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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 22:05

C'est l'histoire de Merida, fille d'un roi d'Ecosse. Une petite fille impétueuse. Son père lui laisse la voix libre pour qu'elle s'amuse, qu'elle découvre la vie. C'est lui qui dans sa jeunesse lui offre son premier arc et ses flèches. Elle s'amuse et grandit. Sa mère, de son côté, lui apprend tout ce qu'une princesse doit savoir. Merida se sent frustrée, elle ne peut pas galoper et tirer des flèches dans la forêt. Sa mère lui apprend à tisser, broder, bien se tenir à table. Le clash entre la mère et la fille arrivent au moment où un tournoi est organisé pour décider quel sera le fiancé de la princesse. Là Mérida s'enfuit ne voulant pas devenir princesse, souhaitant devenir la seule à décider de son avenir.

 

Premier fait notable : il y a une seule chanson dans ce dernier Disney. Une chanson jolie et surtout unique. On retrouve beaucoup de choses vus ailleurs. Cette héroïne fait penser à Belle de la Belle et le Bête, à Marianne dans Robin des Bois et à Jasmine dans Aladin. Les trois petits frères nous rappellent les lapins crétins. Les batailles entre les hommes m'ont évoqué les batailles dans les albums d'Astérix, et m'ont fait beaucoup rire. C'est la première fois que les héroïnes se rebellent et qu'un discours féministe fait son apparition chez Disney-Pixar. Cela m'a beaucoup plu de voir cette réflexion abordée.

 

J'ai trouvé ce film plutôt drôle grâce aux trois petits frères et aux batailles entre les prétendants. C'est beau et agréable de voir les paysages écossais. La tête de la princesse est toute ronde et sa chevelure aussi folles que ses idées. Les graphismes sont bien faits, les personnages caractéristiques et plutôt attachants. Les courses de Merida à cheval m'ont beaucoup impressionné. C'est une bonne distraction, un film à voir, une héroïne à découvrir et à aimer. On ne s'ennuie jamais. C'est un film que je conseillerais à tous !

 
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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 23:22

http://cours-espagnol-grenade-espagne.delengua.es/wp-content/uploads/2009/06/El-laberinto-del-fauno.jpgFilm de Guillermo del Toro sorti en 2006.

Je l'ai vu pour la première fois en 2007seule et revu ces jours-ci avec mon chéri. Il n'était pas très emballé par l'affiche ni par l'idée qu'il se faisait du film. Mais j'ai insisté, car je trouve que ce film vaut la peine d'être vu.

 

Synopsis d'Allociné :

Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, un faune, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

 

Ce n'est pas un film que l'on peut catégoriser. Il n'est pas que fantastique et il n'est pas non plus qu'un film de guerre. Mais il est les deux à la fois. L'histoire d'Ofelia est aussi importante que le personnage de Vidal. Nous suivons leur intéraction ainsi que les relations avec Mercedes, l'intendante de la maison.

 

Dans ce film, il est question de monstre, dans tous les sens du terme. Les monstres qui font peur aux petits enfants, des êtres aux formes étranges et effrayantes ; mais aussi les monstres humains, caractérisés par leur inhumanité. C'est un film assez violent pour les scènes de guerre. Les scènes fantastiques sont aussi pleines de suspens. La violence nous rend sensible à l'imaginaire d'Ofelia et cette sensibilité nous rend vulnérable face aux scènes de forte violence.

Comme une oeuvre d'art, ce film a plusieurs niveaux de lecture : deux histoires en parallèle, de la symbolique visuelle (décor soit en prolongement de la symbolique du personnage soit en contradiction avec la tension ambiante). Cela donne un film très sombre et clair, un film touchant et choquant. Ces contrastes font que le film est une véritable oeuvre d'art.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:46

Film avec Jeremy Irons, Demy Moore, Zachary Quinto, Paul Bettany, Simon Baker...

 

Premier film de JC Chandor, Margin Call raconte une journée dans la vie d'une banque d'investissement. Cela commence par le licenciement du chef de la section Gestion des riques, Eric Dale. Alors que l'ascenseur s'apprête à se refermer, Eric Dale confie une clé USB à son second Peter Sullivan et lui conseille d'être prudent. Peter Sullivan sent que cette clé doit détenir des informations dangereuses. A la fin de la journée, alors que les locaux sont vides, il se penche sur ce dossier. En plein milieu de la nuit, il appelle son collègue et son supérieur pour leur confier ses découvertes. Et un branle-bas de combat commence. Chaque chef d'équipe se réfère à son supérieur. D'un autre côté, des recherches débutent pour retrouver Eric Dale, qui est à l'origine de cet événement. 

