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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 22:09

Dans mon abonnement de la Comédie française, il y avait cette pièce, La Mer écrite par Edward Bond.

La pièce commence sur une tempête. Un homme crie pour essayer de sauver son ami. Un autre homme ivre passe sans rien faire et un dernier homme, le garde-côte passe sans faire quoi que ce soit pour aider l'homme en détresse. La scène se passe dans un petit village anglais en 1907. Dans ce village, Mme Rafi est la grande dame du village. Le garde-côte de ce soir-là était le vendeur de tissu, M Hatch. Il est dépendant financièrement des commandes et des excentricités de Mme Rafi. Elle lui en veut de ne pas être intervenu pendant cette tempête, car Colin le fiancé de sa nièce est mort noyé. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que M Hatch pense que les deux hommes en danger ce soir-là était des martiens. Il devient paranoïaque en imaginant une invasion martienne. Mme Rafi organise les funérailles de Colin. Son ami Willy lui tombe amoureuse de la fiancée de Colin et tente de la convaincre de partir en ville.

Pour être honnête, je n'étais pas d'humeur joyeuse. Je n'ai absolument pas ri, ni même souri. J'ai bien compris les moments où l'auteur voulait que nous riions. J'ai trouvé nulle la mise en scène et surtout le choix de fermer le rideau pour chaque changement de décor. Salle dans le noir et fausses vaguelettes sur le rideau, je m'ennuyais. Cette mise en scène d'Alain Françon n'est pas moderne et manque d'imagination. Le décor est sans intérêt, c'est juste histoire de nous situer dans un lieu.

Les comédiens sont remarquables. Notamment Cécile Brune dans le rôle de Mme Rafi mais aussi Stéphane Varupenne dans le rôle de Hollarcut et Hervé Pierre dans le rôle de Hatch. Mais le jeu des acteurs ne sauve pas cette pièce ennuyeuse. C'est la première fois que je quitte la salle sans applaudir. Une grosse déception.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 16:49

Dans les TGV, il y a le carré familial. Comme son nom l'indique, il est prévu pour les familles qui prennent le train à quatre et pour ainsi avoir un espace pour la famille. Vu les prix des places de train, il est rare que quatre personnes voyagent ensemble de nos jours, alors il arrive que des inconnus se retrouvent face à face dans ce carré familial.

Lors de mon trajet en train de ce week-end, à l'aller, j'ai assisté à une rencontre sous tension. Lors de mon arrivée à ce carré familial, je me suis assise côté couloir. Un vieux monsieur était déjà assis côté couloir à côté de moi et un homme en face de moi. De l'autre côté du couloir, se trouvaient un couple entre 25 et 30 ans. Plutôt jeunes dirons-nous. Au premier abord, ils ne paraissaient pas antipathiques. Ils ont même proposé leur aide à une dame âgée pour ranger sa valise. Mais il ne faut pas se fier aux apparences.

Dans ce carré familial, le couple était côte à côté. Les deux places devant eux ont été occupées par deux dames, probablement retraitées. J'ai entendu qu'entre elles, elles ne parlaient pas français, mais une langue d'Europe de l'est. A leur arrivée, j'ai entendu la jeune fille se plaindre d'avoir reçu un sac sur son pied. Quelques temps plus tard, j'ai entendu la jeune fille se plaindre à son compagnon du non respect de l'espace restreint au niveau des pieds. Mais le pompon a été atteint quand elle a souhaité s'endormir et que la retraitée d'en face a fait du bruit en utilisant la poubelle située sur le côté fenêtre. La jeune fille a été réveillée par ce bruit et a commencé un discours à son compagnon sur le manque de respect des dames d'en face.

