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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:39

Alors là, c'est une tentative désespérée de ne pas jeter du lait concentré à la poubelle. Sans envie de faire un clafoutis avec des fruits d'hiver. J'aurais bien mis des cerises ou des abricots, mais ce n'est pas de saison. Et il ne fallait pas garder ouvert ce lait concentré plus de trois jours. Mission : sauver la boîte entamée.

 

Recherche d'idée et puis une envie pointe son nez. Un flan au caramel.

 

Pour 4 personnes :

3 oeufs

90 g de sucre

40 g de farine

1 sachet de sucre vanillé

Caramel

1/4 de litre de lait concentré

1/4 d'eau.

 

Mélanger oeufs, sucre, farine et sucre vanillé.

Faire chauffer le mélange eau et lait concentré. La recette originale est avec 1/2 litre de lait. A voir selon ce qu'on a sous la main.

Ajouter le lait chaud à la préparation en fouettant.

Tapisser le fond du plat de caramel et verser la préparation. J'avais hésité sur le choix du plat à four. C'est ma coloc qui m'a conseillé d'utiliser son plat à souffler. Ca fait joli, un fond de caramel, une préparation dans un joli plat rouge.

Enfourner à 180°C pendant 30 à 40 minutes.

Laisser au réfrigérateur au minimum 3h (au mieux la nuit).

 

Nous avons dégusté le flan au caramel le lendemain midi. Je l'avais laissé cuire 40 min et il était légèrement trop cuit. Mais le fait d'avoir mis le lait concentré avec de l'eau n'a pas rendu le résultat écoeurant au contraire c'était comme si nous avions du lait. Tentative plus réussie.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 21:05

On sentait que le roman Le mec de la tombe d'à côté ne pouvait pas s'arrêter ainsi. C'est pourquoi Katerina Mazzetti nous propose le roman Le caveau de famille comme suite des aventures de Désirée et de Benny. Le premier tome se terminait sur le désir d'enfant de Désirée. Elle propose qu'ils aient trois tentatives pour tomber enceinte. Elle veut assumer seule ce bébé. Mais on sent bien que Benny ne pourrait pas la laisser faire, alors que, lui, envisageait de fonder une famille quand ils étaient ensemble.

 

Les trois tentatives ont lieu alors que Benny vit à la ferme avec Anita. Elle est au départ un des trois narrateurs du roman. Elle a vraiment le mauvais rôle. Elle représente la femme dont Benny a besoin pour gérer la maison et la ferme, mais avec elle, il ne ressent ni passion, ni désir. C'est vraiment difficile pour Anita de se voir virer d'une maison où elle s'était installée et y avait trouvé des habitudes. La cousine de Benny s'efface pour laisser la nouvelle famille s'installer dans la ferme de Benny.

Mais rien n'est simple. Désirée, une bibliothécaire, va avoir beaucoup de difficultés à trouver sa place dans une ferme où la vie de Benny est réglée au rythme de la traite des vaches. Une place de femme, mais surtout une place de maman. Benny semble vivre à un autre siècle, un siècle où les femmes restent à la maison et ne s'occupent que de la maison et des enfants. Désirée, comme de nombreuses femmes modernes, a envie de s'épanouir également dans son travail. Elle a des projets, des idées à proposer à son patron.

 

L'histoire tourne autour de la différence de vision de la famille dans ce couple. La double narration, un narrateur par paragraphe, met en exergue les différences de point de vue. Le lecteur lit la vision de la mère puis la vision du père. Et parfois très difficile de lire la même aventure vécue par les deux protagonistes. J'avoue avoir souvent été en colère contre Benny. Je le trouvais si égocentrique, jamais à l'écoute des états d'âme de Désirée. Il pensait à sa ferme, à ses vaches, à son confort perdu et au rôle futur que ses enfants auront à l'âge adulte. Je n'arrêtais pas de voir à travers la double narration, les difficultés de dialogue et d'entente dans le couple et dans la vie quotidienne de la vie à deux. Plus personnellement, lire l'histoire de cette vie de famille a renforcé mon choix de ne pas fonder de famille. Cela ne donne aucune envie de vivre cette aventure. On a l'impression qu'il n'y a que des difficultés et des souffrances. Je sais qu'une collègue qui a vingt ans de plus que moi a préféré le deuxième tome au premier. Elle s'est plus retrouvé dans les personnages. Elle a deux enfants et a ressenti les difficultés de dialogue même encore aujourd'hui avec des enfants devenus adolescents.

