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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:11

Commençons par un petit jeu…

Si je vous dis Hamlet, vous pensez à quoi ?

 

Bon arrêtons là pour le moment.


Si je vous dis… Cabaret, vous en pensez à quoi ?

 

Bien.

Alors, imaginez une mise en scène de la célèbre pièce de Shakespeare sous l’angle d’un cabaret. Etrange, non ? Normal, c’est une mise en scène de Matthias Langhoff. Il est clair que le parti pris de cette version de Hamlet est de casser tous les a priori et les images préétablies sur cette pièce de Shakespeare.

Lorsqu’on rentre dans le théâtre de l’Odéon, les places situées à l’orchestre ont été remplacées par des tables rondes et des chaises avec coussin. Sans rupture entre les spectateurs et la scène. Certains spectateurs sont assis au cœur de la scène. Attablés. Une table qui servira de scène pour les comédiens. Deux acteurs sont d’ailleurs assis avec eux sans signe distinctif. L’orchestre est placé dans une immense coquille Saint-Jacques. Et le spectre dès les premiers instants sort d’une poubelle très moderne.

Par ces quelques éléments, le ton est donné. Vous êtes là pour assister à une pièce contemporaine et non classique. Le décor comme le casting détonne. Les comédiens ne correspondent pas à l’image populaire des personnages. L’homme qui joue Hamlet, François Chattot, est plus vieux que sa mère, Emmanuelle Wion. Son oncle, le roi joué par Anatole Koama est noir et déclame son texte avec un fort accent africain, difficile à suivre. Son Ophélie, Patricia Pottier est petite, brune, les cheveux courts, son meilleur ami Horatio a été féminisée pour devenir Horatia interprétée par Agnès Dewitte. Les comédiens jouent de façon magistrale ces différents personnages.

Le texte est réécrit avec l’insertion de chansons en anglais, allemand et danois, surtitrées en français. C’est là que le bât blesse. Les comédiens ne sont pas des chanteurs. On n’est pas au théâtre pour entendre des voix d’une qualité exceptionnelle. Donc on se contente des voix des comédiens qui en tant qu'acteur sont formidables mais pas en tant que chanteur. Les surtitres en décalage n’aident pas à bien comprendre le choix de la chanson. Par contre, l’orchestre jazzy est très entraînant. Il ne se laisse pas distraire par un cheval essayant de manger tout ce qu'il trouve.

 

Ces choix scénographiques donnent une nouvelle dimension à la pièce sans perdre l’essence même de Hamlet. Shakespeare a bien écrit une tragédie familiale et politique. Horatio devient Horatia. L’amitié devenue féminine prend une autre dimension. La relation se rapproche d’un lien sœur/frère voire mère/fils. Ca renforce le lien initial de Horatio et Hamlet. Ophélie n’est plus la Danoise typique avec des cheveux blonds et longs. Ce choix permet à chacun de voir dans cette femme une nouvelle image : une paysanne, une Allemande de l’Est…

Le texte de Shakespeare est très librement adapté à partir d’une traduction allemande de Heiner Müller. Langhoff a semble-t-il conservé des improvisations des comédiens. Cela enrichit une histoire déjà pleine. Le célèbre passage « To be or not to be » est la quintessence de cet Hamlet cabaret : chanté, dansé, filmé, récité. On allonge, on rajoute, on adapte le classique à ce cabaret. Ce n’est pas vraiment déjanté, c’est juste osé.

 

Cette pièce est longue, 4h30 avec entracte. Des spectateurs partent à l’entracte. Pourtant, il n’y a pas de longueur. On ne s’ennuie pas mais on trouve ça long. De grands moments vont marquer la mémoire des spectateurs. Pour ma part, l’apparition du spectre, le théâtre dans le théâtre et le cimetière vont longtemps me rester en mémoire.

 

Hamlet-Cabaret du 5 au 12 décembre 2009 au théâtre de l’Odéon.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 13:09
Avec toutes ces naissances, il faut essayer de se renouveler. Pour un magnifique petit garçon né au mois de novembre, j'ai offert ce gilet, forme Kimono, issu du catalogue layette Phildar 2009. La proposition était unicolore mais j'ai légèrement détourné le patron en introduisant du bleu. Et voici le résultat :

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 21:13

Ice vs Fire.

Deux hommes et deux caractères. Leur amitié est au cœur du film. Comme Mr Fire est marié, il ne s’agit pas d’un simple duo mais d’un trio. Les deux amis font partie de la police et organisent un combat de boxe, un sport qu’ils pratiquaient à un haut niveau. Mr Fire arrive à les mettre sur l’enquête du Dahlia Noir. Mais son intérêt se transforme en obsession et le sépare de Mr Ice. 

Difficile de résumer ce film. Beaucoup de choses entrent et sortent de scène. Est-ce le trio les protagonistes ? Ou bien est-ce Mr Ice le héros de l’histoire ? Il semblerait car le spectateur découvre les secrets de ses amis en même temps que lui. Mais cette hypothèse est en contradiction avec la première partie du film. Ou l’histoire mêle les trois vies comme une unique entité.

