Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:00

Film de Joachim Trier, Back Home a changé de titre suite aux attentats de Paris. Et c'est tant mieux car ce titre est beaucoup plus proche du sujet du film.

Le film aborde la vie d'une famille après la mort de la mère dans un accident de voiture. Trois ans après l'accident, un article et une exposition vont retracer la vie de cette femme, photographe de guerre. Elle laisse derrière elle, deux fils, un mari, un amant et des milliers de photos.

Le film commence sur le fils aîné qui devient papa à son tour, puis on rejoint l'adolescent et les relations tendues avec le père. Il y a des flash-back sur des moments avec la mère. On nous fait ressentir comment la famille était avant l'accident. Dans quel état d'esprit était chacun. Pendant toute la durée du film, on voit et ressent l'absence et les difficultés de chacun. Pour moi, c'est vraiment un film sur deuil. Mais comme la forme est très poétique, ce n'est pas un film trop sombre, ni larmoyant. C'est très doux.

Les acteurs, Isabelle Huppert, Gabriel Byrne et Jesse Eisenberg sont très subtil. Il n'y a pas de voix off, ou de personnages dominants. Il y a de la subtilité et des silences éloquents. C'est un joli film qui mérite qu'on s'y attarde.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
commenter cet article
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:45

Tout est dans le titre ! Cette pièce de Strindberg parle de la paternité. Le père semble d'abord paranoïaque et misogyne. Mais plus la pièce avance, plus sa paranoïa se transforme en folie.

Il ne vit qu'avec des femmes, sa femme, sa fille, sa belle-mère et sa nounou. Il se sent isolé. Sa relation avec sa fille est tendre et forte. Mais sa femme tente tout pour le dominer. Elle n'accepte pas le choix du père d'envoyer la fille à la ville pour compléter ses études. Et la pièce tourne autour de ce conflit.

C'est une pièce tout en tension qui mène vers le drame. J'ai adoré Michel Vuillermoz qui incarne le père. Un mélange de force et de faiblesse. Par contre, le choix d'une mère très pleureuse m'a un peu dérangée. Je l'aurais peut-être plus imaginé comme une Folcoche, froide et distante. Mais en réfléchissant un peu, on comprend que cette mère n'est pas une femme froide, c'est plutôt une manipulatrice qui use de tous les moyens pour atteindre son but.

La pièce ouvre une réflexion sur la paternité. Ce n'est pas aussi évident que la maternité. Une mère porte son enfant avant de vivre un accouchement qui ne la fera jamais douté d'être mère. Alors qu'un père... Il ne peut jamais être sûr que c'est bien lui le père de l'enfant qu'il éduque et qu'il aime.

La mise en scène est proposée par Arnaud Desplechin. Le fait qu'il vienne du mode du cinéma m'a fait espérer des innovations. Dans les premières scènes, il y a un vrai travail sur la mise en lumière. On sent bien le temps qui passe, les différents moments de la journée. Mais le second temps de la pièce, la mise en scène devient très classique, sans grande surprise. Il faut dire que le drame se noue. Le metteur en scène a du coup privilégié la sobriété. Cela donne une grande pièce, forte et douloureuse avec des comédiens très bons.

Père à la Comédie Française, place Colette du 19 septembre 2015 au 4 janvier 2016

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 20:56

Michael Kaine et Harvey Keitel jouent deux amis sur leur lieu de vacances, dans un hôtel proposant massage et spa en plein coeur des Alpes suisses. Harvey Keitel joue un réalisateur qui prépare son film testament. Michael Kaine, lui, se balade et puis s'occupe de sa fille qui vit une difficile rupture. Il fait la rencontre de Paul Dano, jouant un acteur préparant son rôle en s'inspirant des clients de l'hôtel. Il est toujours reconnu pour son rôle de robot. L'événement qu'attendent les deux amis est l'arrivée de Miss Univers.

