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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 23:18

A l'origine un film de Vincente Minelli avec Gene Kelly, Un Américain à Paris est devenu une comédie musicale. Le spectacle ira sur Broadway à partir de mars 2015.

L'histoire se situe à la fin de la seconde guerre mondiale. Jerry Mulligan s'installe à Paris en tant qu'artiste peintre. Il est soutenu par Mlle Davenport, une riche américaine qui va essayer de lui faire rencontrer les bonnes personnes. Jerry tombe amoureux d'une danseuse, Lise. Elle est très convoitée car Henri un artistocrate parisien et Adam, un compositeur juif américain sont également épris de la jeune parisienne. Cette tension amoureuse se dénouera avec de longs moments de danse.

Je reprochais au film quelques longueurs, notamment les moments dansés sont assez longs. Sur scène, la sensation n'est pas la même. La danse est vraiment belle. Les danseurs semblent voler dans les airs. Par contre, mettre sur scène un film est un vrai défi, il faut pouvoir changer de décors en quelques secondes. Et là il y a eu de vraies prouesses techniques. Pour ajouter à la mise en scène, ils ont utilisé la vidéo en fond de scène et c'est vraiment un plus, magique.

Le petit regret, c'est qu'il n'y a pas une chanson qui nous reste entre les oreilles, un refrain entêtant comme on peut en trouver dans Chantons sous la pluie. Le spectacle est vraiment beau et s'axe essentiellement sur des danses et des tableaux visuels de grande beauté

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 10:08

Du vendredi 14 au dimanche 16 novembre 2014, la maison de la Radio ouvre ses portes après plusieurs années de travaux. L'occasion d'émission en public, de concerts classiques ou électros. Mais ce sera surtout l'occasion de l'inauguration de l'auditorium, une nouvelle salle de concert pour découvrir les œuvres jouées par l'orchestre nationale de France et l'orchestre philharmonique de Radio France.

Découvrez tout le programme sur le site de RadioFrance.

A mes yeux, c'est un monument parisien, la Maison Ronde. J'ai effectué mon premier stage de journalisme dans la rédaction nationale de France Bleu en 2003. Et j'étais impressionnée d'apprendre mon rêve de journaliste dans ce lieu mythique. Pendant mes trois mois de stage, j'ai profité de quelques moments de libre pour marcher dans ces couloirs sans fin car étant toujours en virage. J'ai adoré me perdre dans ces couloirs. J'ai aussi des souvenirs de fous rires, de stress, de moments de détente à la cantine du dernier étage. La radio nous offre des voix et je mettais des visages sur toutes ces voix. J'ai eu l'occasion d'assister à une conférence de rédaction de France Inter. J'étais comme une petite souris et je me régalais d'entendre tous ces journalistes débattre des sujets du jour. J'espère que toutes les modifications du lieu ne vont rien enlever à la magie.

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Lili, la Freudreuse - dans Actualités
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:13

L'histoire est résumé dans le titre. Une fille est partie ou disparue. Est-elle morte ? enlevée? Où est-elle ? Pourquoi son corps n'est pas retrouvée ? Son mari est-il coupable ? Son attitude semble suspecte mais aucun indice semble aider les policiers à éliminer une piste.

Si vous voulez voir le film, surtout ne sachez rien de plus. Il faut découvrir les rebondissements de ce scénario haletant. A l'origine c'est un roman de Gillian Flynn. Le film mêle une critique acerbe du couple mais surtout ce qui m'a intéressé, c'est la pression médiatique dans l'enquête. La présence des médias (journalistes et aussi éditorialistes) ont une importance capitale dans l'histoire. C'est une vraie réflexion qui s'ouvre à propos de nos jugements sur les affaires judiciaires présentés dans les médias. On choisit une image, on l'extrait et on arrive à lui faire dire ce qu'on veut. Il y a de la manipulation de la part des personnages mais aussi du réalisateur. Cela donne un film barré et retors. La mise en scène sublime les acteurs et l'histoire. La tension est présente de bout en bout, on n'arrive pas à imaginer quelle peut être la fin.

