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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:50

Troisième opus de Bridget Jones, ce film se situe près de 10 ans après le second film. Bridget va fêter ses 43 ans, seule et célibataire encore... Mais sa collègue, présentatrice télé, la pousse à sortir et à coucher avec le premier venu pour se détendre. Elle l'emmène dans un festival de musique et ainsi Bridget couche avec Jack. Quelques semaines plus tard à un baptême, elle est la marraine et le parrain est Mark Darcy. Une chose en entraînant une autre, ils se retrouvent au lit.

Quand elle va se rendre compte qu'elle est tombée enceinte, la question est de savoir qui est le père. C'est tellement focalisé sur cette question que j'ai été étonnée qu'elle ne s'interroge pas sur ses capacités à être une bonne mère. Pourtant elle reste toujours maladroite et gaffeuse. Les deux pères potentiels sont très différents, un Anglais avocat et droit dans ses bottes face à un Américain, créateur d'un site internet sur des algorithmes analysant les relations amoureuses. Surtout un homme avec lequel elle a une histoire de dix ans et un inconnu.

Je me suis vraiment bien marré. Il y a de nombreux gags. Et des moments où j'ai eu les larmes aux yeux (la première échographie et la naissance). Il faut dire que je reste sensible sur les thématiques de maternité. C'est un film sympathique surtout pour les aficionados de Bridget !

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 18:33

Mais quelle déception ! Il faut dire que mes attentes étaient très grandes. J'ai été franchement pas comblée. J'ai payé ma place 54€, une place située sur le pourtour. L'ouvreuse a rassuré en expliquant que le pourtour permet de bien voir la scène. Elle a raison, surtout pour les concerts classiques que propose d'habitude la salle Gaveau. Mais la mise en scène propose trois lieux : l'avant-scène, le fond de scène et l'étage au-dessus du fond de scène. Les passages à l'étage se résumaient pour moi à ne voir que des pieds. Si je me penchais, j'arrivais à peine à voir des mollets. Donc j'ai raté une petite partie du spectacle.

La mise en scène de Ladislas Chollat est très inventive. Il utilise la salle dans son ensemble. Les musiciens sont dans les loges les plus proches de la scène. Pour les scènes de marché, les comédiens viennent du fond de la salle, passent entre les spectateurs. Les changements de lieux se caractérisent par quelques accessoires : une rambarde, une voile, des foulards... La scénographie utilise la vidéo mais tout ce qui était diffusé sur le haut de la scène n'était pas visible de ma place. J'ai trouvé aussi très ingénieux la sortie par une trappe sous la scène. C'est dynamique.

Maintenant qu'on a parlé de ce qu'on peut voir, parlons de ce qu'on peut entendre ! C'est une comédie musicale, donc après la comédie, parlons du côté musical. C'est une salle de musique classique. Donc, elle est étudiée pour que le son se diffuse bien. Alors pourquoi avoir mis des micros aux chanteurs ? Les musiciens étant en live, il n'y a pas de nécessité d'amplifier les chants. Surtout que c'est très mal fait. J'ai grimacé tellement le son était désagréable. En plus d'une mauvaise gestion du son, j'ai trouvé que la version française des chansons n'est pas toujours jolie. Le français est rythmé par des sons comme é, er ou an ou hein. Ce n'est pas toujours joli quand ce son est amplifié. Encore des grimaces. Quand je regarde des extraits vidéos sur youtube, je trouve le rendu plus beau que sur scène. Peut-être qu'ils auraient mieux fait d'en faire un film !

Bon malgré ces désagréments, j'ai bien suivi l'histoire de jeune orphelin qui apprend à dire non. Il réclame plus de nourriture, puis refuse sa punition. On essaie de le vendre à un croque-mort mais il s'enfuie encore et se retrouve à la rue. Il fait la connaissance de Dickens dit Kens qui va le faire rencontrer Fagin. Fagin gère une petite troupe d'enfants voleurs et il les nourrit, les habille et leur fournit un toit. Mais tout filou qu'il est, il sait bien conserver son butin. Oliver Twist ne veut pas voler. Quand il se fait choper par la police avec la bourse qu'a volé Kens, il fait tout pour se défendre. Une famille va le défendre et le recueillir. Cependant, on n'échappe pas facilement à une bande de caïds.

