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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 21:56
Olivier Py, directeur du théâtre de l'Odéon, mais surtout dramaturge et metteur en scène propose pour la deuxième année des représentations hors des murs. Au cours de la saison passée, deux comédiens jouaient une version courte des Sept cotnre Thèbes d'Eschyle. Cette année, les Suppliantes ont été traduites et adaptées par Olivier Py pour trois comédiens. La pièce dure dans cette version moins d'une heure et garde dans tous les thèmes abordées une modernité impressionnante.

Les trois comédiens pendant plus d'un mois tournent dans la région parisienne pour proposer des représentations à la rencontre d'un nouveau public : centres culturels, entreprises, collèges, lycées... La mise en scène a été étudiée pour s'adapter à toutes les salles. Ce jeudi 18 mars, la pièce a été jouée à l'espace Henry Miller à Clichy (92). La salle de spectacle de ce centre culturel a été transformée. Les estrades où le public s'assoit en temps normal ont été rangées. Trois rangées de chaises faisaient ainsi face à trois autres rangées de sièges. Le couloir formé par ce face-à-face était délimité par une bande blanche et correspondait à l'espace de jeu. Cette disposition est très surprenante. Pas de scène à proprement parler ni d'espace de jeu, ni de possibilité de distanciation.

La pièce commence sans prévenir. Pas de noir, pas de rideau, seule l'arrivée de la comédienne nous indique que cela a débuté. Une heure de spectacle. 50 suppliantes sont incarnées par une seule et immense comédienne. Un talent incroyable. Ces suppliantes sont dans une cité grecque et demandent asile et protection. En effet, elles craignent l'arrivée de leurs frères Egyptiens. Peur d'être enlevées, violées et agressées dans leur corps et dans leurs âmes. Mireille Herbstmeyer incarnant les Suppliantes est soutenue par deux autres comédiens : Philippe Girard qui joue leur père et Frédéric Giroutru, le roi de la cité grecque. Cette pièce aborde des thèmes modernes importants : immigration, demande d'asile, violence faite aux femmes... tout en se déroulant dans une antiquité polythéiste. La traduction d'Olivier Py est riche et poétique. La qualité des comédiens est indéniable.

Ce projet d'un théâtre hors les murs est difficile à porter. A Clichy, la salle était pleine. Une grande majorité de femmes. Des femmes issus d'association d'insertion, d'alphabétisation, et de proximité. Avant de voir la pièce, elles se sont vues pour préparer cette confrontation avec Eschyle. Mais cette mise en scène et cette présence des comédiens au milieu du public est une réelle prise de risque. Sans rideau, sans noir, sans coupure entre la réalité et le début de la pièce... Surprise et rires. Des fous rires sont survenus régulièrement pendant cette tragédie. Sans comprendre pourquoi. Des rires qui ne gênent aucunement les comédiens mais la concentration des autres spectateurs. Une femme qui répond à son portable, d'autres femmes qui papotent... Ce n'est pas un public de collégiens de banlieue avec des avions qui volent, des bavardages et des mouvements dans les rangs... Pourtant, le contact avec cette pièce n'a pas été facile. Je me suis régulièrement demandé si le texte résonnait en ces femmes dont la langue maternelle n'est pas le français comme il résonne en moi.
Rires, fous rires... De la gêne ? De l'ennui ? il suffisait qu'une femme cache sa bouche, qu'elle bouge ses épaules et un effet de domino provoquait un fou rire sur cinq ou six femmes autour d'elle.

A la fin de la pièce, un pot était proposé. Nous avions la possibilité d'échanger avec les comédiens. Mais finalement, j'aurais préféré plutot discuter avec les autres spectatrices. Savoir comment elles avaient vécu cette soirée. Je ne savais pas quoi dire aux comédiens à part mon admiration pour leur travail et leur concentration. Mais il n'y aurait pas eu d'échange, alors qu'avec les autres spectateurs c'est toujours un plaisir de partager les sensations de cette soirée.

