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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:27

Au XIXème siècle, on découvre une jeune fille qui réfléchit et qui a de la répartie. Dans un pensionnat de jeunes filles, Emily Dickinson se rebelle face au dogme, face aux discours évangéliques et face aux positions strictes qu'on lui demande. Sa famille vient la ramener chez elle.

Elle va rester jusqu'à la fin de sa vie dans sa maison et son jardin. Elle ne veut pas quitter sa famille et par conséquent créer sa propre famille. Elle dit que son frère et sa sœur sont les beaux de la famille, elle se dit laide et s'enferme. Elle se concentre sur l'écriture de ses poèmes. Elle écrit la nuit vers 3h du matin. Des poèmes courts et impertinents. Elle est féministe, mélancolique, désespérée, sévère et frustrée.

Le film est impertinent avec des répliques piquantes. Le réalisateur propose des images belles et très travaillées. La lumière est très douce. Je me suis demandée longtemps si cela ne se passait pas en Angleterre. En fait, c'est le réalisateur qui est anglais et qui apporte une ambiance. Avec une construction chronologique, le film est drôle, brillant et cinglant dans la jeunesse de la poétesse, mais avec l'âge, le film comme la poétesse devient sombre et austère.

Les acteurs sont rajeunis au début du film. Seul le rôle d'Emily Dickinson est interprété par deux actrices différentes. Le frère Austin n'est pas très intéressant au contraire du père joué par Keith Carradine, un personnage avec de la prestance et une droiture. Même âgé, le père joue toujours son rôle patriarcal auprès de sa fille. Sa sœur Vinnie a de l'admiration pour Emily mais lui dit plusieurs fois qu'elle est trop exigeante. La mère est mélancolique et sombre. Un personnage qui influence de façon inconsciente ses enfants. Le fait que seul le garçon sur les trois enfants se marie et a un enfant m'a interrogé sur la filiation. Est-ce que leur mère ne leur a pas transmis l'envie de maternité ? Est-ce que sa rébellion féministe va jusqu'au refus de créer sa propre famille ?

Le film est beau, poétique avec la lecture de ses poèmes en voix off. Doux et cruel.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 15:57

Il y a des jours comme celui-là, que j'ai envie de marquer d'une pierre blanche. Il y a dix ans, jour pour jour, je rencontrai l'homme qui partage ma vie. Cette rencontre a eu lieu au parc Montsouris. Pour marquer l'anniversaire de nos 10 ans, c'est tout un symbole de revenir ici pour notre dîner. Le temps n'était pas assez beau pour que la terrasse soit ouverte. Nous nous sommes installés dans une salle au ton beige avec des colonnes et des plantes. A l'entrée (et dans les toilettes), on peut découvrir des mosaïques dans des coloris jaune et vert. Sur notre table, était posé une orchidée, de petite taille.

Pendant tout le repas, les serveurs étaient très attentifs. Le pain était pris par une pince et déposé sur une assiette spécifique qui ne restait que très peu de temps vide. Une serveuse avait une utilisation presque excessive du mot merci, mais c'est très agréable. Entre le plat et le dessert, un des serveurs a passé une sorte de peigne sur la nappe. La classe quoi !

Voici l'avis de mon homme sur son menu :

Le saumon fumé était très bon, mais n'avait rien à envier à un bon saumon de supermarché. Les baies roses, éclatantes, libéraient sous la dent un jus acidulé assez surprenant et agréable. Quant aux sauces et émulsions accompagnant le poisson, elles étaient vraiment intéressantes gustativement, et inédites à mes yeux. 

Le quasi de veau était très bon, tendre, rien à en dire, c'est peut être bien ça le problème, sans trop de surprise. La sauce au foie gras, onctueuse, manquait peut être un peu d'ingrédients additionnels qui en auraient fait une sauce particulière et inédite, comme pour l'entrée. Les macaronis, bon ce furent des macaronis, doublement plus longs qu'à l'habituel, peut être pas assez nombreux dans l'assiette, pour pouvoir profiter pleinement de cette sauce au foie gras.

Le vacherin vanille mangue était très bon, alliance heureuse entre deux parfums personnellement très appréciés, avec de très légères touches de noix de coco, il remplit pleinement son contrat, bien joué.

