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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:14

Après Töchter, parlons maintenant d'une relation entre une mère et son fils. Un fils, il faut le dire pas facile à gérer. Le film commence par les images de sa mère qui vient le chercher dans le foyer parce qu'il a mis le feu à la cantine. Elle éprouve à la fois de l'appréhension de le revoir à la maison et un plaisir de retrouver son gars.

Le film ne s'attache pas tant que ça à essayer d'expliquer ses accès de violence ni son amour débordant. Bien sûr, la mère tente d'expliquer son attitude par une prédisposition et un déclenchement par la mort du père. Mais ce n'est pas le centre du film. Le centre du film selon moi c'est la rencontre avec la voisine d'en face. Une voisine, elle aussi, abîmée par la vie. Elle a un bégaiement depuis quelques années. Elle ne peut plus exercer son métier de professeur. Un trio va se former. Un trio disparate mais qui va se faire du bien. Ils vont avoir ensemble des moments planants de laisser aller. Xavier Dolan a limité l'écran à un carré la plupart du temps sauf dans ces moments d'évasion où l'écran s'agrandit. Les comédiens incarnent dans toute l'amplitude des sentiments ces personnages entiers.

Comme le film a reçu le prix spécial du jury à Cannes, et que les échos étaient vraiment élogieux, nous sommes allés au cinéma avec une certaine exigence. De mon côté, j'ai aimé. Le film n'essaie pas d'analyser, nous fait ressentir. Et cela m'a troublé et touché. J'ai adoré que le film m'offre l'occasion de me poser des questions sur les pourquoi du comment, des questions sur la famille, sur le rapport enfants/parents...

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 17:16

Töchter signifie Filles en allemand. Une amie et moi sommes allées au festival du cinéma allemand. Nous avons sélectionné ce film, un peu par hasard, parce que l'horaire nous convenait. J'avais regardé la programmation sans trop savoir comment choisir...

Le film raconte l'histoire d'Agnès qui part à la recherche de sa fille Lydia, fugueuse. Les premières images sont assez glauques. En effet, elle a été appelée pour reconnaître un corps. Mais ce n'est pas sa fille. Elle va arpenter les rues de Berlin, des quartiers parfois loin de son univers pour essayer de la retrouver. Elle va faire la rencontre d'une SDF s'appelant Inès. C'est cette relation pleine d'ambiguité qui va être au coeur du film.

Inès parle beaucoup plus que Agnès parfois pour brouiller les pistes. Connait-elle Lydia ? La rencontre serait-elle vraiment fortuite ? Ne se sert-elle pas de la détresse de cette mère pour combler son manque affectif, son manque de nid douillet, son manque d'amour ? Parfois, on dirait qu'elles s'affrontent et d'autres fois on dirait qu'elles prennent soin l'une de l'autre.

Comme d'autres oeuvres allemandes que j'ai vues, ce film comporte du nu (sans pudeur, sans gêne, typiquement allemand, je trouve). C'est un film assez lent, avec beaucoup de gros plan, d'autres plans où la caméra suit seulement Agnès roulant à la recherche de sa fille. J'ai ressenti quelques longueurs. Et la fin surprend comme une claque. L'ambiguité des relations entre ces deux femmes m'a vraiment intéressé. La caméra était comme tendre avec ces abimées de la vie. Cela nous pousse à éprouver de la tendresse pour ces deux forts caractères. Un film sur les femmes par une femme, Maria Speth.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 20:55

Sin City 2 est construit de façon linéaire. Et c'est finalement le seul reproche que je pourrais faire au film. Car j'ai trouvé le film incroyablement beau, dans un pur style des polars. Le noir et blanc des images n'est éclairé que de quelques touches de couleurs (cheveux, sang, yeux...). Cela renforce une atmosphère sombre dans la cité des vices.