Quand l’intrigue se noue enfin avec la découverte du cadavre torturé, le film ne gagne pas en rythme. Au contraire, les hommes se séparent. Le couple se délite.

Ce film est tiré d’un roman. Comme pour le Talentueux Mr Ripley, la transcription sur grand écran n’est pas réussi. On accroche au film grâce à l’intrigue policière. Mais certains passages nous ennuient. L’interprétation de Josh Hartnett manque de profondeur. Les réflexions que le narrateur pouvaient donner dans l’écriture sont totalement absentes dans le jeu de l’acteur. Aaron Eckhart l’acteur qui joue Mr Fire a un personnage plus fougueux et son jeu exulte. On reconnaîtra l’acteur qui interpréte Harvey Dent dans Dark Knight. Il n’avait pas assez été remarqué dans ce film car face au Joker, il n’y avait plus beaucoup de place.

A côté de moi, on s’est endormis et on a ronflé. Si un film n’arrive pas à tenir les gens éveillés, c’est pas bon signe.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 13:02

Et voici, une layette unique en son genre ! Une commande passée par mon frère fan de comics. La voici...

LA LAYETTE GREEN LANTERN :




Fabriquée pour la naissance de mon neveu, cette layette est faite à base de pelotes de coton Bergère de France. J'ai dessiné le signe à partir de l'album acheté chez Arkham Comics. Je remercie d'ailleurs Philippe de m'avoir offert la bague Green Lantern. Ca m'a permis de m'inspirer pour la layette et surtout cela a rendu jaloux mon frère.

PS : Pour les puristes, il manque le cercle autour de la lanterne. Mais, si ils veulent s'essayer à le faire en tricot, je leur laisse ce plaisir :)

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 13:58
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 16:00

Comment voir la vie en orange ?

 

En ce moment la marque Francine propose des bons de réduction sur sa préparation Crumble. Cette préparation est sucrée donc parfaite pour un classique crumble aux pommes avec une pincée de cannelle sur les pommes avant de verser la préparation.

 

Osez sortir des sentiers battus, osez fouler le chemin du crumble salé. En plus avec ce temps automnal, on ne rechigne pas devant un potage de potiron. Imaginez la scène, vous préparez votre courge avec votre famille, découpage de la peau avec un bout de doigt de votre adolescent maladroit. Et il s’agace et déclare solennellement : « De toutes façons, j’aime pas la soupe de courge ! »

Même pas peur… Vous le laissez filer dans sa chambre. Et en douce, vous transformez le potage prévu en crumble. Ni vu ni connu, tout le monde découvre votre plat au dîner.

 

1 portion de courge

3 pommes de terre de taille moyenne

80 g de beurre

150 g de farine

Fromage râpé

 

Peler et découper en morceau, courges et pommes de terre. Les cuire séparément. Verser les deux ingrédients dans un saladier et mixer le tout. Dans un autre saladier, malaxer beurre et farine à la main pour former des petites miettes. Dans un plat à gratin, verser vos légumes. Araser avant de faire pleuvoir votre préparation puis le fromage râpé. Enfourner 20 min.

Pour la décoration, un brin de persil fait toujours son effet…
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 23:59

Arrivés face à la halle de la Villette, nous remontions l’allée en direction du zenith. Le concert commençait dans plus d’une heure.  Nous avons pris le temps, assis sur un rebord de manger les sandwichs préalablement préparés. Nous nous étonnons alors de l’absence de queue. Personne à l’horizon. ? Mais où sont les fans ? Nous avions pourtant rendez-vous avec une légende…

Nous passons rapidement les différentes étapes, agents de sécurité et ouvreuses pour entrer dans le zenith. Une petite boutique (étrangement petite d’ailleurs) proposait des T shirts et affiches à l’éfigie de la star que nous attendions depuis juin, date à laquelle il avait annulé son concert pour extinction de voix.

Premier aperçu de la fosse. La musique de fond est lyrique, rien d’étonnant me dit-on. Pourtant je ne m’y attendais pas.  En attendant, nous nous asseyons sur des marches d’escalier, histoire de ne pas rester debout le temps d’attendre le début du concert et vu le peu de monde, pas vraiment besoin de réserver une bonne place dans la fosse. Par précaution, on s’installe 20 minutes avant. 

En première partie, Doll and the kicks. Euh.. Ben… C’est du rock. Avec une guitare, une basse et une batterie. Et une fille qui soit disant chante. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Mais elle m’a semblé plus crier que chanter. Bon en gros, j’ai pas aimé la chanteuse. Je précise la chanteuse car les musikos étaient vraiment pas mal.

40 minutes plus tard, le groupe nous a salué pour rejoindre les coulisses et pour ranger son matos. Pour patienter le temps que tout soit prêt, des vidéos étaient projetées sur un drap blanc. Il y a eu des clips et des interviews de groupes appréciés par Morrissey. Puis le drap est tombé. Les musiciens sont apparus en fond de scène et LE seul et unique Morrissey est arrivé sur scène. La scène n'avait pas de décor mais seulement la photo d'un acteur italien le doigt pointé vers le public.