Du temps a encore passé avant que la discussion s'entame entre les deux côtés du carré familial. Une des deux retraitées parlaient français. Lorsque la jeune fille s'est adressé à elle demandant le respect de l'espace restreint pour les pieds, la dame lui a rétorqué qu'elle était agressive depuis le début. Chose avérée ma cocotte. La discussion fut de courte durée car le dialogue n'était pas possible entre ces deux côtés du carré. La jeune fille a tenté de trouver une position pour dormir avec son compagnon. Mais, lui, avait une position où le sac tomba sur une retraitée, où les pieds dépassaient de l'espace réservé. Les retraitées n'ont rien dit.

De mon côté, il est arrivé une fois pendant le voyage que le sac de l'homme en face de moi s'affale sur moi. Il s'est excusé, j'ai souri. Un sourire simple et plein de sens. Je surveillais où étaient ses pieds pour pouvoir déplacer les miens. Cela m'a semblé simple. Sans qu'aucune agression n'arrive. Sur le trajet de retour, j'ai entendu sur le quai d'arrivée, un couple se plaindre du carré familial. Je n'ai pas entendu les détails de leurs aventures, mais partager un espace si restreint pour 8 pieds et des sacs représente un moment de lutte pour certains.

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Lili, la Freudreuse - dans Personnel
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 16:06

AAAah les dessins animés de Disney ! Je me régale. Rien que le début avec la petite musique et le chateau (symbole de la compagnie Disney), je kiffe.

En plus cette histoire est géniale. C'est l'histoire d'une petite lapine qui ne veut qu'une chose, devenir policière. On essaie de la dissuader car à Zootopie, les policiers sont des animaux prédateurs et jamais des lapins. Elle va devoir faire face à des préjugés et de nombreux obstacles mais se donne à fond pour atteindre son but. A son premier jour, on ne la met pas sur une enquête mais à la circulation. Peu importe elle est déterminée. Elle va s'impliquer dans l'enquête sur la disparition d'animaux prédateurs. Elle va obliger un renard à l'aider pour mener à bien son enquête. Je vous laisse découvrir tous les rebondissements et l'humour et le final car ca vaut le coup d'oeil !

Les enfants vont aimer l'énergie et la détermination du personnage principal. Les adultes aimeront les petits clins d'oeil qu'on leur adresse mais aussi le sujet de fond.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 15:07

Film produit par des Tawainais et des Hongkongais, The Assassin a reçu le prix de la mise en scène à Cannes en 2005.

L'histoire se déroule au VIII ème siècle. La Chine est divisée en province autonome. On suit une jeune femme qui a été éduquée par une nonne et qui rentre dans sa province. Mais son éducatrice lui demande de tuer le chef de la province, son cousin, mais aussi son ancien promis. Lui est devenu chef de province, mari, père de famille et amant. Cette jeune femme en noir est très douée dans les arts martiaux.

N'étant pas très calée en cinéma asiatique, j'ai beaucoup apprécié l'esthétique de ce film. Il y a des scènes de nature où seule la nature est présente et sans aucune action. C'est vraiment beau. Je ne suis pas sûre d'avoir bien saisi tous les détails de l'histoire du film. Mais j'ai vraiment aimé ce film, et compris l'ensemble.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 18:54

Alors autant être honnête tout de suite, je ne suis jamais mais alors jamais objective concernant un film de Quentin Tarantino. J'arrive à être critique mais je passe toujours un bon moment devant ses films. Et c'est encore le cas avec ce dernier opus.

Le film repose sur Samuel L Jackson, même si le titre parle de huit salopards. Je trouve que l'acteur ressort et explose sur l'écran. Il incarne un chasseur de primes qui à la différence de Kurt Russel, préfère rapporter ses primes mortes. A cause d'un blizzard, ils vont devoir faire le chemin ensemble. Puis dans leur voiture monte également le futur sherif de Rd socks. Le blizzard s'intensifie et ils se réfugient chez Minnie où d'autres ont déjà pris place.