On sent la lignée avec Fight club, avec de la baston en moins et de l'humour glaçant et du cynisme en plus. David Fincher a choisi ce scénario pour la complexité des personnages et pour les sujets de société abordés. Les deux acteurs principaux, Ben Affleck et Rosamund Pike sont très justes. Mais Rosamund Pike rappelle les héroïnes d'Alfred Hitchcock, des beautés froides mais avec une modernité et une intelligente effrayante. Cela donne un film vraiment très très bon, aussi bon que Fight Club, et si on trouve quelques critiques ou incohérentes, tant mieux, cela marque et fait penser au film encore et encore.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 23:18

Je suis une habituée des œuvres de Woody Allen. J'avais moins accroché avec Blue Jasmine, qui m'a semblé plus éloigné des aspects que j'aimais dans ces films précédents. Magic in the moonlight est vraiment dans la veine des œuvres légères, drôles tout en étant profondes.

C'est l'histoire d'un anglais qui se déguise en chinois pour faire son spectacle de magie. Un de ses vieux amis l'invite à venir dans le sud de la France pour démasquer une medium qui va épouser un jeune homme de bonne famille. La mère de famille aime rentrer en contact avec son défunt mari via la medium.

Le film se situe dans les années 20-30, dans une ambiance jazzy. On apprécie les virées en vieille voiture dans les paysages de la côte d'Azur. Cette ambiance me plait tellement. J'ai eu un petit sourire tout le long film. J'ai ri à d'autres moments et été émue à d'autres. C'est un joli film qui aborde des sujets sérieux. En effet, on parle de croyances, de scepticisme mais aussi de la mort, de la vie, de visions de la vie.

C'est un plaisir de voir sur écran, Simon Mcburney et Colin Firth. Je suis moins fan d'Emma Stone, avec son air de petite poupée, une sorte de sainte nitouche, menteuse et manipulatrice. En même temps, je ne l'ai pas vu dans beaucoup d'autres films. Mais j'ai vraiment pas accroché à son jeu. Cela n'a tout de même pas gâché mon plaisir de découvrir ce joli film que je conseille à tous.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:14

Après Töchter, parlons maintenant d'une relation entre une mère et son fils. Un fils, il faut le dire pas facile à gérer. Le film commence par les images de sa mère qui vient le chercher dans le foyer parce qu'il a mis le feu à la cantine. Elle éprouve à la fois de l'appréhension de le revoir à la maison et un plaisir de retrouver son gars.

Le film ne s'attache pas tant que ça à essayer d'expliquer ses accès de violence ni son amour débordant. Bien sûr, la mère tente d'expliquer son attitude par une prédisposition et un déclenchement par la mort du père. Mais ce n'est pas le centre du film. Le centre du film selon moi c'est la rencontre avec la voisine d'en face. Une voisine, elle aussi, abîmée par la vie. Elle a un bégaiement depuis quelques années. Elle ne peut plus exercer son métier de professeur. Un trio va se former. Un trio disparate mais qui va se faire du bien. Ils vont avoir ensemble des moments planants de laisser aller. Xavier Dolan a limité l'écran à un carré la plupart du temps sauf dans ces moments d'évasion où l'écran s'agrandit. Les comédiens incarnent dans toute l'amplitude des sentiments ces personnages entiers.

Comme le film a reçu le prix spécial du jury à Cannes, et que les échos étaient vraiment élogieux, nous sommes allés au cinéma avec une certaine exigence. De mon côté, j'ai aimé. Le film n'essaie pas d'analyser, nous fait ressentir. Et cela m'a troublé et touché. J'ai adoré que le film m'offre l'occasion de me poser des questions sur les pourquoi du comment, des questions sur la famille, sur le rapport enfants/parents...

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 22:39

David Buniak a vécu ce samedi soir, un spectacle un peu particulier. Au théâtre BO St Martin, le spetacle précédent a subi un retard de 30 minutes à cause d'un VIP. C'est ce que nous avions entendu en faisant la queue. Puis à la sortie, j'ai reconnu Thomas Langmann, connu pour avoir reçu l'oscar, le césar, le BAFTA et le Golden Globe pour the Artist en tant que producteur. Les comédiens ont dû avoir une lueur d'espoirs de travailler avec lui dans le futur. Du coup, le spectacle de David Buniak prévu à 20h15 à commencer à 20h45. Comme habituellement, il y a un spectacle après lui, il est monté sur scène en se mettant une pression supplémentaire. Cela s'est senti par des mots bafouillés et quelques moments où il a perdu sa concentration.

