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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 11:32

Les yeux mi-fermés, la tête douloureuse. Pourtant le champagne de la veille n’était pas si abondant. Un message sur mon portable : « Tu viens chez moi ? » Un sourire sur mes lèvres. Je l’appelle et lui annonce ma venue prochaine.

Je prends dans mon frigo tout pour le déjeuner. Blancs de poulet, poivrons et tomates. Egalement deux desserts. Je cuisinerai chez lui. Premier départ pour prendre le métro. Puis remontée des quelques marches descendues pour récupérer un coffret DVD, mon téléphone portable et deux figurines pour son frère. Deuxième et bon départ.

 

Arrivée au 4ème étage de son immeuble, je suis accueillie par un sourire et des bras qui m’enlacent. Heureux de nous retrouver. Je le sens heureux et léger. Un dimanche à nous, ENFIN…

 

Son ventre crie famine. Il se pourlèche les babines en imaginant le poulet basquaise dans son assiette. Mais sa faim est si grande qu’il descend acheter de quoi compléter le mets. Pendant qu’il erre dans les rayons d’un magasin, je nettoie et coupe légumes et viande. A son retour, il s’occupe de cuire le plat. On se régale… On s’embrasse, on se regarde.

 

Pour terminer le repas, manque plus qu'un petit café. Ca se passe de l'autre côté du mur chez son frère équipé d'une cafetière. Deux figurines échangées contre deux cafés. C'est l'occasion de papoter. Ambiance détendue et sympa.

 

Arrive l'heure du goûter. Et malheureusement, nous sommes aussi gourmands de bouffe que de câlins. Donc une journée parfaite doit contenir les deux. Et quelle journée ! Lui dessus, moi dessus, de coté, moi allongée sur le ventre et le must pour finir, lui assis sur une chaise. C’est tellement mieux qu’une tablette de Milka… ;) Puis c’est une manière tellement agréable de faire du sport…qu’on en demande et redemande. Encore et encore…

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:36

« La réaction violente de l'enfant, lorsqu'il voyait un être animé d'une injustice,  réjouissait le père qui y décelait le signe d'un coeur excellent. Felix s'était emporté contre la cuisinière qui avait coupé le cou à quelques pigeons. Mais ce beau mouvement eut sa contre-partie, le jour où Wilhelm le trouva occupé à tuer sans pitié des grenouilles et à déchiqueter des papillons. Cela le fait penser à tous ces hommes qui paraissent de la plus haute équité tant que la passion ne les possède point, et qu'ils considèrent les actions d'autrui. » Les années d'apprentissage de Wilhelm Meister de Goethe

 

Ces quelques lignes lues dans le métro méritent un développement. Il est vrai que Goethe dit beaucoup de choses fondamentales ici. Modestement, je vais reformuler ce paragraphe et attester ce discours.

 

L'homme est un animal raisonnable. Ca lui permet de théoriser, de dialoguer et de faire de beaux discours. Il se positionne contre les injustices grâce à une sympathie et un pathos. Une petite vieille se fait agresser... Oh la pauvre! Un enfant a disparu... Quelle horreur! Un handicapé moqué et raillé... Quelle honte!

Felix dans notre histoire s'insurge contre la violence faite aux pigeons. Mais lui-même prend du plaisir à la torture d'amphibien et d'insecte. Moi-même, je suis heureuse de tuer des insectes envahissants. Mais si un petit chat souffre, ca me brise le coeur. Les animaux n'ont pas la même valeur à mes yeux. Une passion se crée avec cet animal de compagnie, ce qui n'est pas le cas avec d'autres animaux.

 

Dans le cadre des relations humaines, aucune équité n'est possible. La passion a toujours une place, plus ou grande. L'équité, en fait, est une valeur théorique que l'homme se pousse à applique. Le meilleur exemple est les relations et les différences entre homme et femme. Légalement, ils sont égaux. Par nature, chaque homme et chaque femme différent : taille, poids, force, sensibilité... La liste est longue. On dit que les femmes sont plus sensibles, capables de faire plusieurs activités en même temps, que les hommes sont plus forts, plus calmes et gagnent plus d'argent. Malgré ces inégalités, on veut de l'équité. Mais dans la réalité du quotidien, la passion prend place et la théorie s'efface. Alors les discours ont-ils de la valeur? Quelle valeur?

