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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 22:42

Film de Hazavicius avec Jean Dujardin et Berenice Béjo.

Ce film est en noir et blanc. Il raconte le passage du film muet au film parlant. Lui-même est muet, aucun dialaogue, juste de la musique. Mais quelle musique !

Le personnage principal George Valentin est une star du film muet. Mais il refuse de passer au parlant et son statut de star s'étiole avec le développement des films. Il voit sa carrière réduire en même temps que la carrière d'une jeune actrice qu'il avait aidé s'envole.

 

Au départ, je me suis demandé si j'allais supporter tout un film comme cela. En effet, le début est tellement typé "film muet" avec quelques caricatures qu'on se dit que cela peut pas durer ainsi tout le long... Mais c'est juste une entrée en matière. Le film quitte les caricatures et stéréotypes pour devenir plus fin tout en respectant les règles du muet. La musique tient le rôle des dialogues. On retrouve les panneaux qui donnent quelques extraits des dialogues. Les acteurs font parfois du faux dialogue mais souvent on peut devenir les mots sur les lèvres dans des courts échanges. A noter que leur langue est l'anglais.

 

C'est un film surprenant. Il y a un grand travail sur la luminosité et sur la bande son. La musique joue un personnage à part entière. La lumière apporte un éclairage très marqué de l'époque. On peut aussi remarquer de nombreux hommages au cinéma hollywoodien de l'époque, notamment avec la reprise de scène de Citizen Kane ou avec des clins d'oeil à Chantons sous la pluie.

 

Personnellement, j'ai passé un très bon moment. Sans fausse note. Cela mène raviver une petite envie de faire des claquettes.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 22:28

Restaurant situé au 54 rue Guillaume Puy à Avignon

 

Je vais plus facilement parler de ce restaurant que j'y suis allée deux fois en quinze jours et dans des circonstances différentes.

La première fois mon chéri et moi avons dégusté un repas complet un vendredi soir. La salle était quasiment vide avec seulement un couple et nous deux. La serveuse est très sympathique et souriante. Nous avons pris un menu à 26 euros avec entrée, plat et dessert. Et dès l'entrée, nous nous sommes régalés. Il avait choisi le risotto et moi des gambas avec une soupe au potiron. Les entrées nous ont impressionnées. Elles étaient vraiment fines et délicieuses. Du coup, le plat a eu du mal à tenir le rythme. Ils étaient bons, mais pas à la hauteur des entrées. Mon homme avait choisi des morceaux de boeuf façon pot-au-feu et j'avais pris du cabillaud sur fond de chou. J'avoue qu'à la fin de mon assiette, j'en avais un peu marre du chou. En dessert, nous avions choisi la même chose. Et là, j'ai vu un gourmand se régaler. J'étais un peu gavée par les plats précédents, donc je n'ai pas autant apprécié le dessert, mais je reconnais sa finesse. Au final, nous avons de très bons souvenirs de ce repas.

 

La seconde fois, ma mère a pris sa pause de midi avec moi au restaurant. Nous avons choisi les mêmes plats, le menu du jour à 13,50 €. Un seul plat : un risotto avec un pavé de saumon et une sauce gambas-homard. C'était très fin et délicieux. Nous avons vraiment apprécié ce plat. En dessert, c'était un gateau au fromage, avec des pommes caramélisés et une boule de glace vanille. C'était là encore très bon. Un petit café pour terminer et voilà deux déjeuners pour 30 €. Une pause d'une heure, avec la même serveuse toujours aussi serviable. Elle m'a reconnu d'ailleurs. Nous pouvons rencontrer le chef en fin de service, toujours intéressé par notre avis sur son menu.

 

Côté déco, j'ai aimé la sobriété. Tables carrées, verres et couverts simples et jolis. Par contre, le choix des tableaux me laisse sceptique, je ne comprends pas tout... Je laisse à l'appréciation de chacun.

 

Le restaurant est très récent, ouvert en été 2010. Le chef Damien Demazure propose une gastronomie fine. Un restaurant que je conseille à ma famille et mes amies.

 

L'atelier de Damien

54 rue Guillaume Puy

84000 Avignon

Tél : 04 90 82 57 35

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:06

Roman de David Foenkinos.