Les histoires ne s'entremêlent pas vraiment. Le personnage joué par Joseph Gordon-Levitt veut défier le sénateur au poker. Tout comme Jessica Alba qui aimerait venger la mort de son amoureux. De l'autre côté le personnage joué par Eva Green est une vampe. Tout en beauté et en tentation, elle charme et dévore les hommes.

J'étais à fond. J'avais envie que les gens incarnant le pouvoir et la répression soient vaincu. Mais je suis sortie un peu mitigée. C'est esthétiquement très beau, les acteurs sont excellents. Mais la voix off (équivalent de certaines bulles de comics) m'a parfois paru excessive. En revoyant un peu la rythmique du film, ce film pourrait faire partie de chefs d'oeuvre. Mais là il y a de nombreux petits défauts. Ca vaut le coup d'oeil. Mais faut pas trop en attendre...

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:52

Premier film de l'univers Marvel développé par le groupe Disney. Et on sent les deux influences. A l'origine, les Gardiens de la galaxie sont issus d'une bande-dessinée Marvel. Mais pas avec les héros d'origine, mais des héros de nouvelle génération. On découvre Peter Guill dit Star-Lord, Rocket Racoon, Groot, Drax, Gamora et bien d'autres...

C'est l'histoire de Peter Quill, un humain qui se fait enlever par des extraterrestres en 1988. La date est importante, parce que Peter va continuer à écouter la musique de cett époque là avec un balader cassette. Une très bonne bande originale. La musique est fondamentale pour le réalisateur James Gunn, qui l'avait mise en musique d'ambiance pour détendre les membres de la production.

Quelques mots sur l'histoire. Peter Quill, comme Han Solo, est un voleur qui revend ses prises. Mais il s'avère qu'il a fait une prise qui va faire des envieux, un globe qui contient un pierre ayant un immense pouvoir. Il va avoir besoin de l'aide de ces nouveaux amis pour éviter que le globe ne tombe entre les mains de Ronan. Les héros du film ne sont pas des héros à la superman. Ils sont des marginaux. Et ils ne deviendront des héros et des alliés que par opportunité.

C'est un vrai plaisir ce film. Même un grand plaisir. Il y a tous les ingrédients que j'aime retrouver dans un divertissement, de l'humour, du suspens et des rebondissements. Avec de la bonne musique, des bons acteurs et une histoire bien ficelée, franchement, c'est un bon film. Bon, rester pour voir la scène diffusée après le générique de fin n'est absolument pas nécessaire. Scène totalement inutile, pas drôle. Un film que je recommande !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:17

Le titre original signifie les nuages de Sils Maria, car Sils Maria est un petit village suisse situé dans les Alpes. Dans ce dédale de montagne, se produit une phénomène météorologique où des nuages bas se faufilent entre les sommets et forment un serpent, surnommé le serpent de Maloja. C'est dans ce décor féérique que se déroule une grande partie du film. Les moments où Maria répète les dialogues avec son assistante. En dehors de ce décor reposant et bucolique, on voit Maria Enders et son assistante dans des lieux de mondanités.

Le film est centré sur Maria Enders, une comédienne de renom. Elle a intéprêté Sigrid il y a 20 ans dans la pièce de Wilhem Melchior, le serpent de Maloja. Alors qu'elle a 40 ans, on lui propose de rejouer dans la même pièce en interprétant cette fois-ci le rôle de Helena la femme mûre poussée au suicide par Sigrid. Ces souvenirs de jeunesse de son ancien rôle et son idée sur la pièce la poussent à rejeter ce personnage qu'elle ne comprend pas.

