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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 12:25

J'ai mis deux mois à avoir envie de voir ce film avant d'arriver à le voir. Et finalement ce dimanche, nous avons passé les portes du cinéma pour voir 007 Spectre de Sam Mendes. Et franchement j'ai kiffé.

Cela commence par une scène à Mexico et notamment par un plan séquence où on suit Daniel Craig déambuler dans les rues, monter dans un ascenseur, entrer dans sa chambre d'hôtel et quitter l'hôtel pour partir en mission. Le plan séquence s'arrête quand il met en joue sa cible. J'ai trouvé cela juste kiffant ! Surtout que quelques scènes plus tard, il se fait taper sur les doigts par M car il n'était pas en mission et qu'il a fait quelques dégâts. Après le décès de l'ancienne M dans le film Skyfall, il a reçu une vidéo testament et va suivre cette nouvelle quête.

D'un autre côté, les services secrets sont dans de nouveaux locaux et une nouvelle politique est en train de se mettre en place avec l'arrivée de Denbigh. Il veut faire entrée les services secrets dans la modernité avec une mise en commun des données au niveau international.

Cela donne un film très moderne, avec des rebondissements et une romance. Le seul défaut est à mon avis, est le choix du gros méchant. Christoph Waltz est souriant, sympathique et absolument pas effrayant. Déjà dans Skyfall, le méchant joué par Javier Bardem m'avait totalement déplu. Là, j'ai trouvé le personnage trop gentil et pas crédible en méchant d'une grosse organisation. C'est un mélange d'erreur de casting avec des erreurs de scénario. Mais la présence d'un gros costaud joué par David Bautista nous offre des scènes de combat spectaculaires. Un régal !

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 16:30

Le panel des relations sociales est très large. Cela va du camarade de classe/du collègue de bureau aux amis les plus intimes. Avec entre ces deux extrêmes des quantités de relations plus ou moins sincères existent.

Le milieu professionnel est riche d'exemples des relations que nous pouvons établir. Il y a les relations hiérarchiques avec nos chefs. Il y a des relations polies avec des collègues que nous fréquentons que peu souvent. Parfois quand nous avons un peu de chance, nous pouvons sentir quelques affinités avec un ou deux collègues. Alors des discussions plus personnelles peuvent survenir. Je dis cela parce que par expérience, j'ai remarqué que j'avais tendance à parler trop et trop tôt. Si je parle de détails personnels à des collègues où la confiance n'est pas encore établie, il y a un effet boomerang. Une remarque me revient dans la gueule plus ou moins vite. Mais toujours de façon désagréable.

Du coup, cela m'amène à m'interroger sur les relations sociales. Je me pose souvent la question si je suis asociale ou pas. Je sais que je suis polie et souriante. Mais être sociale c'est sûrement plus que ces interactions basiques. C'est savoir être hypocrite mais pas trop, savoir être sincère mais pas trop. Dans le milieu professionnel, il est important de se protéger. C'est un milieu de requins.

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Lili, la Freudreuse - dans Personnel
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 11:28

Ce film se déroule dans une cour d'assises dans le Pas-de-Calais. On suit le procès d'un père accusé d'avoir tué son bébé de 7 mois à coups de rangers. L'important n'est pas le procès et son verdict. Mais la caméra suit le président de la cour d'assises incarné par Fabrice Luchini. J'avoue avoir plus souvent suivi des procès dans les séries et films américains que d'autres nationalités. J'ai peu vu des procès anglais, allemand ou français. On en arriverait presque à être habitué par la cour américaine et être surpris par les autres. En Angleterre les avocats portent des perruques. En France, il y a cette fameuse hermine. Le témoin fait face au président et jurés de la cour d'assises. Les avocats sont de chaque côté de la cour. La disposition change les relations et les discours. Le témoin parle devant lui alors que les avocats tournent autour de lui.