 

C'est toujours aussi bien écrit. K Mazzetti a une vraie plume. Les personnages ont chacun leur style, leur vocabulaire et leur personnalité. C'est un roman riche en émotion qui donne un grand plaisir de lecture. Un livre passé entre les mains de ma famille et de mes amies. Cela renforce le plaisir de pouvoir en discuter avec d'autres lectrices.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:11

Film sorti le 21 septembre 2011 avec Sarah Jessica Parker. Elle joue Kate qui a de 2 enfants et un boulot de fou. C'est une jongleuse, elle jongle entre la gestion des enfants, leur petit bobo, les anniversaires, les vidéo-conférences, les voyages d'affaire. Ce jonglage se complique quand un de ses dossiers est retenu. Elle va devoir plus souvent voyager pour préparer et développer le dossier. Rien d'extraordinaire au XXIème siècle. Si une femme a de l'ambition et veut avoir une famille, elle doit apprendre à s'organiser. Mais leur couple va avoir du mal à surmonter toutes les difficultés que la vie va provoquer.

C'est un film bien fait. C'est issu d'un livre. On sent que l'histoire est bien ficelée, les personnages très bien définis sans caricature. Aucun trait grossi. Mais à la fin, je me suis quand même dit qu'aucun des personnages n'exprime de la méchanceté ou n'a une réaction violente. Ils sont tous bienveillants envers Kate. Tant mieux pour notre personnage principal mais c'est pas souvent le cas dans un film, où il y a forcément un gentil et un méchant. Là il y a plutôt une opposition de la vie professionnelle et de la vie personnelle. Il n'y a pas de choix à faire entre deux vies, juste des petits choix au quotidien pour que la vie suive son cours.

 

C'est un film intéressant qui fait écho au livre "Le Caveau de famille". Des réflexions sur la famille, sur le rôle de la femme et de l'homme dans l'éducation.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 20:56

J'avais envie de lire un roman d'amour. Et j'ai cru en voyant le titre que ce livre parlerait d'une belle histoire d'amour. Et  bien oui mais non.

Le narrateur est un homme qui se cherche une mère en se plongeant dans les souvenirs de son père. Un père qui travaillait à la lumière de grands films. Une mère qu'il cherche sur les photos stockées dans l'atelier de son père. Une mère rêvée, une mère idéalisée.

Il y a bien une histoire d'amour, mais avec une femme mariée. Et leur relation n'est pas au coeur de l'histoire. Ils se voient de temps en temps en essayant d'éviter le mari cocu. Cela donne du piment à leur couple mais cela manque un peu de profondeur.

L'écriture est simple mais les moments les plus intéressants sont ceux où l'auteur parle du cinéma, de la lumière des films. Du coup, on ne s'intéresse pas à leur relation mais vraiment à son histoire de famille et à la recherche de sa mère. Et encore là l'auteur n'arrive pas à nous passionner. Quand on découvre les révélations à la fin du livre, on apprécie, mais on ne finit pas le livre en voulant le conseiller à un ami.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:12

Film sorti en 1999 avec Pierce Brosnan et Rene Russo, "Thomas Crown" raconte l'histoire d'un riche playboy qui va à sa pause déjeuner voir des tableaux de grands peintres. Lors du vol du tableau "Impression Soleil Levant" de Claude Monet, il est dans le musée et une détective qui aide la police le soupçonne d'être l'auteur de ce larcin. Les deux personnages principaux vont se chercher, se poursuivre, se charmer. Le film est axé à la fois sur leur relation et sur l'enquête policière à la recherche du tableau volé.

 

Il y a de multiples rebondissements. Ce qui est très agréable. Le scénario est très bien ficelé. Bon, les deux acteurs principaux sont dans des rôles qui leur convient. Du coup, je ne trouve pas leur jeu extraordinaire. Je les ai déjà vu dans des rôles similaires.