Quand j'ai commencé à lire ce roman, je me suis dit : " Ah enfin ! un roman d 'amour!" Ce livre débute avec une belle rencontre, une histoire romantique. Un homme ose aborder une femme dans la rue et l'invite à boire un verre. Nathalie et François  vivent un amour tendre et joyeux. Je n'ose pas vous raconter la suite de leur histoire, mais Nathalie va rencontrer par la suite un autre homme, Markus, un Suédois, très différent de François. Ils vont mettre du temps à s'apprivoiser. Leur attirance n'est pas compréhensible pour les collègues de Nathalie. Et cela fait naître un grand intérêt pour leur relation.

 

Ce qui m'a très vite marqué dans ce roman c'est l'écriture de David Foenkinos. J'ai trouvé que chaque mot trouvait bien sa place, même si ils ne coulaient pas de source. J'ai lu certains passages à mon chéri tellement j'aimais le début du livre. J'ai été très emballée par l'entame du roman. Cependant, l'excitation de découvrir un romancier et deux personnages attachants n'a pas tenue dans la longueur. Les rebondissements ne m'ont pas autant plu. J'ai recommencé à apprécier vers la fin du roman et à la nouvelle liaison de Nathalie. On peut donc en conclure que cet auteur est très doué pour écrire des histoires d'amour. Bon, je devrais d'autres oeuvres pour me permettre de conclure ceci. En tout cas, je n'oublierai pas le plaisir que j'ai eu à lire ce roman, que je prêterai volontiers à mes amies.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 19:21

Film de François Truffaut  sorti en 1964, La Peau Douce est un drame sur l'adultère. Pierre Lachenay, joué par Jean Desailly, est père d'une petite fille et mari fidèle. Il est le directeur de la revue Ratures. Lors du vol en direction de Lisbonne, il remarque une hôtesse de l'air, Nicole, jouée par Françoise Dorléac. Dans les rues de la capitale portugaise, il remarque à nouveau ce joli visage car il loge dans le mêmê hôtel. Ils passent la nuit ensemble. Une passion destructrice est née...

 

Rien de graveleux, aucun jugement. Pas de marivaudage. L'homme s'empêtre dans une montagne de mensonges et de cachotteries. Cette hôtesse de l'air avec son regard de biche le fait craquer. Il sent naître une deuxième jeunesse. Ils se revoient à Paris et ne rêvent que de libertés, d' amour et d'eau fraîche.

Les femmes ont le beau rôle dans ce film. L'hôtesse de l'air se protège de cette aventure. Ils se voient à l'aéroport, entre deux vols. La femme cocue se rend vite compte de quelque chose. Il ne vaut mieux pas que vous sachiez la fin, car la réside un dénouement loin des Feydeau et Marivaux.

C'est un film réaliste, juste et troublant. Je pense que l'essentiel du film réside dans les noeuds de mensonge que l'adultère requiert. Et sur les changements physiques qu'il provoque sur l'homme. La légèreté d'une histoire d'amour s'embourbe dans les affres de l'adultère. Si ce film pouvait faire réfléchir les trois protagonistes des triangles amoureux, cela serait fort intéressant.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:39

Alors là, c'est une tentative désespérée de ne pas jeter du lait concentré à la poubelle. Sans envie de faire un clafoutis avec des fruits d'hiver. J'aurais bien mis des cerises ou des abricots, mais ce n'est pas de saison. Et il ne fallait pas garder ouvert ce lait concentré plus de trois jours. Mission : sauver la boîte entamée.

 

Recherche d'idée et puis une envie pointe son nez. Un flan au caramel.

 

Pour 4 personnes :

3 oeufs

90 g de sucre

40 g de farine

1 sachet de sucre vanillé

Caramel

1/4 de litre de lait concentré

1/4 d'eau.

 

Mélanger oeufs, sucre, farine et sucre vanillé.

Faire chauffer le mélange eau et lait concentré. La recette originale est avec 1/2 litre de lait. A voir selon ce qu'on a sous la main.

Ajouter le lait chaud à la préparation en fouettant.

Tapisser le fond du plat de caramel et verser la préparation. J'avais hésité sur le choix du plat à four. C'est ma coloc qui m'a conseillé d'utiliser son plat à souffler. Ca fait joli, un fond de caramel, une préparation dans un joli plat rouge.

Enfourner à 180°C pendant 30 à 40 minutes.

Laisser au réfrigérateur au minimum 3h (au mieux la nuit).

