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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 19:59
Il est là face à moi. Ca faisait longtemps que j'attendais ce moment.
Après l'avoir drogué, je l'ai attaché à une chaise. Rien de très original. Poignets et chevilles liés aux barreaux de la chaise avec des attaches en plastique incassables.

Sa tête remue légèrement. Le réveil se fait doucement mais douloureusement... Et pourtant il ne sait pas ce qu'il l'attend. Je suis debout face à lui. Silencieuse. Ses yeux se plissent et s'ouvrent avec difficulté. Ils finissent par s'ouvrir complètement et son regard part de mes pieds pour rencontrer mon regard.
Le silence s'impose.
Je lèche mes lèvres, hésite à rompre ce silence en discours pompeux. Et puis... il n'y a rien à dire. Il est là assis, immobile.  Finalement c'est lui qui se décide à entamer la conversation.
- A quoi tu joues?
Je lève mon menton, gratte dessous. Mon regard retombe sur lui. Que dire?
- Je ne joue pas... Enfin... Pas encore. Tu veux qu'on commence à jouer ?
Il semble dérouté par mes réponses, par ma question. Son visage démontre la tempête qui se profile sous son crâne.

- Je commence par quoi ? Jambe, bras, visage ?
- Mais qu'est ce que tu veux ?
- Te faire du mal
- Quoi ?

Sans répondre à sa question, je sors de la poche de mon jean arrière, une lame. Ma tête se dandine tranquillement. J'approche la lame de mon visage pour sentir le froid à son contact.

- J'ai pas envie de parler. Pas envie de débattre ce soir. La seule chose qui m'intéresse c'est de savoir par où commencer...

Je balance la lame au bout de mes doigts, le temps de prendre ma décision. Je finis par la planter dans sa cuisse. Son hurlement fait grandir mon plaisir. En sortant la lame de sa peau, je vois le sang qui coule. J'essuie la lame sur son T-Shirt au niveau de l'épaule. L'envie monte... J'ai envie de le planter de partout. Mais je me décide de garder le visage pour la fin.

- Mais quelle conne !
- Tu le savais déjà ... Voyons... J'imagine que tu as dû m'insulter autant que je t'ai insulté.

Je souris en coin. Je dessine avec le bout de ma lame un magnifique trait sur le bras opposé à sa cuisse plantée. Il ne sait plus si il doit crier ou pleurer. Je n'ai pas envie de le laisser mariner. J'accélère le rythme avec des petites coupures partout sur les différentes parties de ses bras. Je ne cherche pas à dessiner quoi que ce soit, juste à ce qu'il souffre.

- MMMH, c'est bon.
- T'es complètement dingue !
Un large sourire se dessine sur mon visage.
- Je vais finir mon oeuvre. Je vais m'attaquer à ta gueule de con.

J'aime ma lame car elle est si bien aiguisée. A peine, elle effleure sa joue qu'une entaille apparaît. C'est kiffant.

-Tu vas faire ça encore longtemps? Allez... Finis, achève-moi
- Mais, non... Laisse-moi m'amuser encore un peu, dis-je avec une petite moue.
- Dis-moi juste une chose.
- Tu veux savoir : pourquoi ?
- Non, je veux savoir comment tu vas m'achever.
- Hein? ah bon? ... tant mieux... Ca m'évite un grand discours. Je vais te trancher la gorge dès que j'aurai terminé ton visage.

Entailles après entailles... Mon plaisir diminue. J'imaginais la scène avec moultes mots et maux. Dialogues et monologues s'alternant pour ressasser le passé, les disputes insensées. Tout ça parce qu'on n'avait pas su se parler mais juste s'insulter.
Alors je l'achève, un coup sec sur la carotide. Sa tête part en arrière et le sang coule dans ce garage vide. Vide. Vide.

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