Voici les prochaines dates pour pouvoir échanger avec vous :
LUNDI 22 MARS                
à 12h30, Association Gombault Darnaud, Paris 17e
à 18h30, Collège-Lycée Saint-Louis, Viry Châtillon, 91

MARDI 23 MARS
à 12h30, CE Drac Ile de France, Paris 11e
à 20h, Centre d'animation La Jonquière, Paris, 17e

MERCREDI 24 MARS
Déjeuner, CE Opéra Bastille, Paris 12e
à 17h30, Lycée Saint-Louis, Paris 6e

JEUDI 25 MARS
à 13h, Lycée Henri Moissan, Meaux, 77
à 18h, Lycée Galilée, Combs-la-Ville, 77

VENDREDI 26 MARS
Déjeuner, CE Axens, Rueil-Malmaison, 92
à 17h30, Lycée Daniélou, Rueil-Malmaison, 92

SAMEDI 27 MARS
à 17h, Maison Rouge, Paris, 12e
                
LUNDI 29 MARS
à 16h30, Collège Maurice Utrillo, Montmagny, 95

MARDI 30 MARS
à 14h, Lycée La Tour, Paris, 16e
à 18h, INJA, Paris, 7e

MERCREDI 31 MARS
à 14h, Lycée Sévigné, Paris, 5e
à 19h,  Lycée Fénelon, Paris, 6e

JEUDI 1er AVRIL
à 13h30, Collège Couturier, Argenteuil, 95

VENDREDI 2 AVRIL
à 14h, Ecole Nationale de Commerce, Paris, 17e
à 20h, Collège Jean Zay, Bondy, 93
                
MARDI 6 AVRIL
à 12h et à 15h, École Active bilingue, Paris, 15e
 
MERCREDI 7 AVRIL
à 13h30, Lycée Charles de Foucauld, Paris, 18e
  
JEUDI 8 AVRIL
à 13h30, Collège Octave Gréard, Paris, 8e
à 19h30, Lycée franco-allemand, Buc, 78
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:14
Juliet Forrest fait appel aux services du détective privé Rigby Deardon pour enquêter sur la mort accidentelle de son père. Il commence son enquête à partir d'une étrange liste de noms figurant sous l'intitulé  : "les amis de Carlotta". Etait-ce un accident de voiture ? un assassinat ? Qui est Carlotta ? Pourquoi y a-t-il une liste d'amis et une liste d'ennemis ? Qui a voulu tuer un savant fabricant de fromages ?
http://storage.canalblog.com/34/84/131750/49053826_p.jpg
Réalisé par Carl Reiner, cette oeuvre en noir et blanc s'appuie sur quatre comédiens et des extraits de films connus. Steve Martin donne ainsi la réplique à Ava Gardner ou Humphrey Bogart par un procédé d'intégration d'extraits. Intéressante idée.

Film bizarre, un pastiche des films noirs des années 40 qui "incorpore" quelques grandes scènes du genre. Les raccords sont très bien faits. Véritable prouesse technique. Sur le site de l'Internaute, un article dédié au film se termine par des compliments : "un petit chef œuvre d'humour absurde qui devrait ravir à la fois les amateurs de films noirs et les fans de "Y a-t-il un pilote dans l'avion"." Les amateurs des films du genre "y a-t-il un pilote dans l'avion ?" à mon avis ne retrouvent pas les délires dans ce film. Il y a de l'humour, mais les gags ne sont pas aussi grotesques que dans la comédie avec Leslie Nielsen. Cette comédie précède (voire ouvre la voie) aux futurs films de cette série, sans s'inscrire totalement dans cet humour absurde et burlesque. Il utilise des effets comiques de façon plus légère et ponctuelle. Dès le départ, la rencontre des deux protagonistes se fait sur une base comique. La jeune femme tombe dans les pommes, le détective la rattrape, la secoue légèrement pour essayer de la réveiller, puis l'installe sur un canapé. Lorsqu'elle reprend ses esprits, le détective est en train de remettre ses seins en place, lui explique-t-il. Visuellement rien n'est exagéré tout est fait en légèreté, mais du coup, le rire n'explose pas. On s'amuse. C'est un peu ainsi tout le film, l'humour décalé nous amuse.

Autre critique intéressante : http://roroblog72.canalblog.com/archives/2010/01/27/16693489.html


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 17:42

La veille au soir, je m’endors en pensant à lui. Petit homme de quelques mois. Même pas 6. Se souviendra-t-il de moi alors qu’on ne s’est pas vu depuis… la moitié de sa courte vie ? Quelles vont être ses réactions ? pleurs ? peurs ? sourires ? ou pire indifférence totale ? Vais-je rester seule avec lui ? Y aura-t-il sa grand-mère ? Peu importe pour le moment, il faut dormir.