On va retrouver les ingrédients des prédécents films de Tarantino : un peu de Reservoir Dogs, un peu de Pulp Fiction et un peu de Django Unchained. C'est sanglant et kiffant. Le plus et l'inoui dans ce film se situe dans la musique d'Enio Morricone. C'est encore plus kiffant. Le film dure 3h mais on ne les sent pas passer.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:18

Film d'animation de Charlie Kaufman, Anomalisa n'est pas un film pour les enfants. Cela se déroule en moins d'une journée. Cela commence en avion, Michael Stone arrive à Cincinnati où il doit le lendemain faire une conférence sur le thème de son livre concernant le service client. Il passe une soirée ennuyeuse dans son hôtel. Alors il appelle son ex, qu'il n'a pas vu depuis plus de dix ans. Puis il fait la rencontre de deux jeunes femmes qui avaient la route pour assister à sa conférence. Il va séduire l'une des deux jeunes filles. Lisa est une jeune femme timide, mal dans sa peau et admire l'auteur. Il va être touché par sa différence et va la surnommer Anomalisa. Puis la nuit va passer. Et ce qui va se passer le lendemain est très intéressant.

Le choix de faire un film avec des poupées et non avec des êtres humains apporte de nombreuses possibilités au réalisateur : le choix des voix ou le choix de scènes irréalistes, par exemple. Ca donne un film très poétique mais aussi très critique. J'ai beaucoup aimé le film, vraiment touchant.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 14:08

J'ai eu envie de voir ce film pour le duo d'acteurs Omar Sy et James Thiérrée. Les deux acteurs sont formidables dans ce film.

Ce film est présenté comme un biopic mais en écoutant différentes interviews d'Omar Sy, j'ai appris que le film prenait plusieurs libertés par rapport à l'histoire de Chocolat. Un exemple : dans l'histoire vraie, le duo Footit et Chocolat a été formé par un directeur du cirque. Dans le film, le clown Footit va démarcher Chocolat et lui propose un numéro de clown. Il va écrire les sketchs et le former aux particularités du clown. C'est un exemple parmi tant d'autres sur les libertés que le scénario prend avec la réalité. Mais cet exemple est le plus gênant car cela change profondément la relation des deux clowns. On peut comprendre que Footit lui dise "je t'ai tout appris", si quelque scènes plus tôt on voit l'apprentissage de Chocolat. D'autres exemples

Chocolat en arrivant à Paris va être encore plus joueur et flambeur. Il va s'acheter une voiture, dépenser tous ses cachets en boissons, drogues et jeux d'argent. Il est également un charmeur. Il reste ambitieux et veut faire du théâtre. On ne comprend pas bien où tout cela va nous mener. En réalité à vouloir nous sensibiliser sur le statut d'un homme noir de la fin du XIXème siècle cela donne un film beau mais froid. Je n'ai pas été émue, juste parfois touchée ou amusée.

Au delà des choix de scénario, le film manque de tenue. Sans dévoiler la fin, je suis sortie du film avec une impression de film non fini. Il y a une ellipse qui n'apporte rien et qui ne sert à rien. Des soucis de montage trop facile et pas assez travaillé. Les images et les scènes de cirque sont superbes. Cela laisse une impression d'un film militant se servant du personnage de Chocolat pour nous parler de l'homme noir, sans respect de la vraie vie de Chocolat et sans émotion.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 17:59

Un spectacle seul en scène surprenant.

Cela raconte l'histoire de Jean-Charles Costa, de sa réussite au bac à ses premiers pas dans la vie. Il se rêve comédien, chanteur et acteur. Mais ses parents ne le soutiennent pas. Il se retrouve dans une chambre de bonne à Paris, à faire des petits boulot pour payer les factures. Finalement il va tenter l'exercice de la télé-réalité pour se faire connaître.

Mathias Pradenas mouille sa chemise. Il est un très bon comédien et fait part à la fois d'autodérision et d'un jeu de qualité. Il incarne chaque personnage en utilisant comme seul accessoire un tabouret haut. Il change sa voix et ses postures et s'amuse à incarner sa mère, son père sa voisine etc.