Le film raconte leur période de vacances mais leur réflexion sur la vie et sur les souvenirs.Les deux amis ont une relation bien à eux, ils ne parlent que des choses bien. Le film fait parfois des pauses en nous montrant des massages ou des séances de sauna. Ca donne une ambiance planante et reposante. La bande originale est éclectique et douce. Ca donne un film vraiment fort et doux à la fois.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
commenter cet article
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:29

Catherine Frot est juste, comme dans ses films. Elle incarne Marguerite, une riche femme qui aime chanter. Elle fait partie d'une association qui avec des galas de charité récolte de l'argent. Un article va lui faire croire qu'elle a un certain talent. Elle va investir dans des cours et monter un récital, seule en scène.

Ce n'est pas une comédie lourde avec de grosses blagues. C'est un film tendre sur l'amour. L'amour de la musique. L'amour de Marguerite pour son mari infidèle. Le couple d'acteurs est très touchant. On suit également l'histoire d'un journaliste tombant amoureuse d'une chanteuse sortant juste du conservatoire.

En sortant de la salle de cinéma, je me suis posée la question si j'étais une Marguerite et si oui dans quel art. Théâtre ? Chant ? Ecriture ? Peut-être les trois. Mais comme je n'ai pas les moyens de Marguerite, mes prestations ont été limitées à mon cercle d'amis.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
commenter cet article
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 18:32

Créé en 1981, le spectacle Cats a marqué la carrière d'Andrew Llyod Webber. Il s'inspire des textes de TS Eliot pour écrire cette pièce. Les reproches que je ferai à cette pièce viennent de l'oeuvre original et non de la production française proposée en octobre 2015 à Mogador. Il faut dire que la production française de 2015 ne diffère quasiment pas de la version londonienne. Comme la pièce s'inspire d'une compilation de texte, le spectacle manque de cohérence. On résume l'histoire par ces quelques lignes : lors du bal des chats, l'un d'entre eux est désigné pour renaître de ses neufs vies. En réalité, on peut à peine compter deux à trois scènes sur ce sujet. Mais 80 % du spectacle est en fait la présentation d'un chat après l'autre : le chat Macavity, le chat du train, le gros matou etc etc...

Il y a de jolis moments. J'ai adoré Macavity, assez jazzy. J'ai ri lors de la présentation de la bagarre entre les chiens. Mais le tout est beaucoup trop long. Certains morceaux musicaux m'ont fait froncé les sourcils. Et surtout, je n'ai jamais été émue. Certaines spectatrices ont été touchées par "Ma vie", la version française de "Memory". Pas moi. C'est joli. Pas émouvant. Par contre, nombreux spectateurs dont je fais partie, nous n'avons pas tout compris du texte en français. Cette version 2015 propose une adaptation française écrite par Nicolas Nebot et Ludovic-Alexandre Vidal. Ma plus grande crainte avant de voir le spectacle était liée au texte francisé. En fait, c'est plutôt bien écrit, joliment mis en chanson et en rythme. Mais comme des parties sont chantées en choeur, comme d'autres parties sont chantées façon lyrique, on perd le sens du texte. Ce n'est pas très fréquent mais cela reste dommageable. Parlons maintenant des chorégraphies. Ils volent, dansent, font des sauts dans tous les sens. Il y a même des claquettes. C'est beau... même si je ne vois pas des chats sur scène. Les gestes s'apparentant à ceux de félins sont assez rares. Trop rares. Mais ça aussi c'est dans la version britannique ainsi. Et puis quand ils sont debout avec leurs bras légèrement écartés, on ne voit pas du tout un chat. Le décor est celui de la production londonienne, avec la représentation d'une décharge, des lumières bleutées pour figurer la nuit au clair de lune. L'intégration dans Mogador est très bien faite et ingénieuse. Les costumes sont très jolis, avec un grand travail sur le maquillage.

