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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 20:03

Le film m'a été conseillé. Plusieurs fois. Et j'y allais confiante. Je pourrais aussi le conseiller. Pourtant j'ai eu du mal à rentrer dedans. Comme je connaissais déjà le principe, tout le début du film m'a ennuyé. Alors je vais raconter que peu de choses sur l'intrigue pour laisser les spectateurs se laisser surprendre par l'idée de ce film.

On voit la pâte de Pixar et celle de Disney à la fois dans le style de dessin et dans la construction du scénario.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 15:40

Un film allemand sur l'après-guerre est rare et fort. Le scénario romance une histoire vraie, celle de plusieurs procureurs allemands qui ont poursuivi en justice les soldats et les administrateurs du camp Auschwitz. Dans le film, le choix a été fait de réduire à une figure emblématique secondée par un autre homme et une secrétaire ce combat difficile. Un combat dénonçant l'ampleur du nazisme dans la population et l'administration allemande. L'acteur choisi, Alexander Fehling, a parfois des airs d'acteur américain et d'autres fois de nazi. Il donne beaucoup de profondeur à son personnage. Le fait d'ajouter une romance à l'histoire donne un peu de légèreté à un film qui aborde des thèmes lourds et forts. C'est bien construit et très touchant.

En sortant du film, on se pose beaucoup de questions. N'étant pas un film larmoyant, il ouvre notre réflexion sur notre place et notre conscience dans de telles situtions. Aurait-on obéi aux ordres ? Aurait-on lutter contre la barbarie ? Quelle aurait été notre capacité de recul, de refus et de rébellion ? Et comment travailler, comment la société entière peut vivre 10 ou 20 ans après ? Quel enseignement transmettre aux plus jeunes ? Un film à montrer à tout le monde.

Alexander Fehling

Alexander Fehling

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 18:01

Eddie Marsan incarne John May dont le métier de retrouver la famille des personnes qui sont décédées seules. Il s'implique dans son travail et fait preuve de minutie. Il pourrait mettre être qualifié de maniaque ou nous faire penser qu'il a des troubles obsessionnels compulsifs. Mais le réalisateur comme l'acteur nous rendent le personnage si tendre et nous proposent un film si poétique qu'on ne pense à tout ca. On lui annonce que son service va être fusionné et que son enquête sera sa dernière. Il va se donner à fond pour ces dernières funérailles, il ne soit pas seul à rendre hommage au défunt. Il va à cette occasion faire des rencontres touchantes.

Le film est vraiment beau et touchant. Très poétique. J'ai beaucoup aimé. J'ai eu la larme à l'oeil à la fin. Le film tourne exclusivement autout de ce personnage de John May et pourtant lui ne s'occupe que des morts et de leur famille. Ce n'est pas du tout glauque, loin de là. Il est attentionné et à l'écoute et pour les morts, il organise des funérailles même si il y va seul. Je me suis posée la question des différences culturelles entre les anglais et nous. Ont-ils un rapport différent aux funérailles ? à la mort ? aux tombes ? Je n'ai pas les réponses à ces questions.Mais j'ai quand même pas l'impression que nous soyons si différents sur cette cérémonie. C'est d'autant plus touchant. C'est un film vraiment très beau et émouvant.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:04

J'allais au cinéma par envie de voir un film divertissant avec action et humour. Et je n'ai pas été déçue. Je me suis régalée ! Kingsman est un film d'espionnage avec beaucoup d'actions qui évoque la violence en image et en réflexion. Le petit bonheur en plus, c'est que ce film étant britannique, il y a de l'énergie, du chic et de l'humour.

Quelques mots sur l'histoire, en fait sur les histoires. D'un coté, Kingsman doit recruter une nouvelle recrue et de l'autre lutter contre un méchant. Cela permet de présenter les exigences pour devenir un bon espion tout en ayant l'action contre le méchant qui zozotte. Les recrues sont peut-être légèrement caricaturées avec un face à face bourgeois entre prolétaires. Mais cela fonctionne quand assez bien. Voire très bien.

Le film est moderne, énergique et esthétique. Les séquences de bagarre sont violentes mais pas trash. On ne cherche pas à nous choquer, mais on esthétise les mouvements et les coups. L'humour présent par touches allège un film dit d'espionnage qui pourrait trop se prendre au sérieux. Cela m'a rappelait le film Les Gardiens de la Galaxie, par l'ambiance mêlant action, humour et musique rétro. Dans les deux films, tu sors de la salle de cinéma avec le sourire et en ayant passé un excellent moment de divertissement. Si on veut réfléchir, Kingsman parle de notre dépendance aux moyens de communication mais aussi d'une violence supposée inhérente à la race humaine. A vous de choisir le sujet qui vous intéresse ou bien à juste profiter du spectacle !

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 15:29

Ce n'est pas un documentaire, ni un biopic sur la vie entière de Martin Luther king. Le film ne s'intéresse qu'à la marche partant de la ville de Selma, Alabama. On voit d'un côté les entretiens entre Martin Luther King et le président Johnson et de l'autre les réunions préparatoires pour faciliter l'inscription sur les listes électorales. En effet, les noirs américains ont le droit de vote mais lors de leur inscription sur les listes électorales, les fonctionnaires blancs trouvent des subterfuges pour leur refuser ce droit de citoyen par des questions de plus en plus précises.

