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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 18:54

Alors autant être honnête tout de suite, je ne suis jamais mais alors jamais objective concernant un film de Quentin Tarantino. J'arrive à être critique mais je passe toujours un bon moment devant ses films. Et c'est encore le cas avec ce dernier opus.

Le film repose sur Samuel L Jackson, même si le titre parle de huit salopards. Je trouve que l'acteur ressort et explose sur l'écran. Il incarne un chasseur de primes qui à la différence de Kurt Russel, préfère rapporter ses primes mortes. A cause d'un blizzard, ils vont devoir faire le chemin ensemble. Puis dans leur voiture monte également le futur sherif de Rd socks. Le blizzard s'intensifie et ils se réfugient chez Minnie où d'autres ont déjà pris place.

On va retrouver les ingrédients des prédécents films de Tarantino : un peu de Reservoir Dogs, un peu de Pulp Fiction et un peu de Django Unchained. C'est sanglant et kiffant. Le plus et l'inoui dans ce film se situe dans la musique d'Enio Morricone. C'est encore plus kiffant. Le film dure 3h mais on ne les sent pas passer.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:18

Film d'animation de Charlie Kaufman, Anomalisa n'est pas un film pour les enfants. Cela se déroule en moins d'une journée. Cela commence en avion, Michael Stone arrive à Cincinnati où il doit le lendemain faire une conférence sur le thème de son livre concernant le service client. Il passe une soirée ennuyeuse dans son hôtel. Alors il appelle son ex, qu'il n'a pas vu depuis plus de dix ans. Puis il fait la rencontre de deux jeunes femmes qui avaient la route pour assister à sa conférence. Il va séduire l'une des deux jeunes filles. Lisa est une jeune femme timide, mal dans sa peau et admire l'auteur. Il va être touché par sa différence et va la surnommer Anomalisa. Puis la nuit va passer. Et ce qui va se passer le lendemain est très intéressant.

Le choix de faire un film avec des poupées et non avec des êtres humains apporte de nombreuses possibilités au réalisateur : le choix des voix ou le choix de scènes irréalistes, par exemple. Ca donne un film très poétique mais aussi très critique. J'ai beaucoup aimé le film, vraiment touchant.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 14:08

J'ai eu envie de voir ce film pour le duo d'acteurs Omar Sy et James Thiérrée. Les deux acteurs sont formidables dans ce film.

Ce film est présenté comme un biopic mais en écoutant différentes interviews d'Omar Sy, j'ai appris que le film prenait plusieurs libertés par rapport à l'histoire de Chocolat. Un exemple : dans l'histoire vraie, le duo Footit et Chocolat a été formé par un directeur du cirque. Dans le film, le clown Footit va démarcher Chocolat et lui propose un numéro de clown. Il va écrire les sketchs et le former aux particularités du clown. C'est un exemple parmi tant d'autres sur les libertés que le scénario prend avec la réalité. Mais cet exemple est le plus gênant car cela change profondément la relation des deux clowns. On peut comprendre que Footit lui dise "je t'ai tout appris", si quelque scènes plus tôt on voit l'apprentissage de Chocolat. D'autres exemples

Chocolat en arrivant à Paris va être encore plus joueur et flambeur. Il va s'acheter une voiture, dépenser tous ses cachets en boissons, drogues et jeux d'argent. Il est également un charmeur. Il reste ambitieux et veut faire du théâtre. On ne comprend pas bien où tout cela va nous mener. En réalité à vouloir nous sensibiliser sur le statut d'un homme noir de la fin du XIXème siècle cela donne un film beau mais froid. Je n'ai pas été émue, juste parfois touchée ou amusée.

Au delà des choix de scénario, le film manque de tenue. Sans dévoiler la fin, je suis sortie du film avec une impression de film non fini. Il y a une ellipse qui n'apporte rien et qui ne sert à rien. Des soucis de montage trop facile et pas assez travaillé. Les images et les scènes de cirque sont superbes. Cela laisse une impression d'un film militant se servant du personnage de Chocolat pour nous parler de l'homme noir, sans respect de la vraie vie de Chocolat et sans émotion.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 17:59

Un spectacle seul en scène surprenant.

