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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 16:19

Film sud-coréen sorti en 2004.

 

C'est tout à fait atypique. Par son rythme, par une très belle photographie et par l'économie de dialogue. On met un peu de temps à s'intéresser à l'histoire de ce petit garçon. Mais c'est bien lui que nous allons voir à quatre moments de sa vie. Au fil des saisons et au fil du temps, la relation entre le moine et le garçon évolue. Bien sûr, le moine est là pour éduquer le petit garçon, lui apprendre à maîtriser ses pulsions, ses colères et ses sentiments. Mais le jeune mettra sa vie entière pour atteindre cette maîtrise.

 

Le temple est situé sur l'étang de Jusan. Entourés d'eau, les deux hommes sont en contact permanent avec la nature. Une nature qui marque les saisons et les époques. Une nature parfois douce et parfois hostile comme l'homme.

 

Je ne suis pas devenue fan du cinéma coréen. Mais j'ai apprécié ce film. J'ai toutefois vu quelques longueurs mais je pense que cela fait partie de leur art. Il faut savoir prendre son temps pour saisir l'instant.

 

Le film nous fait comprendre que la vie est un cercle vertueux ou vicieux selon les apprentissages et les réactions de chaque homme. Il ne nous fait de grandes leçons de vie mais plusieurs petites morales philosophiques.

 

Un film à découvrir.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 16:00

Autrement dit la veuve joyeuse.

Film de 1934, The Merry widow d'Ernst Lubitsch reprend l'opérette du même nom. Avec les chansons et les personnages. J'ai vu le film en version originales et au départ, j'ai remarqué qu'un des comédiens était français. Mais je ne l'ai reconnu que lorsque je l'ai entendu chanter, c'est Maurice Chevalier, qui joue un charmeur. C'était très drôle !

C'est un film dans un style vaudeville avec quelques chansons. C'est toutefois très loin d'une comédie musicale. J'ai vraiment beaucoup aimé. C'est très léger.

Ca fait du bien de découvrir un film aussi vieux que mes grand-parents !

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:32

Lors d'une discussion avec ma tante, elle a prononcé cette phrase qui m'a interloquée : "Laisse ce livre, c'est pour les garçons." Il s'agissait de Bret Easton Ellis, le roman Les lois de l'attraction. Elle a mis cet auteur sur le même registre que Bukowski. Des livres pour les garçons. Cela m'a interloqué car je ne pense pas que tel ou tel auteur soit réservé à un genre. Et pourtant j'ai essayé de lire ces deux auteurs sans arriver à apprécier. Mais comment cela s'explique ? est-ce l'histoire ? le style ?

En tout cas, je connais deux hommes qui aiment ces auteurs et qui me les avaient conseillés, mais les essais ont été infructueux. Bukowski m'ennuie et Easton Ellis n'arrive pas à m'accrocher. Je me demande si le style en version originale est peut-être plus intéressant mais en version française, je ne vois pas d'intérêt. Ce sont des phrases courtes, du vocabulaire de bas de gamme et des personnages sans relief. Les puristes vont hurler aux loups en lisant ces critiques.

Je vais peut-être continuer à lire des romans plus girly, comme le roman de Katarina Mazetti... D'ailleurs ma tante m'a offert la suite !

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 18:56

-Oui allo ?

-Bonjour, je suis le Dr T.F. Je vous appelle car au vu des examens précédents je pense qu'il faudrait faire une biopsie pour ne pas passer à côté de quelque chose. C'est sûrement rien mais mieux vaut vérifier.

-On peut se dire un soir? après 17h ?

-Très bien, alors...jeudi à 17h45, ca vous va ?

-C'est bon pour moi

-Je m'occuperai de vous en fin de journée. Vous serez mon dernier rendez-vous. Pensez à prendre un livre, car vous risquez d'avoir un peu d'attente.

 

Nous voilà, jeudi. J'ai dans mon sac à main un livre de 120 pages intitulé "L'homme qui voulait être heureux". Arrivée au centre médical, je me présente à l'accueil et je m'assois dans la première salle d'attente. Premier paragraphe, je fais la rencontre d'un professeur en vacances à Bali. Quelques jours avant son retour en France, il consulte un médecin local, alors qu'il n'a pas de douleurs physiques mais morales. Et la rencontre avec ce médecin lui fait changer sa perception des choses.

