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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 23:59

Arrivés face à la halle de la Villette, nous remontions l’allée en direction du zenith. Le concert commençait dans plus d’une heure.  Nous avons pris le temps, assis sur un rebord de manger les sandwichs préalablement préparés. Nous nous étonnons alors de l’absence de queue. Personne à l’horizon. ? Mais où sont les fans ? Nous avions pourtant rendez-vous avec une légende…

Nous passons rapidement les différentes étapes, agents de sécurité et ouvreuses pour entrer dans le zenith. Une petite boutique (étrangement petite d’ailleurs) proposait des T shirts et affiches à l’éfigie de la star que nous attendions depuis juin, date à laquelle il avait annulé son concert pour extinction de voix.

Premier aperçu de la fosse. La musique de fond est lyrique, rien d’étonnant me dit-on. Pourtant je ne m’y attendais pas.  En attendant, nous nous asseyons sur des marches d’escalier, histoire de ne pas rester debout le temps d’attendre le début du concert et vu le peu de monde, pas vraiment besoin de réserver une bonne place dans la fosse. Par précaution, on s’installe 20 minutes avant. 

En première partie, Doll and the kicks. Euh.. Ben… C’est du rock. Avec une guitare, une basse et une batterie. Et une fille qui soit disant chante. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Mais elle m’a semblé plus crier que chanter. Bon en gros, j’ai pas aimé la chanteuse. Je précise la chanteuse car les musikos étaient vraiment pas mal.

40 minutes plus tard, le groupe nous a salué pour rejoindre les coulisses et pour ranger son matos. Pour patienter le temps que tout soit prêt, des vidéos étaient projetées sur un drap blanc. Il y a eu des clips et des interviews de groupes appréciés par Morrissey. Puis le drap est tombé. Les musiciens sont apparus en fond de scène et LE seul et unique Morrissey est arrivé sur scène. La scène n'avait pas de décor mais seulement la photo d'un acteur italien le doigt pointé vers le public.

Il a commencé le concert avec une des chansons phares des Smiths : This Charming Man. Les chansons se sont enchaînées. Morrissey a chanté et un peu postillonné. On ne peut pas dire qu’il ait vraiment dansé. Ce n’est pas son truc. Son truc est de chanter, de prendre des poses et de prendre du plaisir. Et cette simplicité donne énormément de plaisir aux spectateurs. Ca détonne par rapport à d’autres artistes et d’autres spectacles où le public applaudit sur les chansons, chante des parties… Là les spectateurs chantent dans un respect de l’artiste. Seule sa voix et la mélodie sont mises en avant. Lui-même ne comprend pas bien ce qui se passe. Why do you love me ? Il a proposé une playliste mêlant des titres de ces derniers albums solos et des tubes du groupe formé notamment avec Johnny Marr les Smith. De quoi régaler les nouveaux fans et les plus anciens venus l'écouter dans la City of Lovers.

Je ne fais pas partie des aficionados. J’ai découvert les Smith et Morrissey il y a deux ans à peine. Je n’ai acheté qu’un seul album The Queen is dead. Et ce concert au Zenith m’a fait tripper. J’ai chanté les quelques chansons que je connaissais, j’ai dansé et je me suis simplement régalée sur du rock. Un rock multifacette mais qui envoie.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:02

Une jeune couple d’une trentaine d’années s’est installé dans le Connecticut, dans la banlieue américaine. Le mari prend sa voiture puis le train pour rejoindre son travail en open space dans un grand building. Et laisse sa femme seule à la maison.

Rien d’extraordinaire, cette situation dans une Amérique des années 1950. Et pourtant ce n’est pas un couple ordinaire. Les Wheelers sont connus dans le quartier comme un mariage heureux et spécial. Comme souvent, ce n’est qu’une belle façade et le film nous montre ni la rencontre ni le mariage mais bien la vie d’un couple de banlieue, l’intérieur d’une si belle maison. Les deux amants s’étaient promis de ne pas tomber dans le conformisme et la vie en a décidé autrement.

 

 

Sam Mendes fait jouer pour la première fois sa femme Kate Winslet. Elle a convaincu son partenaire de Titanic de la rejoindre sur ce projet. Elle avait particulièrement apprécié le livre Revolutionary Road, roman de Richard Yates, dont le film est une adaptation.