De mon côté, j'ai mangé en entrée des tourteaux décortiquées. Au début, je ne mangeai que les tourteaux avec la mousse de radis en dessous. Puis, j'ai accompagné de la purée d'avocat aromatisé au chili. Les deux combinés, c'était plus relevé et savoureux. Je n'en ai pas laissé une miette. Surtout que le pain aux céréales était très bon donc j'appréciais saucer.

En plat, j'avais choisi le suprême de poulet fermier rôti. Le blanc était moelleux. La sauce de couleur ambrée était surprenante. La purée d'artichaut n'était pas assez abondante. L'assiette contenait également un galette de pomme de terre. J'en aurai bien mangé un peu plus. Peut-être que si j'en avais mangé plus, je n'aurai plus eu de place pour le dessert. D'ailleurs, ce n'est pas moi qui finit la peau de la volaille mais mon chéri qui ne l'a pas trouvé assez croustillante.

J'ai sélectionné le dessert du jour, une tarte fraises-pistaches. Sur un fond de tarte sablée, une mousse de pistache était recouverte de fraises coupées en quatre. Sur l'assiette, était déposée une boule de glace à la framboise. Après avoir fini tout ça et les 4 mignardises apportées avant le dessert, je me sentais bien pleine. 

Nos menus coûtaient 51 € sans boisson. Nous avons rajouté deux verres de Brouilly et une bouteille d'eau. Pour un total de 122 €, notre tête-à-tête avec vue sur le parc au soleil couchant était un moment romantique. Et ça, ça n'a pas de prix.

Le Pavillon Montsouris, 20 rue Gazan, 75014 Paris.

salle du Pavillon Montsouris

salle du Pavillon Montsouris

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Lili, la Freudreuse - dans Gastronomie
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:23

Du 31 mars 2017 au 10 septembre 2017, le musée des arts ludiques propose l'exposition sur les personnages de DC Comics. On commence par le personnage de Superman. On découvre des planches originales mais aussi des costumes utilisés dans les différents films. On voit les différents dessins et des extraits de dessins animés. A la différence des salles sur Batman, dans les salles sur Superman, il n'est pas évoqué les ennemis de Superman. On découvre les costumes de Superman et de Clark Kent portés par Christopher Reeves. Mais il est bien présenté la révolution de l'introduction d'un alien vivant sur terre sous les traits de Clark Kent.

A l'inverse, Batman est un homme qui s'est entraîné et a financé des gadgets pour lutter contre la pègre de Gotham city. Dans ces salles, on découvre le joker, catwoman et le pingouin. On voit les costumes utilisés dans les films de Burton et des planches de comics avec l'évolution stylistique des personnages dessinés. On voit une mini batmobile et un mini batplane. On voit aussi les costumes d'autres films de Batman, ceux de Joel Schumacher et de Christopher Nolan. On finit bien entendu par le film Batman vs Superman.

Les salles suivantes nous présentent le personnage de Wonder Woman que je ne connaissais que de nom. J'ai découvert son histoire, l'évolution du costume et du dessin (femme plus ou au moins musclée). On voit même le costume du film qui sortira le 2 juin prochain.

Ensuite, l'exposition parle peu des autres personnages. On évoque Suicide Squad, Justice league et juste en quelques planches Green Lantern et Aquaman. J'ai été un peu surprise de la grande place donnée par les deux personnages principaux Superman et Batman. Les autres personnages m'ont semblé pas assez présents. Green Lantern n'avait que quelques planches.

Pour l'anecdote, DC sont les initiales de Detective Comics. Le comics présentait des histoires policières avant de se spécialiser dans les super-héros.

L'exposition m'a beaucoup plu. Je trouve émouvant de voir en vrai des dessins datant de 1938, des costumes et des accessoires utilisés dans les films. N'étant pas une experte en ce domaine, j'ai appris plein de petites choses. C'était vraiment intéressant.

L'art de DC - l'Aube des super-héros
L'art de DC - l'Aube des super-hérosL'art de DC - l'Aube des super-héros
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Lili, la Freudreuse - dans Actualités
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 15:24

Des amies m'ont confié la tâche de trouver un restaurant pour un moment de retrouvailles dans Paris. J'en connais des restaurants dans Paris. Mais je voulais avoir des pistes pour restreindre la recherche. Donc je leur propose de choisir un quartier, mais la réponse fut de me laisser le choix. Ensuite, j'ai essayé de leur faire choisir un restaurant d'un pays en listant quelques suggestions et là que le choix a été fait de manger espagnol. Je n'en ai testé qu'un seul sur Paris, il est situé dans ma rue et comme nous avions commandé des fritures, j'ai très mal digéré. Un mal de ventres que je ne voulais pas risquer pour cette soirée.