D'ailleurs, le temps passe et la secrétaire à l'accueil commence à ranger ses affaires et m'invite à rejoindre une autre salle d'attente plus près des salles d'examens. Il reste un couple et une dame seule avant moi. Je regarde ma montre, il est 18h30. Je replonge dans mon livre. Le professeur a des exercices donnés par ce médecin pour changer sa façon de penser, en effet, il essaie de faire réaliser au professeur que sa déprime peut être combattue par sa propre volonté. La vie n'est pas si difficile qu'on pourrait croire. On peut s'ouvrir au bonheur pour être heureux.

Il me restait que 40 pages quand enfin le médecin m'appelle pour mon tour. Il est 20h15. D'un coup, je me rends compte que j'ai attendu 2h30 sans voir le temps passer, captivée par le roman. Le docteur s'excuse platement et m'installe. La biopsie n'est pas une partie de plaisir. Le bruit ressemble à une agrafeuse. Et faut au maximum ne pas bouger c'est pas évident. Le docteur pose ensuite des pansements et m'offre gentiment un chocolat pour se consoler de la longue journée.

 

J'ai été frustrée de ne pas avoir fini mon livre mais le lendemain j'ai dévoré les dernières pages. Un livre court mais essentiel pour lutter contre les petites dépressions qui gâchent la vie.

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 10:41

Livre de Katarina Mazetti, paru en France en 2006.

 

L'histoire se situe dans un village de Suède. Deux personnages se rencontrent dans un cimetière. Chacun devant la tombe d'un être cher (mari pour l'une et mère pour l'autre). Ils se regardent du coin de l'oeil, se critiquent et puis apprennent à se connaître. Ce n'est pas une histoire d'amour avec "cui-cui les petits oiseaux". Mais c'est des plus réalistes, avec les petits bonheurs du début, les tensions et les doutes. Benny est agriculteur et éleveur de vaches. Désirée vit en ville et travaille à la bibliothèque municipale. Ce sont deux mondes qui ne se cotoient que très peu et leur rencontre n'est pas facile. Cela donne des scènes assez caucasses.

 

L'auteur propose à chaque chapitre un narrateur : on alterne Benny et Désirée, en distinguant bien leur façon de penser et de s'exprimer. Souvent leurs narrations se suivent, mais parfois, (et c'est assez intéressant), nous avons les deux points de vue sur la même séquence.

 

J'ai trouvé intéressant de lire cette histoire. D'entendre leurs doutes, qui avaient une résonnance sur ma propre histoire. Cela me rappelait mes propres angoisses datant d'il y a six mois. Je pense que ce sont des questions que de nombreux couples se posent. Quel avenir pour nous deux ? Si chacun vit très bien l'un sans l'autre, que l'un veut une vie à deux tandis que l'autre aime sa vie telle quelle. Je n'avais pas souvent lu de romans qui abordaient l'amour sous cet angle et j'ai apprécié vraiment de découvrir une histoire de couples qui parlent autant que celle-ci.

 

C'est un livre qui se lit vite, de façon agréable. On s'attache à ces deux personnages, caractérisques mais pas caricaturés. Je viens de recevoir "Le caveau familial", la suite. Je vais pouvoir retrouver ces deux personnages et leur périgrination.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:39

Modèle trouvé dans un vieux catalogue Katia pour un béb qui naîtra en ce mois de juillet 2011 :

 

DSCF1235.JPG

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:03

C'est un groupe de 8 Sud-Africains qui proposent pendant le festival d'Avignon, un concert de musique gospel aux accents africains. Nous ne retrouvons pas de chants connus gospels, mais on découvre des chants incroyables. Chacun a son solo, chacun selon sa tessiture. Les poils se hérissent sur certains morceaux et sur d'autres le corps bouge et les mains frappent le rythme.

 

Les chanteurs nous proposent une panoplie de costumes et de chorégraphie, qui nous amènent dans les contrées sud-africaines. Ils sont accompagnés d'une guitare, une basse, un clavier et une batterie. Aucun décor sur scène, seulement un drap qui sert de fond de scène avec la représentation d'un paysage africain dans des coloris orangés faisant penser à un coucher de soleil.

 

J'aime ces rythmes, ces voix et j'aime le gospel. Dans le même lieu, il y avait également un chanteur de soul à 21h15 que je serais bien allée voir, cependant l'entrée pour le Soweto et pour ce chanteur est à 20 euros, cela représente une sacrée somme. J'ai privilégié le choeur plutôt que le solo.