 

Nous avons dégusté le flan au caramel le lendemain midi. Je l'avais laissé cuire 40 min et il était légèrement trop cuit. Mais le fait d'avoir mis le lait concentré avec de l'eau n'a pas rendu le résultat écoeurant au contraire c'était comme si nous avions du lait. Tentative plus réussie.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 21:05

On sentait que le roman Le mec de la tombe d'à côté ne pouvait pas s'arrêter ainsi. C'est pourquoi Katerina Mazzetti nous propose le roman Le caveau de famille comme suite des aventures de Désirée et de Benny. Le premier tome se terminait sur le désir d'enfant de Désirée. Elle propose qu'ils aient trois tentatives pour tomber enceinte. Elle veut assumer seule ce bébé. Mais on sent bien que Benny ne pourrait pas la laisser faire, alors que, lui, envisageait de fonder une famille quand ils étaient ensemble.

 

Les trois tentatives ont lieu alors que Benny vit à la ferme avec Anita. Elle est au départ un des trois narrateurs du roman. Elle a vraiment le mauvais rôle. Elle représente la femme dont Benny a besoin pour gérer la maison et la ferme, mais avec elle, il ne ressent ni passion, ni désir. C'est vraiment difficile pour Anita de se voir virer d'une maison où elle s'était installée et y avait trouvé des habitudes. La cousine de Benny s'efface pour laisser la nouvelle famille s'installer dans la ferme de Benny.

Mais rien n'est simple. Désirée, une bibliothécaire, va avoir beaucoup de difficultés à trouver sa place dans une ferme où la vie de Benny est réglée au rythme de la traite des vaches. Une place de femme, mais surtout une place de maman. Benny semble vivre à un autre siècle, un siècle où les femmes restent à la maison et ne s'occupent que de la maison et des enfants. Désirée, comme de nombreuses femmes modernes, a envie de s'épanouir également dans son travail. Elle a des projets, des idées à proposer à son patron.

 

L'histoire tourne autour de la différence de vision de la famille dans ce couple. La double narration, un narrateur par paragraphe, met en exergue les différences de point de vue. Le lecteur lit la vision de la mère puis la vision du père. Et parfois très difficile de lire la même aventure vécue par les deux protagonistes. J'avoue avoir souvent été en colère contre Benny. Je le trouvais si égocentrique, jamais à l'écoute des états d'âme de Désirée. Il pensait à sa ferme, à ses vaches, à son confort perdu et au rôle futur que ses enfants auront à l'âge adulte. Je n'arrêtais pas de voir à travers la double narration, les difficultés de dialogue et d'entente dans le couple et dans la vie quotidienne de la vie à deux. Plus personnellement, lire l'histoire de cette vie de famille a renforcé mon choix de ne pas fonder de famille. Cela ne donne aucune envie de vivre cette aventure. On a l'impression qu'il n'y a que des difficultés et des souffrances. Je sais qu'une collègue qui a vingt ans de plus que moi a préféré le deuxième tome au premier. Elle s'est plus retrouvé dans les personnages. Elle a deux enfants et a ressenti les difficultés de dialogue même encore aujourd'hui avec des enfants devenus adolescents.

 

C'est toujours aussi bien écrit. K Mazzetti a une vraie plume. Les personnages ont chacun leur style, leur vocabulaire et leur personnalité. C'est un roman riche en émotion qui donne un grand plaisir de lecture. Un livre passé entre les mains de ma famille et de mes amies. Cela renforce le plaisir de pouvoir en discuter avec d'autres lectrices.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:11

Film sorti le 21 septembre 2011 avec Sarah Jessica Parker. Elle joue Kate qui a de 2 enfants et un boulot de fou. C'est une jongleuse, elle jongle entre la gestion des enfants, leur petit bobo, les anniversaires, les vidéo-conférences, les voyages d'affaire. Ce jonglage se complique quand un de ses dossiers est retenu. Elle va devoir plus souvent voyager pour préparer et développer le dossier. Rien d'extraordinaire au XXIème siècle. Si une femme a de l'ambition et veut avoir une famille, elle doit apprendre à s'organiser. Mais leur couple va avoir du mal à surmonter toutes les difficultés que la vie va provoquer.