Je suis sortie du spectacle, mitigée. Je fais beaucoup de critiques mais je ne déteste pas. Des moments beaux alternant des moments ennuyeux. Une histoire qui ne tient pas le spectacle de bout en bout. J'ai pensé que vu le sujet, on aurait pu y emmener des enfants, mais c'est beaucoup trop long pour des petits. On sort de la salle avec le sourire, on a ressenti du plaisir, mais je comprends pourquoi Cats n'a jamais eu le soutien des critiques mais seulement du public.

Poupée issue de CATS

Poupée issue de CATS

CATS à Mogador, octobre 2015

CATS à Mogador, octobre 2015

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 10:51

Du 16 septembre 2015 au 24 janvier 2016, le musée du Luxembourg propose l'exposition "Fragonnard amoureux, Galant et libertin". Les tableaux datent de quelques années avant la révolution française, au moment des romans "La Nouvelle Héloïse" et "Liaisons dangereuses". Nous avons vu cette exposition un jeudi après-midi et il y avait vraiment du monde. L'exposition présente clairement l'époque et la personnalité de Fragonnard. On voit aussi à quel point les moeurs ont évolué en deux siècles. Il y a quelques tableaux suggestifs et d'autres coquins. Mais ils sont exécutés avec finesse et beauté. Les visages et les corps sont sublimés. J'ai vraiment apprécié cette exposition. Par contre, à la fin, j'aurais volontiers acheté une affiche d'un des tableaux. Mais le choix était très restreint .Il y avait de nombreux livres sur des sujets très divers. Un peu déçu par la boutique.

Exposition Fragonnard amoureux

Exposition Fragonnard amoureux

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Actualités
commenter cet article
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:02

Ce jeudi 24 septembre 2015, au théâtre du Nord-Ouest était proposée une lecture de la pièce de Jeanne Sialelli intitulée "N'en parlons plus... Veux-tu?". Comme je n'ai jamais assisté à une lecture, je m'attendais à voir les deux comédiens assis avec leur texte, comme dans une des répétitions d'une pièce de théâtre. En fait, ce n'est pas tout à fait cela. Le texte est bien entre les mains des comédiens, mais il y a également une mise en lecture proposée par Jean-Claude Sachot.

Au coeur de la scène, il y a une table, quatre chaises et sur chaque côté du devant de la scène deux pupitres de chant. En fait, ces quelques éléments de décor forment un wagon de train avec compartiment. Comme dans les trains de nuit, où deux banquettes face à face. Les pupitres représentent les fenêtres dans le couloir où les voyageurs fumaient dans les années 80. Le train part de Paris pour aller à Brive-la-Gaillarde. Seules deux personnes partagent ce compartiment. Elle, bavard, dynamique, vit un moment fort dans sa vie, elle vient de quitter son mari violent pour se réfugier chez une amie. Lui, calme, plongé dans ses dossiers, prépare un procès. Elle est séduite, il reste de marbre. Mais 4h de train c'est long et il s'en passe des choses... Les rôles changent. Vont-ils se revoir ? Vont-ils s'aimer ?

Laurence Dourlens et Renaud Marx sont les interprètes. Le texte ne semble absolument pas être lu mais bien incarné. J'étais sensible aux voix des comédiens. J'avais l'impression de connaître leurs voix, de les avoir entendu comme voix de doublage. Après vérification, ils ont, tous les deux, doublés de nombreux films, séries et téléfilms. Dans cette lecture, la voix off est utilisée pour les parties les plus intimes des pensées. Les pensées sont également partagées directement avec le public.

La salle était pleine. Et les applaudissements et bravos ont été abondants à la fin de la représentation. J'espère qu'il y aura d'autres occasions de faire entendre ce texte. C'était une belle soirée. Félicitations à l'auteur, pour un texte passionnant, écrit avec tendresse, justesse et suspens. Pour ceux qui ont envie de lire ce texte de Jeanne Sialelli, le texte sera publié le 26 septembre 2015. Et puis, elle a d'autres textes à vous faire découvrir...

