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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 12:43

Le film est culte avec deux grands acteurs, des moments de chants et de danse inoubliables. Je dis ca et pourtant, je ne suis pas une fan. Je ne connais pas les chansons par cœur.

 

A l’occasion de cette comédie musicale, on découvre de nouvelles voix, de nouvelles têtes et de nouveaux corps. On essaie d’éviter de perdre son temps en comparaison avec la version originale pour apprécier une version française, riche de nouveaux talents. Les deux comédiens principaux comme tous les autres seconds rôles sont justes. Si on devait chipoter, on demanderait à Djamel Mehnane, celui qui joue Danny de jouer de facon plus subtile l’amour caché pour Sandy. Il n’est pas très caché, ni très amoureux… Mais il chante et danse très bien. Le duo Djamel Mehnane et Céciala Cara fonctionne de façon très juste.

 

 Une mention spéciale pour l’acteur qui joue Kenickie ! Un corps de danseur musclé et surtout UNE voix incroyable.

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 17:59
Deux poubelles, une chaise et deux fenêtres dans le fond. Voici quelques éléments de la mise en scène pour la pièce Fin de partie de Samuel Beckett. Un auteur à part avec des pièces à part. 
Pas encore vu sur scène mais lu et apprécié.

Des personnages loin des caricatures... Peut-être même indéfinissables. Un monde défini par un auteur contemporain qui a su apporter des nouveautés au théâtre du XX ème siècle.

Je le mettrai dans la même mouvance que Ionesco, des auteurs qui ne cherchent à marquer par la provocation comme de nombreux auteurs contemporains mais par une écriture et la création d'un monde particulier. Le spectateur est pris par la main et on l'emmène où on veut, dans différents milieux, différents sentiments...

Que peut-on faire de neuf? une nouvelle histoire? sans sentiment de déjà-vu? ou une construction différente?

Finalement le but ne doit pas être l'envie d'être absolument original. Car on se plante forcément. Il faut juste savoir prendre l'autre par la main pour le faire sortir de son quotidien et l'emmener dans un ailleurs créé. 
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:32

Sipapasi est ancré dans une réalité féérique, dans un conte réaliste. Trois soeurs vivent ensemble. Mais l'aînée quitte le nid douillet pour s'installer avec son homme. On vit en leur compagnie les derniers instants de leur vie à trois. Au rythme de leurs chansons et de leurs souvenirs, on se laisse bercer. Trois soeurs si différentes : une soprano, une mezzo et une alto. Trois couleurs : mauve, rouge et rose. Trois caractères. Trois références à trois contes : Cendrillon, Blanche-neige et La belle au bois dormant.

Ce spectacle est un ravissement. Les comédiennes ont des qualités de jeu et de chant au service d'une histoire très bien ficelée. La musique est loin de rengaines entendues et rabachées. Pleine de légèreté et de sensibilité, elle apporte au récit une profondeur. Aucune mièvrerie. Juste des sentiments et un bon spectacle.

Pour découvrir leur univers, voici leur page Myspace : Sipapasi...

Rendez-vous aux deux dernières représentations : samedi 27 et dimanche 28 à 18h30 au théâtre Le Proscenium, 2 passage du bureau au niveau du 170 rue de Charonne 75011 Paris, Métro Alexandre Dumas.

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 18:36

Jeu est un autre. La citation de Rimbaud n'est pas exacte mais convient tout à fait à la comédie. Jouer au théâtre, c'est incarner un personnage. La préparation d'un comédien commence par le choix d'un ou plusieurs personnages et par la sélection des gestes et du phrasé qui correspondent. Être comédien à la différence du simple jeu d'acteur s'appuie sur les artifices de la scène de théâtre. Alors qu'au cinéma, l'acteur est casté en fonction de son physique et de ce qu'il dégage, le comédien peut incarner tout un chacun.

 

Mon expérience de comédienne au lycée m'a permis d'incarner des personnages des plus diverses. J'ai réussi à faire croire que j'étais une petite fille de 3 ans alors que j'avais le corps d'une femme, une sexy infirmière alors que j'ai des rondeurs, voire même une femme heureuse et amoureuse, alors que je n'étais qu'une adolescente torturée et malheureuse.

 

Un personnage se définit par une gestuelle et par un langage. Pour rentrer dans la peau d'un petit bébé, il fallait commencer par se mettre à son niveau. Se déplacer à quatre pattes, être curieux de chaque chose qu'on découvre pour la première fois, s'amuser de peu ou encore balbutier quelques mots... Pour définir une femme sexy, on peut utiliser le regard, la démarche, les vêtements.