 

Sur le chemin pour aller chez eux, je pense. Est-ce que cela veut vraiment dire que je suis ? J’en doute. Je pense beaucoup sans être… C’est juste un esprit qui vagabonde.

 

Je ne suis pas seule. Sa grand-mère et son grand-père sont là après le départ de ses parents. Même pour changer la couche. Je trouve cela rassurant. Ce bébé est facile, souriant, mignon. Après son déjeuner et le changement de couche, on décide de le coucher. Calé dans sa poussette, il se laisse bercer et s’endort souvent ainsi. Mes mains se posent sur le guidon. Mes pieds se dirigent vers le centre ville. Je suis seule, il ne bouge pas. La sucette l’empêche d’émettre un quelconque son. Et moi j’avance dans ces rues que je connais si bien. Et là, une pensée m’entoure et m’angoisse. Et si une personne me reconnaissait ? Si elle ne me parlait pas, juste reconnaissait mon visage. Alors… Elle croirait… Mais non, ce n’est pas mon bébé. Je vous assure ! Non, je ne l’ai pas volé, c’est le fils de mon frère. J’imagine ce sourire moqueur face à ma réaction excessive et paniquée.

 

Du lèche-vitrine avec un homme. D'habitude, c'est un calvaire. Mais, là, endormi dans sa poussette, il ne semble pas s’impatienter. Bijoux, bagues, colliers... un peu plus loin, jupe, robe, sandales… Mon esprit finit par se calmer. Personne. Personne ne m’a reconnu. Personne n’a pu penser une seconde que j’étais maman. La poussette prend le chemin du retour.

 

Et là sans prévenir. Alors que je ne m’y attends plus. Un scooter s’arrête, se gare, son chauffeur descend, enlève son casque. Et c’est lui. Lui qui sourit, surpris de me voir ici. Lui avec qui j’ai eu des histoires tumultueuses. Lui qui a marqué à vie mon cœur. Il est là, à un mètre de moi. Je suis tétanisée. Mes angoisses reprennent. Punaise, pourquoi la seule personne que je rencontre c’est lui ?

De suite, il me demande : « tu promènes le petit de … » Je réponds que c’est celui de mon frère et nous nous penchons pour regarder ses beaux yeux bleus. Cet écart ne dure que quelques instants. Nous nous retrouvons face à face à un mètre l’un de l’autre, à raconter des banalités.

- Toi, ca va ?

- Fatigué, j’ai fait une heure de conduite ce matin, boulot, ce midi et re-belote ce soir…

- Ben dis donc, sacrée journée… Tu as vu ta copine le week-end dernier ?! C’était sympa ?

- Mouais

 

Je ne sais plus quoi dire. Je lui conseille de se reposer et on se quitte dans un malaise perceptible. Je le regarde. Ses yeux, sa barbe mal rasée, ses cheveux que j’ai si souvent caressés… C’était il y a 10 ans. A la fois si loin et si proche. Je n’ose pas lui dire. Lui dire qu’en ce moment, je pense souvent à lui. Surtout à cette remarque cinglante, cette claque verbale qu’il avait balancé pour me remettre à ma place. « Si tu voulais vraiment, tu le ferais ! C’est très facile de se procurer un flingue ! » A cette époque, tout comme aujourd’hui, nous étions deux paumés qui ressentions que douleurs et désirs. Désirs sexuels et désirs morbides. A-t-il raison ? Est-il si facile de mourir ? Alors que cela parait si simple de donner la vie...

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:43
julie-julia.jpgSortie en septembre 2009

Réalisé par Nora Ephron

Avec Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Chris Messina…

 

Synopsis d’Allociné : Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est encore qu'une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s'installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C'est alors qu'elle se prend de passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l'impression d'être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child - Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience...

 

Le film propose l'évolution des deux personnages en parallèle. De la découverte de la cuisine française à la publication d'un livre pour Julia. De la création d'un blog à la réalisation des 524 recettes pour Julie. Rien n'est simple. Difficulté en cuisine comme dans la vie. Mais la réussite est un régal. Un plaisir de goûter à la réalisation après tant d'efforts.

 

Meryl Streep a été nommée pour les Oscars 2010 pour son interprétation dans ce film. Elle est comme souvent impressionnante. Voix modifiée, attitude particulière...

