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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 20:11

Peintre anglais, John Mallord, William Turner est connu pour ses tableaux de paysages marins et ses couleurs. Je ne connaissais pas le personnage mais quelques-unes de ces peintures. L'histoire se déroule dans l'Angleterre du XIXème siècle. Une période très intéressante, une période où l'industrie se développe, où les trains vont s'installer dans la campagne, où on teste les premières photographies... On suit le peintre sur une période assez longue de sa vie. Il peint sans avoir besoin de gagner de l'argent. Il n'est pas le besoin comme d'autres peintres. Il vit avec son père et sa bonne. Il prend l'habitude de passer quelques jours dans une ville du bord de mer. Au point qu'il s'attache à l'aubergiste et va s'installer avec elle.

Dans le film, on sent que les relations sociales ne sont pas simples pour lui. Il grogne beaucoup, parle peu. Il est admiré par certains et détesté par d'autres. En sortant du cinéma, je me suis posée la question : comment un peintre sait si ton tableau est beau ? Dans le film, il échange sur l'art avec un jeune homme qui a acheté une de ses toiles. Le jeune homme dénigre un autre peintre et Mr Turner défend son collègue. Il en vient à s'interroger sur les goûts de ce jeune homme qui pourtant aime ses toiles.

J'avais voulu voir ce film pour l'ambiance, pour les couleurs et pour essayer de ressentir le processus de création du peintre face aux toiles vides et à la nature incroyablement belle. De ce point de vue là, je n'ai pas été déçue. Je n'ai pas trop accroché sur l'ambiance musicale. Dans les aigues. Avec juste des notes de musique classique lentes. Un peu sans fin, je trouve. Les personnages sont assez finement décrits. Il ne semble pas attaché à une femme mais surtout à son père. En tant que spectatrice, je ne me suis pas attachée à ce Mr Turner, j'ai même trouvé un peu long le film. Sans trop savoir où on allait. Mais malgré ces défauts, j'ai apprécié cette oeuvre et je la recommanderais aux amateurs d'art.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 22:36

Texte de Michele Lowe

Adapation et mise en scène : Sally Micaleff

Avec Pascale Arbillot, Anne Charrier et Valérie Karsenti

Comme chaque mois, la même bande d'amis se retrouvent pour dîner. Les trois femmes sont dans la cuisine en train de papoter. Elles se racontent les dernières nouvelles. Jay est poursuivi pour détournement d'argent, Marty trompe Debra et Molly souhaite très fort avoir un bébé mais Danny ne lui fait plus l'amour. Alors elle voit Jacob.

Elles sont amies depuis le lycée et ont pris des parcours différents. Elles se taquinent et se soutiennent. Pendant ce temps-là, les hommes jouent au golf dans le salon. Jay a acheté il y a un mois une chambre froide au sous-sol et il va faire visiter cette chambre froide à ses amis, mais la porte se referme sur eux et ils se retrouvent enfermés. La question se pose alors de trouver la clé, de contacter les pompiers ou de ne rien faire.

Les trois comédiennes sont vraiment excellentes. La mise en scène est simple mais efficace. Tout se déroule dans la cuisine de Debra. L'ilot central va se retrouver côté jardin pour bloquer la porte allant au salon à cause de tensions avec le jeu de golf. Puis la pièce avance, plus le plateau se vide. Cela permet à la parole et aux disputes de prendre de l'ampleur.

Un pièce drôle, d'un humour piquant et souvent noir.

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 20:17

Ce n'est pas un film sur une bande de filles mais une fille qui entre dans une bande de filles. Marieme vit en banlieue. Elle est en troisième. Mais on lui refuse de redoubler, encore et aussi de passer en seconde. Elle refuse d'abord de suivre les filles. Mais elle choisit de les suivre pour se faire remarquer par un garçon. Elle les suit dans les petits méfaits, rackets, vols et autres larcins. Elles se paient une chambre d'hôtel, se déroule la scène de karaoké sur Diamonds de Rihanna. Elle s'éclate mais quand elle rentre chez elle, ce n'est pas la fête. Sa mère passe son temps à travailler. Le père est absent, le frère violent, petite soeur entre dans la puberté et la plus petite a besoin d'attention.

