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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:47

Dans une librairie d'Avignon, je vois sur un présentoir le livre de J.M. Coetzee intitulé "L'enfance de Jésus". Je l'ai acheté juste parce que le titre m'interrogeait et que l'écrivain avait reçu le prix Nobel de littérature. J'ai aimé son écriture. Ce roman parlait de l'émigration par le prisme d'un homme et d'un enfant. Ce n'est pas son enfant mais il souhaite l'aider à trouver ses parents. Il choisit en réalité une femme sur son instinct et décide qu'elle sera sa mère adoptive. Une nouvelle famille se crée, un lien se crée. Mais l'évolution de leur relation m'a déplu parce que l'enfant devient capricieux et gâté. La fin du livre m'a laissé un goût amer.

Alors je décide d'acheter un autre roman du même auteur : Disgrâce. Ce roman parle de deux types de disgrâce : une réputation et un corps. C'est un livre fort parfois troublant. Un professeur doit quitter son poste à l'Université du Cap car une étudiante le poursuit pour harcèlement. Il se réfugie chez sa fille qui est fermière, gère un chenil et vend des fleurs au marché. Ils se font agresser dans la maison de sa fille. Comment réagir après ça ?

Ce livre fait ressentir une violence et le traumatisme de l'agression. Qu'elle soit verbale ou physique. Il ne donne pas de leçon. Il ne juge pas. Il aborde sans faire un long discours le fossé entre blancs et noirs. Il n'y a rien d'explicite sur ce sujet mais on le ressent, on le vit, on le perçoit, on l'expérimente. Son écriture n'est ni froide, ni larmoyante. Il nous émeut. Il est probable que j'essaie encore de découvrir d'autres histoires de cet auteur qui n'a pas volé son prix Nobel.

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Lili, la Freudreuse - dans Littérature
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 15:40

Un film allemand sur l'après-guerre est rare et fort. Le scénario romance une histoire vraie, celle de plusieurs procureurs allemands qui ont poursuivi en justice les soldats et les administrateurs du camp Auschwitz. Dans le film, le choix a été fait de réduire à une figure emblématique secondée par un autre homme et une secrétaire ce combat difficile. Un combat dénonçant l'ampleur du nazisme dans la population et l'administration allemande. L'acteur choisi, Alexander Fehling, a parfois des airs d'acteur américain et d'autres fois de nazi. Il donne beaucoup de profondeur à son personnage. Le fait d'ajouter une romance à l'histoire donne un peu de légèreté à un film qui aborde des thèmes lourds et forts. C'est bien construit et très touchant.

En sortant du film, on se pose beaucoup de questions. N'étant pas un film larmoyant, il ouvre notre réflexion sur notre place et notre conscience dans de telles situtions. Aurait-on obéi aux ordres ? Aurait-on lutter contre la barbarie ? Quelle aurait été notre capacité de recul, de refus et de rébellion ? Et comment travailler, comment la société entière peut vivre 10 ou 20 ans après ? Quel enseignement transmettre aux plus jeunes ? Un film à montrer à tout le monde.

Alexander Fehling

Alexander Fehling

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:32

Une conférence sur les comédies musicales américaines est proposée à la Philharmonie de Paris par Patrick Niedo. Pendant deux heures, il a évoqué l'histoire des comédies musicales américaines.

Les premiers spectacles étaient proposés dans la langue des migrants (yiddish, néerlandais ou italien par exemple). Les premiers lieux étaient en bois et brûlaient facilement. On se situe dans les années 1830-50. Dans la deuxième partie du XIXème siècle, commencent des constructions en pierre d'établissement plus grand. Dès 1830, il existe des spectacles itinérants dans des versions vaudevilles où se mêlent plusieurs troupes et donc plusieurs arts (cirque, poésie, danse...) La guerre de sécession entre 1861 et 1865 va accélérer le développement du chemin de fer, ce qui va permettre aux troupes de partir en tournée. Le XIX ème siècle représente une période d'extravagances avec plus de 200 personnes sur scène. En 1866, le spectacle intitulé "The Black Crook" réunit plus d'une centaine de danseurs. C'est un spectacle sans histoire avec des girls et des bribes de spectacle. C'est seulement à la fin du XIXème siècle qu'on commence à écrire des spectacles en anglais. Sur la 14ème rue se sont installés les premiers théâtres respectables où les femmes peuvent y assister (sans trop de nus par exemple). Oscar Hammerstein, fabricant de cigares, a construit en 1895 un opéra de 3500 places, l'Olympia, situé sur Time Square. Le quartier des théâtres va prendre le nom de l'avenue de Broadway, ancien chemin indien qui est en diagonale et coupe la 7ème avenue sur Time Square.