 

Le film est inspiré d'une histoire vraie. Il ne faut pas oublier ce point pour apprécier à sa juste valeur ce film. En effet, si on le perçoit comme une fiction, on a envie de lui reprocher son manque de rebondissement et de suspens. Mais la vie est ainsi faite, par des difficultés, par des petites choses et des petites victoires. Cela en fait un film mignon et sympa.

 

Personnellement, j'ai été touchée et jalouse. Cela donne envie de prendre la place de Julie : avoir du succès avec la cuisine et le blog. Et là j'ai entendu : ben pourquoi pas ? Fais-le ! Essaie !

Sachez que les blogs n'ont plus la côte comme aux débuts des années 2000 où les blogs venaient de débarquer et avaient un essor incroyable. Maintenant l'internet déborde tellement de blog que ce ne serait plus possible. Dommage... En tout cas, le film mérite d'être vu.

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:05

Réalisé par Barbra Streisand. Diffusé vendredi soir sur RTL9. Film de 1997

 

C’est l’histoire de deux professeurs d’université très différents. Tout d’abord parlons de chacun des personnages avant d’aborder leur rencontre.

Gregory Larkin est un professeur de mathématiques, pas très passionnant. Il passe le cours le dos aux élèves avec l’énonciation de longues formules mathématiques. Sa vie sentimentale se résume à des histoires sans lendemain. Jusqu’au jour où il décide de se caser avec une femme de son âge avec qui il veut établir une grande complicité mais refuse toute relation physique. Il passe une petite annonce à laquelle répond la sœur de Rose.

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:dpw1Z1BQRCFWiM:http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/G618082133452.jpgRose Morgan, professeur de littérature, passe son cours face à ses élèves, les fait participer et rire. Elle se sent comme le vilain petit canard de sa famille. Sa sœur est belle, épouse l’homme que Rose aimait. Elle s’imagine finir vieille fille.

La rencontre entre Rose et Gregory s’appuie essentiellement sur la complicité. Ils se marient à l’étonnement de tout le monde mais Rose a du mal à comprendre l’attitude froide de son mari et essaie tant bien que mal à le mettre dans son lit. Va-t-elle y arriver ? ou bien le mariage est-il voué à être rompu ?

 

 

Il faut un certain temps pour accepter l’hypothèse de départ : un homme refuse au sexe pour trouver une vie de mari pépère. Une fois, ce postulat adopté, on s’amuse à voir l’amour platonique grandir. On souffre avec sa femme en manque de tendresse et de désir. Le tout dans un romantisme délicat. On sent que rien n’est évident dans cette situation. Remise en cause de l’amour, du sexe, des relations platoniques et des relations sexuelles. Mais aussi douleurs psychologiques du rejet, peur de ne pas plaire, peur de ne pas maîtriser son désir envers sa femme... Cela ouvre également des réflexions sur la recherche de reconnaissance auprès de la famille : mère et sœur dans le cas de Rose. Pointe de mélancolie sur le sentiment d’être un vilain petit canard, d’être la moche mais intelligente de la famille.

 

C’est mignon, romantique, touchant et émouvant. Ca résonne dans le cœur des jeunes filles en quête du prince charmant. Vous le rêviez sans sexualité ? Avouez que sans cela, il manque cruellement quelque chose. De plus, la morale du film appuie sur l’acceptation de soi, au-delà de sa famille et son homme.

 

En tant qu’œuvre, le film n’a pas de signature particulière. Si on n’accroche pas l’histoire, on risque de rester sur le carreau. L’histoire est assez bien ficelée et les personnages assez attachants, pour que vous vous laissiez embarquer  et que votre cœur s’emballe au grès de leurs aventures.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:43
Film inspiré d'une histoire vraie et réalisé par Gus van Sant.

L'histoire raconte l'ascension du premier homme politique revendiquant son homosexualité. Je dis revendiquant car rien ne dit que dans l'histoire des hommes politiques n'étaient pas homosexuels mais le cachaient. Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/66/51/71/19023209.jpgDe son arrivée à San Fransisco à son décès, l'histoire de cet homme est poignante. Rien de sentimentaliste, je vous rassure. Rien de violent non plus. Ce qui est sûr c'est que c'est revendicatif, pas de prosélytisme, mais plus un message de tolérance.
Pas de clichés non plus. La communauté homosexuelle est aussi disparate de la communauté hétérosexuelle. Différents looks, différentes positions politiques. Sans position gauche/droite comme en France, leur combat vise juste à ne pas être exclus ni sigmatisés.