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:32

Sipapasi est ancré dans une réalité féérique, dans un conte réaliste. Trois soeurs vivent ensemble. Mais l'aînée quitte le nid douillet pour s'installer avec son homme. On vit en leur compagnie les derniers instants de leur vie à trois. Au rythme de leurs chansons et de leurs souvenirs, on se laisse bercer. Trois soeurs si différentes : une soprano, une mezzo et une alto. Trois couleurs : mauve, rouge et rose. Trois caractères. Trois références à trois contes : Cendrillon, Blanche-neige et La belle au bois dormant.

Ce spectacle est un ravissement. Les comédiennes ont des qualités de jeu et de chant au service d'une histoire très bien ficelée. La musique est loin de rengaines entendues et rabachées. Pleine de légèreté et de sensibilité, elle apporte au récit une profondeur. Aucune mièvrerie. Juste des sentiments et un bon spectacle.

Pour découvrir leur univers, voici leur page Myspace : Sipapasi...

Rendez-vous aux deux dernières représentations : samedi 27 et dimanche 28 à 18h30 au théâtre Le Proscenium, 2 passage du bureau au niveau du 170 rue de Charonne 75011 Paris, Métro Alexandre Dumas.

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 13:03

 « C’est le laaaaapinou dans la garigue ! »

 

L’animal est notre ami. Parait-il… On le caresse, on le nourrit, on l’amuse. Oh qu’il est mimi. Quelle jolie boule de poils. On lui donne des petits surnoms : Pupuce, gromimi ou encore Zizou. « Minou, minou » J’ai une préférence pour les chats et un petit coup de cœur pour les lapins.

 

« Rex au pied ! Allez ! viens ici ! C’est bien mon chien ! »

 

J’ai souvenir d’une soirée avec Ninou le chat, un rouquin rencontré dans la rue. Il m’avait fait les yeux doux. Je lui ai proposé de venir dans la maison de vacances. Il a fait la connaissance de toute ma bande de potes. Bon accueil plein de caresses et de papouilles. La soirée battait son plein. Au moment d’aller au lit, je l’ai emmené avec moi. Il a pas mal bougé avant de trouver sa place. Installé au niveau de mon bas ventre dans l’angle formé par mes cuisses repliées, il s’est endormi. J’étais gênée de le réveiller à cause de mon envie de faire pipi pendant dans la nuit. Je l’ai pris avec moi dans les toilettes. Il s’est amusé à courir dans tous les sens, ce qui l’a tellement réveillé que de retour dans le lit, il ne voulait plus se rendormir. Il se promenait sous les draps et sortait son petit museau. Trop mignon. Il finit par retrouver sa place et s’endormit au son des ronronnements.

 

Et pourtant… l’animal n’est pas qu’un ami. C’est aussi un délice … dans l’assiette ! On le cuisine en civet et en brochette ! Un bon steak de cheval ou un civet de lapin, un régal ! Vous trouvez ça mignon, un agneau ? Ca ne vous empêche d’en manger ? n’est-ce pas ? En tout cas, je vois mal une brochette de chien ou de chat. Sauf peut-être en Chine. Mais là il y a trop de monde à nourrir.

 

Pour les amateurs de boules de poils, ce week-end, rendez-vous à Vincennes pour Animal Expo où les animaux sont choyés et non dévorés. ;)

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 14:04

Face à la mort, l’homme a commencé par avoir peur. Il s’est forgé une âme, des fantômes, un paradis, une vie après la mort et autre nirvana. La foi chrétienne s’appuie sur la résurrection du christ, fils de Dieu et sur l’existence d’un enfer et d’un paradis pour parler de la mort. Les bouddhistes nous parlent de réincarnation. Pourtant la seule certitude que l’homme peut avoir c’est qu’un jour son corps va s’arrêter de vivre.

Face à la mort, les réactions de peur ont évolué vers la bravoure. La mort est défiée et la vie devient une victoire.

Mais de nos jours, la mort semble désirée, voulue voire espérée. On se drogue, on se fait mal, on se coupe, on se pend… Pourquoi la mort choisit tel individu et pas tel autre ? Pourquoi celui-là veut vivre et ne peut pas et tel autre souhaite mourir mais d’autres meurent ?