Recherche sur internet, sur différents sites et puis sur le site du restaurant. J'en arrive à choisir La Feria, à 20 minutes à pied de chez moi, rue Montgallet. Sous une base de bistrot, la décoration rappelle les différents du folklore espagnol et de la féria en France. Il y a une tête de taureau au mur. Ce soir-là, un match entre le Real de Madrid et le Bayern Munich a été diffusé. Donc l'ambiance était plutôt sympathique. Par contre, à l'extérieur, nous avons assisté au travail de la police et des militaires sur un colis suspect. Rien de grave au final. Cela fait du spectacle.

Nous avons vite commander les paëllas, car il faut compter 40 minutes d'attente entre la commande et le service. Entre temps, nous avons picorer des tapas et déguster de la sangria. Tout était très bon. Quand les plats de paëlla sont arrivés, j'ai trouvé la quantité plus adaptée à 4 personnes qu'à 2. J'ai partagé ma poêle avec deux enfants et leur parents ont aussi pris une petite part pour goûter. La paëlla comprenait à la fois des fruits de mer, du poulet et du chorizo. La part de poulet dans cet ensemble est très congrue. Les coques, les coquilles de moules ou les crevettes à décortiquer, c'est bien joli, mais c'est pas ce que je préfère. A la fin, j'ai trouvé très agréable que les serveurs nous proposent d'emporter le surplus dans un doggy bag. De plus, la serveuse nous a servi des digestifs au moment de payer, j'ai trouvé le geste très sympathique. Au final, nous nous sommes divisés l'addition et cela est revenu à environ trentre euros par personne. C'est un joli et sympathique restaurant !

Plus d'informations sur leur site : http://www.restaurant-la-feria.com/

Restaurant La Feria
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Lili, la Freudreuse - dans Gastronomie
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28

Situé au 1 rue Valette dans le quartier du Panthéon, de la Sorbonne et du quartier latin, le restaurant le Berthoud propose des plats de bistrot français et du bon vin.

Mon chéri a choisi le menu du jour avec des rillettes en entrée, une bavette avec une sauce oignon rouge et un cheesecake framboises et citron vert. J'ai choisi de prendre seulement des gambas à la plancha avec du risotto avec en dessert une nage de fruits exotiques. J'ai pu goûter les rillettes. C'était délicieux. Ca se sentait que c'était fait maison. Le pain était croustillant et très frais.

Les gambas étaient très bonnes, le risotto fondant et crémeux. Mon chéri a trouvé son plat classique et bon. Ca fait du bien une salade de fruits exotiques en fin de repas. C'était bien dosé et très frais.

J'avais accompagné mon repas d'un verre de vin blanc moelleux, assez goûtu !

Pour plus d'informations : http://leberthoud.fr/fr

Le Berthoud, 1 rue Valette, 75005 Paris

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Lili, la Freudreuse - dans Gastronomie
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 19:55

Préparation 15 min Cuisson : 1h

Pour 4 personnes
- 700 g d'échine de porc
- 4 cuil à soupe de sauce soja
- 1 cuil à soupe de graines de sésame
- 2 cuil à soupe de miel
- 2 cuil à café de gingembre en poudre
- 1 gousse d'ail
- 1 cuil à soupe d'huile d'olive
- sel et poivre

Préchauffez le four à 180 °C (th 6). Coupez la viande en grosses tranches. Epluchez l'ananas, coupez-le en deux et recoupez les moitiés en tranches un peu épaisses, en récupérant le jus. Il est indiqué 15 min de préparation et bien j'avoue que j'ai beaucoup plus de temps pour tout couper. Le double du temps.

Mélangez dans un bol le jus de l'ananas avec la sauce soja, le gingembre, le miel, l'ail pressé, l'huile, du sel et du poivre. Rangez les tranches d'ananas et celles d'échine de porc dans un plat. Arrosez-les de la sauce et mélangez.

