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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 22:29

Hippocrate est le premier film de Thomas Lilti qui choisit de parler d'un milieu qu'il connaît et qu'il a fréquenté, l'hôpital. La caméra suit un stage d'internat de Benjamin, fils du chef de service. Il arrive assez confiant sur ces capacités comme tout bon interne, il va mettre ses compétences à rude épreuve. Les gardes de nuit sont surtout pour lui des moments où il a du mal à prendre ses responsabilités et cela va engendrer des situtations complexes. Dans ce service, il va faire la connaissance d'Abdel, un médecin algérien obligé de faire valider un diplôme en France par un internat, des stages et des validations à l'université. Finalement à mes yeux, c'est la rencontre avec Abdel qui est le plus intéressant dans le film. Parce que finalement avec les nombreuses séries américaines sur le monde hospitalier, on a déjà vu et revu les premières fois d'un interne avec ses doutes et ses remises en question. Par contre, la vie d'un hôpital français est rythmée de revendications de matériel en bon état et de personnels en quantité suffisante. La vie d'un médécin étranger qui doit accepter d'être traité comme un étudiant en apprentissage alors qu'il a dix ans de pratique derrière lui n'est pas un sujet souvent traité. Dans le film Tellement proche d'Eric Toledano et Olivier Nakache, Omar Sy joue un interne en médecine qui est considéré par les patients comme un homme de ménage ou au mieux comme aide-soignant seulement parce qu'il est noir. Dans Hippocrate, le racisme est plus incidieux. Ce n'est pas le coeur du film me direz-vous, mais c'est pourtant ce qui m'a intéressé. Cela m'a plus intéressé que de suivre les angoisses d'un jeune interne.

Le film est sympa. Il a un certain succès parce que c'est un premier film et qu'on lui pardonne ses nombreux défauts et ses maladresses. Je trouve excessive l'utilisation des gros plans (de face, de dos et de profil). Ce n'est pas le gros plan qui nous pousse à entrer dans la tête du personnage. Mais bien le jeu de l'acteur. Et franchement le jeu de Vincent Lacoste est en surface quand on compare au jeu de Reda Kateb, un excellent comédien. Et j'ai aussi trouvé le cadrage, le travail du cameraman assez tremblant, ce qui donne une impression d'amateurisme. Finalement le film est sympa, on passe un moment agréable, on oublie les petits défauts pour apprécier l'ensemble.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:25

Comme son titre l'indique, ce film va parler de Valentin. Un jeune homme qui charme les filles et les femmes. Mais il va s'intéresser non pas aux femmes qui veulent de lui mais aux femmes inaccessibles. Une femme mariée puis une femme dans une situtation délicate. Le film s'intéresse à Valentin mais également aux personnages qui vivent dans son immeuble, la vieille alcoolique, la jeune kleptomane, l'artiste touche-à-tout (musique, chant, dessin), la gardienne, son mari... Au fur et à mesure du film, chacun dévoile ses petits travers, ses défauts.

J'ai trouvé étonnant que la voix off soit celle du voisin d'en face. Il a rencontré une partie des habitants de l'immeuble au café du coin. Mais il n'est pas le narrateur de l'histoire car le film nous montre beaucoup de détails et de secrets dont il n'a pas soupçon. Du coup, c'est une voix off très ponctuel.

L'histoire du film raconte les derniers moments de Valentin avant sa mort. Le réalisateur joue avec nous en nous faisant soupçonner tour à tour ceux qui lui tournent autour. Les seconds rôles sont mis en valeur, avec des très bons acteurs. Un grand bravo à Victoria Lafaurie, qui joue Noor, qui a écrit certaines chansons, dessiné certains des croquis et chanté dans le film.

Mêlant amour et mort, jalousie, chagrin, drague, c'est un film charmant, frais, agréable et sympatique. On n'est pas très sûr que la vie de quartier parisien puisse ressembler à ça. Valentin invite tous les habitants de son immeuble, le voisin d'en face, le barman à sa pendaison de crémaillère. Mais on a envie d'y croire. Surtout au comportement très civique de tous ces personnages.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:37

J.C. Chandor après Margin call, propose un film sur un chef d'entreprise dans les années 80. Ne vous fiez pas au titre, ce n'est pas un film violent. Pour avoir vu Drive récemment, cela n'a rien à voir niveau violence. Et pourtant, ce film peut nous faire penser à Casino ou Scarface. Tout en étant si loin dans son univers d'entreprise de fioul.