 

L'essentiel des qualités de ce film se situe dans l'histoire et la bande son. Les choix musicaux sont très justes avec quelques clins d'oeil à la version de 1968 avec Steve McQueen et Faye Dunaway, film que je suis très curieuse de voir.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:29

Film de 1958 réalisé par Louis Malle avec la musique de Miles Davis, Ascenseur pour l'échafaud est un film extraordinaire. C'est l'histoire d'un trio amoureux au départ. Une femme mariée à un dirigeant d'une entreprise d'armes est amoureuse d'un collaborateur. Elle lui demande de tuer son richissime mari. Il s'exécute, pense à bien nettoyer toutes traces qui pourraient l'accuser mais se retrouve coincer dans l'ascenceur toute la nuit durant.

Entre temps, sa voiture est volée et au-delà de son automobile, son voleur lui vole son identité le temps d'une nuit, le temps de faire des larcins.

 

Les acteurs expriment une certaine lassitude qui dénote un peu vis-à-vis de la gravité des faits. Mais cela donne un style fort intéressant dans le rythme du film. Le film est axé sur une nuit, une nuit où Jeanne Moreau déambule dans les rues de Paris à la recherche de son amant, au son de la trompette de Miles Davis. Elle apparaît soucieuse mais libre, alors que les hommes semblent empétrés dans des soucis, dans des imbroglios amoureux et judiciaires.

 

C'est un film en noir et blanc, où la lumière éclaire les états d'esprit de personnages silencieux. Une femme blonde marchant perdue dans ses pensées, un homme enfermé dans une cage d'ascenseur, un jeune homme au volant d'une belle voiture perdant sa propre identité, une femme se perdant dans le romantisme... La musique comme la lumière donnent à ressentir, aident à lire les pensées non-dites.

 

Un film rare et surprenant.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 22:03

DSCF1264.JPG

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 16:18

IMG_0121.JPGJe passe quelques jours chez mon père et il lui est venu l'idée sympathique de cuisiner un wok. Accompagnée de ma belle-mère et de mon père, j'ai cuisiné un plat riche en saveur. En fait, disons plutôt que nous avons détourné une recette trouvée dans un livre.

 

Première étape à tout wok : la préparation des ingrédients. Devant être coupés en petits morceaux, les ingrédients sont preque le plus long de la préparation. Ma belle-mère hachait les 2 gousses d'ail que j'avais épluchées. Mon père décortiquait les crevettes pendant que je coupais un morceau de boeuf en petits dés. Ensuite, il a fallu s'occuper de couper un poivron rouge en lamelles, éplucher et râper le gingembre. Les nouilles étaient trempées dans un saladier avec de l'eau bouillante. Champignons de Paris coupés en lamelles et petits pois égouttés.

 

Deuxième étape : la cuisson. Nous avons commencé par cuire les morceaux de viande dans de l'huile. Puis, nous avons réservé. Dans le jus de cuisson restant, nous avons ajouté les crevettes, les poivrons, l'ail, le gingembre, deux petits piments, une petite cuillère de curry en poudre et une cuillère de sucre. Dès que les ingrédients semblaient être saisis, ma belle-mère a ajouté les champignons et les petits pois. Elle mélange un peu, le temps de faire chauffer les derniers ingrédients ajoutés et fini par ajouter le final : la viande et les nouilles (sans l'eau, bien entendu).

 

Dernière étape : une petite sauce. Dans un bol, mon père a mélangé de la crème de coco, (nous n'avions pas de lait de coco sous la main) avec deux oeufs. Ce mélange versé dans le wok, il a mijoté entre 5 et 10 minutes. Le temps de mettre la table.

 

Bilan, cela sent bon, c'est plutôt bon. A quelques détails près. La viande n'était pas dans la recette initiale. Il était indiqué du jambon. Nous aurions dû garder le jambon, car la viande n'était pas raccord avec le reste du plat. Les lamelles de poivrons semblaient avoir une taille disproportionnée par rapport au reste des ingrédients. Les nouilles n'étaient pas adaptées à ce wok. Il aurait fallu des nouilles plus solides à la cuisson. En tout cas, la sauce et les épices étaient très bonnes et les crevettes... J'adore les crevettes et je crois que j'aimerais les crevettes à toutes les sauces. Je ferais et referais d'autres plats de wok à base de crevettes, cela, vous pouvez en être sûrs.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 16:06

Film de Christophe Honoré.