Moins stylé que d'autres films de Gus van Sant, Harvey Milk est porté par la remarquable interprétation de Sean Penn. Il est méconnaissable. Il incarne ce personnage sans caricature, avec finesse et justesse. Le prix d'interprétation qu'il a reçu est absolument mérité. Il a été contesté par certains espérant voir Mickey Rourke récompensé pour son rôle dans the Wrestler, mais très franchement Sean Penn est incroyable. Il ne faut pas oublier les autres acteurs, très bons également.

C'est une belle histoire et un beau film.

A acheter en DVD !
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 13:25
http://www.webthea.com/actualites/IMG/cache-350x263/arton2144-350x263.jpgCette pièce présentée actuellement à la comédie italienne dans le 14ème est une adaptation d'une oeuvre de Carlo Goldoni.
Deux amoureux risquent de ne pas pouvoir vivre leur amour si le jour de leur noce, ils se donnent un baiser. Un pacte magique lie la jeune fiancée à un vieux mage mais bien sûr elle préfèrerait vivre sa romance avec son chéri. C'est pourquoi ils se rendent chez la grande magicenne Macaca. C'est là que commence notre histoire.
Avec des masques magnifiques, les comédiens sautillent et nous emmènent dans un univers baroque et non rock. Deux doigts en l'air, de la légèreté et de la magie. On rit, on sourit, on s'amuse. Les costumes et les comédiens nous impressionnent.
C'est un spectacle tout public. A voir à la Comédie italienne, 17 rue de la Gaîté, 75014 Paris.

http://www.comedie-italienne.fr/
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 23:52
J'ai assisté à la première de cette pièce, le 13 février 2010. Grande première à double titre : première fois que ma mère venait à la Comédie française et première fois que la Comédie française jouait une pièce écrite par Dario Fo. C'est l'un des rares auteurs à entrer de son vivant dans le répertoire de cette grande Maison. Le soir de la première, il a pu monter sur scène pour le Bis.

Mystère Bouffe est une pièce qui détone vraiment du répertoire habituel de La maison. Humour provocateur italien et  moderne. La mise en scène a décomposé la scène en deux parties grâce à un tulle. En avant-scène, un comédien est seul en scène. Habillé en noir, il nous offre, tel un bouffon, un monologue incarnée par des anecdoctes inspirées par la Bible et les récits moyen-âgeux. Derrière le tulle, entre deux monologues, sont représentés les derniers instants du christ : procession, mise en croix...

L'auteur s'appuie sur la figure du Moyen-Age du jongleur-bouffon. Il fait rire les grands de ce monde, tout en se moquant ouvertement de leur bêtise. Il démystifie les discours hypocrites des puissants. Cela vait ressortir un hymne au peuple, aux petites gens. Spectacle engagé à la fois pour les comédiens qui se donnent à fond mais aussi pour les thèmes abordés. Attention pas d'international ou de discours politique, juste des réflexions sociologiques appuyés sur la vie du christ romancée, mais aussi sur la condition d'un cochon en relation avec Dieu...

Tel un plat connu qui, mis en bouche, détonne par les saveurs qui explosent, cette pièce manie le rire et le grostesque pour dénoncer l'oppression et le mensonge. Les comédiens nous donnent un jeu impressionnant de justesse et de drôlerie. La mise en scène est sobre et offre ainsi toute sa place au jeu et au texte.

A voir absolument jusqu'au 19 juin 2010
Mystère Bouffe et fabulages
2, rue de Richelieu
Place Colette
75001 Paris


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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:23
Vaudeville en trois actes représenté pour la première fois à Paris, le 19 septembre 1888 au théâtre Dejazet.

Cette pièce est actuellement en tournée avec des visages connus comme Jean Benguigui, Valérie Mairesse ou Arthur Jugnot. Les pièces de Feydeau se construisent souvent sur les mêmes principes de marivaudage maîtresse et amants dans une bourgeoisie où les quiproquos nous font bien rire.

