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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 13:25
http://www.webthea.com/actualites/IMG/cache-350x263/arton2144-350x263.jpgCette pièce présentée actuellement à la comédie italienne dans le 14ème est une adaptation d'une oeuvre de Carlo Goldoni.
Deux amoureux risquent de ne pas pouvoir vivre leur amour si le jour de leur noce, ils se donnent un baiser. Un pacte magique lie la jeune fiancée à un vieux mage mais bien sûr elle préfèrerait vivre sa romance avec son chéri. C'est pourquoi ils se rendent chez la grande magicenne Macaca. C'est là que commence notre histoire.
Avec des masques magnifiques, les comédiens sautillent et nous emmènent dans un univers baroque et non rock. Deux doigts en l'air, de la légèreté et de la magie. On rit, on sourit, on s'amuse. Les costumes et les comédiens nous impressionnent.
C'est un spectacle tout public. A voir à la Comédie italienne, 17 rue de la Gaîté, 75014 Paris.

http://www.comedie-italienne.fr/
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 23:52
J'ai assisté à la première de cette pièce, le 13 février 2010. Grande première à double titre : première fois que ma mère venait à la Comédie française et première fois que la Comédie française jouait une pièce écrite par Dario Fo. C'est l'un des rares auteurs à entrer de son vivant dans le répertoire de cette grande Maison. Le soir de la première, il a pu monter sur scène pour le Bis.

Mystère Bouffe est une pièce qui détone vraiment du répertoire habituel de La maison. Humour provocateur italien et  moderne. La mise en scène a décomposé la scène en deux parties grâce à un tulle. En avant-scène, un comédien est seul en scène. Habillé en noir, il nous offre, tel un bouffon, un monologue incarnée par des anecdoctes inspirées par la Bible et les récits moyen-âgeux. Derrière le tulle, entre deux monologues, sont représentés les derniers instants du christ : procession, mise en croix...

L'auteur s'appuie sur la figure du Moyen-Age du jongleur-bouffon. Il fait rire les grands de ce monde, tout en se moquant ouvertement de leur bêtise. Il démystifie les discours hypocrites des puissants. Cela vait ressortir un hymne au peuple, aux petites gens. Spectacle engagé à la fois pour les comédiens qui se donnent à fond mais aussi pour les thèmes abordés. Attention pas d'international ou de discours politique, juste des réflexions sociologiques appuyés sur la vie du christ romancée, mais aussi sur la condition d'un cochon en relation avec Dieu...

Tel un plat connu qui, mis en bouche, détonne par les saveurs qui explosent, cette pièce manie le rire et le grostesque pour dénoncer l'oppression et le mensonge. Les comédiens nous donnent un jeu impressionnant de justesse et de drôlerie. La mise en scène est sobre et offre ainsi toute sa place au jeu et au texte.

A voir absolument jusqu'au 19 juin 2010
Mystère Bouffe et fabulages
2, rue de Richelieu
Place Colette
75001 Paris


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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:23
Vaudeville en trois actes représenté pour la première fois à Paris, le 19 septembre 1888 au théâtre Dejazet.

Cette pièce est actuellement en tournée avec des visages connus comme Jean Benguigui, Valérie Mairesse ou Arthur Jugnot. Les pièces de Feydeau se construisent souvent sur les mêmes principes de marivaudage maîtresse et amants dans une bourgeoisie où les quiproquos nous font bien rire.

Chat en poche est une expression supposant qu'on achète un sac sans voir ce qu'il y a l'intérieur. Un chat ? mais non un tenor, monsieur. En effet, Julie, fille de M. Pacarel, a écrit un opéra et son papa est tout heureux d'annoncer à sa fille qu'un tenor va arriver de Bordeaux pour défendre son oeuvre à l'opéra de Paris. Mais quand un Bordelais arrive, papa imagine de suite que c'est le tenor tant attendu alors qu'en fait c'est le fils de son ami Dufausset. De quiproquos en coup de foudre, de bout de papier en trait en craie sur des costumes, Feydeau était un fin humoriste. On rit de cette bourgeoisie si droite et si coincée.