Les comédies musicales américaines se sont inspirés des opérettes anglaises et françaises, comme les oeuvres de Offenbach ou celles de Gilbert et Sullivan. En avril 1915, Jérôme Kern va adapter des opérettes anglaises pour le public américain. Richard Rodgers a écrit une cinquantaine de spectacles. Burt Williams est le premier chanteur noir à monter sur scène avec l'impulsion de Florian Ziegfeld. En 1927, Showboat est créé par le duo Jérôme Kern et Oscar Hammerstein, le petit fils du constructeur de l'Olympia. Florian Ziegfeld est le producteur de ce spectacle. Une comédie musicale est née, une pièce de théâtre en musique où les chansons font avancer l'action ou expliquent la psychologie du personnage. D'autres spectacles verront le jour, notamment Porgy and Bess, par Gerschwin en 1935. Mais la dépression qui fait suite à la crise de 1929 et la concurrence du cinéma rendent la vie difficile à cette nouvelle forme de spectacle. En 1936-37, le chorégraphe George Balanchine va travailler avec Rodgers et Hart. C'est la première fois qu'un ballet est intégré.

L'âge d'or des comédies musicales débute avec Oklahoma ! en 1943, spectacle qui ose utiliser une voix en off pour la première fois. L'histoire se base sur un couple principal sérieux et un couple secondaire plus comique et plus léger. Carousel en 1945 est un gros succès américain et représente une consolation pour la mort de Roosevelt. Le pique de l'âge se situe avec trois spectacles : My fair lady, West Side Story et La Mélodie du Bonheur. Dans West Side Story, la chorégraphie fait avancer l’action, un fait unique dans l’histoire des comédies musicales (scène d’ouverture). La conclusion de l’âge d’or se fait avec trois spectacles : Hello Dolly, Funny Girl et Un violon sur le toit. Ces années 1960 sont marquées par les chorégraphes Jérôme Robbins et Bob Fosse. Hair en 1967-68 avec un style plus rock est monté off Broadway et contient pour la première fois une scène de nu. Après l’année 1975, année de Chicago et de Chorus Line, les créations américaines se font plus rares. C’est en Angleterre dans les années 1980 que de nouvelles créations vont apparaître avec Cats ou Les Misérables Le Fantôme de l’Opéra ou Miss Saigon par exemple. Deux grands noms vont marquer cette époque : Andrew Lloyd Weber et Cameron Macintosh. Les années 1990 seront marquées par l’arrivée des productions Disney : La Belle et la Bête, Le roi Lion, la petite sirène, Aladin. De nos jours, l’histoire des comédies musicales est marquée par des spectacles comme Once, l’éveil du Printemps, American idiot, Rent de Jonathan Larsen. Patrick Niedo finit sa conférence avec un pari sur le prix Pulitzer 2016 pour Hamilton.

Conférence vu à la Philharmonie de Paris dans les cycles de Culture Musicale

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Lili, la Freudreuse - dans Actualités
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 18:01

Eddie Marsan incarne John May dont le métier de retrouver la famille des personnes qui sont décédées seules. Il s'implique dans son travail et fait preuve de minutie. Il pourrait mettre être qualifié de maniaque ou nous faire penser qu'il a des troubles obsessionnels compulsifs. Mais le réalisateur comme l'acteur nous rendent le personnage si tendre et nous proposent un film si poétique qu'on ne pense à tout ca. On lui annonce que son service va être fusionné et que son enquête sera sa dernière. Il va se donner à fond pour ces dernières funérailles, il ne soit pas seul à rendre hommage au défunt. Il va à cette occasion faire des rencontres touchantes.

Le film est vraiment beau et touchant. Très poétique. J'ai beaucoup aimé. J'ai eu la larme à l'oeil à la fin. Le film tourne exclusivement autout de ce personnage de John May et pourtant lui ne s'occupe que des morts et de leur famille. Ce n'est pas du tout glauque, loin de là. Il est attentionné et à l'écoute et pour les morts, il organise des funérailles même si il y va seul. Je me suis posée la question des différences culturelles entre les anglais et nous. Ont-ils un rapport différent aux funérailles ? à la mort ? aux tombes ? Je n'ai pas les réponses à ces questions.Mais j'ai quand même pas l'impression que nous soyons si différents sur cette cérémonie. C'est d'autant plus touchant. C'est un film vraiment très beau et émouvant.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 15:15