Les comédiens et chanteurs se débrouillent bien. Ma préférence se situe pourtant dans les chorégraphies. Les moments de danse en troupe sont vraiment superbes. Pour moi, c'est le plus beau du spectacle. Des jolis moments ! En fait vous pouvez économiser des sous et regarder les vidéos sur internet, plutôt que de payer et rien voir et grimacer parce que le son vous agresse...

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 10:22

Ma mère nous a invités à diner au restaurant Au Beurre salé, une crêperie situé dans notre avenue à quelques pas de la maison. Nous étions déjà allés mais il y a au moins deux ans. Il y avait un peu de monde, mais c'est plutôt normal pour un samedi soir. Mon chéri a choisi une crêpe avec de la viande haché, du cheddar et des oignons, j'ai pris une crêpe avec raclette et pomme de terre et ma mère a choisi une crêpe avec noix de st jacques et poireaux. C'était vraiment très bon. On s'est demandé comment le serveur distinguait chaque crêpe vu qu'elles sont fermées.

La bouteille de cidre était très bonne. Même si j'étais la seule à vraiment me régaler.

En dessert, mon chéri a gourmand avec une crêpe antillaise composée de bananes, glace, sauce au chocolat et chantilly. J'ai plutôt opté pour une crêpe assez simple, ayant déjà mangé une crêpe assez lourde en plat. Mais je n'ai pas résisté à l'appel de la crêpe au caramel beurre salé. Un régal, il était chaud et coulant. Je n'en ai pas laissé une goutte. Ma mère avait aussi choisi du caramel mais elle a ajouté une compote de pommes. Vraiment les crêpes étaient délicieuses.

Le décor du lieu était dans l'ambiance bretonne. On y trouvait un drapeau breton, des boîtes de sardines, une carte de la Bretagne, des reproductions de voiliers...

Par contre, un petit (tout petit) bémol sur le service. Ce soir-là, on a été servis par deux personnes différentes. Un jeune homme très compétent, attentif et souriant et une jeune fille assez tête en l'air. J'avais commandé une salade verte qui n'a jamais été servie. J'ai demandé une bouteille d'eau qu'elle nous a pas servi et c'est en relançant le jeune homme que la bouteille est finalement arrivée à notre table. Au moment de l'addition, la jeune fille nous a compté la salade verte non servie. Ma mère a demandé la correction, qui a été faite sans souci. Je sais que le métier de serveuse n'était pas simple. Peut-être était elle en formation, en tout cas, il y a quelques efforts à faire.

55 avenue Ledru Rollin 75012 Paris Tel : 01 44 75 5110

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Lili, la Freudreuse - dans Gastronomie
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:13

Ce matin fut marqué par la loi des séries, ou la loi de l'emmerdement maximum. Ca commence par le portable de mon chéri dont le réveil a sonné alors que ma moitié était sous la douche. Donc j'ai dû ouvrir un œil pour l'arrêter. Puis mon réveil a sonné et j'ai eu du mal à m'arracher du lit.

Mon chat a failli s'échappait lors du départ de ma mère pour le train.

Je suis déjà en retard de dix minutes, je quitte la chambre pieds nus avec mes chaussettes pour aller mettre mes chaussures dans le salon. Lumières éteintes, je marche dans le couloir et là mon pied et plus précisément mon gros orteil se cogne à un étui de guitare posé au sol.

Après avoir quitté mon immeuble avec une douleur à l'orteil, je traverse l'avenue lorsque le feu piéton est vert. Mais une voiture qui a traversé trop tard tente de reculer pour se retrouver au feu, me recule dessus.

Arrivée dans le bus, je m'assois et me dis que c'est déjà pas mal pour les quelques minutes depuis mon réveil. Dans le bus, un homme et une femme se disputent. Elle l'accuse de lui avoir donné un coup de pied en montant dans le bus, il l'insulte et profère entre ses dents des insultes racistes. C'était tendu, on pouvait le ressentir dans tout le bus. Même le chauffeur tentait de calmer le jeu. Lors de la descente, je me suis écartée et j'ai vite rejoint mon travail pour éviter ce conflit.