C'est un film bien fait. C'est issu d'un livre. On sent que l'histoire est bien ficelée, les personnages très bien définis sans caricature. Aucun trait grossi. Mais à la fin, je me suis quand même dit qu'aucun des personnages n'exprime de la méchanceté ou n'a une réaction violente. Ils sont tous bienveillants envers Kate. Tant mieux pour notre personnage principal mais c'est pas souvent le cas dans un film, où il y a forcément un gentil et un méchant. Là il y a plutôt une opposition de la vie professionnelle et de la vie personnelle. Il n'y a pas de choix à faire entre deux vies, juste des petits choix au quotidien pour que la vie suive son cours.

 

C'est un film intéressant qui fait écho au livre "Le Caveau de famille". Des réflexions sur la famille, sur le rôle de la femme et de l'homme dans l'éducation.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 20:56

J'avais envie de lire un roman d'amour. Et j'ai cru en voyant le titre que ce livre parlerait d'une belle histoire d'amour. Et  bien oui mais non.

Le narrateur est un homme qui se cherche une mère en se plongeant dans les souvenirs de son père. Un père qui travaillait à la lumière de grands films. Une mère qu'il cherche sur les photos stockées dans l'atelier de son père. Une mère rêvée, une mère idéalisée.

Il y a bien une histoire d'amour, mais avec une femme mariée. Et leur relation n'est pas au coeur de l'histoire. Ils se voient de temps en temps en essayant d'éviter le mari cocu. Cela donne du piment à leur couple mais cela manque un peu de profondeur.

L'écriture est simple mais les moments les plus intéressants sont ceux où l'auteur parle du cinéma, de la lumière des films. Du coup, on ne s'intéresse pas à leur relation mais vraiment à son histoire de famille et à la recherche de sa mère. Et encore là l'auteur n'arrive pas à nous passionner. Quand on découvre les révélations à la fin du livre, on apprécie, mais on ne finit pas le livre en voulant le conseiller à un ami.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:12

Film sorti en 1999 avec Pierce Brosnan et Rene Russo, "Thomas Crown" raconte l'histoire d'un riche playboy qui va à sa pause déjeuner voir des tableaux de grands peintres. Lors du vol du tableau "Impression Soleil Levant" de Claude Monet, il est dans le musée et une détective qui aide la police le soupçonne d'être l'auteur de ce larcin. Les deux personnages principaux vont se chercher, se poursuivre, se charmer. Le film est axé à la fois sur leur relation et sur l'enquête policière à la recherche du tableau volé.

 

Il y a de multiples rebondissements. Ce qui est très agréable. Le scénario est très bien ficelé. Bon, les deux acteurs principaux sont dans des rôles qui leur convient. Du coup, je ne trouve pas leur jeu extraordinaire. Je les ai déjà vu dans des rôles similaires.

 

L'essentiel des qualités de ce film se situe dans l'histoire et la bande son. Les choix musicaux sont très justes avec quelques clins d'oeil à la version de 1968 avec Steve McQueen et Faye Dunaway, film que je suis très curieuse de voir.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:29

Film de 1958 réalisé par Louis Malle avec la musique de Miles Davis, Ascenseur pour l'échafaud est un film extraordinaire. C'est l'histoire d'un trio amoureux au départ. Une femme mariée à un dirigeant d'une entreprise d'armes est amoureuse d'un collaborateur. Elle lui demande de tuer son richissime mari. Il s'exécute, pense à bien nettoyer toutes traces qui pourraient l'accuser mais se retrouve coincer dans l'ascenceur toute la nuit durant.

Entre temps, sa voiture est volée et au-delà de son automobile, son voleur lui vole son identité le temps d'une nuit, le temps de faire des larcins.

 

Les acteurs expriment une certaine lassitude qui dénote un peu vis-à-vis de la gravité des faits. Mais cela donne un style fort intéressant dans le rythme du film. Le film est axé sur une nuit, une nuit où Jeanne Moreau déambule dans les rues de Paris à la recherche de son amant, au son de la trompette de Miles Davis. Elle apparaît soucieuse mais libre, alors que les hommes semblent empétrés dans des soucis, dans des imbroglios amoureux et judiciaires.

 

C'est un film en noir et blanc, où la lumière éclaire les états d'esprit de personnages silencieux. Une femme blonde marchant perdue dans ses pensées, un homme enfermé dans une cage d'ascenseur, un jeune homme au volant d'une belle voiture perdant sa propre identité, une femme se perdant dans le romantisme... La musique comme la lumière donnent à ressentir, aident à lire les pensées non-dites.

 

Un film rare et surprenant.

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