Le film aborde deux grands thèmes : le travail d'une comédienne de théâtre et le poids de l'âge sur tout être humain. Jouer un rôle signifie ressentir les peines, les frustrations, les colères du personnage. Juliette Binoche est incroyable. Elle joue le rôle de la comédienne mais aussi interprête la comédienne qui joue Helena. Son jeu est troublant. Elle répète son rôle avec son assistante incarnée par Kirsten Stewart. Les mots de l'auteur les poussent dans leur retranchement et dans leur propre relation. Les deux actrices jouent incroyablement bien. Elles représentent deux générations, l'une hyper connectée à internet, l'autre se méfiant de toutes ces rumeurs. Jo-Ann Ellis, jeune actrice habituée des films de SF va incarner Sigrid. Elle subit le star system. A sa rencontre avec Maria Enders, elle lui exprime toute son admiration mais lors de leur séance de travail, dans un sourire, elle s'impose. Ces deux générations s'opposent et s'apprivoisent. Ces échanges nous touchent.

Dans une mise en scène classique, cette mise en abyme de jeu d'actrices offre un film séduisant, mélancolique et très troublant. J'ai adoré les discours mais aussi les sous-entendus que nous offre Olivier Assayas. Un film que j'ai adoré et que je recommande.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 15:00

Tout d'abord, j'ai vu la bande-annonce du film Le rôle de ma vie. J'ai eu l'impression que c'était la même thématique que le film de Mrs Doubtfire. Un père de famille étant comédien doit aussi assurer l'avenir de la famille. Je trouve que la bande-annonce ne reflète pas le cœur du film.

Le film n'est pas centré sur le père de famille et sa relation avec sa femme. Cela s'élargit aux relations avec son père et son frère. Aidan Bloom passe des castings pour des petits rôles. Sa femme rentre des chiffres dans des tableaux. Ses enfants sont tous les deux dans une école juive, payée par le grand-père. Mais le grand-père ne peut plus assurer le financement de l'école. Le cancer a récidivé et la fin s'annonce. Aidan va s'occuper de l'école à la maison en attendant la prochaine rentrée.

Le film nous montre ces quelques mois bouleversants dans la vie de Aidan et de ses proches. Zach Braff nous propose un film à la fois drôle, touchant et triste. Avec des clins d’œil à l'enfance. Très poétique, ce film est très réaliste. Bien sûr qu'on ne voit pas de vrais disputes entre les parents et les enfants à répétition, mais on comprend que la famille est comme une autre, avec ses hauts et ses bas, avec ses tensions, ses angoisses et ses retrouvailles. J'ai adoré que le réalisme soit embellie par la poésie. J'ai été touchée par l'histoire, par la qualité de ses acteurs et par la douceur dans ce moment difficile.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:15

Jacques Tati est un poète. C'est évident. Playtime ne déroge pas à la règle. A la fin du film, on comprend que la caméra suit d'une part un groupe de touristes américaines et d'autre part Monsieur Hulot. Le film dure près de deux heures et subit quelques longueurs.

Le film est découpé en six séquences : l'aéroport, les bureaux, l'exposition des inventions, les appartements-vitrines, le restaurant et le carrousel des voitures. Dans chaque séquence, il y a des moments trop longs, des moments très poétiques et un peu drôles. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Les touristes visitent Paris. Monsieur Hulot a rendez-vous dans les bureaux. Ils se retrouvent tous dans le restaurant. Les images sont très travaillées avec les reflets des monuments dans les portes vitrées. Les dialogues, dans la version que nous avons vue, n'étaient pas mis en valeur.

On sort de la séance, un peu mitigé. On trouve la patte de Jacques Tati, mais on ne trouve pas la fantaisie qu'on a aimé dans Mon oncle, un jour de fête ou les vacances de Monsieur Hulot. C'est comme si le réalisateur s'était perdu en se concentrant trop sur les décors. On a l'impression que seuls les images des décors et les sons des accessoires importent dans le film. Mais cela ne suffit pas pour en faire un bon film. Dommage...

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 18:50

Ted

Ted est un ourson. John, un jeune garçon de 8 ans sans ami reçoit un Noël un nounours et il fait le voeu une nuit d'étoiles filantes que son ourson puisse parler. Son voeu se réalise. Ted devient son meilleur ami. Il le suit au fil des années. Nous le retrouvons à l'âge adulte. Ted vit avec John et Lori. Du coup le film se transforme en un film du passage à l'âge adulte. Mais avec un humour qui décoiffe.