 

La mort fait-elle encore peur ? Peut-être à ceux qui souhaitent vivre. Pour les autres, c’est la vie qui fait peur. Angoisse de devoir se lever le matin, de faire des choix tout au long de la journée…

 

Mais la mort ou la vie ne résultent pas de choix individuels ou collectifs. Il y a une large part à laquelle l’homme n’y peut rien. Il aimerait pouvoir tout maîtriser. Ou expliquer ces "choix" comme voulu par un Autre. Pourtant la Nature n'est pas décisionnaire. Et l'homme doit accepter de subir.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 09:44
Comment ne pas avoir de cliché sur les Parisiens? On les voit râleur, pas souriant, pas avenant. Je pensais devenir Parisienne de plus en plus. Mais hier j'étais tellement énervée que ce n'était plus une Parisienne mais une furie... Je n'avais qu'une envie c'était d'être transparente que personne ne me parle, ne me regarde, ne me remarque. Chaque regard, chaque mot était ressenti comme une agression et ne me donnait qu'une envie celle d'être violente. Une telle force en moi, une telle déferlente d'énervement...
séance de sport pour calmer tout ca. Mais un gars s'est mis derrière moi à attendre que je finisse ma séance. Il s'est meme permis de me dire que je ne devais faire plus de 30 min le soir. (tu veux mon poing dans ta gueule?) D'où sort cette règle? Où est-ce écrit? Nulle part... Ce ne serait qu'une règle tacite pour le bon déroulement de la séance de tous! Bon déroulement? mais qu'est ce que j'en ai à foutre?! Rien. Je veux juste me détendre, seule, que personne ne voit, ne m'adresse la parole. Est-ce trop demander?

AAAAAAAARRRRRRRGGGGGGGGHHHHHHHHHH
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 14:52

 

On commence par éplucher et tailler trois échalotes. Les yeux piquent et les larmes coulent. Elles sont punies dans la poêle avec de l'huile de tournesol. Elles se font envahir par le riz qui arrive en pluie dans la poêle. Le riz s'exprime avant de prendre une saucée aromatisée au bouillon de viande. Il nage, plonge et virevolte dans ce bouillon. A vue d'œil, il manquait du riz, le cerveau embrumé croit choisir la bonne boîte mais au moment de verser, c'est du quinoa qui rejoint le riz dans la poêle... Oups! Allons-y gaiement, osons le mélange.
Rajout d'eau et de macédoine, plus on est de fou, plus on riz! Alors des saucisses coupées en morceau viennent finaliser l'orchestre. Manque plus que le curry pour relever le goût et lancer le concert! Les yeux voilés choisissent l'épice mais voient dans la poêle une poudre plus foncée. Le nez détecte une odeur différente. Bizarrement, ce n'était pas du curry mais du cumin qui a finalisé le plat. D'erreur en erreur, le risotto au curry s'est transformé en un plat assez surprenant et succulent à mon goût.

Hier soir, l'idée était de faire un risotto au curry. Vu l'état de fatigue et un début de grippe naissant, le plat au final ne ressemblait pas vraiment à l'idée de départ.

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 10:30
Emission américaine diffusée du MTV, Kiffe ma mère organise la rencontre d'un jeune homme avec trois mamans. Comme toute émission dite de télé-réalité, on se pose la question de savoir si ce sont des acteurs ou des vrais gens. En tout cas, c'est tellement nul que ca en devient comique. Au bout de la deuxième vision, on est déjà écoeuré de la bêtise de l'émission.

Le concept s'appuie sur le fait que les enfants ressemblent à leur parent, notamment une fille à sa mère. Le garçon pose sa candidature pour faire une rencontre (j'ose pas dire amoureuse, tellement tout paraît surperficielle dans ce programme). Il choisit une de ses activités qu'il partagera avec la maman. L'une après l'autre, les mamans essaient de décrire leur progéniture avec leurs qualités et leurs défauts : physique et caractère. Forcément, leur fille est magnifique. Par contre, la qualité qui revient souvent (je savais qu'on pouvait ca comme une qualité), est la grosseur des seins des filles. Les filles ont toutes 19-20 ans. Le jeune homme choisit bien entendu la mère qui a les plus gros seins supposant que la fille a les mêmes voire la taille au dessus.
Avec cette brève description, on comprend vite la vulgarité de cette émission. Et, pourtant, je trouve que l'idée de base d'apprécier les parents de son partenaire me paraît pertinente.
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 18:03
Une attitude, un physique, une posture... de nombreux éléments donnent déjà une idée de l'ensemble. Il arrive régulièrement qu'une première impression ne soit pas la bonne. MAIS on peut aussi savoir très vite si on a envie d'en savoir plus sur une personne qu'on rencontre pour la première fois.
Honnêtement, un homme cheveux longs, distants, un peu planant dans son monde ne m'intéresse pas de prime abord. Nos mondes ne se mêlent pas. Aucune envie de connaître sa vie.