En une matinée, c'est beaucoup. Surtout que, comme chaque matin, la seule envie que j'ai, est de rester sous la couette !

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Lili, la Freudreuse - dans Personnel
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 11:26

Je ne connaissais pas ce peintre. Masi j'ai pris des billets coupe-file pour deux expositions Rembrandt et Fantin-Latour.

J'ai bêtement imaginé que le peintre était plus ancien. En fait, Fantin-Latour date du XIXè siècle. L'exposition est intéressante, bien présentée. Chaque tableau a un petit panneau d'explications. On découvre des tableaux de nature morte (beaucoup de fleurs et autres plantes) car ces tableaux étaient réclamés par des clients britanniques et faisaient rentrer des sous. Sinon il a eu une certaine réputation grâce à ses grands tableaux de plusieurs artistes (écrivains ou peintres). Mais j'ai été marquée par ses autoportraits. En fait on sent la différence entre les autoportraits de jeunesse et ceux où il est plus âgé. Ceux de la jeunesse rappellent les selfies d'aujourd'hui avec un certain nombrilisme. Alors que plus vieux, il exprime une certaine sérénité. J'ai même préféré les œuvres au crayon que les peintures. Il a aussi une période où il s'est éloigné du réalisme pour s'inspirer de musique ou de mythologie et être plus créatif. On découvre dans l'exposition les travaux préalables au tableau final. J'ai apprécié comparer l'évolution du tableau dans son esprit.

Un exposition bien faite et très intéressante pour découvrir un peintre plutôt classique par rapport au mouvement impressionniste qui se développait à la même période.

Au musée du Luxembourg
Du 14 septembre 2016 au 14 février 2017

Auto-protrait de Fantin-Latour

Auto-protrait de Fantin-Latour

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Lili, la Freudreuse - dans Actualités
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:29

La mise en scène de Julie Deliquet s'appuie sur un dispositif bi-frontal et une scénographie dépouillée. On entre dans la salle et je suis passée sur scène pour atteindre le gradin au fond de la salle. Sur la scène, il y avait déjà un comédien, Stéphane Varupenne. Il incarne le docteur et ami de Vania, incarné par Laurent Stocker.

Cette pièce s'inspire très largement de l'oeuvre Oncle Vania de Tchekov. Mais on est passé d'un spectacle de 3 h à une durée de 1h45. Cela donne une énergie et un condensé de sentiments forts en si peu de temps.

Depuis un mois Oncle Vania et Sonia accueillent à la campagne le père de Sonia, le professeur Sérébriakov et sa nouvelle jeune femme, Elena. Le docteur est régulièrement chez eux. Vania vit avec sa mère, Maria, grand-mère de Sonia. Il y a également Illia illitch qui travaille à la ferme. Dans cette petite société, les amours sont souvent contrariés. Illia illitch aime Sonia. Sonia aime le docteur. Le Docteur aime Elena qui est un peu attirée par lui, mais est mariée au professeur. Vania aime Elena qui le repousse.

Mais ce ne sont pas les histoires d'amour qui vont faire exploser les relations humaines. Le professeur, plus citadin que campagnard, ne se plait pas dans cette ferme. Il envisage de vendre le domaine et de retourner en ville. Et là Vania explose et vide son sac et sa colère en détaillant tous les sacrifices et les douleurs et une certaine méprise du métier de professeur.  Pour gérer sa colère et trouver une solution, chacun va devoir retrouver sa place avec une cicatrice.

J'ai été un peu surprise par cette mise en scène. J'ai eu peur de voir beaucoup de dos et peu de visage. Mais en fait, tout est étudié, les mouvements et les placements pour chaque spectateur profite du talent des comédiens. Chacun offre une interprétation du personnage en douceur et force et c'est un beau spectacle. Je n'ai pas assez de connaissance pour comparer avec l'oncle Vania de Tchekov. Mais quel plaisir ce spectacle ! Je suis sortie du spectacle un peu assommée, puis arrivée chez moi, j'ai fondu en larmes. J'ai trouvé le message final juste et fort.