 

 

 

Sam Mendes mêle amour, douceur, tension et colère dans ce film. On ressent une vérité éclatante. Une impression de vivre une vie entière en 2h05. On est heureux et malheureux, bouleversé et ému.


Rien à voir avec une soi-disant suite de Titanic. On se demande pourquoi les journalistes ont fait un parallèle entre les deux films. Le seul point commun étant bien sûr le couple d’acteurs. Ca s’arrête là. Les personnages sont totalement différents, les lieux, l’époque et surtout le réalisateur. Pas de grandiloquence. Rien de surligné. Pas de lutte entre classe sociale ni de bateau qui sombre. Ce film cherche le réalisme et l’émotion. Les acteurs sont d’une telle justesse qu’on a presque envie d’oublier qu’ils sont comédiens et amis et de les croire mari et femme. Le réalisateur arrive à filmer l’ennui sans nous ennuyer un instant.

 

D’une modernité étourdissante, cette histoire trouble et fait pleurer. Pas de pathos ni de musique incessante. Juste un réalisme de deux identités avec des idéaux contradictoires. Ce film fort peut se résumer ainsi : « le requiem élégant de l'amour conjugal. » (le Nouvel Observateur).

 

Critiques presse recensées sur Allociné

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:54
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:40
Gooooooooooood morning England !

Let's rock ! Un film qui déborde de rock'n roll et d'énergie.

L'histoire se déroule en 1966. Le film commence avec l'arrivée d'un jeune homme, Carl sur le bateau basé en mer du Nord qui diffuse Radio Rock. Sa mère l'a envoyé là-bas. Et on suit près d'une année de vie sur ce bateau, entrecoupée de retour sur la terre ferme et sur les membres du gouvernement britannique qui cherchent une solution pour faire interdire les radios pirates.
Le voir en DVD permet de découvrir les scènes coupées du film. Des pépites.

Film excellent et sa Bande originale l'est tout autant. J'avoue que je ne connais pas la moitié des artistes cités dans le film. Mais je n'avais qu'une envie : chanter et danser.  Les personnages sont bien marqués sans être caricaturaux. Même si ça joue à un fil. On sent que la caricature n'est jamais loin. Certains traits de caractère sont très marqués. Mais les acteurs sont d'une telle qualité qu'ils offrent une profondeur. Rock, alcool et sexe... du déjà vu? Je ne pense pas... On parle du début du rock, des années 1960, du Royaume-Uni, des British. Sacrée claque que ce film.

Je n'avais pas seulement envie de danser. Mais ça a ravivé mon rêve fou. Un rêve de 10 ans. Faire de la radio. Prendre un micro. Même si vous n'avez jamais eu envie de faire de la radio, surtout ne ratez pas ce film. Il est vraiment décoiffant et excellent. Enjoy and let's rock !
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:47
Dans la rue du faubourg St Denis, un traiteur propose un service de poulet rôti. Dès qu'on passe devant un monsieur se présente en disant "Bonjour, je suis monsieur Poulet". J'allais me servir chez ce traiteur sans jamais demander du poulet. Donc le seul contact avec ce monsieur était juste sa présentation que je trouvais sympathique.
Et aujourd'hui, n'ayant pas de monnaie sur moi, je decide d'aller chez ce traiteur et d'atteindre les 10 euros pour pouvoir payer en carte bleue.
Mes hésitations et ma longueur à commander ont fortement déplu monsieur Poulet. Je lui dis que je veux du poulet. Il s'agace et me demande par deux fois : fermier ou normal. Et blanc, cuisse ou entier? Je me décide pour une aile de poulet fermier. Je complète avec une barquette de pommes dauphines et j'ajoute ensuite une barquette de carottes histoire d'avoir des légumes. Mauvaise idée. Car ma commande des deux articles ne s'est pas faite simultanément, ce qui a obligé monsieur Poulet à faire deux fois le trajet (c'est à dire deux pas au lieu d'un). Il m'a fait la leçon, m'a expliqué qu'il fallait savoir ce qu'on voulait et commander tout d'un coup. Il ne pouvait pas aller à mon rythme. Il fallait que je m'adapte à SON rythme. Il me tend un ticket de 8,20 euros que je ne pouvais pas payer n'ayant pas de monnaie ni assez pour utiliser la carte bleu. Je réplique calmement que je ne pouvais pas payer et que je souhaitais prendre un dessert. Il me confie à une autre serveuse qui m'a fait patienter le temps de ranger les barquettes avant de me servir un dessert, en rechignant bien entendu de devoir me dire les saveurs des différentes tartes. 
Pour un total de 11 euros, j'ai eu une cuisse de poulet, une barquette de pomme dauphines, une barquette de carottes et une tarte aux pommes que je n'ai pas mangé car elle contenait des raisins secs (ce que personne n'avait eu le bonté de préciser).
Avec mes deux sacs et mes deux tickets de caisse, je me suis dit sur le chemin que pour une fois dans la journée j'avais envie d'aller à mon rythme. Que la pause de midi était faite pour avoir un moment à soi. Entre le rythme imposé par le réveil, le métro, le boulot, les changements d'heure, il faudrait en plus que je me règle sur le rythme d'un mec qui coupe des poulets et mets des patates dans une barquette. Non mais où vit-on? J'ai décidé de le débaptiser pour le nommer monsieur Patate. J'ai au moins le loisir de l'appeler comme je veux. Et comme le client est roi, il pourra toujours courir avant de me reservir. Je ne risque pas de retourner chez eux.
En plus j'ai eu du mal à digérer ses patates et ses remarques. 
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 16:46