Cela raconte l'histoire de Jean-Charles Costa, de sa réussite au bac à ses premiers pas dans la vie. Il se rêve comédien, chanteur et acteur. Mais ses parents ne le soutiennent pas. Il se retrouve dans une chambre de bonne à Paris, à faire des petits boulot pour payer les factures. Finalement il va tenter l'exercice de la télé-réalité pour se faire connaître.

Mathias Pradenas mouille sa chemise. Il est un très bon comédien et fait part à la fois d'autodérision et d'un jeu de qualité. Il incarne chaque personnage en utilisant comme seul accessoire un tabouret haut. Il change sa voix et ses postures et s'amuse à incarner sa mère, son père sa voisine etc.

C'est un spectacle mêlant à la fois émotion et rire. C'est très bien joué et bien écrit.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:35

Le film se déroule sur l'année 2001. Les journalistes de Spotlight se penchent sur le cas du prêtre Gheoghan accusé d'attouchements sur des enfants. Mais le nouveau redacteur en chef demande à approfondir les recherches sur le système de protection des prêtres pédophiles. Il semblerait que le Cardinal poussait à la négociation pour que les cas ne passent pas en justice. Tout se passe en arrangement.

Le film suit le travail de ces journalistes pugnaces. Chacun dans son style. Mark Rufalo court de partout pour que la dénonciation ait lieu. Michael Keaton le chef d équipe va représenter le doyen qui s'interroge sur ce quatrième pouvoir. Rachel MacAdams est à l'écoute de nombreuses victimes. Elle va être très douce et en même temps très professionnelle. Le dernier journaliste de l'équipe est incarné par Brian d'Arcy James. Il incarne le journaliste qui n'a peur pas de se plonger dans des tonnes de listes et de livres pour faire éclater la vérité.

Quel kiff! J'ai adoré! Quel plaisir de voir ces journalistes incarnés mon idéal journalistique! Ce sont ces enquêtes de fond sur le long terme qui représentent pour moi le métier qui me faisait rêver! Le film m'a énormément plu, ca m'a rappelé mes rêves de jeunesse. Un très bon film!

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 19:24

Je regarde beaucoup (peut-être trop) de séries américaines. Et régulièrement lorsque des jeunes femmes, personnages de série, préparent leur mariage, on apprend que, petites filles, elles ont imaginé leur mariage parfait. Lors du mariage de Emily et Ross à Londres dans la série Friends, Monica explique à son frère qu'il doit comprendre le stress et les exigences de sa fiancée parce qu'elle attend ce jour depuis toute petite. Elle illustre ses propos en racontant que, petite fille, Monica mettait sur sa tête une taie d'oreiller pour s'imaginer en mariée. Je pourrais multiplier les exemples de personnages féminins de série américaine qui parlent d'un rêve de petite fille.

Est-ce que cela ne concerne que les filles américaines ou anglaises? Honnêtement, j'ai aujourd'hui 33 ans et je n'avais jamais imaginé, ni pensé comment serait mon mariage. Quand je dis "jamais", je n'exagère même pas. Je n'ai commencé à y penser qu'après avoir assisté au mariage de ma cousine l'année dernière. Parmi mes amies, les couples sont pacsés et non mariés. A l'école primaire, je jouais à l'Agence Tous Risques dans la cour de récré. Au collège, je rêvais d'avoir un amoureux et plein d'amants. Je voulais des expériences mais tout restait virtuel. Puis à l'âge de 16 ans, mes parents ont divorcé. Pour le coup, l'institution du mariage en a pris un coup, face à la douleur de ma mère. Je ne vois quand j'aurais pu rêver du mariage parfait.