 

C'est un milieu avec un vocabulaire précis. Le film n'en est pas pour autant difficile d'accès. Il explicite ce qui s'est passé en novembre 2008. Cela n'est pas un documentaire, cela reste quelque peu romancé, mais ce qui est sûr c'est que le film est très réaliste et très clair. Le film a été nommé aux Oscars 2012 dans la catégorie Meilleur scénario original (prix remporté par Woody Allen pour Minuit à Paris). Le scénario est très bien ficelé, très intéressant et permet de visualiser le déroulement d'une période de crise dans un banque d'investissement. Cela rappelle les événements vécus par la banque Lehman Brothers.

 

Sur la forme, je voudrais souligner la qualité de l'image du film. Les plans filmés en voiture et ceux de nuits montrent une qualité de photographe. La photographie est signée Frank G DeMarco. Un nom qui m'est inconnu. En tout cas, il prouve à travers les images proposées dans le film la force de son art.

 

Cela donne un film intelligent, bien interprêté et explicatif. Un film enrichissant à voir !

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 16:41

LostHighway.jpgFilm de David Lynch sorti en 1997.

 

Comment résumer ce film? Il y a plusieurs personnages principaux. Plusieurs histoires imbriquées. A l'instar de Mulholand Drive, aucune explication n'est donnée sur le pourquoi ou le comment de cette double histoire.

 

Le film commence avec le personnage de Fred Madison. Il est saxophoniste de métier et vit dans les beaux quartiers de Los Angeles. Les premières images nous montrent Fred seul chez lui. Il entend à l'interphone une voix lui annonçant "Dick Laurent is dead". Mais la rue est vide. Le lendemain matin, sa femme trouve un enveloppe avec une cassette vidéo montrant des images filmées de leur vie dans leur appartement à leur insu. Pendant la soirée, Fred et sa femme Renée vont à une soirée. Fred est abordé par un Homme Mystère. A partir de ce moment du film, le fantastique fait son apparition. Le lendemain une cassette vidéo arrive et la vie de Fred est chamboulée à jamais. Un deuxième flm commence avec un autre personnage Pete, jeune mécanicien. On suit sa rencontre avec une blonde sulfureuse Alice qui est en couple avec un mafieux, Mr Eddy. Comme pour l'histoire de Fred, le moment de Pete démarre de façon très réaliste et finit de façon forte, bouleversante et limite choquante.

 

Lynch donne une couleur et une musique au film rendant le film incomparable. Lost Highway est une musique lancinante et des couleurs sombres. Un rythme assez lent. Des tensions, du suspens. Un homme mystère angoissant. Une figure vampirique assez flippante. Il y a des images choquantes, des personnalités complexes et aucune solution. 

 

C'est un film inoubliable. Il laisse une empreinte forte pendant plusieurs jours après le visionnage. Un film fort à conseiller aux amateurs et aux fans de David Lynch.

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 23:08

La première fois que j'ai vu ce film, j'ai suivi l'histoire et découvert des personnages, des situations. Mais quand il est repassé sur Arte, j'ai eu un regard neuf sur ce film.

L'histoire raconte l'arrivée dans une nouvelle ville d'un lycéen qui déménage à chaque fois qu'il lui arrive des ennuis. Il arrive à Los Angeles et s'inscrit au lycée Dawson high school. Dès son arrivée, il se fait arrêter pour ivresse sur la voie publique et au commissariat ses parents se tiraillent. Le jeune Jim se sent plus à l'aise avec le commissaire qu'en présence de ses propres parents. Le film raconte donc l'adolescence dans les années 1950. Avec un regard très pertinent sur les relations entre adolescent et parents et entre les adolescents.

 

Au deuxième visionnage, on voit apparaître clairement les tensions entre parents et ados et l'influence sur la construction du jeune. Jim exige que son père s'affirme et ne s'écrase pas, qu'il exprime la virilité et la paternité. Il ne supporte pas le voir avec un tablier de bonne femme. Cela rend Jim irascible dès qu'on le traite de "poule mouillée", expression qui lui rappelle l'image de son père.