La particularité de ce procès pour ce personnage ne tient pas au fait qu'il soit malade; mais qu'il reconnaisse une femme dans les 6 jurés d'assises. Il va la contacter et essayer de la charmer. Le film parle en parallèle du procès et de leur rencontre. C'est très fin. Par contre, l'accusé et sa femme, j'ai pensé à un moment donné qu'ils étaient un peu caricaturaux. Du fait de l'accent du Nord, de leur mine déconfite et de leur aspect un peu bébête. Mais on oublie ces critiques pour apprécier un film juste et touchant. Un joli film.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 15:42

Je ne saurai vous dire combien de fois j'ai pu voir ce film avec Gene Kelly. Ce soir-là, j'attendais beaucoup du spectacle proposé au théâtre du Châtelet. Et finalement j'ai tellement peu de reproches à faire à cette production que j'ai seulement dit qu'il manquait Gene Kelly. Difficile de passer après lui.

Et pourtant le casting de l'ensemble de la troupe est de grande qualité. Ce que je retiendrai surtout c'est la scénographie qui fait preuve d'imagination et d'ingéniosité qu'on passe d'une scène à l'autre en peu de temps et semble-t-il peu d'efforts. Des heures de réflexion et de création ont été nécessaires pour nous faire ressentir qu'on passe de devant l'écran de cinéma aux coulisses. Il a fallu aussi retourner toutes les scènes qui sont projetées comme si les spectateurs étaient au cinéma. Du coup, il y a une grande utilisation du grand écran blanc. Tout est mené de main de maître et on ne s'ennuie à aucun moment. D'ailleurs, dans le film, la scène "Gotta dance" est recentré sur des danses style Broadway en écartant le duo que Gene Kelly fait avec Cyd Charisse. Un passage un peu longuet dans le film. Le spectacle donne de l'éclat à cette scène. Elle explose ! Une autre scène que j'adore (et dans le film et dans le spectacle) c'est le moment où Don Lockwood et Cosmo Brown travaillent leur articulation avec "Moses supposes". C'est très rythmé et la professeur de diction est entrainée dans un trio vraiment de grande qualité. Un autre grand bravo aux finales où tous les comédiens en ciré jaune dansent et chantent "Singing in the rain". Un vrai régal.

Un petit regret, j'étais mal placée pour pouvoir bien apprécié le passage "Make them laugh", un de mes moments préférés du film. il se passait côté cour du théâtre et j'étais dans le virage où je ne pouvais pas apprécier le passage dansé. C'est les inconvénients des théâtres à l'italienne. En tout cas, je me suis régalée avec le moment où le trio de comédiens chante "Good Morning". Par rapport au film, ils ne jouent pas à se déguiser, mais ils prennent l'espace de la scène et chante et danse avec énergie et joie.

Régalez-vous en venant voir "Singin' in the rain" au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier 2016.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:00

Film de Joachim Trier, Back Home a changé de titre suite aux attentats de Paris. Et c'est tant mieux car ce titre est beaucoup plus proche du sujet du film.

Le film aborde la vie d'une famille après la mort de la mère dans un accident de voiture. Trois ans après l'accident, un article et une exposition vont retracer la vie de cette femme, photographe de guerre. Elle laisse derrière elle, deux fils, un mari, un amant et des milliers de photos.

Le film commence sur le fils aîné qui devient papa à son tour, puis on rejoint l'adolescent et les relations tendues avec le père. Il y a des flash-back sur des moments avec la mère. On nous fait ressentir comment la famille était avant l'accident. Dans quel état d'esprit était chacun. Pendant toute la durée du film, on voit et ressent l'absence et les difficultés de chacun. Pour moi, c'est vraiment un film sur deuil. Mais comme la forme est très poétique, ce n'est pas un film trop sombre, ni larmoyant. C'est très doux.

Les acteurs, Isabelle Huppert, Gabriel Byrne et Jesse Eisenberg sont très subtil. Il n'y a pas de voix off, ou de personnages dominants. Il y a de la subtilité et des silences éloquents. C'est un joli film qui mérite qu'on s'y attarde.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:45

Tout est dans le titre ! Cette pièce de Strindberg parle de la paternité. Le père semble d'abord paranoïaque et misogyne. Mais plus la pièce avance, plus sa paranoïa se transforme en folie.