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 22:33

J'ai décidé d'aller voir ce spectacle juste après avoir vu l'affiche. J'ai trouvé le titre drôle et les costumes assez frais avec ce rouge et ces pois. J'imaginais que ce serait une sorte de comédie musicale. En fait c'est un spectacle de chant avec une dose de théâtralité. Les trois chanteuses nous racontent leurs histoires en chanson. On découvre ainsi du swing en français. D'après mon voisin, il y a quelques textes de Boris Vian. Mais j'avoue que je connaisse seulement "je suis swing" de Johnny Hess parmi toutes les chansons proposées. Les trois chanteuses forment un trio drôle avec leurs mimiques et leurs interactions. J'ai eu mal aux zygomatiques en sortant parce que j'ai passé la soirée à sourire ou à rire. C'est un beau spectacle que je recommande aux amateurs de la Belle Epoque et des années 30-40.

The swinging poules jusqu'au 10 octobre 2015 à l'Alhambra, 21 rue Yves Troudic, 75010 Paris

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
commenter cet article
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 15:22
Gilets en polaire, taille 3 mois

Gilets en polaire, taille 3 mois

Voilà mes dernières réalisations pour deux jumelles qui vont naître mardi 15 septembre 2015 : deux gilets en polaire.

Laines achetées au marché, boutons achetés à La Droguerie et modèle sélectionné dans le livre "Tricoter pour bébé au fil des saisons" Editions Marie Claire-Phildar.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Loisirs
commenter cet article
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 08:53

Ricki s'appelle en fait Linda. Ricki c'est son nom de Rock star. Quoi que le mot star ne soit pas tout à fait approprié. Ricki et son groupe The flash ne sont connus que des habitués d'un bar de Los Angeles. Elle gagne sa croûte en travaillant comme caissière dans un supermarché. Ses enfants sont des adultes. L'une est dans une phase de dépression post-divorce, l'autre prépare son mariage et le dernier vit sa vie avec son chéri. Son ex-mari appelle Linda pour aider sa fille à remonter la pente. Cela va la faire renouer avec une certaine vie de famille. C'est difficile. Plein de reproches.

Le film est rythmé par les chansons reprises par le groupe. Meryl Streep a appris la guitare pendant plusieurs mois pour préparer ce film. C'est elle qui porte le film. La caméra la met en avant et en valeur. Elle joue parfaitement bien la rock star qui s'interroge sur ses choix de vie. J'ai pensé quelque temps après avoir vu le film, qu'il pouvait valoir un très bon téléfilm. La construction est assez simple. Mais j'ai pas voulu rester sur cette impression parce que sincèrement j'ai passé un super moment, un peu comme les habitués du bar où le groupe est en résidence, un peu comme le barman, ami et fan de Ricki mais qui ne connait pas Linda... C'est un film sympathique et touchant.

On ne peut pas parler de film musical. Mais cela parle vraiment du choix d'être un artiste. Un artiste qui n'a pas qu'un disque. Elle s'éclate totalement dans ses concerts. Toutefois quand elle se retrouve chez son ex-mari, dans une résidence sécurisée, dans une immense demeure avec tout le confort, elle voit ce qu'elle a raté. On la voit revenir chez elle, seule dans son appartement petit et simple d'un immeuble de LA. Elle ne fait pas misérabiliste, ni pathétique, c'est son choix de vie. Comme elle le dit à la fin, ce qu'elle a à offrir à ses enfants, c'est la musique. Un belle conclusion et belle tranche de vie.

Repost 0
Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
commenter cet article

Présentation

  • : Lili, la Freudreuse
  • Lili, la Freudreuse
  • : De l'écriture, de la réflexion et un soupçon de légèreté pour un plat qui se mange à toute heure de la journée
  • Contact

Recherche

Catégories