Judy, la voisine de Jim, nous raconte une phase des relations père-fille. L'adolescente cherche à toujours avoir des câlins de son père, mais son père garde ses câlins pour son petit frère et considère que ses gestes ne sont plus adpatés à une adolescente. Elle se sent rejetée par son père. Elle se réfugie dans le groupe d'amis de lycéens.

Le troisième protagoniste du trio d'amis est surnommé "Plato" qui vit sans ses parents seulement avec une nounou noire. Il se sent très seul et aux côtés de Jim et Judy, il se crée une nouvelle famille. Mais alors que le couple Jim et Judy se forme, Plato se sent adandonné ce qui crée des situations tendues et complexes.

 

Ce film, au travers de ces trois adolescents, nous montre non pas l'adolescence à une époque précise mais bien les relations parents-adolescents. Le regard du réalisateur Nicholas Ray, est tendre pour la famille en abordant des thèmes forts : la famille en crise, le deuil de l'enfance et la conquête de la virilité. Il présente les difficultés liées à l'âge sans jugement ni pour les parents ni pour les jeunes.

C'est un film culte qui fait exploser la carrière de James Dean, qui joue de façon remarquable. Il devient l'image d'une protestation contre les parents, contre les bourgeois, la représentation de la confusion interne des adolescents, d'une jeunesse rebelle contre le conservatisme.

 

Un film à voir absolument.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 11:30

Une séance du Rocky Horror Picture Show au Studio Galande est intéractive et bien plus que cela. Déjà sachez que réserver est indispensable. Il y a deux séances par semaine le vendredi et le samedi, pleines à chaque fois.

Et sachez également que cette séance n'est pas familiale. C'est trash et glam rock comme le film. Ca parle de meurtre et de sexe. 

C'est l'histoire d'un jeune couple, Brad et Janet. Un soir pluvieux, la voiture tombe en panne et ils trouvent un manoir où ils espèrent trouver un téléphone. Ils arrivent au milieu d'une soirée particulière pour l'hôte. Ils sont accueillis par Frank qui révèle ce soir même sa création un homme du nom de Rocky. Mais tout ne se passe pas comme prévu.

 

Si vous ne connaissez pas le film, vous ne pourrez pas le suivre pendant une séance au studio Galande. Christophe qui incarnera Riff Raff sur scène nous conseille de louer le DVD pour suivre l'histoire. A sa création, l'histoire était présentée sous forme d'un spectacle musical avant d'être un film. Le créateur est Richard O'Brien qui participera à l'écriture du scénario et qui jouera le rôle de Riff Raff dans le film. Le film n'a pas eu de grand succès à sa sortie. Mais quelques années après, le film va devenir culte grâce à des séances de cinéma intéractive. Les spectateurs avec des comédiens sur scène vivent l'histoire en même temps que les acteurs du film. Par exemple, les spectateurs jettent du riz lorsqu'un mariage est vu sur grand écran. Les spectateurs et les comédiens s'arrosent mutuellement quand la pluie tombe sur Brad et Janet. Quand une danse a lieu, les comédiens et les spectateurs refont exactement la même chorégraphie. Cela donne une très bonne ambiance à la séance.

Mais les comédiens ne se contentent pas de refaire quelques scènes du film. Ils s'amusent avec le film. Le film est déjà au deuxième degré et l'humour des comédiens va au delà (genre troisième ou quatrième degré) pour se moquer des séries Z. Les comédiens peuvent par certains aspects se moquer du film qu'ils aiment et qu'ils représentent. Cela participe à surprendre les spectateurs et à les amuser.

 

Ce samedi, je suis allée voir une séance avec mon chéri. J'avais un peu peur que mon compagnon reste froid et distancé du délire. Et en fait, pas du tout. Je l'ai entendu rire. Je l'ai vu arroser nos voisins. Il n'a pas dansé, il m'a laissé ce plaisir. Nous avons ri et passé une sacrée soirée. 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 20:31

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/03/48/19864472.jpgAh lalala... Meryl Streep... Elle est ...Comment dire ? Elle est une actrice de grande qualité. Vraiment impressionnante dans ce film. Elle incarne dans ce biopic le rôle de Margaret Thatcher lors de sa vie poiltique. Une autre actrice Alexandra Roach incarne le personnage dans sa jeunesse. 