Dans cette mise en scène de Pierre Laville, le personnage bordelais joué par Arthur Jugnot est en vrai décalage avec les autres bourgeois parisiens. Alors que dans l'histoire orginal, tous les personnages étaient du même rang social (excepté Tiburce, le domestique), ici, Dufosset semble être un parasite, comme un Tanguy chez papa et maman. Ses vêtements, son attitude, son corps et sa diction le distinguent des autres personnages.

Une mention spéciale pour le comédien qui joue le fiancé de Julie, David Macquart est incroyable.

Le rythme et l'humour de Feydeau sont là. On rit, on s'amuse. On voit des allusions aux jeunes modernes. Apparemment, nos parents nous trouvent envahissant, dragueur et dépensier. C'était pas nécessaire. Une pièce de Feydeau est déjà pleine de sens et de sous-entendu sur la bourgeoisie. Est-ce nécessaire de rajouter des allusions supplémentaires ? Cela met un peu de piment supplémentaire. A vous de voir si vous aimez les pièces pimentées.http://www.lefigaro.fr/medias/2009/03/04/07666572-080f-11de-86db-d33d4d96e58d.jpg
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:36
Film réalisé par Clint Eastwood sur l'investiture de Mandela et ses premiers temps en tant que chef d'Etat. Deux figures dominantes dans le film : Nelson Mandela et François Pienaar, capitaine des Springboks.
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:LxUhVTccCBEwTM:http://media.nj.com/stephen_whitty_on_movies/photo/invictus-movie-review-morgan-freeman-matt-damonjpg-2034969e567109b1_large.jpg
Le personnage principal, joué remarquablement par Morgan Freeman est Nelson Mandela, un homme qui a voulu rassembler un peuple déchiré après des années d'apartheid. Les réactions du peuple opprimé pendant des années vis-à-vis de leur ancien opprimeur ont été symbolisées par l'équipe de rugby mais surtout par le groupe des gardes du corps du président. Les Noirs pensent à se venger et à profiter du pouvoir en excluant les Blancs. Mais Mandela leur impose de travailler ensemble. Les Noirs, présents maintenant aux hautes fonctions, veulent assoir leur pouvoir. L'une des premières décisions du comité sportif est la suppression des Springboks. Mais Mandela intervient et sent que cette équipe de riches blancs en perte de vitesse pourrait être le moyen de rassembler une Nation lors de la prochaine coupe du monde de rubgy. Il ouvre ainsi le projet Invictus.

Film plein de bons sentiments. Sans que cela gêne. C'est Mandela qui marque ainsi la force de ce film. C'est cette personnalité incroyablement altruiste, cet homme d'état visionnaire qui donne un tel élan au film. Cette histoire est un hymne au rubgy, au sport et surtout à Mandela. On se laisse transporter. Bouffée d'espoirs envers l'humanité. Une des grandes questions abordées par le film est le pardon. Comment vivre ensemble après une période marquée par l'intimidation, les meurtres et l'apartheid ? Comment pardonner cette violence, ces agressions, cette domination, ce mépris ? Alors qu'une seule envie se dégage c'est la vengeance.

Mandela n'est pas le messie. Il ne marche pas sur l'eau. L'exploit sportif n'est que de courte durée, et la vie ensemble en Afrique du Sud est encore difficile. Pauvreté et violence n'ont pas disparu. Pourtant l'espace d'un championnat, tout le monde s'est rassemblé derrière un hymne et un drapeau. Souvenez-vous de 1998 en France...