En version française, Ted a la voix de Joey Starr. Cela donne une ambiance trash au film. Mais qu'est ce qu'on rigole !!!

Un film à voir entre potes majeurs aimant les grosses conneries !

Ted
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 21:17

Premier film de Pierre Salvadori que je vois, Dans la Cour est un film à la fois léger, un peu drôle avec un fond triste.

Le film parle de paumés et de dépressifs. Antoine se retrouve gardien d'immeuble, un peu grâce à Mathilde. Elle, retraitée s'est investie dans une association. Puis elle trouve un autre cheval de bataille, une fissure dans son mur. Antoine quant à lui essaie tant bien que mal de trouver sa place dans cette loge et parmi les habitants de l'immeuble.

Tout en étant tendre avec ses personnages, le réalisateur nous offre une galerie de portraits avec humour et ironie. On rit assez souvent de situations cocasses. Pourtant vers la fin, on ressent cette tristesse qui marque la vie. On entend la voix de Catherine Deneuve douce et suave conclure ce film.

La rencontre entre Mathilde et Antoine ne se fait pas sans accroc et c'est ça qui est drôle. Leur amitié est touchante. Les autres personnages sont bien marqués et assez attachants avec leur petites histoires.

C'est un film de grande qualité que j'ai beaucoup apprécié et que je conseille à tous.

Gros coup de coeur.

Dans la cour
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 15:52

Film de Lucas Belvaux, Pas son genre parle d'une histoire d'amour entre deux personnages issus de milieux sociaux différents. Clément est parisien, enseignant de philosophie, a publié un ouvrage et est muté à Arras. C'est dans cette ville qu'il fait la connaissance de Jenifer, coiffeuse, heureuse et mère d'un jeune garçon. La différence ne se sent pas au niveau de l'argent, mais bien du bagage culturel. Jenifer ne comprend pas lors d'une de leurs premières sorties au cinéme que Clément ne connaisse pas Jenifer Aniston. Et quand elle apprend qu'il n'a pas de téléviseur, elle n'arrive pas à le croire. Grâce à son petit ami, elle apprend qu'elle est kantienne quand elle fait des réflexions sur la beauté absolue et relative.

L'histoire semble fonctionner. Tout est dans ce "semble". Chacun s'ouvre aux loisirs de l'autre mais pas sur l'essentiel. Lui rencontre ses amies. Mais il ne rencontre pas son fils. Elle souhaiterait le suivre un week-end à Paris pour voir sa vie, son appartement, ses amis, ses parents. Mais il ne l'emmène pas. Elle le spouçonne d'avoir une autre femme dans sa vie. Elle essaye de le secouer... Elle le provoque, le bouscule, mais il reste comme avant sans engagement...

Lucas Belvaux nous offre un très joli film. A la fois touchant et esthétique. Les moments de tendresse et d'amour entre les deux personnages sont superbes. Le réalisateur arrive à nous faire sentir le frisson qu'il y a entre les deux amoureux. Il nous pousse à avoir un regard extérieur sur leur histoire, à réfléchir sur les relations amoureuses et à remettre en cause nos idées reçues. Parce qu'au départ, il joue avec les clichés sur la coiffeuse qui lit Anna Gavalda et le philosophe qui lit Dostoeivski. Elle qui adore le karaoké face à lui qui écrit seul dans son bureau le weekend. Bizarrement, j'aurai tendance à blâmer la jeune femme. Comme si elle avait condamné leur histoire à ne pas fonctionner... Mais ma mère avec qui j'ai vu le film, n'était pas de cet avis. Selon elle, c'est lui qui aurait dû faire des efforts pour s'ouvrir à elle. A vous de vous faire votre opinion sur cette belle histoire, bien filmée, bien racontée et très bien jouée.

Pas son genre
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