Le spectacle raconte la perte de mémoire de James Borne, agent secret. Il se rappelle toutefois quelques rencontres et David Buniak interprête alors les personnages. Il est bon comédien. Plutôt drôle, il établit assez facilement un contact avec le public. Il a annoncé à la fin de son spectacle que le samedi suivant, des nouveautés seront intégrées.

Théâtre Bo St Martin, 19 boulevard St Martin, 75003 Paris

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 20:37

Rodolphe Sand, la quarantaine, arrive en tutu en faisant quelques pas de danse sur la scène du théâtre Le Petit Palais des Glaces. Dans ce one-man-show, il nous raconte sa vie, de la danse à son envie d'enfant en passant par le dico-danse ou les films qui ont eu la Palme d'or à Cannes.

Le spectacle, selon moi, comporte deux auteurs. Il y a l'histoire personnelle de Rodolphe et des sketchs sur le cinéma ou sur la danse. Dans l'ensemble, le spectacle est drôle, un peu provocant mais aussi un peu militant. Et finalement j'avoue que le côté militant m'a quelque peu dérangé. Je n'ai pas rigolé pendant le sketch sur l'adoption des petits Africains ou encore sur le sketch sur la GPA.

Rodolphe Sand est un très bon comédien. La mise en scène est efficace et le texte est bien ficelé. C'est un spectacle que je recommande. Il est vraiment bien, mais je le déconseillerais aux manifestants de la manif pour tous...

A 18h, Petit Palais des Glaces, 37 rue du faubourg du temple, 75010 Paris

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 17:16

Töchter signifie Filles en allemand. Une amie et moi sommes allées au festival du cinéma allemand. Nous avons sélectionné ce film, un peu par hasard, parce que l'horaire nous convenait. J'avais regardé la programmation sans trop savoir comment choisir...

Le film raconte l'histoire d'Agnès qui part à la recherche de sa fille Lydia, fugueuse. Les premières images sont assez glauques. En effet, elle a été appelée pour reconnaître un corps. Mais ce n'est pas sa fille. Elle va arpenter les rues de Berlin, des quartiers parfois loin de son univers pour essayer de la retrouver. Elle va faire la rencontre d'une SDF s'appelant Inès. C'est cette relation pleine d'ambiguité qui va être au coeur du film.

Inès parle beaucoup plus que Agnès parfois pour brouiller les pistes. Connait-elle Lydia ? La rencontre serait-elle vraiment fortuite ? Ne se sert-elle pas de la détresse de cette mère pour combler son manque affectif, son manque de nid douillet, son manque d'amour ? Parfois, on dirait qu'elles s'affrontent et d'autres fois on dirait qu'elles prennent soin l'une de l'autre.

Comme d'autres oeuvres allemandes que j'ai vues, ce film comporte du nu (sans pudeur, sans gêne, typiquement allemand, je trouve). C'est un film assez lent, avec beaucoup de gros plan, d'autres plans où la caméra suit seulement Agnès roulant à la recherche de sa fille. J'ai ressenti quelques longueurs. Et la fin surprend comme une claque. L'ambiguité des relations entre ces deux femmes m'a vraiment intéressé. La caméra était comme tendre avec ces abimées de la vie. Cela nous pousse à éprouver de la tendresse pour ces deux forts caractères. Un film sur les femmes par une femme, Maria Speth.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 20:35

Si on devait résumer cette pièce, en fait, c'est le procès d'un noir qui a tué une blanche et qui est jugé par des noirs déguisés en blancs. Ca va, je suis assez claire ? Jean Genet avait reçu une commande pour écrire une pièce de théâtre pour des comédiens noirs. Après un premier refus, il finalement écrit Les Nègres, qu'il surnommera une clownerie. C'est une pièce multiple et complexe avec différents niveaux de jeux. Les comédiens incarnent un personnage mais aussi représentent une partie de la société.