Après avoir mangé dans des restaurants chinois et japonais (en excès), je tente pour la première fois de goûter la nourriture tibétaine. Ma mère et moi n'avons pas pris des risques en tentant des plats inconnus au bataillon. Nous avons choisi un menu express midi avec un plat et un café. Nous avions un peu peur pour l'heure car le train était dans l'après-midi. Maman a choisi du boeuf avec des nouilles et moi du boeuf aux légumes accompagé de riz. Quand l'assiette est arrivée, cela sentait bon. J'ai discuté à la fin avec la serveuse pour savoir d'où venait ce parfum. J'avais reconnu dans l'assiette la coriandre. Il y avait également de l'ail et du gingembre. L'assiette contenait du boeuf en lamelles fines, avec des légumes coupés en julienne. Des légumes nombreux, champignons, chou-fleur, haricots verts, carottes... C'était vraiment bon. Je n'ai pas fini mon assiette. L'assiette et un café coûtent 9 euros. Il y avait d'autres menus avec entrée plat et dessert mais on ne sait pas ce qui se cache derrière les noms des entrées et desserts. Mais une assiette nous a suffit. Avec une bière asiatique, l'addition nous est revenue à 22 €. C'est correct, même si je me passerai bien des sons de voix grave et de la déco tibétaine. Ce n'est pas de mon goût. En tout cas, c'est sympa de manger asiatique en changeant des classique chinois et japonais.

24 rue Traversière, 75012 Paris

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Lili, la Freudreuse - dans Gastronomie
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:04

J'allais au cinéma par envie de voir un film divertissant avec action et humour. Et je n'ai pas été déçue. Je me suis régalée ! Kingsman est un film d'espionnage avec beaucoup d'actions qui évoque la violence en image et en réflexion. Le petit bonheur en plus, c'est que ce film étant britannique, il y a de l'énergie, du chic et de l'humour.

Quelques mots sur l'histoire, en fait sur les histoires. D'un coté, Kingsman doit recruter une nouvelle recrue et de l'autre lutter contre un méchant. Cela permet de présenter les exigences pour devenir un bon espion tout en ayant l'action contre le méchant qui zozotte. Les recrues sont peut-être légèrement caricaturées avec un face à face bourgeois entre prolétaires. Mais cela fonctionne quand assez bien. Voire très bien.

Le film est moderne, énergique et esthétique. Les séquences de bagarre sont violentes mais pas trash. On ne cherche pas à nous choquer, mais on esthétise les mouvements et les coups. L'humour présent par touches allège un film dit d'espionnage qui pourrait trop se prendre au sérieux. Cela m'a rappelait le film Les Gardiens de la Galaxie, par l'ambiance mêlant action, humour et musique rétro. Dans les deux films, tu sors de la salle de cinéma avec le sourire et en ayant passé un excellent moment de divertissement. Si on veut réfléchir, Kingsman parle de notre dépendance aux moyens de communication mais aussi d'une violence supposée inhérente à la race humaine. A vous de choisir le sujet qui vous intéresse ou bien à juste profiter du spectacle !

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 20:01

Je ne suis pas du genre à me mettre en valeur. Mais de temps en temps j'ai envie de faire des efforts. Ce vendredi, j'avais décidé de porter un robe mauve, longue jusqu'à mi-cuisse avec des bottes, des bas et une veste blanche. Après le travail, une collègue m'a proposé d'aller voir un concert au centre culturel irlandais. C'était une soirée très sympa avec en première partie un jeune homme et sa guitare et en seconde partie, Bronagh Gallagher. En sortant, j'ai pris le bus jusqu'à Bastille. Pendant le trajet, j'ai discuté avec une autre collègue. Le trajet était plaisant. En sortant du bus, j'ai hésité quelques minutes. Est-ce que je rejoins mon chéri chez ses parents ? Est-ce que je prends telle ou telle rue ? Me voilà boulevard de Bastille à marcher, il y a du monde dans la rue. J'entends deux hommes assis sur un banc remarquer la beauté de mes cuisses. Je traverse la rue, de toutes façons je vais devoir tourner rue de Bercy dans peu de temps. Avant que je tourne, je vois à côté d'un parcmètre un mec se branler. Je tourne à gauche. Mais très vite, j'ai la sensation d'être suivie. Je me dis que je me fais un flip pour rien. Mais au bout de quelques pas, je revois ce même mec en train de se branler. Il me touche le bras et je crie "ne me touche pas!" J'accélère le pas, il y a un groupe de jeunes gens bien habillés et je me faufile entre eux pour essayer de le semer. Très vite, il se retrouve encore à côté de moi en continuant à se branler. Je me rapproche de plus en plus de mon domicile et je pense que je vais le semer sans problème. J'ouvre la porte avec le bip mais là, en quelques secondes, il a mis sa main sur mes fesses. J'ai senti sa main sur ma culotte. J'ai crié, fermé la porte, j'aurais préféré lui claquer la porte sur sa gueule. J'ai couru à mon étage et j'ai ouvert et fondu en larmes. Je me suis senti sale. Je tremblais d'horreur. Le pire c'est que les premiers sentiments qu'on ressent c'est du dégoût et de la culpabilité. J'ai eu honte d'avoir choisi ces vêtements, d'être sortie sans mon chéri, d'avoir porté cette robe si courte, d'avoir mis des bas et non des collants. Mes idées étaient bien sûres embrouillées et incohérentes. Mais je pleurais tellement. J'ai réussi à un peu me calmer pour appeler mon chéri et qu'il rentre de chez ses parents. Il est rentré très vite et n'avait qu'une envie frapper ce pervers. Moi je pleurais dans ses bras. J'ai eu envie de brûler cette robe. Mes remarques n'avaient pas de sens, mais je me sentais sale. Je sais qu'il n'y a pas de vol, ni de viol, mais cette main sur mon cul c'est une agression physique et psychologique.