 

L'histoire se déroule de façon chronologique des années 1960 aux années 2000, en s'axant sur une mère et sa fille et sur leurs relations avec les hommes. On voit l'évolution des moeurs, des femmes légères et des fantasmes masculins. Ludivine Sagnier joue avec Catherine Deneuve le personnage de Madeleine. La fille est jouée par Chiara Mastroiani. L'ambiance est légère au début du film. Certains critiques comparent d'ailleurs cette partie du film avec les oeuvres de Jacques Demy. Mais au fur et à mesure, le film est empreint de mélancolie et devient de plus en plus noir. Les personnages chantent parfois seuls dans la rue. Ce sont leurs pensées mis en musique. Les chansons sont signées Alex Beaupain.

 

J'ai trouvé le film long. Pas ennuyeux mais long. Les personnages sont intéressants mais pas vraiment leur histoire. Je me suis demandée quel était le but de la manoeuvre. Quel est l'intérêt de ce film? Les chansons ne sont pas entraînantes. Les personnages ne reflètent rien de caractéristique. Ce n'est pas drôle, ni émouvant, ni excitant. En fait, en sortant de la séance, je me suis dit que le film était pas terrible. Le soir, j'écoute les chroniqueurs du Masque et la Plume sur France Inter. Je les trouve limite trop aimables avec le film. Pourtant, ce ne sont pas des tendres. La critique de Télérama est aussi assez élogieuse en comparant ce réalisateur avec des grands noms. Je suis une amatrice de comédie musicale et de films musicaux en général. Mais il faut savoir doser les personnages, l'histoire et les chants. Là, les personnages sont très travaillés et intéressants, mais cela se limite à eux. Le reste ne suit pas. L'histoire n'est pas accrocheuse et les chants sont très similaires. Une chanson est sympa avec un refrain "Je peux vivre sans toi, mais je sais que je ne peux pas vivre sans t'aimer". C'est dommage, il y a des détails intéressants mais cela ne rend pas un ensemble intéressant.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 21:12

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/83/22/52/19757039.jpgDernier film d'Almodovar, la Piel que habito, la peau que j'habite, raconte les aventures  d'un médecin chirurgical. Mais pas seulement. On suit également les aventures d'autres personnages qui vont croiser le chemin de Robert Ledgard. Pour laisser la découverte aux spectateurs, il faut en dire le moins possible sur l'histoire. Antonia Banderas joue le rôle de ce médecin qui tient en captivité une patiente sur laquelle il teste une peau ayant des avantages par rapport à la peau humaine. Voilà c'est tout ce que vous saurez.

 

L'esthétique est au coeur de l'histoire tout comme l'identité. Et les images reflètent cet idéal de beauté. La musique est à la fois espagnole et moderne. J'avoue que pendant quelques secondes, cela m'a rappelé la série Nip/tuck. Mais cela n'a duré que quelques instants, tellement j'étais plongée dans ce film.

 

Passons au plus intéressant : les émotions ressenties. Parce que là, il y a vraiment beaucoup à dire. Almodovar m'a fait ressentir tellement de choses en deux heures que je suis ressortie du cinéma en larmes. Il n'y a pas de position sur un personnage en particulier. On commence en suivant le chirurgien mais on va suivre également la patiente. Le fait d'être en sympathie avec deux personnages en conflit pousse à ressentir des sentiments contradictoires. Colère, vengeance, haine, incompréhension...parfois contre l'un puis contre l'autre. On ne sait plus où donner de la tête.

 

Le scanério est inspirée d'un livre intutilé "Mygale" écrit par Thierry Jonquet. L'histoire est intéressante et les personnages sont complexes. Mais Pedro Almodovar est un réalisateur impressionnant. Il est capable de nous emporter dans un lieu, de décider de nos émotions et d'influencer nos positionnements. Après les émotions vives, vient la réflexion. J'ai lu quelques critiques après avoir vu le film. Le réalisateur fait des références cinématographiques à Bunuel et à Hitchcock. Je ne connais pas la filmographie de Bunuel mais par contre j'ai vu le film Vertigo auquel on peut penser. On voit un certain parallèle, sur le plan psychologique. Almodovar apporte une grande modernité dans ce thriller. Je déplore un peu l'humour et la légèreté qu'il y a souvent dans ces films précédents. En tout cas, ce film est un grand film.

 

 

 

 

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