 

Lors de la création d'une pièce se déroulant dans l'ambiance d'un cabaret parisien dans les années 1930, les personnages ont été définies en commun. Les autres ont décrit mon personnage en fonction de ce que mon physique les inspirait. Je suis devenue une femme d'âge mûr, blasée et croqueuse d'hommes. Cette description m'a surprise et flattée. Au final, incarner un personnage inspiré de ce qu'on dégage simplifie le jeu. Sous-entendu, être acteur s'appuie déjà sur une présence. Dans ce cas, le corps est moins un outil qu'un instrument. L'acteur ne se sert pas de corps pour donner forme au personnage alors qu'un comédien modèle son corps en fonction du personnage. C'est-à-dire que sur une scène de théâtre, on peut jouer une plante verte alors qu'au cinéma, un acteur joue un humain qui lui ressemble.

 

Mon expérience de tournée théâtrale m'a permise d'incarner dans une même pièce de nombreux rôles différents. La troupe se composait de trois comédiens et deux intendants. Un des comédiens était l'auteur de la pièce et le moteur de toute cette aventure. J'ai pu donner des conseils de mise en scène. Sur scène, j'incarnais une fleur, un voleur, un russe, une poissonnière marseillaise et bien d'autres personnages. Quel plaisir de voir les sourires des jeunes spectateurs et de récolter des fonds pour un centre d'handicapés. Passer d'un personnage à un autre se basait sur le changement de costume et se développait avec la voix et la gestuelle. Comment imaginez-vous une petite fleur qui parle? Mimi, non? Une petit voix aiguë, des gestes doux voire timides et un visage gentil et généreux. Et un voleur méchant? Cape noire, épaules recroquevillées, un masque, une voix rauque et des gestes agressifs! Radical comme changement, et plutôt agréable, je l'avoue.

 

Ne reste-t-il un peu du personnage en nous quand on sort de scène? A la fin d'un spectacle, j'ai toujours un moment d'euphorie. C'est un mélange de trac, de plaisir et de satisfaction. Le personnage n'est plus présent en moi. Mais je ne saurai pas trop expliquer le processus pour quitter celle que j'étais quelques minutes plus tôt. Les applaudissements y sont pour beaucoup. Ils marquent la fin
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 13:33

Oh Roméo, pourquoi es-tu Roméo, renie ton père et abdique ton nom ! Sinon ca va tataner ta gueule grave !

 

Oups… Ca resssemble pas trop à du Shakespeare la fin…

 

Reprenons du début, on se replace ! Juliette, tu retournes au balcon et Roméo dans le buisson !

 

Jamais, je n’ai joué cette fameuse pièce de l’art dramatique anglais. Pourtant comme tout comédien qui se respecte, il m’arrive de jouer des scènes romantiques. D’ailleurs, ma première émotion sur scène est liée au cours de théâtre allemand que nous faisions au collège. Cette année-là, l’assistante allemande m’avait donné le rôle de Belle dans la Belle et la Bête. C’est à cette occasion là que je suis tombée amoureuse pour la première fois.

Première émotion sur scène mêlée à mes premiers émois amoureux ! L’un a été beaucoup plus douloureux que l’autre. J’ai continué le théâtre avec plaisir, j’ai même rejoint une troupe un an plus tard, fait une tournée théâtrale avec une autre troupe. Mais cette expérience m’a vacciné des sentiments réels dans les relations théâtrales. Ca n’empêche pas de faire de très belles rencontres et de belles amitiés.

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 14:23
C'est le cercle de la vie...
hakuna matata...

Et le lion est mort hier soir!
Mais ca valait le coup d'oeil! Le roi lion au théâtre Mogador vous en met les yeux... et les oreilles! Un spectacle musical, un émerveillement...

Le premier tableau est la présentation de Simba à la savane. Les voix vous font vibrer tout le corps et font monter les larmes aux yeux!
Tout le spectacle est fidèle au dessin animé, tout ce qui est ajouté est bien amené et drôle. Les acteurs, chanteurs, danseurs sont excellents. Même les plus jeunes!

Le système des décors et la mise en scène sont très ingénieux. On passe d'une surface plane au rocher des lions en quelques secondes et on arrive dans la verdure avec des figurants déguisés en plante et des lianes qui tombent du plafond. Tout est bien pensé... Enfin presque! Car au bout de 45 min de spectable la barre qui tenait un rideau est tombé et a failli blesser un jeune comédien. Le spectacle a été arrêté prêt de 30 minutes. Tout est rentré dans l'ordre et chaque chose avait repris sa place!  Et quel plaisir!

HAKUNA MATATA !
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