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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:05

Réalisé par Barbra Streisand. Diffusé vendredi soir sur RTL9. Film de 1997

 

C’est l’histoire de deux professeurs d’université très différents. Tout d’abord parlons de chacun des personnages avant d’aborder leur rencontre.

Gregory Larkin est un professeur de mathématiques, pas très passionnant. Il passe le cours le dos aux élèves avec l’énonciation de longues formules mathématiques. Sa vie sentimentale se résume à des histoires sans lendemain. Jusqu’au jour où il décide de se caser avec une femme de son âge avec qui il veut établir une grande complicité mais refuse toute relation physique. Il passe une petite annonce à laquelle répond la sœur de Rose.

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:dpw1Z1BQRCFWiM:http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/G618082133452.jpgRose Morgan, professeur de littérature, passe son cours face à ses élèves, les fait participer et rire. Elle se sent comme le vilain petit canard de sa famille. Sa sœur est belle, épouse l’homme que Rose aimait. Elle s’imagine finir vieille fille.

La rencontre entre Rose et Gregory s’appuie essentiellement sur la complicité. Ils se marient à l’étonnement de tout le monde mais Rose a du mal à comprendre l’attitude froide de son mari et essaie tant bien que mal à le mettre dans son lit. Va-t-elle y arriver ? ou bien le mariage est-il voué à être rompu ?

 

 

Il faut un certain temps pour accepter l’hypothèse de départ : un homme refuse au sexe pour trouver une vie de mari pépère. Une fois, ce postulat adopté, on s’amuse à voir l’amour platonique grandir. On souffre avec sa femme en manque de tendresse et de désir. Le tout dans un romantisme délicat. On sent que rien n’est évident dans cette situation. Remise en cause de l’amour, du sexe, des relations platoniques et des relations sexuelles. Mais aussi douleurs psychologiques du rejet, peur de ne pas plaire, peur de ne pas maîtriser son désir envers sa femme... Cela ouvre également des réflexions sur la recherche de reconnaissance auprès de la famille : mère et sœur dans le cas de Rose. Pointe de mélancolie sur le sentiment d’être un vilain petit canard, d’être la moche mais intelligente de la famille.

 

C’est mignon, romantique, touchant et émouvant. Ca résonne dans le cœur des jeunes filles en quête du prince charmant. Vous le rêviez sans sexualité ? Avouez que sans cela, il manque cruellement quelque chose. De plus, la morale du film appuie sur l’acceptation de soi, au-delà de sa famille et son homme.

 

En tant qu’œuvre, le film n’a pas de signature particulière. Si on n’accroche pas l’histoire, on risque de rester sur le carreau. L’histoire est assez bien ficelée et les personnages assez attachants, pour que vous vous laissiez embarquer  et que votre cœur s’emballe au grès de leurs aventures.

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