Ce film n'a pas de longueur. Sans non plus faire preuve d'un rythme effréné. On se dit souvent que c'est étonnant que ce soit un cinéaste américain qui propose un film sur le rugby. Le sport est bien filmé. On peut regretter que le rugby soit en gros plan ou en large plan, manque des plans d'actions en plan moyen pour suivre la balle sans subir les coups. Mais ce regret est peut-être lié aux habitudes des matchs diffusés à la télévision. En tout cas, Clint Eastwood présente ici un beau conte moralisateur.
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 21:34
Cette pièce a été écrite par Dimitris Dimitriadis, auteur contemporain grec, méconnu et talentueux. Sa collaboration avec le théâtre de l'Odéon et son directeur Olivier Py a permis la traduction et la publication d'un grand nombre de ses oeuvres.
Cette pièce de théâtre est une construction dont la première pierre est posée dès l'ouverture. La lumière est voilée, l'ambiance froide et trois personnages énigmatiques sont sur scène. Ils expriment une parole qui porte une pensée extrême. De l'autre côté de cette trinité, des personnages plus quotidiens nous racontent une fable avec une histoire d'amour et d'amitié qui bascule lors qu'ils ont TOUT.
La traduction sur scène de ce texte lourd de sens et de niveaux de lecture n'est pas aisée. Le résultat est bluffant. La mise en scène est vraiment riche d'idées. Un jeu avec des panneaux et des lumières donne naissance à différents lieux caractéristiques. Le titre reste énigmatique. Animaux, venant de zoo en grec qui signifie également vivant représente acles hommes.

L'histoire mêle une famille et un ami ordinaires, avec des prénoms, dans le quotidien. Trivialité et banalité. Entre les scènes, apparaissent trois personnages sans nom, juste authentifié par trois lettres A, B et C. Leur présence requiert une accommodation. Les spectateurs s'interrogent sur leur identité. Aucune réponse. L'histoire avance et le quotidien part en vrille. Déchirure, écart, mort. Une nouvelle parole naît dans cette deuxième partie. Cela est souligné par la diction des comédiens qui elle aussi est modifiée, en s'éloignant d'un jeu réaliste.
Le point de départ est le livre de Job. Alors que le personnage est en attente de réponse, pose des questions au dernier moment, Job accepte cette absence de réponse. L'histoire de Job est réécrite de façon moderne et tragique. Job accepte le mystère de la création alors que l'homme moderne se retrouve seul et prend le chemin mortifère. Le personnage principal ne croit plus en rien, il n'a plus de morale, plus de respect de rien et quitte son chemin de vie. Tout mène à la mort : inceste, meurtre, suicide, rejet de toute forme d'amour par excès de désir sexuel.

Obscurité, chemin sans fin, absence de réponse, tout cela nourrit la pensée de l'art. Le théâtre est une tentative risquée de connaître l'inconnu, de se penser, de se réaliser en tant que mortel. Dimitriadis a déclaré "Une psychanalyse est le début d'une ignorance supplémentaire."

La pièce est choquante par le thème abordé mais surtout par les images chocs. Ce côté trash est dérangeant. Pour arriver à réfléchir sur le sujet, il faut attendre plusieurs jours pour digérer les hommes nus, l'homme pendu, une mère couchant avec son fils... Ces horreurs nous font oublier pour un temps le message. On aimerait pouvoir réfléchir sans avoir envie de vomir. Etrangement les réactions du public sont très disparates : rire, bravo d'un côté, et vent froid et départ de l'autre. Chacun entend le texte à divers degrés. Rire/pleurs, Bravo/départ... Cette pièce fait réagir et réfléchir. Elle ne donne aucune réponse et pourtant pose tant et tant de questions.

Le vertige des animaux avant l'abattage
Atelier Berthier dans le 17ème, métro Porte de Clichy.
jusqu'au 20 février 2010
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 19:18

Sur Teva, actuellement est diffusée une émission américaine de télé-réalité intitulée The biggest loser. Le but du jeu est de perdre le plus de poids possible. Le jeu commence par la sélection des deux équipes : les Bleus et les Rouges. Et restent des candidats sur le carreau. Les équipes sélectionnées partent sur le Campus. Les poids de départ vont de 99 kg à 183 kg. Et il faut avouer que l'homme de 183 kg paraît moins qu'un concurrent de 156 kg. Chaque équipe est coaché et encouragé. Les candidats sur le carreau ont été récupérés par une coach sportive pour créer l'équipe noire et arriver sur le campus au bout de 15 jours.