 

Théâtre du préau, Collège de la Salle à 17h20 et à 22h30.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 17:52

Boris Charmatz est l'artiste associé de la 65ème édition du Festival d'Avignon. Il présente au tout du début du festival In son oeuvre intitulé "Enfants". A la différence de la pièce d'Angelica Liddell, j'ai lu et vu de nombreux reportages et interviews de l'artiste avant d'aller voir le spectacle

Là encore on peut parler de performance, car cela ne ressemble à rien. J'ai rien ressenti à part de l'ennui. Certains disent que je me suis blindée, car eux, sont sortis énervés. Enervés par ce qu'ils ont vu, et ressenti. J'ai entendu les mots de "Honte", "gêne" et "haine". Si il veut provoquer, Charmatz a réussi.

 

On regarde pendant de longues minutes au début du spectacle une grue bouger dans un sens puis dans l'autre. Et l'instar de cette grue, je pense que les corps des adultes et des enfants ont bougé dans tous les sens sans y mettre du sens. Le sens pouvait à la limite être mis dans les contacts des corps entre eux et avec les éléments. Mais faut vraiment faire un effort pour y voir un quelconque sens. Par contre, on se sent gêné par les enfants, par leur mouvement, par le choix de cette mise en scène. J'ai même pensé à la fin qu'ils faisaient des mouvements mais pas vraiment de la danse...

 

Pendant la représentation, des gens sont sortis. Ce que j'aurais volontiers fait d'ailleurs... A la fin, des gens debout applaudissaient tout rompre. Enthousiasmé. Sans que je comprenne pourquoi. Je n'ai pas applaudi, j'ai juste essayé de partir le plus vite possible. Un spectacle sans intérêt.

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:51

Texte de Jon Fosse et mise en scène de Patrice Chéreau.

 

Présenté dans le festival In, cette pièce d'origine norvégienne est lente et les mots tanguent entre les personnages.

C'est l'histoire de deux hommes à la dérive, dans tous les sens du terme. Des questions simples, des réponses simples mais une discussion difficile.

http://1.bp.blogspot.com/-diZPhqFagjI/Tcl9F4etodI/AAAAAAAAACY/BcLTLq7J_90/s1600/I-Am-the-Wind-web-6.jpg

La pièce est présentée en version anglaise, surtitrée en français. Les deux comédiens Tom Brooke et Jack Laskey sont absolument bluffant. Ils incarnent et font un travail de fond incroyable. Cela donne envie de voir des spectacles en Angleterre, pays de Shakespeare pour revoir cette qualité de jeu scénique.

La pièce est jouée en plein air. Le décor nous montre un rivage avec de l'eau au centre de la scène. On part en mer avec les deux personnages, on part à la dérive...

Cependant plein milieu du spectacle perd du rythme. On ressent quelques longueurs. On ne peut pas sortir enchanté de cette pièce, car le rythme est trop inégal et la mise en scène à la fois ingénieuse et simple n'apporte pas la chaleur dont le texte nordique manque. En conséquence, cette pièce est "pas mal" mais pourrait être "bien" à cause de quelques fausses notes de mise en scène.

 

I am the wind

Du 8 au 12 juillet 2011 à 22h dans la cour du lycée St Joseph

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 16:43

Pièce de théâtre écrite par Bruno Gerbi, "A comme Amour" raconte l'histoire d'un couple qui va vivre un tournant de leur vie commune. Le mari rentre de son travail sur Paris, exténué comme souvent de son boulot de fou. Sa femme est aux petits soins. Il lui parle encore et toujours de son chef, mais il est heureux de fêter sa promotion avec sa femme. Elle voit d'un mauvais oeil cet avancement qui va encore plus accaparer son mari.

AcommeAmour.jpg

Cette histoire nous est racontée en musique, à la manière du film d'Alain Resnais "On connaît la Chanson". Chaque chanson est un reflet de l'âme du personnage au moment où il laisse la musique l'envahir, avec un accompagnement au piano.

Ce spectacle fait penser au film "Les Noces rebelles", un couple qui se remet en cause, non pas par manque d'amour, mais parce que chacun prend son chemin et oublie de créer une route commune.

Cette pièce est juste, touchante, émouvante. Les chansons nous font comprendre les non-dits. Les trois acteurs, Bruno Gerbi, Fabienne Bricon et Sylvia Santin nous font passer un moment de théâtre émouvant et bouleversant.

 

A comme Amour

Compagnie "Sèche à l'encre"

Une pièce à découvrir pendant tout le festival d'Avignon 2011

Du 8 au 31 juillet, à 15h45, au théâtre de la petite Caserne

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