu, l'interprétation, tout est surprenant. Elle joue très bien. Elle apporte du sourire à une situation compliquée.

En tant que spectatrice, j'ai vécu toutes les émotions. J'ai beaucoup ri, mais j'ai aussi eu les larmes aux yeux. C'est un spectacle à recommander à tous.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 18:14

Voici une création proposée au Théâtre du Chatelet en collaboration avec le Manchester International Festival et le National Theatre of Great Britain. La musique et l'orchestration sont de Damon Albarn. Le livret et les lyrics sont de Moira Buffini. La mise en scène est de Rufus Norris. Wonder.land est une comédie musicale rock qui s'inspire de deux livres de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir.

Cette pièce est très moderne et très osée. Cela se situe dans l'Angleterre d'aujourd'hui. Aly, une adolescente noire dont les parents sont séparés, choisit de s'évader sur internet en se connectant sur le site wonder.land. Elle se crée un avatar qui rappelle Alice de Disney, avec des cheveux blonds et une robe bleue. Elle a choisi un personnage le plus loin d'elle. Elle rencontre d'autres avatars assez loufoques, derrière eux se cachent des adolescents isolés, harcelés et déprimés. Mais elle passe tellement de temps sur son téléphone qu'il est confisqué par la directrice de son collège. Et la directrice s'appelant également Alice, va utiliser l'application non verrouillée et jouer au jeu d'Aly. Du coup, son personnage devient la reine rouge. Aly va tenter de tout faire pour récupérer son téléphone et son personnage.

La question récurrente du spectacle est "who are you ?" Mais c'est surtout un spectacle assez fou, passant du réel avec un fond d'immeubles gris à un monde virtuel coloré et totalement dingue mais drôle. La scénographie est incroyable avec l'utilisation de la vidéo. On tombe dans un monde de jeu vidéo. Le chat du Cheshire est virtuel est impressionnant. Les mobiliers sont sur roulettes et bougent très vite et très facilement. Les comédiens chantent et jouent très bien. La jeune Aly est jouée par Lois Chimimba et est très juste et touchante dans la peau d'une adolescente mal dans sa peau.

Il y a eu des moments où j'ai un peu décroché, des moments un peu trop fouillis ou tout s'accélère. Mais j'ai assisté à la première avec quelques petits détails à caler. Mais ce fut un triomphe. Les spectateurs étaient debout pour une véritable ovation. A la fin, les musiciens et les créateurs dont Damon Albarn ont rejoint le casting pour profiter des applaudissements fournis.

Wonder.land au Théâtre du Châtelet du 7 au 16 juin 2016

Pour plus d'informations : wonder.land

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 16:18

Lors de la cérémonie de Molières 2016, j'ai noté toutes les comédies musicales nommées. Et en même temps, j'ai réservé deux places pour Kiki de Montparnasse, un spectacle que j'avais envie de voir depuis plusieurs mois.

Nous voilà, vingt minutes avant le début du spectacle à attendre de voir entrer dans le théâtre de la Huchette, une jeune fille brune est rejoint par un de ses amis. On comprend très vite que les deux travaillent dans le milieu du théâtre. J'avoue avoir écouté leur conversation. J'ai compris que le jeune homme avait reçu un Molière ce lundi soir pour l'adaptation d'un texte de Stefan Zweig. Alexis Moncorgé, (petit-fils de Jean Gabin) a gagné la révélation masculine de l'année pour son interprétation dans Amok. Lors de leur conversation, ils ont évoqué les Molières mais aussi tout les projets de théâtre, de tournée et de lecture pour les prochains mois.

On finit par rentrer dans la salle avec 10-15 minutes de retard. La pièce commence avec une petite vidéo de l'enterrement de Kiki de Montparnasse, puis enchaîne avec la naissance de Kiki avec une narration en voix off et enfin, Milena Marinelli, nous raconte toute une partie de la vie de Kiki en l'incarnant et en chantant quelques chansons.

De la naissance dans un caniveau, à son enfance au bord de la Seine, jusqu'aux galères de Paris, Kiki a vécu des nombreux bas et puis des années dingues en tant que modèle pour les peintres de l'école de Paris. C'est une vie faite de haut et de bas que chaque chanson nous fait ressentir. Les chansons peuvent être festives, mélancoliques voire tristes.

J'ai été très touchée par ce spectacle. Je pourrais même dire que j'ai adoré. L'interprétation de Milena Marinelli est très juste et très émouvante. Le spectacle s'arrête le 28 mai 2016 au théâtre de la Huchette à Paris mais jouera du 7 au 30 juillet 2016 au théâtre de la Rouge Gorge à Avignon dans le cadre du Festival Off.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 22:29

La Comédie des Trois Bornes, au 32 rue des Trois Bornes dans le 11ème arrondissement, donne sur la rue. Nous attendions de pouvoir entrer quand, de loin, apparut un homme avec un noeud papillon jaune tirant une valise. Il a salué toutes les personnes présentes sur le trottoir. Arrivé devant moi, il n'a pas su s'il fallait me serrer la main ou me faire la bise. Et il a fait la même blague à mon ami. Il nous a invité à nous installer dans le théâtre. Sur chaque place, était placé une tomate cerise accompagnée d'un petit papier, une sorte de consigne.