La question que je me suis posée tout au long du film a été par Meriem aux autres membres du groupe : où ca va les mener ? quel est leur avenir ? C'est bien beau de vouloir s'éclater. Et après ? Elle fait des choix. Elle essaie tant bien que mal de les assumer. Avec ses trois copines, elle change de coupe de cheveux, ose se battre, danser, voler, dealer, baiser... Alors pour elle cette bande de filles lui donne l'impression qu'elle se révèle et qu'elle lui donne de l'assurance.

Avec mes yeux de petite bourgeoise parisienne, voir cet itinéraire parait si loin de ma réalité, mais je sais bien que cela n'est pas hors de la réalité. Cela change des films où on se focalise sur le banlieusard qui réussit et qui quitte sa banlieue pour de meilleurs lendemains. Là on nous montre une vie dure cruelle et sans pitié.

La réalisatrice Céline Sciamma a quelques tics de montage et de réalisation, que je n'ai pas toujours trouvé des plus pertinent. Elle abuse de noirs avec fonds musicaux qui m'ont semblé sans sens et sans intérêt. Un autre truc, elle adore les gros plans. Un peu trop même. Le film est bien ficelé, intéressant malgré les quelques reproches formulés.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 23:18

A l'origine un film de Vincente Minelli avec Gene Kelly, Un Américain à Paris est devenu une comédie musicale. Le spectacle ira sur Broadway à partir de mars 2015.

L'histoire se situe à la fin de la seconde guerre mondiale. Jerry Mulligan s'installe à Paris en tant qu'artiste peintre. Il est soutenu par Mlle Davenport, une riche américaine qui va essayer de lui faire rencontrer les bonnes personnes. Jerry tombe amoureux d'une danseuse, Lise. Elle est très convoitée car Henri un artistocrate parisien et Adam, un compositeur juif américain sont également épris de la jeune parisienne. Cette tension amoureuse se dénouera avec de longs moments de danse.

Je reprochais au film quelques longueurs, notamment les moments dansés sont assez longs. Sur scène, la sensation n'est pas la même. La danse est vraiment belle. Les danseurs semblent voler dans les airs. Par contre, mettre sur scène un film est un vrai défi, il faut pouvoir changer de décors en quelques secondes. Et là il y a eu de vraies prouesses techniques. Pour ajouter à la mise en scène, ils ont utilisé la vidéo en fond de scène et c'est vraiment un plus, magique.

Le petit regret, c'est qu'il n'y a pas une chanson qui nous reste entre les oreilles, un refrain entêtant comme on peut en trouver dans Chantons sous la pluie. Le spectacle est vraiment beau et s'axe essentiellement sur des danses et des tableaux visuels de grande beauté

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 10:08

Du vendredi 14 au dimanche 16 novembre 2014, la maison de la Radio ouvre ses portes après plusieurs années de travaux. L'occasion d'émission en public, de concerts classiques ou électros. Mais ce sera surtout l'occasion de l'inauguration de l'auditorium, une nouvelle salle de concert pour découvrir les œuvres jouées par l'orchestre nationale de France et l'orchestre philharmonique de Radio France.

Découvrez tout le programme sur le site de RadioFrance.