Partager une culture, des passions, une certaine vision du monde est souvent une bonne base pour la création d'une relation amicale. Le partage me semble être très précieux. Un goût pour l'écriture, la musique, le cinéma... Si quelques goûts en commun préexistent, la relation peut s'étendre sur la découverte d'autres artistes ou d'autres oeuvres.

Parmi mes amis, certains ont peu de goût en commun avec moi. Parfois, le partage se situe au niveau des valeurs ou d'une vision du monde. Parfois cela s'appuie sur une histoire commune.

Dans l'avenir, à l'âge dit adulte, les rencontres sont plus rares. On devient plus exigeant et les amis se comptent sur les doigts de la main. On peut croire qu'on gagne du temps en ne connaissant pas ceux sur qui on a des préjugés. Mais peut-être est-ce juste de la feignantise... Est-on exigeant ou fermé aux autres?
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 10:48
LUI : "Y a pas trop monde pour un concert comme celui-là. J'aurai imaginé être serré. J'ai acheté ma place ce matin sur internet. Et toi? tu as su comment pour le concert?"
ELLE : "Ben (elle réfléchit). J'ai regardé sur le site de la fnac..."
LUI : "tu connais bien le Parliament?"
ELLE (hésitante) : oui (un silence)
LUI : "c'est dingue qu'il y ait si peu de monde, non?"
ELLE : "il y a eu peu de publicité." elle se mit à penser au concert de son artiste qu'elle ne pourrait pas voir. Concert complet)
LUI : "c'est le moment que je connais bien. Je suis régisseur de plateau. Mais pour du classique. "
ELLE : "ah oui? pour un orchestre?"
LUI : "oui! Pour l'orchestre L..., tu connais?"
ELLE (fait signe de la tête que oui)
LUI : "Je fais aussi de la musique de chambre. Faut bien faire ses heures. Tu es dans le milieu artistique, toi aussi?"
ELLE : "Je fais du théâtre (avec un grand sourire). Mais en amateur... (timide, s'imaginant se créer un personnage pour la soirée)
LUI : "C'est vrai? c'est chouette! Vous arrivez à monter des trucs avec la troupe?"
ELLE : "oui (hésitante) de temps en temps..."

Silence

ELLE (danse et sourit)
LUI (est rejoint par son ami avec un verre de bière)
ELLE (se demande si il va lui proposer un verre et se rassure en voyant qu'il ne bouge pas)
LUI : "tu crois que tout le monde va être là? Même Bootsy Collins?"
ELLE : "Je sais pas."
LUI (finit son verre de bière)
ELLE (danse et bouge la tête sur le rythme du funk)
LUI (la regarde) : "tu veux un chewing gum?"
ELLE : "oui (sourire) merci! (hop dans la bouche, puis se tourne vers la DJ)
LUI (se tourne vers son ami et papote avec lui)

Le concert commence. Elle bouge et ne le voit plus. La musique bat son plein.

ELLE (sent qu'on lui touche le bras)
LUI : "ca va? ca te plait?"
ELLE : (en joignant le geste à la parole) : "oui"

Le concert continue à avancer. ELLE s'agace de voir débarquer un mec qui allume son joint juste devant elle. ELLE danse mais se lasse de l'ambiance mêlant shit et transpiration. ELLE a l'impression d'être transpirante de partout.

ELLE sort son ticket et s'évente.

ELLE danse et remue la tête au rythme de la musique....

Voilà près de 2h qu'ils sont debout à danser et lever les bras. ELLE a chaud. ELLE soulève ses cheveux et sent un souffle dans son cou. ELLE se retourne et voit LUI. ELLE sourit et apprécie. LUI sourit et continue à lui souffler dans le cou. ELLE redescend ses cheveux et continue de danser. ELLE sent quelque chose sur sa jupe et bouge ne sachant pas ce que c'est. ELLE danse et bouge sans trop se soucier de quoi que ce soit.

ELLE sent et comprend que LUI pose sa main sur sa hanche, la décale pour que ses fesses touchent son jean. ELLE sent quelque chose et suppose que ce n'est pas son portable. ELLE repousse sa main et se décale franchement. Ce simple geste rappelle à ELLE toutes ses années où ELLE se serait laissée faire. Mais maintenant il y a un jeune homme dans sa vie.
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