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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 13:30

Actuellement et jusqu'au 18 juillet, la Comédie française propose une version modernisée des oiseaux d'Aristophane. La mise en scène est d'Alfredo Arias.

Le texte d'Aristophane date du Vème siècle avant Jésus Christ. Et pourtant... les sujets abordés sont d'une actualité déconcertante : politique, société, relations humaines, administrations... L'histoire d'Aristophane présente deux hommes quittant Athènes pour trouver un coin peinard pour finir leurs vieux jours et décide de fonder une ville chez les oiseaux pour s'y installer.

 

Autant le dire tout de suite, les comédiens et les costumes sont dignes de la Comédie française. C'est à dire d'une grande qualité.

les-oiseaux-1.jpg

Mais, parce qu'il y a un mais, le texte a été revu et dit-on "modernisé". La modernisation n'avait pas lieu d'être. Parler d'oiseaux-comédiens n'a de sens. Soit. Alors pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de l'idée ? Non, Alfredo Arias propose une mise en scène et une version entre les oiseaux et les comédiens. L'introduction de comédiens dans un texte sur les oiseaux ne se fait que par touches. Sans aller au-delà.

 

Propositions (faut dire que des idées j'en ai à revendre) : pour le nom de la ville par exemple, ils auraient pu utiliser les noms de grandes villes de théâtre ou peut-être des noms des théâtres renommés. En tout cas, que le nom ne se décide que par les hommes sans implication des oiseaux, sépare de façon prématurée oiseaux et hommes-oiseaux.

Une autre idée, si la cité des oiseaux-comédiens se site place Colette, autant utiliser cet emplacement symbolique à côté du Louvre, dit Palais Royal. Il place un péage Place Colette et affame les supérieurs vivant au Louvre.

 

Au lieu de modifier totalement la pièce pour parler de la cité des comédiens, la pièce proposée actuellement Place Colette est un hybride entre la pièce d'Aristophane et des idées d'Alfredo Arias. Cela donne une histoire dont le fil rouge ne tient pas. Le sens n'est pas clair. Ce qui fait que les spectateurs s'ennuient par moment. Il y a des bons moments et de longs moments ennuyeux.

 

On peut s'en passer...

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