La 1ère semaine se déroule en apprenant à manger mieux et en transpirant le maximum. Une fois par semaine, les deux équipes s'affrontent dans une épreuve. La première semaine par exemple, les candidats devaient grimper de 5 à 10 étages pour appuyer sur un interrupteur. L'équipe rouge a gagné. Cette victoire a donné l'immunité à l'un des candidats. Et oui, comme dans tout jeu de télé-réalité, il y a un moment où les candidats risquent l'élimintation. Dans cette émission, la mise en balance prend tout son sens. En effet, le jour de la pesée est le bilan de la semaine. Et la première semaine est extraordinaire. Les candidats ont perdu entre 2 et 12 kilos. L'équipe qui a perdu en pourcentage le moins de kilo en une semaine a rendez-vous le lendemain avec la présentatrice pour éliminer un de leurs membres. Les candidats arrivent bien habillés dans un salon et munis d'un plateau surmonté d'une cloche. Après du blabla, chacun soulève cette cloche pour dévoiler le nom du candidat qu'il souhaite voir partir. La semaine 2, la perte de poids se limite à 1 ou 2 kg pour tous les candidats. La déception se lit sur leur visage. On essaie de les remotiver, de leur dire que ce n'est que le début, garder le cap. Dernier truc intéressant : après l'élimintation d'un candidat, un petit reportage nous montre sa perte de poids. L'aîné, Jerry, a perdu 40 kilos au total, il est maintenant musclé et très en forme pour s'occuper de ces trois petits enfants.

 

Sincèrement, le premier soir où j'ai regardé cette émission, j'ai eu la sensation désagréable d'être une voyeuse. Puis dans un deuxième temps, j'ai été débordée par les émotions. J'avais envie de les encourager, de les soutenir. Ils suent et triment. Chacun a des motivations différentes. Mais entendre une maman dire qu'elle doit perdre tout ce poids car elle veut vivre plus longtemps pour ses enfants. Vous trouvez cela nunuche ? Ben moi, je trouve que la vie est la plus belle des raisons. 

 

 

http://chaine.teva.fr/cms/upload/docs/image/jpeg/bandeau_grand_perdant_2009_04_29__15_42_14_294.jpg

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:09

Dernier film des frères Coen, a serious man raconte un passage de vie d'un homme, professeur à l'université en attente de sa titularisation. Au début du film, il y a des petits événements qui surviennent dans sa vie. Quand je dis petit, ce n'est pas pour minimiser ce qui se passe. Juste pour dire que ce sont des chocs pour lui que d'autres ont déjà vécu : sa vie professionnelle, sa vie personnelle... Rien d'extraordinaire comme dans Fargo ou dans The Big Lebowski. Les événements de cette histoire sont plus ordinaires, me semble-t-il : titularisation en attente, divorce, adolescents à gérer, des questionnements à propos d'une religion qui ne donne pas de réponses... Rabin après rabin, cet homme raconte son histoire pour essayer de comprendre les message que Dieu essaie de lui envoyer.

 

Malheureusement, pleine d'espoir de voir un chef d'oeuvre, j'ai été déçue de voir ce film. Les affiches présentaient « le meilleur film des frères Coen ». Alors l'attente était grande. En réalité, le film est bon mais pas excellent. J'aurais aimé retrouver le travail sur les sonorités de la bande-annonce par exemple. Ou des effets visuels. En fait, ce film nous montre un moment de vie, le raconte bien mais c'est tout et c'est pas assez pour mériter tant d'éloges. Par contre, il ne faut pas sortir pendant le film, comme une fille l'a fait. La fin vaut vraiment le coup, d'être vue. Si tout le film était comme la fin, cela serait exceptionnel. Avec le temps et le recul, la déception s'estompe et reste le souvenir d'un bon film.

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 11:17
Film de Woody Allen sorti en 2003. Woody Allen a laissé son personnage emblématique à Jason Biggs. Lui joue un vieil auteur juif ayant des problèmes psychiatriques.
La rencontre entre Jerry Falk (Jason Biggs) et David Dobel bouleverse ce jeune homme qui avait du mal à bouger, à quitter les parasites qui l'entourent.
Comme souvent avec des films de Woody Allen, on rigole, on parle de la vie, de la mort, des juifs, des écrivains et surtout des adultères.