J'ai un chéri depuis 8 ans et j'avoue que maintenant cela m'arrive d'y penser. Comme cette hypothèse était si lointaine et improbable, je pouvais rêver de choses impossibles : un corps plus maigre et mieux foutu pour ressembler à une princesse dans ma robe de mariée, de la musique avec des stars (Bruno Mars ou Stevie Wonder), des lieux improbables avec des repas surprenants (pique-nique en plein-air ou à l'inverse un château avec des serveurs et de la haute gastronomie)... Mais finalement ce qui me parait le plus impossible, c'est d'avoir des réactions d'émotion de mon fiancée ou de ma mère en me voyant en robe de mariée. Et dans les séries américaines, la mère de la mariée apparaît toujours très émue de voir sa fille en robe de mariée. Et si après avoir préparé mon mariage, je ne pouvais pas vivre ces toutes petites minutes d'émotion avec elle, j'en serais déchirée. Cela me fait tellement peur que j'en viens à penser qu'un mariage en tête avec mon chéri sans personne serait moins risqué.

Salon du mariage 30 et 31 janvier 2016 à la Porte de Versailles - Paris

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 12:25

J'ai mis deux mois à avoir envie de voir ce film avant d'arriver à le voir. Et finalement ce dimanche, nous avons passé les portes du cinéma pour voir 007 Spectre de Sam Mendes. Et franchement j'ai kiffé.

Cela commence par une scène à Mexico et notamment par un plan séquence où on suit Daniel Craig déambuler dans les rues, monter dans un ascenseur, entrer dans sa chambre d'hôtel et quitter l'hôtel pour partir en mission. Le plan séquence s'arrête quand il met en joue sa cible. J'ai trouvé cela juste kiffant ! Surtout que quelques scènes plus tard, il se fait taper sur les doigts par M car il n'était pas en mission et qu'il a fait quelques dégâts. Après le décès de l'ancienne M dans le film Skyfall, il a reçu une vidéo testament et va suivre cette nouvelle quête.

D'un autre côté, les services secrets sont dans de nouveaux locaux et une nouvelle politique est en train de se mettre en place avec l'arrivée de Denbigh. Il veut faire entrée les services secrets dans la modernité avec une mise en commun des données au niveau international.

Cela donne un film très moderne, avec des rebondissements et une romance. Le seul défaut est à mon avis, est le choix du gros méchant. Christoph Waltz est souriant, sympathique et absolument pas effrayant. Déjà dans Skyfall, le méchant joué par Javier Bardem m'avait totalement déplu. Là, j'ai trouvé le personnage trop gentil et pas crédible en méchant d'une grosse organisation. C'est un mélange d'erreur de casting avec des erreurs de scénario. Mais la présence d'un gros costaud joué par David Bautista nous offre des scènes de combat spectaculaires. Un régal !

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 16:30

Le panel des relations sociales est très large. Cela va du camarade de classe/du collègue de bureau aux amis les plus intimes. Avec entre ces deux extrêmes des quantités de relations plus ou moins sincères existent.

Le milieu professionnel est riche d'exemples des relations que nous pouvons établir. Il y a les relations hiérarchiques avec nos chefs. Il y a des relations polies avec des collègues que nous fréquentons que peu souvent. Parfois quand nous avons un peu de chance, nous pouvons sentir quelques affinités avec un ou deux collègues. Alors des discussions plus personnelles peuvent survenir. Je dis cela parce que par expérience, j'ai remarqué que j'avais tendance à parler trop et trop tôt. Si je parle de détails personnels à des collègues où la confiance n'est pas encore établie, il y a un effet boomerang. Une remarque me revient dans la gueule plus ou moins vite. Mais toujours de façon désagréable.

Du coup, cela m'amène à m'interroger sur les relations sociales. Je me pose souvent la question si je suis asociale ou pas. Je sais que je suis polie et souriante. Mais être sociale c'est sûrement plus que ces interactions basiques. C'est savoir être hypocrite mais pas trop, savoir être sincère mais pas trop. Dans le milieu professionnel, il est important de se protéger. C'est un milieu de requins.