Le film montre à la fois les manoeuvres politiques et citoyennes. C'est très intéressant et très touchant. Il y a des moments vraiment vibrants de discours mais surtout de luttes physiques. J'ai eu l'impression que le son des coups avait été exagéré. On souffre à chaque coup de matraque. La violence est partout dans les regards, les refus, les attitudes, les coups, les émeutes. Un manifestant noir choqué n'a qu'une envie prendre les armes et se venger. Mais l'un des pasteurs, ami de Martin Luther King lui rappelle à quel point le combat est inégal. Pour un blanc tué par vengeance, combien de noirs vont-ils abattre ?

Le film est fort et complexe. Il nous fait aussi ressentir les doutes et les difficultés pour Martin Luther King de mener ce combat tout en ayant un rôle de père de famille et de pasteur. L'acteur n'en fait pas trop, il est touchant.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 17:12

Film de Christian Petzold

L'histoire se résume assez simplement et pourtant rien n'est simple dans cette histoire. Cela se situe après la seconde guerre mondiale. Les américains sont encore en Allemagne. Les survivants des camps tentent de rentrer chez eux. C'est le cas de Nelly. Couverte de bandage, elle espère retrouver son visage et sa vie d'avant. Son amie Lene espère elle partir en Palestine pour construire une nouvelle vie. Nelly pense à son mari Johnny et se demande si il va la reconnaître avec ce nouveau visage. Elle va le retrouver dans une discothèque qui s'appelle Phoenix. Il l'aborde car elle lui fait penser à Nelly et lui propose de jouer le rôle de sa femme pour récupérer l'héritage. J'ai trouvé fou le fait qu'elle accepte cette proposition. Elle est tellement amoureuse qu'à fois qu'elle montre à Johnny ses ressemblances avec elle-même, elle est pleine d'espoir qu'il réalise qu'elle est sa femme. Ce moment est au coeur est du film. On se demande comment va se terminer cette histoire. Et tandis que Johnny lui apprend à ressembler, Nelly réapprend à être elle-même. Ce passage entre le mari et la femme rappelle le film d'Hitchcock "Sueurs froides"

Le sujet sous-jacent, le sujet qui fait face à celui de la reconstruction est bien celui du pardon. Peut-on pardonner la trahison ? Peut-on continuer à vivre dans un pays qui a tenté l'extermination de tout un peuple ? Comment une histoire personnelle s’intègre-t-elle dans une histoire nationale ?

Le jeu tout en finesse des comédiens n'est pas bavard et s'exprime dans des regards et des attitudes. Nina Hoss et Ronald Zehrfeld sont extrêmement touchants. La mise en scène oscille entre le suspens et l'histoire d'amour et le réalisateur nous fait aimer et détester de Johnny. Il ne l'aime pas, l'utilise, la façonne et on soupçonne une violence conjugale. Pourtant elle l'aime tellement qu'on oscille entre ces deux sensations. C'est assez déroutant et agréable. C'est un film très beau qui m'a rappelé Le Mariage de Maria Braun de Fassbinder. La même époque de l'après-guerre, l'envie de retrouver un mari et surtout les difficultés de faire une place à l'amour après l'horreur. Un film que je conseille, que j'ai vraiment aimé.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:09

Film de Paul Thomas Anderson

Comment résumer ces 2h30 d'enquêtes imbriquées l'une dans l'autre ? Doc Sportello est contacté par son ex-petite-amie pour retrouver son ami qu'elle croit avoir été interné par sa femme et son amant pour des questions d'argent. il est également sollicité pour deux autres enquêtes qui s'avèrent toutes tourner autour de Michael Z Wolfmann, un promoteur immobilier juif qui a donné sa sécurité à des motards nazis. Doc Sportello est un détective privé et son côté hippie est en opposition avec le flic strict incarné par Josh Brolin.

Au début du générique de fin, j'avais le sourire aux lèvres. J'avais bien aimé ce film, même si j'ai trouvé quelques longueurs. Il rappelle d'autres films, il mêle le polar, la comédie, le film noir et le film léger. C'est vraiment un aspect que j'ai apprécié. Le scénario est une adaptation du livre de Thomas Pynchon. Je n'ai pas lu le livre mais le film m'a donné envie de le découvrir. Dans des critiques, j'ai lu que le livre était encore plus complexe que le film. Mes amis m'ont dit ne pas avoir tout suivi ni compris l'intrigue. J'ai été plus à fond dans l'histoire et les personnages. Le côté "on prend toutes les drogues qui passent" n'est pas dans le style de Las Vegas Parano. Il n'y a pas de moment où on voit les délires des hippies. L'intrigue est focalisée sur le détective privé et ses enquêtes. Le personnage de Josh Brolin aurait pu être plus présent, pour faire ressortir les différences entre les deux enquêteurs. Le personnage joué par Benicio Del Toro est l'avocat de Doc Sportello, un spécialiste du droit marin, il a seulement quelques scènes, mais il est vraiment sympa. Un autre personnage qui fait quelques apparitions et qui est assez attachant est celui joué par Owen Wilson. Pareil, on aurait bien aimé comprendre le pourquoi du comment de toutes ses aventures. Mais le film étant déjà assez long, il a bien fallu faire des coupes dans l'histoire.