Enfournez le plat pour 1h en retournant les morceaux de viande deux ou trois fois pour qu'ils caramélisent uniformément. Enfin, 15 min avant la fin de la cuisson, parsemez de sésame. J'ai accompagné ce plat d'un peu de riz. C'est un plat sucré salé avec de la viande bien tendre, une sauce sucrée et un peu acide. Le sésame apporte du croquant et au final, le plat est vraiment bon.

Echine de porc caramélisée à l'ananas et au gingembre
Echine de porc caramélisée à l'ananas et au gingembre
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 20:30

Guillaume Canet vit sa crise de la quarantaine à cause d'une réflexion d'une jeunette qui lui dit ne pas être rock n roll et ne plus faire partie de la liste des acteurs français baisables. Il va du coup remettre en cause le rôle de père qu'il est en train d'incarner dans le film en cours. Il renversait le côté pépère du tournage en cours. Il va sortir faire un poker, sortir en boîte, prendre la cocaïne, tenter une folie... Et cette crise va bouleverser sa vie professionnelle et personnelle.

On rigole, un peu, on sourit parfois. Mais j'ai ressenti à la fin un certain malaise, une impression de me moquer des malheurs de quelqu'un. La fin, sans vous la révéler, se veut joyeuse mais je l'ai trouvé longue et triste. Les scènes qui m'ont le plus réjouie étaient les rêves musicales de Canet. Marion Cotillard est très drôle tout en étant très juste.

Le film souffre de quelques longueurs. Je ne suis pas contre un humour potache mais la dernière blague tire trop en longueur et alors que j'entendais des rires dans la salle, je ne riais plus du tout. Alors finalement ce film est pas trop mal, mais aurait pu être beaucoup plus drôle.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 19:42

Martin Scorsese souhaitait depuis plusieurs années adapter le roman du catholique japonais, Shūsaku Endō. Le silence du titre est le silence de Dieu face aux souffrances de ses martyres.

Deux prêtres jésuites essaient de retrouver leur mentor au sein d'un Japon hostile. Ils n'ont plus de nouvelles du père Ferreira depuis longtemps et des rumeurs affirment qu'il a renoncé à sa foi et a une femme et un enfant au Japon. Ne voulant pas croire ces rumeurs, Père Garupe et Père Rodriguez partent sur ses traces. Ils se retrouvent sur une île où le christianisme est combattu par la peur et par la torture. De nombreuses difficultés vont bouleverser les croyances pourtant solides des deux pères.

Le film ne se concentre pas tellement sur le duo des pères. Mais au moment de leur séparation, l'histoire se limite à suivre père Rodriguez, joué par Andrew Garfield. Il quitte le père Garupe, joué par Adam Driver. Ils vont rencontrer des japonais convertis au christianisme qui supportent toutes leurs souffrances dans l'attente du paradis. Mais le père s'interroge sur la force de la foi face à la torture. Les autorités japonaises exigent le renoncement de leur foi. Le père Rodriguez a de la pitié pour les paysans et leur conseille de renoncer, tout en gardant une foi intérieure. Mais lui, il va vouloir rester droit dans ses bottes le plus longtemps possible.

Régulièrement au long de son parcours, il va rencontrer Kichijiro, un paysan japonais, renonçant à sa foi chrétienne pour rester en vie alors que sa famille résiste. Il représente une figure rappelant Judas qui passe son temps à trahir le père Rodriguez et à lui demander la confession et l'absolution. Mais sa faiblesse est si grande que le cycle semble sans fin.

Andrew Garfield va au fur et à mesure faire apparaître sur son visage une figure christique. Sa foi semble sans limite. Pourtant toute cette aventure va l'amener à douter, à souffrir, à se sentir coupable. En tant que spectateur, j'ai oscillé entre le reproche du prosélytisme des chrétiens et la violence des autorités japonaises. Ne sachant quelle souffrance est la plus insupportable. Je suis sortie avec des interrogations et j'ai aimé ne pas avoir toutes les réponses. Ce film accompagnera mes réflexions sur la foi encore quelques temps. Martin Scorsese avait provoqué avec "la dernière tentation du christ" où j'étais sortie choquée et bouleversée, obligée de réfléchir à l'humanité de Jésus. Là il ouvre la réflexion sur le martyr et la force de la foi.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:53

Je ne vais pas parler du magnifique film de Jean Renoir, malheureusement. Mais je vais évoquer le spectacle de la Comédie française avec une mise en scène de Christiane Jatahy.