C'est un spectacle mêlant à la fois émotion et rire. C'est très bien joué et bien écrit.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:35

Le film se déroule sur l'année 2001. Les journalistes de Spotlight se penchent sur le cas du prêtre Gheoghan accusé d'attouchements sur des enfants. Mais le nouveau redacteur en chef demande à approfondir les recherches sur le système de protection des prêtres pédophiles. Il semblerait que le Cardinal poussait à la négociation pour que les cas ne passent pas en justice. Tout se passe en arrangement.

Le film suit le travail de ces journalistes pugnaces. Chacun dans son style. Mark Rufalo court de partout pour que la dénonciation ait lieu. Michael Keaton le chef d équipe va représenter le doyen qui s'interroge sur ce quatrième pouvoir. Rachel MacAdams est à l'écoute de nombreuses victimes. Elle va être très douce et en même temps très professionnelle. Le dernier journaliste de l'équipe est incarné par Brian d'Arcy James. Il incarne le journaliste qui n'a peur pas de se plonger dans des tonnes de listes et de livres pour faire éclater la vérité.

Quel kiff! J'ai adoré! Quel plaisir de voir ces journalistes incarnés mon idéal journalistique! Ce sont ces enquêtes de fond sur le long terme qui représentent pour moi le métier qui me faisait rêver! Le film m'a énormément plu, ca m'a rappelé mes rêves de jeunesse. Un très bon film!

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 19:24

Je regarde beaucoup (peut-être trop) de séries américaines. Et régulièrement lorsque des jeunes femmes, personnages de série, préparent leur mariage, on apprend que, petites filles, elles ont imaginé leur mariage parfait. Lors du mariage de Emily et Ross à Londres dans la série Friends, Monica explique à son frère qu'il doit comprendre le stress et les exigences de sa fiancée parce qu'elle attend ce jour depuis toute petite. Elle illustre ses propos en racontant que, petite fille, Monica mettait sur sa tête une taie d'oreiller pour s'imaginer en mariée. Je pourrais multiplier les exemples de personnages féminins de série américaine qui parlent d'un rêve de petite fille.

Est-ce que cela ne concerne que les filles américaines ou anglaises? Honnêtement, j'ai aujourd'hui 33 ans et je n'avais jamais imaginé, ni pensé comment serait mon mariage. Quand je dis "jamais", je n'exagère même pas. Je n'ai commencé à y penser qu'après avoir assisté au mariage de ma cousine l'année dernière. Parmi mes amies, les couples sont pacsés et non mariés. A l'école primaire, je jouais à l'Agence Tous Risques dans la cour de récré. Au collège, je rêvais d'avoir un amoureux et plein d'amants. Je voulais des expériences mais tout restait virtuel. Puis à l'âge de 16 ans, mes parents ont divorcé. Pour le coup, l'institution du mariage en a pris un coup, face à la douleur de ma mère. Je ne vois quand j'aurais pu rêver du mariage parfait.

J'ai un chéri depuis 8 ans et j'avoue que maintenant cela m'arrive d'y penser. Comme cette hypothèse était si lointaine et improbable, je pouvais rêver de choses impossibles : un corps plus maigre et mieux foutu pour ressembler à une princesse dans ma robe de mariée, de la musique avec des stars (Bruno Mars ou Stevie Wonder), des lieux improbables avec des repas surprenants (pique-nique en plein-air ou à l'inverse un château avec des serveurs et de la haute gastronomie)... Mais finalement ce qui me parait le plus impossible, c'est d'avoir des réactions d'émotion de mon fiancée ou de ma mère en me voyant en robe de mariée. Et dans les séries américaines, la mère de la mariée apparaît toujours très émue de voir sa fille en robe de mariée. Et si après avoir préparé mon mariage, je ne pouvais pas vivre ces toutes petites minutes d'émotion avec elle, j'en serais déchirée. Cela me fait tellement peur que j'en viens à penser qu'un mariage en tête avec mon chéri sans personne serait moins risqué.

Salon du mariage 30 et 31 janvier 2016 à la Porte de Versailles - Paris

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