Il a commencé le concert avec une des chansons phares des Smiths : This Charming Man. Les chansons se sont enchaînées. Morrissey a chanté et un peu postillonné. On ne peut pas dire qu’il ait vraiment dansé. Ce n’est pas son truc. Son truc est de chanter, de prendre des poses et de prendre du plaisir. Et cette simplicité donne énormément de plaisir aux spectateurs. Ca détonne par rapport à d’autres artistes et d’autres spectacles où le public applaudit sur les chansons, chante des parties… Là les spectateurs chantent dans un respect de l’artiste. Seule sa voix et la mélodie sont mises en avant. Lui-même ne comprend pas bien ce qui se passe. Why do you love me ? Il a proposé une playliste mêlant des titres de ces derniers albums solos et des tubes du groupe formé notamment avec Johnny Marr les Smith. De quoi régaler les nouveaux fans et les plus anciens venus l'écouter dans la City of Lovers.

Je ne fais pas partie des aficionados. J’ai découvert les Smith et Morrissey il y a deux ans à peine. Je n’ai acheté qu’un seul album The Queen is dead. Et ce concert au Zenith m’a fait tripper. J’ai chanté les quelques chansons que je connaissais, j’ai dansé et je me suis simplement régalée sur du rock. Un rock multifacette mais qui envoie.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:02

Une jeune couple d’une trentaine d’années s’est installé dans le Connecticut, dans la banlieue américaine. Le mari prend sa voiture puis le train pour rejoindre son travail en open space dans un grand building. Et laisse sa femme seule à la maison.

Rien d’extraordinaire, cette situation dans une Amérique des années 1950. Et pourtant ce n’est pas un couple ordinaire. Les Wheelers sont connus dans le quartier comme un mariage heureux et spécial. Comme souvent, ce n’est qu’une belle façade et le film nous montre ni la rencontre ni le mariage mais bien la vie d’un couple de banlieue, l’intérieur d’une si belle maison. Les deux amants s’étaient promis de ne pas tomber dans le conformisme et la vie en a décidé autrement.

 

 

Sam Mendes fait jouer pour la première fois sa femme Kate Winslet. Elle a convaincu son partenaire de Titanic de la rejoindre sur ce projet. Elle avait particulièrement apprécié le livre Revolutionary Road, roman de Richard Yates, dont le film est une adaptation.

 

 

 

Sam Mendes mêle amour, douceur, tension et colère dans ce film. On ressent une vérité éclatante. Une impression de vivre une vie entière en 2h05. On est heureux et malheureux, bouleversé et ému.


Rien à voir avec une soi-disant suite de Titanic. On se demande pourquoi les journalistes ont fait un parallèle entre les deux films. Le seul point commun étant bien sûr le couple d’acteurs. Ca s’arrête là. Les personnages sont totalement différents, les lieux, l’époque et surtout le réalisateur. Pas de grandiloquence. Rien de surligné. Pas de lutte entre classe sociale ni de bateau qui sombre. Ce film cherche le réalisme et l’émotion. Les acteurs sont d’une telle justesse qu’on a presque envie d’oublier qu’ils sont comédiens et amis et de les croire mari et femme. Le réalisateur arrive à filmer l’ennui sans nous ennuyer un instant.

 

D’une modernité étourdissante, cette histoire trouble et fait pleurer. Pas de pathos ni de musique incessante. Juste un réalisme de deux identités avec des idéaux contradictoires. Ce film fort peut se résumer ainsi : « le requiem élégant de l'amour conjugal. » (le Nouvel Observateur).

 

Critiques presse recensées sur Allociné

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:54
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:40
Gooooooooooood morning England !

Let's rock ! Un film qui déborde de rock'n roll et d'énergie.

L'histoire se déroule en 1966. Le film commence avec l'arrivée d'un jeune homme, Carl sur le bateau basé en mer du Nord qui diffuse Radio Rock. Sa mère l'a envoyé là-bas. Et on suit près d'une année de vie sur ce bateau, entrecoupée de retour sur la terre ferme et sur les membres du gouvernement britannique qui cherchent une solution pour faire interdire les radios pirates.
Le voir en DVD permet de découvrir les scènes coupées du film. Des pépites.

Film excellent et sa Bande originale l'est tout autant. J'avoue que je ne connais pas la moitié des artistes cités dans le film. Mais je n'avais qu'une envie : chanter et danser.  Les personnages sont bien marqués sans être caricaturaux. Même si ça joue à un fil. On sent que la caricature n'est jamais loin. Certains traits de caractère sont très marqués. Mais les acteurs sont d'une telle qualité qu'ils offrent une profondeur. Rock, alcool et sexe... du déjà vu? Je ne pense pas... On parle du début du rock, des années 1960, du Royaume-Uni, des British. Sacrée claque que ce film.

Je n'avais pas seulement envie de danser. Mais ça a ravivé mon rêve fou. Un rêve de 10 ans. Faire de la radio. Prendre un micro. Même si vous n'avez jamais eu envie de faire de la radio, surtout ne ratez pas ce film. Il est vraiment décoiffant et excellent. Enjoy and let's rock !
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