Il ne vit qu'avec des femmes, sa femme, sa fille, sa belle-mère et sa nounou. Il se sent isolé. Sa relation avec sa fille est tendre et forte. Mais sa femme tente tout pour le dominer. Elle n'accepte pas le choix du père d'envoyer la fille à la ville pour compléter ses études. Et la pièce tourne autour de ce conflit.

C'est une pièce tout en tension qui mène vers le drame. J'ai adoré Michel Vuillermoz qui incarne le père. Un mélange de force et de faiblesse. Par contre, le choix d'une mère très pleureuse m'a un peu dérangée. Je l'aurais peut-être plus imaginé comme une Folcoche, froide et distante. Mais en réfléchissant un peu, on comprend que cette mère n'est pas une femme froide, c'est plutôt une manipulatrice qui use de tous les moyens pour atteindre son but.

La pièce ouvre une réflexion sur la paternité. Ce n'est pas aussi évident que la maternité. Une mère porte son enfant avant de vivre un accouchement qui ne la fera jamais douté d'être mère. Alors qu'un père... Il ne peut jamais être sûr que c'est bien lui le père de l'enfant qu'il éduque et qu'il aime.

La mise en scène est proposée par Arnaud Desplechin. Le fait qu'il vienne du mode du cinéma m'a fait espérer des innovations. Dans les premières scènes, il y a un vrai travail sur la mise en lumière. On sent bien le temps qui passe, les différents moments de la journée. Mais le second temps de la pièce, la mise en scène devient très classique, sans grande surprise. Il faut dire que le drame se noue. Le metteur en scène a du coup privilégié la sobriété. Cela donne une grande pièce, forte et douloureuse avec des comédiens très bons.

Père à la Comédie Française, place Colette du 19 septembre 2015 au 4 janvier 2016

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 20:56

Michael Kaine et Harvey Keitel jouent deux amis sur leur lieu de vacances, dans un hôtel proposant massage et spa en plein coeur des Alpes suisses. Harvey Keitel joue un réalisateur qui prépare son film testament. Michael Kaine, lui, se balade et puis s'occupe de sa fille qui vit une difficile rupture. Il fait la rencontre de Paul Dano, jouant un acteur préparant son rôle en s'inspirant des clients de l'hôtel. Il est toujours reconnu pour son rôle de robot. L'événement qu'attendent les deux amis est l'arrivée de Miss Univers.

Le film raconte leur période de vacances mais leur réflexion sur la vie et sur les souvenirs.Les deux amis ont une relation bien à eux, ils ne parlent que des choses bien. Le film fait parfois des pauses en nous montrant des massages ou des séances de sauna. Ca donne une ambiance planante et reposante. La bande originale est éclectique et douce. Ca donne un film vraiment fort et doux à la fois.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:29

Catherine Frot est juste, comme dans ses films. Elle incarne Marguerite, une riche femme qui aime chanter. Elle fait partie d'une association qui avec des galas de charité récolte de l'argent. Un article va lui faire croire qu'elle a un certain talent. Elle va investir dans des cours et monter un récital, seule en scène.

Ce n'est pas une comédie lourde avec de grosses blagues. C'est un film tendre sur l'amour. L'amour de la musique. L'amour de Marguerite pour son mari infidèle. Le couple d'acteurs est très touchant. On suit également l'histoire d'un journaliste tombant amoureuse d'une chanteuse sortant juste du conservatoire.