 

Je commence l'article par le jeu magnifique de cette actrice, parce que je n'ai pas vraiment aimé le reste du film. L'histoire est construit autour du personnage de Maggie âgée. A partir de ses souvenirs, on plonge dans le passé. On trouve de l'intérêt à voir comment cette femme de poigne a réussi à se faire une place dans un milieu fermé réservé à la gente masculine. L'introduction de la première femme au parlement britannique est très bien filmée. Mais rien n'est développé. On passe de sa vie personnelle à sa vie professionnelle, sans que l'un ou l'autre des aspects de sa vie ne soit développé. J'aurais opté pour axer le film sur la vie politique, l'arrivée en politique de cette femme jusqu'au poste de premier ministre. Les passages sur sa vie de Premier ministre révèlent les côtés strictes de la Iron Lady. Son surnom explose quand on la voit prendre des décisions sans prendre en compte ses conseillers, sans entendre quoique ce soit, sans ouvrir un quelconque dialogue. Des images du Royaume-Uni des années 1980 montrent les émeutes, les tensions et la violence de cette période difficile. La dame de fer ne plie pas, n'écoute pas. Elle a modifié la face de l'Angleterre à tout jamais, avec les coupes franches dans les budgets, avec des privatisations à grande échelle, avec une guerre avec l'Argentine...

 

Comme le film revient souvent sur la vieillesse de Thatcher, on a tendance à être touché par cette vieille dame. Cela crée un énorme contraste entre la dame de fer et la dame en dentelle de la fin du film. La réalisatrice Phyllida Lloyd ne prend pas partie et cela me gêne. Un biopic ce n'est pas un livre d'histoire, ni un documentaire. Le scénariste peut choisir une partie intéressante du personnage et le développer, sans nécessairement être exhaustif. En plus en ce moment, les biopics sortent de plus en plus nombreux en salle. Le cinéma en est envahi. Je n'y trouve pas souvent un intérêt. J'ai vu le film sur Coco Chanel avec Audrey Tautou, le scénario se basait sur les débuts de la créatrice dans la mode. C'était très intéressant de comprendre son parcours professionnel. Le personnel n'était pas écarté, mais mis au second plan. Dans la Dame de fer, tout est abordé. Finalement, je n'ai pas forcément appris grand chose. Comme ce qui m'a plu c'est la performance d'actrice, on peut vraiment s'interroger. Peut-être qu'un biopic n'est qu'une occasion pour un comédien de réaliser une performance.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:47

http://1.bp.blogspot.com/-hi2DTNke0LY/TqYZod-P4DI/AAAAAAAAAFE/QgiCRkGgGs0/s1600/Sherlock%2BHolmes%2B2.jpgFilm de Guy Ritchie avec Robert Downey Junior et Jude Law.

 

Avant même la sortie, j'avais envie d'y aller. J'adore le personnage de Sherlock Holmes. Je n'ai pas lu les livres, mais vu de nombreux téléfilms, feuilletons et films sur le personnage. Un jour, il faudra que je me mettes à la lecture. En tout cas, c'est un plaisir de voir les périgrinations de ce personnage haut en couleurs.

Guy Ritchie aime les mises en scène qui explosent et pètent dans tous les sens. Le premier opus avec Sherlock était tellement à fond sur les effets spéciaux, que le scénario en patissait un peu. Dans ce deuxième opus, apparaît le personnage de Moriarty, l'ennemi à la hauteur de Holmes. Un ennemi qui connait les méthodes du détective. Un ennemi doué et sans pitié. Un ennemi qui donne une saveur délicate et savoureuse à ce scénario.

 

Le rythme reste effrené, comme dans le premier film. Mais le scénario est plus intéressant. Les personnages sont bien construits. Les effets spéciaux sont utilisés à bon escient. Des explications. Des temps de pause. Des changements de rythme. 

 

Chapeau bas aux deux acteurs qui tiennent le film en haleine. Robert et Jude forment une équipe de choc. Leurs aventures les amènent à Paris et en Suisse. On découvre l'Europe à un moment charnière de l'Histoire. Un plaisir de voir se construire la diplomatie des pays européens. Des énigmes, des références historiques et des acteurs géniaux. L'ambiance, la musique même le travail sur les couleurs des images donnent un ton au film. Je me suis régalée à regarder ce film. Vraiment un régal !