J.C. Chandor est à la fois réalisateur et scénariste de ce film. Il choisit un personnage central, immigré, self-made-man et ambitieux. Mais il se veut le plus respectueux des règles que possible. Comme l'intégrité devait le définir. Pourtant le procureur essaie de monter un dossier contre lui avec plus d'une quizaine de chefs d'accusation. Et de l'autre côté, ses chauffeurs de camion se font agresser et voler la marchandise.

Tout en étant dans une ambiance de film de gangsters, c'est un film sur un milieu économique, sur les arrangements et les coups bas entre concurrents. Avec les angoisses et les frissons d'un thriller, j'ai vraiment été à fond dans ce film. Je sursautai souvent, avec des battements de coeur suivant les tensions des personnages. C'est l'atmosphère que J.C. Chandor donne à ce film ainsi que le jeu du duo d'acteurs, Oscar Isaac et Jessica Chastain, qui entrent le film en profondeur. D'un coté, le film se concentre sur le personnage d'Abel Morales, sur ses choix pour maintenir son entreprise à flots et son ambition pour la développer. D'un autre côté, il aborde de nombreux aspects du capitalisme dans un réalisme qui fait froid dans le dos. Manipulations, trahisons, arrangements entre meilleurs ennemis tout cela dans une année que le procureur qualifie de la plus violente pour New York. Le dialogue de fin entre le procureur et Abel conclue si bien ce parcours.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 20:11

Peintre anglais, John Mallord, William Turner est connu pour ses tableaux de paysages marins et ses couleurs. Je ne connaissais pas le personnage mais quelques-unes de ces peintures. L'histoire se déroule dans l'Angleterre du XIXème siècle. Une période très intéressante, une période où l'industrie se développe, où les trains vont s'installer dans la campagne, où on teste les premières photographies... On suit le peintre sur une période assez longue de sa vie. Il peint sans avoir besoin de gagner de l'argent. Il n'est pas le besoin comme d'autres peintres. Il vit avec son père et sa bonne. Il prend l'habitude de passer quelques jours dans une ville du bord de mer. Au point qu'il s'attache à l'aubergiste et va s'installer avec elle.

Dans le film, on sent que les relations sociales ne sont pas simples pour lui. Il grogne beaucoup, parle peu. Il est admiré par certains et détesté par d'autres. En sortant du cinéma, je me suis posée la question : comment un peintre sait si ton tableau est beau ? Dans le film, il échange sur l'art avec un jeune homme qui a acheté une de ses toiles. Le jeune homme dénigre un autre peintre et Mr Turner défend son collègue. Il en vient à s'interroger sur les goûts de ce jeune homme qui pourtant aime ses toiles.

J'avais voulu voir ce film pour l'ambiance, pour les couleurs et pour essayer de ressentir le processus de création du peintre face aux toiles vides et à la nature incroyablement belle. De ce point de vue là, je n'ai pas été déçue. Je n'ai pas trop accroché sur l'ambiance musicale. Dans les aigues. Avec juste des notes de musique classique lentes. Un peu sans fin, je trouve. Les personnages sont assez finement décrits. Il ne semble pas attaché à une femme mais surtout à son père. En tant que spectatrice, je ne me suis pas attachée à ce Mr Turner, j'ai même trouvé un peu long le film. Sans trop savoir où on allait. Mais malgré ces défauts, j'ai apprécié cette oeuvre et je la recommanderais aux amateurs d'art.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 20:17

Ce n'est pas un film sur une bande de filles mais une fille qui entre dans une bande de filles. Marieme vit en banlieue. Elle est en troisième. Mais on lui refuse de redoubler, encore et aussi de passer en seconde. Elle refuse d'abord de suivre les filles. Mais elle choisit de les suivre pour se faire remarquer par un garçon. Elle les suit dans les petits méfaits, rackets, vols et autres larcins. Elles se paient une chambre d'hôtel, se déroule la scène de karaoké sur Diamonds de Rihanna. Elle s'éclate mais quand elle rentre chez elle, ce n'est pas la fête. Sa mère passe son temps à travailler. Le père est absent, le frère violent, petite soeur entre dans la puberté et la plus petite a besoin d'attention.

La question que je me suis posée tout au long du film a été par Meriem aux autres membres du groupe : où ca va les mener ? quel est leur avenir ? C'est bien beau de vouloir s'éclater. Et après ? Elle fait des choix. Elle essaie tant bien que mal de les assumer. Avec ses trois copines, elle change de coupe de cheveux, ose se battre, danser, voler, dealer, baiser... Alors pour elle cette bande de filles lui donne l'impression qu'elle se révèle et qu'elle lui donne de l'assurance.