Dans son premier sketch, il a joué avec le public. Côté cour, un spectateur avait une lampe torche qui a joué le rôle de spot et moi, côté jardin, j'avais un talkie-walkie et je devais répéter les messages au public. Il a ainsi fait monter l'ambiance et c'était une belle mise en route.

Ensuite, il a enchaîné plusieurs personnages dont souvent des personnages féminins. J'ai une certaine tendresse pour la petite fille, Fanny Ardant ou encore la banquière.

Le 8 mai, c'était sa première. Alors son spectacle a sûrement évolué depuis. Mais ce jour-là, il manquait un peu de liant entre chaque personnage. Le temps de changer de costumes, il n'y avait ni musique, ni voix off, c'est seulement arrivé vers la fin et cette idée mérite d'être déclinée tout au long du spectacle. Pour une première, j'ai beaucoup aimé, j'ai ri et été ému. je conseille !

Sébastien Ventura rend Hommages
Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:03

Britannicus, pièce de Racine, est l'une des pièces les plus jouées à la Comédie française.

Du 7 mai au 23 juillet 2016, est présentée une version mise en scène par Stéphane Braunschweig. La scénographie est moderne. Des murs murs, une moquette rouge, une table de réunion ovale avec des chaises tout autour. Cela m'a fait penser à un milieu d'entreprises où il arrive qu'on évoque l'idée d'empire pour certaines grandes compagnies. Les comédiens portent des costumes modernes, du style smoking ou juste pantalon-veste. Le décor est aussi composé de plusieurs portes blanches. Un symbole à mon avis du choix mais aussi un moyen de se cacher pour écouter les discussions.

Le texte de Racine n'a pas été facile à entendre au départ. Il faut habituer son oreille aux alexandrins et aux rimes, à cette rythmique si particulière. Dès la deuxième scène, on commence à suivre. Agrippine, mère de Néron, souhaiterait retrouver sa place auprès de son fils, devenu empereur grâce à elle. Une place dévolue à Britannicus. Pourtant ce n'est pas le pouvoir sur l'empire qui va renforcer l'animosité entre les deux demi-frères. C'est Junie, la fiancée de Britannicus, que Néron va désirer dès leur première rencontre. Junie est éperdument amoureuse de Britannicus. Agrippine va de son côté essayer de réconcilier ses deux fils.

L'histoire est intéressante d'un point de vue familial et politique (pas autant que Game of thrones, mais pas loin). L'empereur est entouré de ministres, tel Burrhus ou Narcisse ou Sénèque (absent sur scène). Chacun défend son point de vue et sa vision de la politique en expliquant à l'empereur ce qu'il devrait faire ou pas.

Les comédiens du Français sont comme toujours d'une justesse sans défaut. Dominique Blanc en Agrippine, Laurent Stocker en Néron, Stéphane Varupenne en Britannicus, Georgia Scalliet en Junie, Hervé Pierre en Burrhus et en fin Benjamin Lavernhe en Narcisse.

Je comprends le choix de départ du metteur en scène mais je ne l'ai pas apprécié. J'ai même fini par penser que si le texte était écouté à la radio je n'aurai pas perdu grand chose. Visuellement il ne se passe pas grand chose. La plupart du temps les comédiens restent assis ou debout mais sans bouger. leur interaction ne sont pas visuelle. J'ai trouvé cela regrettable. Cela manque un peu d'énergie, mais cela met bien en avant le texte de Racine. Donc j'ai quand même bien entendu les mots de cet auteur et c'est un bon point.

Dominique Blanc et Laurent Stocker

Dominique Blanc et Laurent Stocker

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:39

En s'inspirant des œuvres de Bizet et d'oscar Hammerstein et bien entendu du texte de Prosper Mérimée, Carmen la Cubana nous raconte l'histoire de Carmen travaillant dans une fabrique de cigares et faisant chavirer tous les cœurs. Jose, fiancé à Marilu va en faire les frais et souffrir d'amour pour Carmen. L'histoire se situe à Cuba en 1958, veille de la Révolution. On entend parler de rebelles, de militaires, de villes qui basculent, de Castro... Mais aussi, d'un combat de boxe entre la star de la Havane, El Nino Martinez et un boxeur américain Kid Cowboy. Des boxeurs à la place des toreros. Tout ça sur fond de musique cubaine et de danses survoltées.