La mise en scène de Bob Wilson commence dans le silence. Un silence de mots mais pas de sons. Des sons qui explosent et un fond de scène mouvant. Juste un homme nous regarde pendant d'autres se font tirer dessus. Ensuite, la scénographie se décompose en deux niveaux : en haut le jury du tribunal et en bas on célèbre l'enterrement de la victime. C'est l'occasion de parler de tous les clichés et les a priori sur l'autre. Bob Wilson joue beaucoup aussi avec les couleurs et les sons. Il y a sur scène une guirlande lumineuse orange, qui parfois me faisait à des barbelés. Sur scène, se ballade un saxophoniste. En fond de scène, on aperçoit des palmiers rappelant les boîtes de jazz. D'ailleurs, les comédiens chantent et dansent de petits moments. Des moments de légèreté dans une ambiance assez lourde où évoque meurtre, viol et racisme.

A la fin du spectacle, je n'ai pas su dire si j'ai aimé ou pas. Je n'ai pas trop le jeu du jeune comédien, je trouvais que sa diction rappelait les étudiants du conservatoire de théâtre. C'est avec le recul que je me suis rendue compte que le spectacle m'a marqué et qu'il est fort à la fois sur le plan du texte et de la forme. Alors, je conseillerai le spectacle aux personnes connaissant l'oeuvre de Jean Genet ou celle de Bob Wilson et aimant les pièces modernes et provoquantes.

Les Nègres de Jean Genet

Mise en scène par Robert Wilson

Du 3 octobre au 21 novembre 2014. Plus d'informations sur le site du théâtre de l'Odéon

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 19:47

A mes yeux, la Comédie française est et reste un lieu mythique. Je suis arrivée près de 40 minutes avant le début de la pièce. La salle était encore vide et j'avais plaisir à regarder le plafond, les ouvreuses en action, les gens s'installer. J'étais au poulailler et à côté de moi s'est installé un groupe de jeunes allemands.

La pièce a commencé sans les trois coups du brigadier (le seul petit détail manquant à ma soirée théâtre). Et les premiers temps, je me suis inquiétée. Je n'arrivais pas à comprendre les paroles de la grand-mère. Le vieux français ou les alexandrins, je ne saurais expliquer ce qui coinçait mais je n'arrivais pas à suivre. Puis le personnage de Dorine est arrivée sur scène. La comédienne Cécile Brune m'a tout de suite réconciliée avec le texte de Molière. Elle incarnait le personnage, nous racontait l'histoire et nous a tous pris par la main pour nous entraînait dans cette histoire. Dorine est la suivante de Mariane, la fille d'Orgon. Tartuffe est installé chez Orgon qui boit ses paroles et le place sur un piedestal. A tel point qu'Orgon va organiser le mariage de sa fille Mariane avec Tartuffe et qu'il va lui léguer tous ses biens. L'entourage d'Orgon, sa fille Mariane, la servant Dorine et sa femme Elmire vont tout faire pour ouvrir les yeux d'Orgon et empêcher le mariage. Mariane est amoureuse de Valère (personnage particulièrement drôle dans cette version de la Comédie française). Tartuffe est interprêté par Michel Vuillermoz et Orgon par Dider Sandre, deux grands noms du théâtre. C'est un plaisir de les voir sur scène, mais sincèrement tous les comédiens sont excellents, juste un bémol sur la mère d'Orgon, ayant un phrasé pas facile à suivre.

La mise en scène est signée Galin Stoev. Deux panneaux sont placés en V et semblent avoir des mirois, mais en fait il y a un trou permettant de suivre les personnages sortant de scène et créer des espaces de jeu supplémentaires. Sur le placement des comédiens, c'était assez classique sans avoir beaucoup de sens et d'intérêt. J'ai beaucoup aimé les costumes. Ils semblent très traditionnels, de longues robes trainant sur le sol, mais en même temps ils ont une touche moderne.Mais tous les personnages sont bien habillés et du coup à part Tartuffe en noir, il n'y a pas de représentation des statuts sociaux. Ce qui était présent dans les travaux de Molière.

Le bilan est mitigé. Le meilleur est le coeur de la pièce. Le début de la pièce n'est pas très claire et la fin est elle aussi un peu complexe. Cela rappelle les dissertations où on a du mal à écrire l'introduction et la conclusion mais le coeur de la rédaction en vaut le coup. Et puis Tartuffe c'est un classique de Molière  ! Le regret est vraiment au niveau de la mise en scène.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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