Avec mes yeux de petite bourgeoise parisienne, voir cet itinéraire parait si loin de ma réalité, mais je sais bien que cela n'est pas hors de la réalité. Cela change des films où on se focalise sur le banlieusard qui réussit et qui quitte sa banlieue pour de meilleurs lendemains. Là on nous montre une vie dure cruelle et sans pitié.

La réalisatrice Céline Sciamma a quelques tics de montage et de réalisation, que je n'ai pas toujours trouvé des plus pertinent. Elle abuse de noirs avec fonds musicaux qui m'ont semblé sans sens et sans intérêt. Un autre truc, elle adore les gros plans. Un peu trop même. Le film est bien ficelé, intéressant malgré les quelques reproches formulés.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:13

L'histoire est résumé dans le titre. Une fille est partie ou disparue. Est-elle morte ? enlevée? Où est-elle ? Pourquoi son corps n'est pas retrouvée ? Son mari est-il coupable ? Son attitude semble suspecte mais aucun indice semble aider les policiers à éliminer une piste.

Si vous voulez voir le film, surtout ne sachez rien de plus. Il faut découvrir les rebondissements de ce scénario haletant. A l'origine c'est un roman de Gillian Flynn. Le film mêle une critique acerbe du couple mais surtout ce qui m'a intéressé, c'est la pression médiatique dans l'enquête. La présence des médias (journalistes et aussi éditorialistes) ont une importance capitale dans l'histoire. C'est une vraie réflexion qui s'ouvre à propos de nos jugements sur les affaires judiciaires présentés dans les médias. On choisit une image, on l'extrait et on arrive à lui faire dire ce qu'on veut. Il y a de la manipulation de la part des personnages mais aussi du réalisateur. Cela donne un film barré et retors. La mise en scène sublime les acteurs et l'histoire. La tension est présente de bout en bout, on n'arrive pas à imaginer quelle peut être la fin.

On sent la lignée avec Fight club, avec de la baston en moins et de l'humour glaçant et du cynisme en plus. David Fincher a choisi ce scénario pour la complexité des personnages et pour les sujets de société abordés. Les deux acteurs principaux, Ben Affleck et Rosamund Pike sont très justes. Mais Rosamund Pike rappelle les héroïnes d'Alfred Hitchcock, des beautés froides mais avec une modernité et une intelligente effrayante. Cela donne un film vraiment très très bon, aussi bon que Fight Club, et si on trouve quelques critiques ou incohérentes, tant mieux, cela marque et fait penser au film encore et encore.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 23:18

Je suis une habituée des œuvres de Woody Allen. J'avais moins accroché avec Blue Jasmine, qui m'a semblé plus éloigné des aspects que j'aimais dans ces films précédents. Magic in the moonlight est vraiment dans la veine des œuvres légères, drôles tout en étant profondes.

C'est l'histoire d'un anglais qui se déguise en chinois pour faire son spectacle de magie. Un de ses vieux amis l'invite à venir dans le sud de la France pour démasquer une medium qui va épouser un jeune homme de bonne famille. La mère de famille aime rentrer en contact avec son défunt mari via la medium.

Le film se situe dans les années 20-30, dans une ambiance jazzy. On apprécie les virées en vieille voiture dans les paysages de la côte d'Azur. Cette ambiance me plait tellement. J'ai eu un petit sourire tout le long film. J'ai ri à d'autres moments et été émue à d'autres. C'est un joli film qui aborde des sujets sérieux. En effet, on parle de croyances, de scepticisme mais aussi de la mort, de la vie, de visions de la vie.

C'est un plaisir de voir sur écran, Simon Mcburney et Colin Firth. Je suis moins fan d'Emma Stone, avec son air de petite poupée, une sorte de sainte nitouche, menteuse et manipulatrice. En même temps, je ne l'ai pas vu dans beaucoup d'autres films. Mais j'ai vraiment pas accroché à son jeu. Cela n'a tout de même pas gâché mon plaisir de découvrir ce joli film que je conseille à tous.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:14

Après Töchter, parlons maintenant d'une relation entre une mère et son fils. Un fils, il faut le dire pas facile à gérer. Le film commence par les images de sa mère qui vient le chercher dans le foyer parce qu'il a mis le feu à la cantine. Elle éprouve à la fois de l'appréhension de le revoir à la maison et un plaisir de retrouver son gars.