A mes yeux, c'est un monument parisien, la Maison Ronde. J'ai effectué mon premier stage de journalisme dans la rédaction nationale de France Bleu en 2003. Et j'étais impressionnée d'apprendre mon rêve de journaliste dans ce lieu mythique. Pendant mes trois mois de stage, j'ai profité de quelques moments de libre pour marcher dans ces couloirs sans fin car étant toujours en virage. J'ai adoré me perdre dans ces couloirs. J'ai aussi des souvenirs de fous rires, de stress, de moments de détente à la cantine du dernier étage. La radio nous offre des voix et je mettais des visages sur toutes ces voix. J'ai eu l'occasion d'assister à une conférence de rédaction de France Inter. J'étais comme une petite souris et je me régalais d'entendre tous ces journalistes débattre des sujets du jour. J'espère que toutes les modifications du lieu ne vont rien enlever à la magie.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:13

L'histoire est résumé dans le titre. Une fille est partie ou disparue. Est-elle morte ? enlevée? Où est-elle ? Pourquoi son corps n'est pas retrouvée ? Son mari est-il coupable ? Son attitude semble suspecte mais aucun indice semble aider les policiers à éliminer une piste.

Si vous voulez voir le film, surtout ne sachez rien de plus. Il faut découvrir les rebondissements de ce scénario haletant. A l'origine c'est un roman de Gillian Flynn. Le film mêle une critique acerbe du couple mais surtout ce qui m'a intéressé, c'est la pression médiatique dans l'enquête. La présence des médias (journalistes et aussi éditorialistes) ont une importance capitale dans l'histoire. C'est une vraie réflexion qui s'ouvre à propos de nos jugements sur les affaires judiciaires présentés dans les médias. On choisit une image, on l'extrait et on arrive à lui faire dire ce qu'on veut. Il y a de la manipulation de la part des personnages mais aussi du réalisateur. Cela donne un film barré et retors. La mise en scène sublime les acteurs et l'histoire. La tension est présente de bout en bout, on n'arrive pas à imaginer quelle peut être la fin.

On sent la lignée avec Fight club, avec de la baston en moins et de l'humour glaçant et du cynisme en plus. David Fincher a choisi ce scénario pour la complexité des personnages et pour les sujets de société abordés. Les deux acteurs principaux, Ben Affleck et Rosamund Pike sont très justes. Mais Rosamund Pike rappelle les héroïnes d'Alfred Hitchcock, des beautés froides mais avec une modernité et une intelligente effrayante. Cela donne un film vraiment très très bon, aussi bon que Fight Club, et si on trouve quelques critiques ou incohérentes, tant mieux, cela marque et fait penser au film encore et encore.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 23:18

Je suis une habituée des œuvres de Woody Allen. J'avais moins accroché avec Blue Jasmine, qui m'a semblé plus éloigné des aspects que j'aimais dans ces films précédents. Magic in the moonlight est vraiment dans la veine des œuvres légères, drôles tout en étant profondes.

C'est l'histoire d'un anglais qui se déguise en chinois pour faire son spectacle de magie. Un de ses vieux amis l'invite à venir dans le sud de la France pour démasquer une medium qui va épouser un jeune homme de bonne famille. La mère de famille aime rentrer en contact avec son défunt mari via la medium.

Le film se situe dans les années 20-30, dans une ambiance jazzy. On apprécie les virées en vieille voiture dans les paysages de la côte d'Azur. Cette ambiance me plait tellement. J'ai eu un petit sourire tout le long film. J'ai ri à d'autres moments et été émue à d'autres. C'est un joli film qui aborde des sujets sérieux. En effet, on parle de croyances, de scepticisme mais aussi de la mort, de la vie, de visions de la vie.

C'est un plaisir de voir sur écran, Simon Mcburney et Colin Firth. Je suis moins fan d'Emma Stone, avec son air de petite poupée, une sorte de sainte nitouche, menteuse et manipulatrice. En même temps, je ne l'ai pas vu dans beaucoup d'autres films. Mais j'ai vraiment pas accroché à son jeu. Cela n'a tout de même pas gâché mon plaisir de découvrir ce joli film que je conseille à tous.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:14

Après Töchter, parlons maintenant d'une relation entre une mère et son fils. Un fils, il faut le dire pas facile à gérer. Le film commence par les images de sa mère qui vient le chercher dans le foyer parce qu'il a mis le feu à la cantine. Elle éprouve à la fois de l'appréhension de le revoir à la maison et un plaisir de retrouver son gars.