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Lili, la Freudreuse - dans Personnel
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 11:28

Ce film se déroule dans une cour d'assises dans le Pas-de-Calais. On suit le procès d'un père accusé d'avoir tué son bébé de 7 mois à coups de rangers. L'important n'est pas le procès et son verdict. Mais la caméra suit le président de la cour d'assises incarné par Fabrice Luchini. J'avoue avoir plus souvent suivi des procès dans les séries et films américains que d'autres nationalités. J'ai peu vu des procès anglais, allemand ou français. On en arriverait presque à être habitué par la cour américaine et être surpris par les autres. En Angleterre les avocats portent des perruques. En France, il y a cette fameuse hermine. Le témoin fait face au président et jurés de la cour d'assises. Les avocats sont de chaque côté de la cour. La disposition change les relations et les discours. Le témoin parle devant lui alors que les avocats tournent autour de lui.

La particularité de ce procès pour ce personnage ne tient pas au fait qu'il soit malade; mais qu'il reconnaisse une femme dans les 6 jurés d'assises. Il va la contacter et essayer de la charmer. Le film parle en parallèle du procès et de leur rencontre. C'est très fin. Par contre, l'accusé et sa femme, j'ai pensé à un moment donné qu'ils étaient un peu caricaturaux. Du fait de l'accent du Nord, de leur mine déconfite et de leur aspect un peu bébête. Mais on oublie ces critiques pour apprécier un film juste et touchant. Un joli film.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 15:42

Je ne saurai vous dire combien de fois j'ai pu voir ce film avec Gene Kelly. Ce soir-là, j'attendais beaucoup du spectacle proposé au théâtre du Châtelet. Et finalement j'ai tellement peu de reproches à faire à cette production que j'ai seulement dit qu'il manquait Gene Kelly. Difficile de passer après lui.

Et pourtant le casting de l'ensemble de la troupe est de grande qualité. Ce que je retiendrai surtout c'est la scénographie qui fait preuve d'imagination et d'ingéniosité qu'on passe d'une scène à l'autre en peu de temps et semble-t-il peu d'efforts. Des heures de réflexion et de création ont été nécessaires pour nous faire ressentir qu'on passe de devant l'écran de cinéma aux coulisses. Il a fallu aussi retourner toutes les scènes qui sont projetées comme si les spectateurs étaient au cinéma. Du coup, il y a une grande utilisation du grand écran blanc. Tout est mené de main de maître et on ne s'ennuie à aucun moment. D'ailleurs, dans le film, la scène "Gotta dance" est recentré sur des danses style Broadway en écartant le duo que Gene Kelly fait avec Cyd Charisse. Un passage un peu longuet dans le film. Le spectacle donne de l'éclat à cette scène. Elle explose ! Une autre scène que j'adore (et dans le film et dans le spectacle) c'est le moment où Don Lockwood et Cosmo Brown travaillent leur articulation avec "Moses supposes". C'est très rythmé et la professeur de diction est entrainée dans un trio vraiment de grande qualité. Un autre grand bravo aux finales où tous les comédiens en ciré jaune dansent et chantent "Singing in the rain". Un vrai régal.

Un petit regret, j'étais mal placée pour pouvoir bien apprécié le passage "Make them laugh", un de mes moments préférés du film. il se passait côté cour du théâtre et j'étais dans le virage où je ne pouvais pas apprécier le passage dansé. C'est les inconvénients des théâtres à l'italienne. En tout cas, je me suis régalée avec le moment où le trio de comédiens chante "Good Morning". Par rapport au film, ils ne jouent pas à se déguiser, mais ils prennent l'espace de la scène et chante et danse avec énergie et joie.

Régalez-vous en venant voir "Singin' in the rain" au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier 2016.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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