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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:39

En s'inspirant des œuvres de Bizet et d'oscar Hammerstein et bien entendu du texte de Prosper Mérimée, Carmen la Cubana nous raconte l'histoire de Carmen travaillant dans une fabrique de cigares et faisant chavirer tous les cœurs. Jose, fiancé à Marilu va en faire les frais et souffrir d'amour pour Carmen. L'histoire se situe à Cuba en 1958, veille de la Révolution. On entend parler de rebelles, de militaires, de villes qui basculent, de Castro... Mais aussi, d'un combat de boxe entre la star de la Havane, El Nino Martinez et un boxeur américain Kid Cowboy. Des boxeurs à la place des toreros. Tout ça sur fond de musique cubaine et de danses survoltées.

Ce spectacle est un régal, j'ai eu des frissons et les larmes aux yeux. C'est un vrai métissage des cultures, il y a des chanteurs lyriques et des chanteurs plus contemporains, plus jazzy. Luna Manzanares, d'origine cubaine est une chanteuse cubaine, elle propose une Carmen très sensuelle, très femme fatale mais surtout une femme libre. Jose joué par Joel Prieto est un chanteur lyrique et apporte de la profondeur au spectacle face à la légèreté de Carmen. L'autre voix lyrique est féminine, le rôle de Marilu interprété par Raquel Camarinha. Elle semble d'un autre temps rêvant de son passé et de son amour perdu. Une narratrice, une voix plus alto, est incarnée par Albita nous raconte l'ambiance de Cuba avec des chansons jazzy ou cubaines.

Le plus impressionnant selon moi, était les danses. Les danses étaient cubaines, brésiliennes, africaines mais surtout rythmées et belles. Lors de la reprise de la chanson Toreador de Bizet, Joaquin Garcia Mejias, El Nino Marquez, nous propose une version très entrainante et très conquérante d'un boxeur prêt à gagner. Avant son combat, les danseurs nous présentent un combat, faisant penser à la capoeira. Juste magnifique ! Et le final avec les claquettes c'était génial !

Un dernier mot sur le décor et les costumes. Le décor est composé d'un étage d'un fond amovible où sont cachés les musiciens. On passe de l'intérieur à l'extérieur avec une branche d'arbre qui descend ou avec un jeu de lumières. Le décor est assez fourni mais nous fait vite entrer dans l'ambiance cubaine. Les costumes sont à la fois très modernes et très ancrés dans les années 1950.

Ce spectacle était juste extraordinaire. Le seul petit souci était personnel. Mais étant un peu loin et myope (faudrait que j'aille revoir un ophtalmo) j'avais un peu de mal à lire les traductions. Les chants étant tout en espagnol, il fallait bien lire en français pour suivre l'histoire et bien j'ai tout compris même si c'était flou ! Je me suis régalée.

Du 6 au 30 avril 2016 au Théâtre du Chatelet, Paris

Bande annonce Carmen la Cubana

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Lili, la Freudreuse - dans Théâtre
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