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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:03

Britannicus, pièce de Racine, est l'une des pièces les plus jouées à la Comédie française.

Du 7 mai au 23 juillet 2016, est présentée une version mise en scène par Stéphane Braunschweig. La scénographie est moderne. Des murs murs, une moquette rouge, une table de réunion ovale avec des chaises tout autour. Cela m'a fait penser à un milieu d'entreprises où il arrive qu'on évoque l'idée d'empire pour certaines grandes compagnies. Les comédiens portent des costumes modernes, du style smoking ou juste pantalon-veste. Le décor est aussi composé de plusieurs portes blanches. Un symbole à mon avis du choix mais aussi un moyen de se cacher pour écouter les discussions.

Le texte de Racine n'a pas été facile à entendre au départ. Il faut habituer son oreille aux alexandrins et aux rimes, à cette rythmique si particulière. Dès la deuxième scène, on commence à suivre. Agrippine, mère de Néron, souhaiterait retrouver sa place auprès de son fils, devenu empereur grâce à elle. Une place dévolue à Britannicus. Pourtant ce n'est pas le pouvoir sur l'empire qui va renforcer l'animosité entre les deux demi-frères. C'est Junie, la fiancée de Britannicus, que Néron va désirer dès leur première rencontre. Junie est éperdument amoureuse de Britannicus. Agrippine va de son côté essayer de réconcilier ses deux fils.

L'histoire est intéressante d'un point de vue familial et politique (pas autant que Game of thrones, mais pas loin). L'empereur est entouré de ministres, tel Burrhus ou Narcisse ou Sénèque (absent sur scène). Chacun défend son point de vue et sa vision de la politique en expliquant à l'empereur ce qu'il devrait faire ou pas.

Les comédiens du Français sont comme toujours d'une justesse sans défaut. Dominique Blanc en Agrippine, Laurent Stocker en Néron, Stéphane Varupenne en Britannicus, Georgia Scalliet en Junie, Hervé Pierre en Burrhus et en fin Benjamin Lavernhe en Narcisse.

Je comprends le choix de départ du metteur en scène mais je ne l'ai pas apprécié. J'ai même fini par penser que si le texte était écouté à la radio je n'aurai pas perdu grand chose. Visuellement il ne se passe pas grand chose. La plupart du temps les comédiens restent assis ou debout mais sans bouger. leur interaction ne sont pas visuelle. J'ai trouvé cela regrettable. Cela manque un peu d'énergie, mais cela met bien en avant le texte de Racine. Donc j'ai quand même bien entendu les mots de cet auteur et c'est un bon point.

Dominique Blanc et Laurent Stocker

Dominique Blanc et Laurent Stocker

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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