Ce spectacle est un régal, j'ai eu des frissons et les larmes aux yeux. C'est un vrai métissage des cultures, il y a des chanteurs lyriques et des chanteurs plus contemporains, plus jazzy. Luna Manzanares, d'origine cubaine est une chanteuse cubaine, elle propose une Carmen très sensuelle, très femme fatale mais surtout une femme libre. Jose joué par Joel Prieto est un chanteur lyrique et apporte de la profondeur au spectacle face à la légèreté de Carmen. L'autre voix lyrique est féminine, le rôle de Marilu interprété par Raquel Camarinha. Elle semble d'un autre temps rêvant de son passé et de son amour perdu. Une narratrice, une voix plus alto, est incarnée par Albita nous raconte l'ambiance de Cuba avec des chansons jazzy ou cubaines.

Le plus impressionnant selon moi, était les danses. Les danses étaient cubaines, brésiliennes, africaines mais surtout rythmées et belles. Lors de la reprise de la chanson Toreador de Bizet, Joaquin Garcia Mejias, El Nino Marquez, nous propose une version très entrainante et très conquérante d'un boxeur prêt à gagner. Avant son combat, les danseurs nous présentent un combat, faisant penser à la capoeira. Juste magnifique ! Et le final avec les claquettes c'était génial !

Un dernier mot sur le décor et les costumes. Le décor est composé d'un étage d'un fond amovible où sont cachés les musiciens. On passe de l'intérieur à l'extérieur avec une branche d'arbre qui descend ou avec un jeu de lumières. Le décor est assez fourni mais nous fait vite entrer dans l'ambiance cubaine. Les costumes sont à la fois très modernes et très ancrés dans les années 1950.

Ce spectacle était juste extraordinaire. Le seul petit souci était personnel. Mais étant un peu loin et myope (faudrait que j'aille revoir un ophtalmo) j'avais un peu de mal à lire les traductions. Les chants étant tout en espagnol, il fallait bien lire en français pour suivre l'histoire et bien j'ai tout compris même si c'était flou ! Je me suis régalée.

Du 6 au 30 avril 2016 au Théâtre du Chatelet, Paris

Bande annonce Carmen la Cubana

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 22:09

Dans mon abonnement de la Comédie française, il y avait cette pièce, La Mer écrite par Edward Bond.

La pièce commence sur une tempête. Un homme crie pour essayer de sauver son ami. Un autre homme ivre passe sans rien faire et un dernier homme, le garde-côte passe sans faire quoi que ce soit pour aider l'homme en détresse. La scène se passe dans un petit village anglais en 1907. Dans ce village, Mme Rafi est la grande dame du village. Le garde-côte de ce soir-là était le vendeur de tissu, M Hatch. Il est dépendant financièrement des commandes et des excentricités de Mme Rafi. Elle lui en veut de ne pas être intervenu pendant cette tempête, car Colin le fiancé de sa nièce est mort noyé. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que M Hatch pense que les deux hommes en danger ce soir-là était des martiens. Il devient paranoïaque en imaginant une invasion martienne. Mme Rafi organise les funérailles de Colin. Son ami Willy lui tombe amoureuse de la fiancée de Colin et tente de la convaincre de partir en ville.

Pour être honnête, je n'étais pas d'humeur joyeuse. Je n'ai absolument pas ri, ni même souri. J'ai bien compris les moments où l'auteur voulait que nous riions. J'ai trouvé nulle la mise en scène et surtout le choix de fermer le rideau pour chaque changement de décor. Salle dans le noir et fausses vaguelettes sur le rideau, je m'ennuyais. Cette mise en scène d'Alain Françon n'est pas moderne et manque d'imagination. Le décor est sans intérêt, c'est juste histoire de nous situer dans un lieu.

Les comédiens sont remarquables. Notamment Cécile Brune dans le rôle de Mme Rafi mais aussi Stéphane Varupenne dans le rôle de Hollarcut et Hervé Pierre dans le rôle de Hatch. Mais le jeu des acteurs ne sauve pas cette pièce ennuyeuse. C'est la première fois que je quitte la salle sans applaudir. Une grosse déception.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 17:59

Un spectacle seul en scène surprenant.

Cela raconte l'histoire de Jean-Charles Costa, de sa réussite au bac à ses premiers pas dans la vie. Il se rêve comédien, chanteur et acteur. Mais ses parents ne le soutiennent pas. Il se retrouve dans une chambre de bonne à Paris, à faire des petits boulot pour payer les factures. Finalement il va tenter l'exercice de la télé-réalité pour se faire connaître.

Mathias Pradenas mouille sa chemise. Il est un très bon comédien et fait part à la fois d'autodérision et d'un jeu de qualité. Il incarne chaque personnage en utilisant comme seul accessoire un tabouret haut. Il change sa voix et ses postures et s'amuse à incarner sa mère, son père sa voisine etc.

C'est un spectacle mêlant à la fois émotion et rire. C'est très bien joué et bien écrit.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article

Présentation

  • : Lili, la Freudreuse
  • Lili, la Freudreuse
  • : De l'écriture, de la réflexion et un soupçon de légèreté pour un plat qui se mange à toute heure de la journée
  • Contact

Recherche

Catégories