Mon bien cher FOF

 

Voilà un long moment sans message de ma part. Je ne t’oublie pas. Tu restes mon ventre, après tout.

Me pesant deux à trois fois par jour, je sais bien que tu n’es pas parti. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t’annoncer. Tu n’es pas prêt de partir à grande vitesse. Sauf si je fais un cancer et que je perds 2 kg par jour. (c’est arrivé à un voisin de ma grand-mère). J’ai décidé d’aller voir un psy. Je sais pas comment faire finir le mot : psy-chiatre, psy-chanalyste, psy-chothérapeute… ou autre. L’essentiel est de sortir de cet état dépressif. Un comportement de rejet de la vie, du travail, des gens qui m’aiment et que j’aime. Ca devient un sacré bordel.

 

Cependant, tu reçois toujours autant de sucreries et de chocolateries. Bien sûr il y a des repas équilibrés voire « light ». Mais ça ne sert  pas à grand-chose. Chaque moment de solitude correspond à la réception chez toi de chocolat sous différentes formes. Je t’imagine bien me demander quelle corrélation il existe entre la solitude et ma nourriture, étant donné que la présence de mon chéri ne change pas grand-chose. Je n’ai qu’un soupir comme réponse. Je ne sais pas. Peut-être que c’est plus facile de dire que c’est pas ma faute. Mais en fait la seule faute m’incombe. Et je suis la seule à pouvoir arranger ça. Mais j’ai pas envie d’être seule. En ce moment j’ai du mal et j’ai mal. De partout. Tout se remet en cause. Tout me fait souffrir. La seule solution à court terme que j’envisage c’est d’écrire… écrire à toi mon FOF mais aussi à moi tout simplement, sans faire lire à quiconque. Une diarrhée de mots que certains ne souhaitent pas lire.

 

« Prendre la vie comme elle vient » est un des conseils que j’entends le plus mais que je comprends le moins. Comme si réfléchir était exclu…

 

Désolé de reprendre contact avec toi ainsi cher FOF. Mais les temps sont durs. Je devrais ne pas oublier que je ne suis pas seule mais très entourée. Déjà par toi mais aussi par de nombreuses personnes que j’apprécie.

 

Ton corps qui ne t’a pas oublié.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 14:51

Texte écrit par Roland Dubillard en 1976 et mis en scène par Jean-Michel Ribes, les Diablogues  réunissent cette année Muriel Robin et Annie Gregorio pour un ping-pong verbal truculent. Dans la veine d’auteurs comme Ionesco ou Calaferte, Dubillard nous livre ici des dialogues déjantés où se mêlent réflexions  sur le monde et sur des détails insignifiants de la vie. Est-ce que ta cousine Paulette est la même personne que ma cousine Paulette ? Encore une amie avec qui j’ai joué au ping-pong et ca faisait 5 ans qu’elle n’y avait pas joué.  Petite préférence pour le passage sur le langage et la langouste…  Deux personnages se renvoient la balle à coups droits d’observations et d’aces marquant par leur bêtise.