Du coup, cela donne un film avec plusieurs séquences que j'adore et des longueurs sans intérêts. La bande-annonce m'a donné tellement l'eau à la bouche qu'en fait elle est presque mieux que le film. Le film manque un peu d'énergie ou alors plus d'humour car dans la bande-annonce, vous avez déjà tout vu. Alors, oui je suis critique, mais je reste positive sur le film. Il mérite d'être vu mais restez bien concentré pour ne pas vous embrouiller avec toutes les intrigues.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 20:56

4 oscars pour Birdman. Et franchement c'est bien mérité.

En utilisant de longs plans séquences et en mettant en valeur le jeu incroyable de Michael Keaton, ce film est excellent. Bien sûr le film ne se compose pas sans coupe mais avec un liant invisible, partant des répétitions générales à la grande première. Le thème essentiel du film est l'envie de reconversion d'un acteur has-been du cinéma vers le théâtre. Cette ancienne star de film de super-héros adapte une pièce qui le touche et où il s'y retrouve. Une bataille Hollywood vs Broadway s'ouvre. Et avec elle, une vraie réflexion sur la création artistique, sur les critiques. Mais j'ai surtout été touchée par ce monde du théâtre. Les tensions, les liaisons, les disputes entre les comédiens sont si justes. Ca peut paraître un peu fou, mais les comédiens (et j'en sais quelque chose), deviennent fou avec le trac qui monte.

L'ambiance est rythmée par de la batterie. Dans un style assez jazzy. Cela accompagne la montée en puissance, le stress de la première. On imagine un peu la fin et on apprécie le petit clin d'oeil que le scénario nous propose. Ce film a si peu de défauts que je le conseille à tout le monde que ce soit les amateurs de films de super-héros ou les amateurs de films d'auteur.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 18:50

Film inspiré d'une histoire vraie, Imitation Game raconte trois périodes de la vie de Alan Turing. On le découvre en premier dans les années 50 puis on fait un saut dans le temps dans les années 40 et un autre saut dans son enfance. Les sauts dans le temps ne sont pas des explications appuyées de ses réactions. La construction est plus fluide. Chaque séquence avance à son rythme. Le cœur de l'histoire se situe dans les années 40 où Alan Turing a été recruté pour craquer Enigma la machine qui code les messages diffusées par l'Allemagne nazie. A Minuit, la machine remet à zéro le code et en crée un nouveau. Donc chaque jour, leur travail est limité soumis à l'horloge. Il souhaite créer une machine assez intelligente pour arriver à prendre en compte les millions de millions de combinaison pour contrer Enigma. Il est pris pour un fou avec des exigences démesurées. Les retours sur son enfance nous expliquent de nombreuses énigmes de son comportement adulte. L'acteur qui joue Alan jeune, Alex Lawther, est vraiment touchant. Benedict Cumberbatch est très juste (comme toujours). Je ne suis pas une fan de Keira Knightkey, là, elle propose un jeu correct. Elle joue le rôle d'une femme douée en mots croisés et en décryptage, qui ne pourra pas travailler directement dans l'équipe de Turing juste parce qu'elle est une femme.

La réalisation, la mise en scène et les différents flash-back sont très bien menés. On est pris par une certaine tension, souhaitant que son expérience arrive au bout. Je me suis répété que sans ses recherches, je ne pourrais pas écrire son un ordinateur. En voulant créant sa machine, il va poser les bases de recherche qui mèneront à la création de cet outil devenu indispensable. Le film nous parle aussi de sa personnalité, de son homosexualité et de son anti-conformisme social. L'homosexualité était en ces années-là considérée en Angleterre comme une atteinte aux bonnes mœurs et punit comme un délit. Quand on sort de la séance, on se rend compte que nos sociétés ont terriblement changé en 60 ans. Heureusement. Même s'il y a encore du travail à accomplir. C'est un film romancé, mais juste et touchant.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 22:23

Je suis allée voir ce film vraiment sur des conseils et des critiques. Et que c'est bon ! Il n'y a pas un personnage principal mais le film est constitué de nombreux saynètes. Elles ont un point commun, c'est un moment d'énervement dans la vie assez banale d'hommes ou femmes. Parfois ca dégénère mais qu'est ce que c'est bon ! Franchement je ne connais pas le cinéma argentin, mais s'il y a d'autres pépites comme ce film, je veux bien en voir encore et encore.

Je ne peux pas vous raconter l'histoire car chaque saynète raconte une petite histoire. Donc je vous laisse le plaisir de découvrir tous ces personnages. C'est criant de réalisme même si ca dérape souvent. Je le conseille à tout le monde !

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