Le film ne s'attache pas tant que ça à essayer d'expliquer ses accès de violence ni son amour débordant. Bien sûr, la mère tente d'expliquer son attitude par une prédisposition et un déclenchement par la mort du père. Mais ce n'est pas le centre du film. Le centre du film selon moi c'est la rencontre avec la voisine d'en face. Une voisine, elle aussi, abîmée par la vie. Elle a un bégaiement depuis quelques années. Elle ne peut plus exercer son métier de professeur. Un trio va se former. Un trio disparate mais qui va se faire du bien. Ils vont avoir ensemble des moments planants de laisser aller. Xavier Dolan a limité l'écran à un carré la plupart du temps sauf dans ces moments d'évasion où l'écran s'agrandit. Les comédiens incarnent dans toute l'amplitude des sentiments ces personnages entiers.

Comme le film a reçu le prix spécial du jury à Cannes, et que les échos étaient vraiment élogieux, nous sommes allés au cinéma avec une certaine exigence. De mon côté, j'ai aimé. Le film n'essaie pas d'analyser, nous fait ressentir. Et cela m'a troublé et touché. J'ai adoré que le film m'offre l'occasion de me poser des questions sur les pourquoi du comment, des questions sur la famille, sur le rapport enfants/parents...

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 17:16

Töchter signifie Filles en allemand. Une amie et moi sommes allées au festival du cinéma allemand. Nous avons sélectionné ce film, un peu par hasard, parce que l'horaire nous convenait. J'avais regardé la programmation sans trop savoir comment choisir...

Le film raconte l'histoire d'Agnès qui part à la recherche de sa fille Lydia, fugueuse. Les premières images sont assez glauques. En effet, elle a été appelée pour reconnaître un corps. Mais ce n'est pas sa fille. Elle va arpenter les rues de Berlin, des quartiers parfois loin de son univers pour essayer de la retrouver. Elle va faire la rencontre d'une SDF s'appelant Inès. C'est cette relation pleine d'ambiguité qui va être au coeur du film.

Inès parle beaucoup plus que Agnès parfois pour brouiller les pistes. Connait-elle Lydia ? La rencontre serait-elle vraiment fortuite ? Ne se sert-elle pas de la détresse de cette mère pour combler son manque affectif, son manque de nid douillet, son manque d'amour ? Parfois, on dirait qu'elles s'affrontent et d'autres fois on dirait qu'elles prennent soin l'une de l'autre.

Comme d'autres oeuvres allemandes que j'ai vues, ce film comporte du nu (sans pudeur, sans gêne, typiquement allemand, je trouve). C'est un film assez lent, avec beaucoup de gros plan, d'autres plans où la caméra suit seulement Agnès roulant à la recherche de sa fille. J'ai ressenti quelques longueurs. Et la fin surprend comme une claque. L'ambiguité des relations entre ces deux femmes m'a vraiment intéressé. La caméra était comme tendre avec ces abimées de la vie. Cela nous pousse à éprouver de la tendresse pour ces deux forts caractères. Un film sur les femmes par une femme, Maria Speth.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 20:55

Sin City 2 est construit de façon linéaire. Et c'est finalement le seul reproche que je pourrais faire au film. Car j'ai trouvé le film incroyablement beau, dans un pur style des polars. Le noir et blanc des images n'est éclairé que de quelques touches de couleurs (cheveux, sang, yeux...). Cela renforce une atmosphère sombre dans la cité des vices.

Les histoires ne s'entremêlent pas vraiment. Le personnage joué par Joseph Gordon-Levitt veut défier le sénateur au poker. Tout comme Jessica Alba qui aimerait venger la mort de son amoureux. De l'autre côté le personnage joué par Eva Green est une vampe. Tout en beauté et en tentation, elle charme et dévore les hommes.

J'étais à fond. J'avais envie que les gens incarnant le pouvoir et la répression soient vaincu. Mais je suis sortie un peu mitigée. C'est esthétiquement très beau, les acteurs sont excellents. Mais la voix off (équivalent de certaines bulles de comics) m'a parfois paru excessive. En revoyant un peu la rythmique du film, ce film pourrait faire partie de chefs d'oeuvre. Mais là il y a de nombreux petits défauts. Ca vaut le coup d'oeil. Mais faut pas trop en attendre...

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