Il manque quelque chose pour que ce film puisse être bien. De la profondeur, ou peut-être de la consistance. A vouloir être léger à tout prix, on finit par prendre le film à la légère voire même à ne pas y trouver d'intérêt. Pourtant, on ne peut pas non plus dire que le film est mauvais. Il se tient, se laisse voir. Alors on apprécie sur le moment mais avec le temps qui passe on l'oublie.
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 14:34

Le premier son entendu ce matin a été l’extrait du dernier album Contra des Vampire weekend : Run. Quelques notes coupées rapidement par les journalistes de France Inter obligés par la montre de continuer à avancer. Ca faisait déjà plus d’une heure et demie que la radio me parlait. Rien entendu. Rien compris. Ce son aussi furtif fut-il a fait réagir malgré moi mon visage. Une crispation qui pourrait s’apparenter à un sourire. Mes yeux se sont ouverts, ma tête s’est levée pour apercevoir l’heure : 8h40. A la même heure, la veille, j’étais prête à partir. Pourtant… ce jour… Ma tête s’est reposée sur l’oreiller. Mes yeux se sont posés sur mon poignée. Sur cette veine bleue en relief. Elle est là vivante. Pourquoi je vis encore ? Pourquoi Dieu n’a-t-il pas entendu mes prières ?

Mes yeux se referment, mon esprit divague… Il faudrait que je m’active, que je m’habille, que je parte, que je prenne le métro, que j’aille travailler. La couette me réchauffe, la couverture sur mes pieds les maintient au chaud. Je ne bouge pas. Et si je passais la journée là. Tellement lasse. Je pourrais demander à être en télé-travail aujourd’hui. Pour le peu de contact que j’ai avec mes collègues en ce moment. Je m’isole, fais mon anti-social. Les minutes passent. Neuf heures est déjà dépassé de dix minutes. Je me lève. Mes pieds ont du mal à avancer. Rien n’a de sens. Ni ses vêtements, ni ses chaussures, ni ce parapluie décoré de chevaux, ni ce pain au chocolat qui va m’engraisser encore et encore, ni ce métro et ce coup de fil pour prévenir mon retard, ni ce changement de métro pour entendre un musicien demandant de la monnaie pour la musique, ni cet escalator qui ne fonctionne pas, ni ces agents RATP immobiles, calés contre le mur dans l’escalier, ni cette place dans l’open space si grand et si impersonnel que les larmes coulant sur mes joues ne se voient pas.

Lasse, triste, enveloppée de gras et de douleurs. Insensée. Seule. Refusant tout l’amour qu’il essaie de me donner. Blessante, stressante et déprimante. Ou peut-être blessée, stressée et déprimée. Je ne sais plus bien.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 10:42
Film de Won Kar Wai avec Norah Jones, Jude Law, Rachel Weisz et Nathalie Portman.http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:TpuXo0xGHZ6J4M%3Ahttp://absolutezone.files.wordpress.com/2009/10/my-blueberry-nights-jude-law-y-norah-jones.jpg

Blueberry siginifie myrtilles en anglais. Simplement parce que Elizabeth, incarnée par Norah Jones débarque, un soir de rupture, dans un café tenu par Jeremy, joué par Jude Law et goûte la tarte aux myrtilles qui reste souvent entière à la fin de la journée. Et d'une simple discussion, une phrase entrainant une autre, un sourire, des rires, une rencontre.
Mais un jour Lizzie quitte New York et part à l'aventure. Elle devient serveuse dans les quatre coins des Etats-Unis. Fait de nouvelles rencontres. Cependant elle écrit à Jeremy, elle a l'impression qu'elle peut tout lui dire. Lui essaie de lui répondre mais sans arriver à la joindre.

Voici le pitch de cette histoire. Elle est pleine de tendresse et de poésie. Aucune caricature, aucun gros trait. Une musique douce et nous berçant. Won Kar Wai est à la fois le scénariste et le réalisateur de cette magnifique oeuvre d'art. Pas de road-movie ni de love story, débordant de bons sentiments. Rencontre, tendresse, échange, violence, suicide, voyage vers un ailleurs, pari et poker, tout ce qui fait les rebondissements d'une vie est concentré dans cette histoire. Lizzie est remarquablement bien joué par Norah Jones.

Un film à installer dans sa vidéothèque.
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