 

 Cette pièce présentée il y a deux ans au théâtre du Rond-Point à Paris se basait sur un duo masculin avec François Morel et Jacques Gamblin. Cette année, le duo est féminin, avec deux comédiennes différentes. Une blonde, une brune avec des intonations et des accents marqués. Elles se complètent, se relancent et s’entrainent dans cet échange verbal et caustique. Il faut toutefois noter que chaque spectateur n’est réceptif à chaque sketch. C’est assez inégal. Et parfois, on se laisse surprendre par un rire isolé qui éclate dans la salle. Mais dans l’absurde, chacun rit à sa façon.

 

Les Diablogues

Au Théâtre Marigny jusqu’au 31 décembre 2009.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 13:52

Situé au 49 boulevard du Montparnasse, non loin de la tour du même nom, le restaurant Tokugawa est bien sous tout rapport. J’y suis allée deux fois et j’ai été reçue avec bienveillance.

 

La première fois il état14h bien passé et un restaurant voisin a refusé de nous servir nous expliquant que la cuisine était fermée. Nous sommes donc allés nous installés sur une banquette de ce restaurant japonais. J’ai dégusté un menu Orient comprenant des rouleaux croustillants impériaux, des légumes sautés sur Poulet accompagnés de riz nature. Un régal. On a terminé notre repas en partageant une grosse glace. La serveuse, une jeune fille souriante, a été très agréable. Les plats étaient très bons.

 

J’y suis donc retournée une deuxième fois, accompagnée pour l’occasion d’une amie, pas vue depuis longtemps. Un samedi midi avec plus de monde, le service était toujours souriant mais moins rapide. Ca nous allait très bien. Nous avions tant et tant à nous raconter. On est restées assises à manger et discuter pendant bien plus de deux heures. On n’a jamais senti une pression quelconque. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti dans un restaurant en France. Mais certains serveurs vous font comprendre que ca fait un moment que vous êtes là et qu’ils souhaiteraient bien vous voir partir. J’ai apprécié voir cette amie dans ces conditions. On se sentait accueillies et respectées. Selon mes stéréotypes sur les Japonais, j’aurais tendance à imaginer que c’est culturel, ce comportement de respect. Mais je n’ai aucune preuve de ce que j’avancerai.

 

De toute façon, on va surtout au restaurant pour manger. Donc allez jeter un œil sur leur menu

http://www.tokugawa.fr/Lacarte.html

Et bonne dégustation…

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 21:42
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:10

Film d’animation, mais surtout un film. Une histoire, des personnages bien caractéristiques et une évolution. Un film qui nous fait sourire, nous attendrit, nous émeut.

 

Deux personnages que rien ne prédestinaient à se rencontrer s’écrivent, échangent et apprennent l’un de l’autre. Cette confrontation à un autre si … autre fait mal parfois très mal.

 

Les personnages prennent vie à travers l’animation. L’homme juif âgé et obèse n’est pas vulgaire mais attachant avec toutes ses angoisses et ses boulimies. La jeune fille australienne est assez surprenante avec ses questions, sa tâche de naissance et ses parents si étranges. Leurs lettres s’échangent. Les cadeaux n’arrivent pas toujours en bon état à cause de la distance et du temps de livraison. Mais le geste est là.

Chaque personnage a sa couleur : gris/marron. Un style d’écriture. Une voix. Une gestuelle.

 

Il n’est pas nécessaire d’en savoir plus. Laissez-vous prendre par la main. Dans cet univers si plein de vie et de mort. Mary et son poulet écrit à Max et son poisson.

 

A la fin de la séance, une boule au ventre s’était formée. Un trop plein de sensations et de sentiments. Une impression de me reconnaître en chacun d’eux à différents moments de ma vie. Une envie de leur parler pour partager et leur dire que je les comprenais si bien et si mal. Autant que j’ai du bien et du mal à me comprendre.

 

http://www.maryandmax.com/

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