Du 21 septembre au 6 novembre 2016 au théâtre du Vieux Colombier

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 10:35

C'est l'adaptation de la pièce de théâtre que le réalisateur Rainer Weiner Fassbinder a écrit un an avant la sortie du film. Le film a été tourné en 10 jours.

Petra Von Kant est une célèbre créatrice de mode. Veuve de son premier mari et divorcée du deuxième, Petra habite avec Marlene, styliste et assistante qu'elle se plaît à maltraiter et humilier comme son esclave. Son amie Sidonie lui fait rencontrer une jeune femme d'origine modeste, Karin. Elle va lui proposer de partager son appartement et de bénéficier de ses appuis pour se lancer dans le mannequinat... Mais surtout elle va tomber follement amoureuse de Karin.

Le film ne se déroule que dans la chambre de Petra, dont un mur est recouvert du tableau Midas et Bacchus de Nicolas Poussin. Ce huis clos construit en actes en passant d'une période à une autre par des fondus enchainés. En fait, il n'y a que peu d'action, mais surtout des conversations. Cela s'ouvre sur la conversation entre Sidonie et Petra sur leurs divorces et les difficultés de la vie conjugale. Petra reçoit son amie sur son lit, cela donne une drôle d'impression... de laisser aller... comme un refus des règles sociales bourgeoises. Mais Petra travaillant dans la mode joue avec les costumes, les perruques, le maquillage, elle se crée pour chaque scène. Quand elle invite Karin pour leur premier rendez-vous toutes deux sont vêtues comme des déesses grecques. Elles discutent en bougeant peu et jouant avec une mise en scène sobre. Marlene, l'assistante, est muette et obéit à Petra calmement.

Je ne trouve pas que ce soit le meilleur film de Fassbinder. J'ai ressenti un peu d'ennui, j'ai eu du mal à m'intéresser au personnage de Petra van Kant. On dira une diva qui fait des caprices parce que Karin ne ressent pas le même amour qu'elle. Karin n'est pas lesbienne et va retourner vers son mari. Bien sûr, Fassbinder travaille beaucoup sur les plans et les cadrage. Mais je parlerai pas de chef d'œuvre. Je vous conseillerai d'autres films de Fassbinder : Le mariage de Maria Braun ou Lili Marlen.

Les larmes amères de Petra van Kant
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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 10:07

Die Geschwister est un film de Jan Krüger proposé dans le cadre du festival du cinéma allemand projeté au cinéma l'Arlequin à Paris.

Le rôle principal est le personnage de Thies, un gérant immobilier strict dans son travail et discret sur sa vie privée. Lors d'une visite d'appartement, il remarque Bruno et sa sœur Sonja. Bruno va l'attendre lors d'une séance de footing et lui laisse son numéro de téléphone. Les deux hommes deviennent amants. Thies s'intéresse à la situation de Bruno et Sonja. Il va les aider et leur offrir un logement que son agence considère comme libre. Thies va baisser sa garde et s'attacher à Bruno. Mais Bruno comme Sonja ne veulent rester attachés qu'à eux. Un duo frère-sœur où Thies pense y trouver sa place jusqu'à un weekend en Pologne qui va déclencher des déchirements dans leur relation.

Thies n'est pas un homme très social. Il n'a pas de lien amical avec ses collègues de travail. Mais prends de son temps pour aider un brocanteur. Il s'attache à lui et à son ex-femme malade.

Il est contacté par un collectif contre le mal-logement et ne va pas comprendre leur démarche. Son altruisme n'est pas collectif mais très ciblé.

Le film va beaucoup parler de libertés, la liberté de consommer, de payer, d'aimer avec sexe mais sans engagement et d'aimer sans sexe mais avec engagement. Mais sa liberté n'est-elle pas limitée par la liberté de l'autre ?

