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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 20:01

Je ne suis pas du genre à me mettre en valeur. Mais de temps en temps j'ai envie de faire des efforts. Ce vendredi, j'avais décidé de porter un robe mauve, longue jusqu'à mi-cuisse avec des bottes, des bas et une veste blanche. Après le travail, une collègue m'a proposé d'aller voir un concert au centre culturel irlandais. C'était une soirée très sympa avec en première partie un jeune homme et sa guitare et en seconde partie, Bronagh Gallagher. En sortant, j'ai pris le bus jusqu'à Bastille. Pendant le trajet, j'ai discuté avec une autre collègue. Le trajet était plaisant. En sortant du bus, j'ai hésité quelques minutes. Est-ce que je rejoins mon chéri chez ses parents ? Est-ce que je prends telle ou telle rue ? Me voilà boulevard de Bastille à marcher, il y a du monde dans la rue. J'entends deux hommes assis sur un banc remarquer la beauté de mes cuisses. Je traverse la rue, de toutes façons je vais devoir tourner rue de Bercy dans peu de temps. Avant que je tourne, je vois à côté d'un parcmètre un mec se branler. Je tourne à gauche. Mais très vite, j'ai la sensation d'être suivie. Je me dis que je me fais un flip pour rien. Mais au bout de quelques pas, je revois ce même mec en train de se branler. Il me touche le bras et je crie "ne me touche pas!" J'accélère le pas, il y a un groupe de jeunes gens bien habillés et je me faufile entre eux pour essayer de le semer. Très vite, il se retrouve encore à côté de moi en continuant à se branler. Je me rapproche de plus en plus de mon domicile et je pense que je vais le semer sans problème. J'ouvre la porte avec le bip mais là, en quelques secondes, il a mis sa main sur mes fesses. J'ai senti sa main sur ma culotte. J'ai crié, fermé la porte, j'aurais préféré lui claquer la porte sur sa gueule. J'ai couru à mon étage et j'ai ouvert et fondu en larmes. Je me suis senti sale. Je tremblais d'horreur. Le pire c'est que les premiers sentiments qu'on ressent c'est du dégoût et de la culpabilité. J'ai eu honte d'avoir choisi ces vêtements, d'être sortie sans mon chéri, d'avoir porté cette robe si courte, d'avoir mis des bas et non des collants. Mes idées étaient bien sûres embrouillées et incohérentes. Mais je pleurais tellement. J'ai réussi à un peu me calmer pour appeler mon chéri et qu'il rentre de chez ses parents. Il est rentré très vite et n'avait qu'une envie frapper ce pervers. Moi je pleurais dans ses bras. J'ai eu envie de brûler cette robe. Mes remarques n'avaient pas de sens, mais je me sentais sale. Je sais qu'il n'y a pas de vol, ni de viol, mais cette main sur mon cul c'est une agression physique et psychologique.

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Lili, la Freudreuse - dans Personnel
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