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:00

Film de David Cronenberg sorti le 21 décembre 2011 avec Michael Fassbender, Keira Knightley et Viggo Mortensen.

 

Le film raconte une partie des travaux de Carl Jung. Il soigne Sabrina Spielrein selon la méthode contestée de Sigmund Freud. Leur relation devient plus intime en même temps qu'il aide la jeune femme à faire des études de médecine et continue de la soigner. L'amitié entre Carl Jung et Sigmund Freud est mise à mal lorsque leur relation est révélée.

 

Je ne connais pas assez la vie des deux psychanalystes pour déjouer le vrai du faux dans ce film. Le scénario se base sur deux livres pour construire cette histoire. Cependant ce film est l'occasion d'entendre le débat entre deux visions d'une science encore à ses balbutiements. Chacun apporte par ses réflexions soit une pierre à l'édifice soit un grand coup de marteau. Comme Freud le dit souvent dans le film, il a beaucoup de détracteurs et d'ennemies qui critiquent son travail. Carl Jung avec l'expérience de plusieurs psychanalyses propose une autre approche, une approche introduisant le sensoriel et la mystique. Freud reste sur ses positions et considère que cette proposition va à l'encontre de l'esprit scientifique qu'il recherche. Sabrina Spielrein va également proposer une approche, en opposition avec Freud. Elle ne se détourne pas de son travail mais le contredit sur ses propres arguments et apportent ainsi de la réflexion à Freud sur de nouveaux aspects.

 

Les deux hommes nous offrent un jeu d'acteur vraiment fort. Par contre, j'emets quelques réserves sur le jeu d'actrice de Knightley. Je ne suis pas convaincue qu'elle était l'actrice faite pour ce rôle. J'aurais préféré voir une femme pleine de hargne, telle une chienne enragée impuissantes face à des démons sans nom. C'est en nommant et décrivant ses peurs et ses démons que les crises de rage se calmeront. Mais son jeu montre les crises comme des tics et cela ne me semble pas crédible.

 

Au delà de l'intérêt des débats ouverts (et non refermés) par le film, il faut souligner la qualité de réalisation et de mise en image d'un sujet littéraire. Ce serait passionnant de connaître les caméras et les effets spéciaux utilisés par David Cronenberg pour autant travailler sur la profondeur de champ et le flou. Le travail de l'esthétique visuelle reflète le travail intellectuel des deux médecins. Besoin de se focaliser sur le sujet pour soigner au mieux les crises d'hystérie. Le film ne va pas vous donner une leçon sur la psychanalyse, car il aborde le thème via la vie privée de Carl Jung. On pourrait regretter de ne pas plus apprendre sur le sujet. Mais ce qui est intéressant c'est de voir le tatonnement sur ce sujet avec le recul d'un siècle. Ce film ne va peut-être pas rester dans les annales cinématographiques, mais peut intéresser un grand nombre. 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 22:07

Le roman de David Foenkinos a été mis en image par les deux frères Foenkinos. Sorti le 21 décembre 2011, "La délicatesse" reprend au plus près l'histoire du livre. 

 

On retrouve François, Nathalie et Markus. Le film est aussi poétique que le livre. Mais ce n'est pas une simple mise en image. Cela donne un nouveau rythme dans la narration. Des pauses. Des respirations. Des silences. Les dialogues et les répliques reprennent l'humour et la légèreté présents dans l'écriture. 

 

La musique d'Emilie Simon est planante. Le bonheur comme le malheur nous font planer. Cela nous emporte loin de la réalité. On voit le monde différemment. Le bonheur que nous apporte l'amour nous donne des ailes. Le coeur bat plus vite. Les déclarations d'amour nous donnent les larmes aux yeux. Dans une situation de grand malheur, on plane aussi. Les mots nous manquent pour exprimer la douleur. Nous sommes dans un état d'hypersensibilité. La douleur nous pousse en dehors de la réalité. Le quotidien perd de son sens. Le film apporte ce sens à l'histoire alors que le livre reste plutôt dans la poésie et la légèreté. On peut apprécier les deux mais aussi l'un sans l'autre.

http://leseditionsdumoteur.com/page/wp-content/uploads/2011/11/La-delicatesse.jpg

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