En sortant de la salle de cinéma, je me suis posée la question si j'étais une Marguerite et si oui dans quel art. Théâtre ? Chant ? Ecriture ? Peut-être les trois. Mais comme je n'ai pas les moyens de Marguerite, mes prestations ont été limitées à mon cercle d'amis.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 18:32

Créé en 1981, le spectacle Cats a marqué la carrière d'Andrew Llyod Webber. Il s'inspire des textes de TS Eliot pour écrire cette pièce. Les reproches que je ferai à cette pièce viennent de l'oeuvre original et non de la production française proposée en octobre 2015 à Mogador. Il faut dire que la production française de 2015 ne diffère quasiment pas de la version londonienne. Comme la pièce s'inspire d'une compilation de texte, le spectacle manque de cohérence. On résume l'histoire par ces quelques lignes : lors du bal des chats, l'un d'entre eux est désigné pour renaître de ses neufs vies. En réalité, on peut à peine compter deux à trois scènes sur ce sujet. Mais 80 % du spectacle est en fait la présentation d'un chat après l'autre : le chat Macavity, le chat du train, le gros matou etc etc...

Il y a de jolis moments. J'ai adoré Macavity, assez jazzy. J'ai ri lors de la présentation de la bagarre entre les chiens. Mais le tout est beaucoup trop long. Certains morceaux musicaux m'ont fait froncé les sourcils. Et surtout, je n'ai jamais été émue. Certaines spectatrices ont été touchées par "Ma vie", la version française de "Memory". Pas moi. C'est joli. Pas émouvant. Par contre, nombreux spectateurs dont je fais partie, nous n'avons pas tout compris du texte en français. Cette version 2015 propose une adaptation française écrite par Nicolas Nebot et Ludovic-Alexandre Vidal. Ma plus grande crainte avant de voir le spectacle était liée au texte francisé. En fait, c'est plutôt bien écrit, joliment mis en chanson et en rythme. Mais comme des parties sont chantées en choeur, comme d'autres parties sont chantées façon lyrique, on perd le sens du texte. Ce n'est pas très fréquent mais cela reste dommageable. Parlons maintenant des chorégraphies. Ils volent, dansent, font des sauts dans tous les sens. Il y a même des claquettes. C'est beau... même si je ne vois pas des chats sur scène. Les gestes s'apparentant à ceux de félins sont assez rares. Trop rares. Mais ça aussi c'est dans la version britannique ainsi. Et puis quand ils sont debout avec leurs bras légèrement écartés, on ne voit pas du tout un chat. Le décor est celui de la production londonienne, avec la représentation d'une décharge, des lumières bleutées pour figurer la nuit au clair de lune. L'intégration dans Mogador est très bien faite et ingénieuse. Les costumes sont très jolis, avec un grand travail sur le maquillage.

Je suis sortie du spectacle, mitigée. Je fais beaucoup de critiques mais je ne déteste pas. Des moments beaux alternant des moments ennuyeux. Une histoire qui ne tient pas le spectacle de bout en bout. J'ai pensé que vu le sujet, on aurait pu y emmener des enfants, mais c'est beaucoup trop long pour des petits. On sort de la salle avec le sourire, on a ressenti du plaisir, mais je comprends pourquoi Cats n'a jamais eu le soutien des critiques mais seulement du public.

Poupée issue de CATS

Poupée issue de CATS

CATS à Mogador, octobre 2015

CATS à Mogador, octobre 2015

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 10:51

Du 16 septembre 2015 au 24 janvier 2016, le musée du Luxembourg propose l'exposition "Fragonnard amoureux, Galant et libertin". Les tableaux datent de quelques années avant la révolution française, au moment des romans "La Nouvelle Héloïse" et "Liaisons dangereuses". Nous avons vu cette exposition un jeudi après-midi et il y avait vraiment du monde. L'exposition présente clairement l'époque et la personnalité de Fragonnard. On voit aussi à quel point les moeurs ont évolué en deux siècles. Il y a quelques tableaux suggestifs et d'autres coquins. Mais ils sont exécutés avec finesse et beauté. Les visages et les corps sont sublimés. J'ai vraiment apprécié cette exposition. Par contre, à la fin, j'aurais volontiers acheté une affiche d'un des tableaux. Mais le choix était très restreint .Il y avait de nombreux livres sur des sujets très divers. Un peu déçu par la boutique.

Exposition Fragonnard amoureux

Exposition Fragonnard amoureux

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Lili, la Freudreuse - dans Actualités
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