Le réalisateur va concentrer les plans sur Thies et sur une musique d'accompagnement légère et envoutante. Le film prend son temps avec des plans dans une voiture, régulièrement. Pas de longueur mais quelques lenteurs. C'est un joli film.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:45

Le théâtre de la Porte St Martin propose les Femmes savantes de Molière avec une mise en scène de Catherine Hiegel. Sur scène, on retrouve Philippe Duquesne en Trissotin et le couple Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui.

Le rideau rouge s'ouvre et la scène est cachée derrière un voile. Ce voile va être utilisé pour les changements de décor entre les actes. Le décor représente bien une maison qui se veut "savante" avec des livres, des animaux empaillés ou en squelette, des caisses avec de nouvelles découvertes. Des caisses qui vont servir soit de table, soit de chaises. Cela donne une image d'un cabinet des curiosités.

La mise en scène laisse la place aux alexandrins de Molière et joue avec différents espaces de la scène. Les alexandrins ne sont pas toujours facile à suivre. L'entrée en matière est une conversation entre les deux sœurs Henriette et Armande sur le mariage ou non et sur la science ou l'ignorance. Henriette ne veut pas se consacrer à la science mais souhaite se marier avec Clitandre. Sa grande sœur qui a repoussé les avances de Clitandre veut rester libre et se consacrer aux sciences. Le père soutient le jeune couple alors que la mère imagine que le mariage d'Henriette avec Trissotin pousserait sa cadette vers la science. La grande question qui court pendant toute la pièce est de savoir si le pleutre papa va arriver à s'imposer face à sa femme dominatrice.

La mise en scène de Catherine Hiegel n'est pas très audacieuse mais laisse la place à la langue de Molière et à la grande qualité des comédiens. Je n'avais jamais vu Jean-Pierre Bacri sur scène, mais seulement dans des films et souvent dans des rôles assez similaires. Il est excellent dans cette pièce. Agnès Jaoui lui donne la réplique avec douceur et fermeté. Trissotin - Philippe Duquesne est drôle et pédant à souhait. Les deux filles proposent un jeu plus dans la force et parfois en font légèrement trop. En revanche, les rôles de Belise, tante et Vadius, un ami et rival de Trissotin sont très drôles.

J'ai passé une super soirée et j'ai adoré le jeu de Bacri et j'ai apprécié retrouver la langue de Molière.

Au théâtre de la Porte St Martin du 12 octobre au 31 décembre 2016

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 11:17

Ida

Ida, film polonais de 2013, de Pawel Pawlikowski, a reçu trois prix : un Goya, un BAFTA et un oscar.

Anna, jeune orpheline jouée par Agata Trzebuchowska, est à quelques jours de devenir nonne. La mère supérieure lui impose de rencontrer sa tante, sa seule famille pour confirmer son désir de devenir sœur. Elle part avec sa petite valise à la rencontre de Wanda et apprend qu'elle est juive et s'appelle Ida. Le duo Wanda et Ida va visiter plusieurs villes pour comprendre ce qui est arrivé aux parents de la jeune fille. Le duo semble improbable, une future nonne face une femme libérée, fumant, buvant et baisant.

Le voyage est sobre, sec vers une histoire dure du nazisme en Pologne. Les plans sont très souvent fixes avec un cadrage où on alterne entre gros plans et plans très larges. Deux particularités à noter le format carré et l'utilisation du noir et blanc. Il y a un sens de l'épure et de l'austérité dans la réalisation. Le personnage d'une future nonne qui apprend en quelques jours avec sa tante tout son passé est intriguant. C'est bien elle et son intériorité qui nous fascinent. Tous les événements la bouleversent et la changent. Que va-t-elle décider par rapport à son entrée dans les ordres ?

Bon, un conseil, pour apprécier le film, il ne faut pas être fatigué, car les yeux peuvent se fermer et l'endormissement survenir. La courte durée d'1h19 nous force à tenir jusqu'au bout. Je ne critique pas la lenteur, ni la beauté de ce film; mais j'étais trop fatiguée pour apprécier, j'avais les yeux qui se fermaient. Le scénario est assez fort et la jeune fille vraiment touchante alors je n'ai pas dormi. :)

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