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Lili, la Freudreuse - dans Personnel
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 12:51

Restaurant situé rue des écoles dans le 5ème arrondissement de Paris, la Petite Périgourdine rassemble à la fois les caractéristiques d'un bristo parisien et celle d'un restaurant de province. A l'entrée, on remarque très vite deux choses. sur la gauche, un panneau contenant des serviettes avec des étiquettes nominatives et en face une belle collection de bouteilles de vin rouge. On ne s'est pas installé en terrasse mais juste derrière la baie vitrée avec une vue sur la rue mais sans le bruit. Par contre, on a pu profiter du brouhaha de la salle. La décoration est simple dans un esprit de bristo.

Nous n'avons pu que goûter qu'une seul plat, sans entrée ni dessert par manque de temps. La pause déjeuner ne durant qu'une heure, le temps passe vite. J'ai goûté une assiette de rognons avec une sauce au cognac accompagnés de rattes du Touquet. La sauce était fluide, un peu amer, mais très bonne. Les rognons étaient bien cuits. Les pommes de terre très bonnes. Mon chéri avait choisi une cuisse de canard avec des pommes de terre persillées. C'était plutôt bon, même si le canard aurait pu être un peu moins cuit et plus fondant (c'est à dire plus confit). Mon amie avait choisi un plat du jour, saumon aux tagliatelles. Vu que l'assiette était complètement vide, je suppose que le plat était délicieux.

Bilan positif. Le restaurant est agréable, les serveurs sont aux petits soins, surtout vu le monde. Les prix sont raisonnables vu la qualité des produits. Une bonne adresse à retenir

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Lili, la Freudreuse - dans Gastronomie
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 15:37

La Philiharmonie de Paris propose un cycle de culture musicale intitulé "Toutes les Musiques". En fait, je suis allée sur le site de la philharmonie de Paris, car je cherchais un concert classique, et en consultant l'agenda du jour et je vois ce thème de Negro spiritual et Gospel. Je n'avais pas réservé, mais j'ai pu sans problème prendre une place au dernier moment. Nous étions au départ une quinzaine dans la salle, quelques retardaires nous ont rejoint et nous étions à peine vingt à la fin.

La conférence était proposée par Noël Balen. Il est l'auteur d'un livre sur l'histoire du negro spiritual et du gospel. Alors il aurait pu nous parler de cette musique pendant des heures et nous passionner. Il nous a présenté l'histoire de cette musique sacrée de l'esclavage à nos jours. En nous faisant écouter des voix, des tubes, des quartets et des chansons plus modernes. C'est intéressant. Je n'ai pas pris de notes pendant son exposé, pourtant j'aurais bien noté quelques grands noms pour écouter d'autres extraits.

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Lili, la Freudreuse - dans Actualités
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 15:29

Ce n'est pas un documentaire, ni un biopic sur la vie entière de Martin Luther king. Le film ne s'intéresse qu'à la marche partant de la ville de Selma, Alabama. On voit d'un côté les entretiens entre Martin Luther King et le président Johnson et de l'autre les réunions préparatoires pour faciliter l'inscription sur les listes électorales. En effet, les noirs américains ont le droit de vote mais lors de leur inscription sur les listes électorales, les fonctionnaires blancs trouvent des subterfuges pour leur refuser ce droit de citoyen par des questions de plus en plus précises.

Le film montre à la fois les manoeuvres politiques et citoyennes. C'est très intéressant et très touchant. Il y a des moments vraiment vibrants de discours mais surtout de luttes physiques. J'ai eu l'impression que le son des coups avait été exagéré. On souffre à chaque coup de matraque. La violence est partout dans les regards, les refus, les attitudes, les coups, les émeutes. Un manifestant noir choqué n'a qu'une envie prendre les armes et se venger. Mais l'un des pasteurs, ami de Martin Luther King lui rappelle à quel point le combat est inégal. Pour un blanc tué par vengeance, combien de noirs vont-ils abattre ?

Le film est fort et complexe. Il nous fait aussi ressentir les doutes et les difficultés pour Martin Luther King de mener ce combat tout en ayant un rôle de père de famille et de pasteur. L'acteur n'en fait pas trop, il est touchant.

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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