Chat en poche est une expression supposant qu'on achète un sac sans voir ce qu'il y a l'intérieur. Un chat ? mais non un tenor, monsieur. En effet, Julie, fille de M. Pacarel, a écrit un opéra et son papa est tout heureux d'annoncer à sa fille qu'un tenor va arriver de Bordeaux pour défendre son oeuvre à l'opéra de Paris. Mais quand un Bordelais arrive, papa imagine de suite que c'est le tenor tant attendu alors qu'en fait c'est le fils de son ami Dufausset. De quiproquos en coup de foudre, de bout de papier en trait en craie sur des costumes, Feydeau était un fin humoriste. On rit de cette bourgeoisie si droite et si coincée.

Dans cette mise en scène de Pierre Laville, le personnage bordelais joué par Arthur Jugnot est en vrai décalage avec les autres bourgeois parisiens. Alors que dans l'histoire orginal, tous les personnages étaient du même rang social (excepté Tiburce, le domestique), ici, Dufosset semble être un parasite, comme un Tanguy chez papa et maman. Ses vêtements, son attitude, son corps et sa diction le distinguent des autres personnages.

Une mention spéciale pour le comédien qui joue le fiancé de Julie, David Macquart est incroyable.

Le rythme et l'humour de Feydeau sont là. On rit, on s'amuse. On voit des allusions aux jeunes modernes. Apparemment, nos parents nous trouvent envahissant, dragueur et dépensier. C'était pas nécessaire. Une pièce de Feydeau est déjà pleine de sens et de sous-entendu sur la bourgeoisie. Est-ce nécessaire de rajouter des allusions supplémentaires ? Cela met un peu de piment supplémentaire. A vous de voir si vous aimez les pièces pimentées.http://www.lefigaro.fr/medias/2009/03/04/07666572-080f-11de-86db-d33d4d96e58d.jpg
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:36
Film réalisé par Clint Eastwood sur l'investiture de Mandela et ses premiers temps en tant que chef d'Etat. Deux figures dominantes dans le film : Nelson Mandela et François Pienaar, capitaine des Springboks.
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:LxUhVTccCBEwTM:http://media.nj.com/stephen_whitty_on_movies/photo/invictus-movie-review-morgan-freeman-matt-damonjpg-2034969e567109b1_large.jpg
Le personnage principal, joué remarquablement par Morgan Freeman est Nelson Mandela, un homme qui a voulu rassembler un peuple déchiré après des années d'apartheid. Les réactions du peuple opprimé pendant des années vis-à-vis de leur ancien opprimeur ont été symbolisées par l'équipe de rugby mais surtout par le groupe des gardes du corps du président. Les Noirs pensent à se venger et à profiter du pouvoir en excluant les Blancs. Mais Mandela leur impose de travailler ensemble. Les Noirs, présents maintenant aux hautes fonctions, veulent assoir leur pouvoir. L'une des premières décisions du comité sportif est la suppression des Springboks. Mais Mandela intervient et sent que cette équipe de riches blancs en perte de vitesse pourrait être le moyen de rassembler une Nation lors de la prochaine coupe du monde de rubgy. Il ouvre ainsi le projet Invictus.

Film plein de bons sentiments. Sans que cela gêne. C'est Mandela qui marque ainsi la force de ce film. C'est cette personnalité incroyablement altruiste, cet homme d'état visionnaire qui donne un tel élan au film. Cette histoire est un hymne au rubgy, au sport et surtout à Mandela. On se laisse transporter. Bouffée d'espoirs envers l'humanité. Une des grandes questions abordées par le film est le pardon. Comment vivre ensemble après une période marquée par l'intimidation, les meurtres et l'apartheid ? Comment pardonner cette violence, ces agressions, cette domination, ce mépris ? Alors qu'une seule envie se dégage c'est la vengeance.

Mandela n'est pas le messie. Il ne marche pas sur l'eau. L'exploit sportif n'est que de courte durée, et la vie ensemble en Afrique du Sud est encore difficile. Pauvreté et violence n'ont pas disparu. Pourtant l'espace d'un championnat, tout le monde s'est rassemblé derrière un hymne et un drapeau. Souvenez-vous de 1998 en France...

Ce film n'a pas de longueur. Sans non plus faire preuve d'un rythme effréné. On se dit souvent que c'est étonnant que ce soit un cinéaste américain qui propose un film sur le rugby. Le sport est bien filmé. On peut regretter que le rugby soit en gros plan ou en large plan, manque des plans d'actions en plan moyen pour suivre la balle sans subir les coups. Mais ce regret est peut-être lié aux habitudes des matchs diffusés à la télévision. En tout cas, Clint Eastwood présente ici un beau conte moralisateur.
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