Le film ne s'attache pas tant que ça à essayer d'expliquer ses accès de violence ni son amour débordant. Bien sûr, la mère tente d'expliquer son attitude par une prédisposition et un déclenchement par la mort du père. Mais ce n'est pas le centre du film. Le centre du film selon moi c'est la rencontre avec la voisine d'en face. Une voisine, elle aussi, abîmée par la vie. Elle a un bégaiement depuis quelques années. Elle ne peut plus exercer son métier de professeur. Un trio va se former. Un trio disparate mais qui va se faire du bien. Ils vont avoir ensemble des moments planants de laisser aller. Xavier Dolan a limité l'écran à un carré la plupart du temps sauf dans ces moments d'évasion où l'écran s'agrandit. Les comédiens incarnent dans toute l'amplitude des sentiments ces personnages entiers.

Comme le film a reçu le prix spécial du jury à Cannes, et que les échos étaient vraiment élogieux, nous sommes allés au cinéma avec une certaine exigence. De mon côté, j'ai aimé. Le film n'essaie pas d'analyser, nous fait ressentir. Et cela m'a troublé et touché. J'ai adoré que le film m'offre l'occasion de me poser des questions sur les pourquoi du comment, des questions sur la famille, sur le rapport enfants/parents...

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 22:39

David Buniak a vécu ce samedi soir, un spectacle un peu particulier. Au théâtre BO St Martin, le spetacle précédent a subi un retard de 30 minutes à cause d'un VIP. C'est ce que nous avions entendu en faisant la queue. Puis à la sortie, j'ai reconnu Thomas Langmann, connu pour avoir reçu l'oscar, le césar, le BAFTA et le Golden Globe pour the Artist en tant que producteur. Les comédiens ont dû avoir une lueur d'espoirs de travailler avec lui dans le futur. Du coup, le spectacle de David Buniak prévu à 20h15 à commencer à 20h45. Comme habituellement, il y a un spectacle après lui, il est monté sur scène en se mettant une pression supplémentaire. Cela s'est senti par des mots bafouillés et quelques moments où il a perdu sa concentration.

Le spectacle raconte la perte de mémoire de James Borne, agent secret. Il se rappelle toutefois quelques rencontres et David Buniak interprête alors les personnages. Il est bon comédien. Plutôt drôle, il établit assez facilement un contact avec le public. Il a annoncé à la fin de son spectacle que le samedi suivant, des nouveautés seront intégrées.

Théâtre Bo St Martin, 19 boulevard St Martin, 75003 Paris

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 20:37

Rodolphe Sand, la quarantaine, arrive en tutu en faisant quelques pas de danse sur la scène du théâtre Le Petit Palais des Glaces. Dans ce one-man-show, il nous raconte sa vie, de la danse à son envie d'enfant en passant par le dico-danse ou les films qui ont eu la Palme d'or à Cannes.

Le spectacle, selon moi, comporte deux auteurs. Il y a l'histoire personnelle de Rodolphe et des sketchs sur le cinéma ou sur la danse. Dans l'ensemble, le spectacle est drôle, un peu provocant mais aussi un peu militant. Et finalement j'avoue que le côté militant m'a quelque peu dérangé. Je n'ai pas rigolé pendant le sketch sur l'adoption des petits Africains ou encore sur le sketch sur la GPA.

Rodolphe Sand est un très bon comédien. La mise en scène est efficace et le texte est bien ficelé. C'est un spectacle que je recommande. Il est vraiment bien, mais je le déconseillerais aux manifestants de la manif pour tous...

A 18h, Petit Palais des Glaces, 37 rue du faubourg du temple, 75010 Paris

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