Le spectacle commence par un film de 26 minutes se déroulant à l'extérieur puis à l'intérieur du théâtre de la Comédie française. Le lieu devient à l'occasion le manoir du personnage principal, Robert. Il accueille de nombreux invités dont André Jurieux accueilli en héros. Après le film, Robert s'adresse au public avec un micro. Il lui demande son avis, puis les invités le réclame. L'écran remonte, la scène est nue. Les comédiens boivent, dansent et chantent trois ou quatre chansons. Face à ce début de spectacle, je me sens exclue. Je vois devant moi deux jeunes filles les bras en l'air, souriant et riant. Je trouvais que cela ressemblait à un cabaret bas de gamme et sans intérêt. Peut-être que les comédiens du français s'amusaient mais, moi, je trouvais cela d'un ennui sans nom.

Après ce passage sans intérêt pour l'avancement de l'histoire, on découvre enfin les différentes relations entre les couples et leurs amants respectifs. Du côté des maîtres et du côté des domestiques. Dans le film de Jean Renoir, c'est le cœur de l'histoire, ce parallèle entre les histoires des domestiques et des maîtres. Mais dans la pièce c'est mal fait. C'est comme la chasse dans le film qui est présentée dans la pièce par une course poursuite entre des hommes chasseurs et des femmes déguisées en lapin. La course est illustrée en film avec seulement comme bande-son le souffle accéléré par l'effort et la peur. J'ai trouvé ce passage déplacé et vulgaire.

La fin est encore un film. Les comédiens reviennent sur scène en arrivant par la salle et on voit défiler les crédits des films et du montage comme au cinéma. Dès le début du spectacle, je me suis fait la réflexion que j'avais payé trente euros et franchement c'est hyper cher pour du cinéma, déjà que je refuse de payer dix euros une séance de cinéma. J'accepte de payer plus cher du théâtre pour voir du spectacle vivant, des comédiens sur scène. Des comédiens qui s'expriment, hésitent et nous regardent. L'utilisation du film, de la caméra et d'un drone me donne l'impression que la mise en scène fait joujou avec des gadgets pour paraître moderne. C'est assez ridicule et cela n'apporte rien à mes yeux. Quelle déception ce spectacle. C'est vraiment le genre de théâtre que je déteste.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 17:51

Le musée des arts ludiques propose du 14 octobre 2016 au 5 mars 2017 une exposition sur les dessins animés des studios Disney et la caractéristique du mouvement.

Les premières minutes, je vois avec émotion les dessins de 1931 avec Mickey. Le premier dessin animé créé par Walt Disney et son équipe est un court métrage de Mickey conduisant un train. Déjà et tout de suite du mouvement, Mickey siffle, danse et le train qui lui répond. Déjà de la musique. Les studios Disney ont toujours voulu être à l'avant garde de ce nouvel art.

En 1935, Walt Disney écrit : « Je sens que nous ne pouvons assurément pas faire de choses merveilleuses, basées sur le réel, à moins de connaître d’abord le réel ».

Dans chacun de ses dessins animés, il demande à obtenir un réalisme qui permet à tous les spectateurs d'y croire sans remettre en cause les propositions fantastiques. Par exemple, pour Bambi, pour les 101 Dalmatiens, pour le roi Lion, l'équipe de dessinateurs a vu les animaux en vrai. Ils ont réalisé plusieurs croquis pour s'approprier les positions, les attitudes et les caractéristiques des animaux. Cela donne un rendu des plus réalistes.

Je passe de salle en salle découvrant les différents dessins animés à travers le temps et les avancées technologiques. J'avoue que mon dessin animé est et restera "la Belle et la Bête". Alors j'ai ressenti des frissons dans cette salle. En plus, ils ont fait un focus sur la scène du bal. C'était fabuleux de découvrir le travail derrière cette mythique. J'ai aussi énormément aimé le film Zootopie et dans l'exposition, il est expliqué le travail de création d'animaux avec des aspects humains les plus crédibles possibles.

L'exposition se finit sur le dernier film sorti Vaiana, avec finalement peu d'information sur ce dernier film, qui, il faut l'avouer, est vraiment dans la lignée des films Disney classiques. Ensuite, un montage d'extraits des nombreux Disney est projeté, une jolie conclusion.

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