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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:14

Après Töchter, parlons maintenant d'une relation entre une mère et son fils. Un fils, il faut le dire pas facile à gérer. Le film commence par les images de sa mère qui vient le chercher dans le foyer parce qu'il a mis le feu à la cantine. Elle éprouve à la fois de l'appréhension de le revoir à la maison et un plaisir de retrouver son gars.

Le film ne s'attache pas tant que ça à essayer d'expliquer ses accès de violence ni son amour débordant. Bien sûr, la mère tente d'expliquer son attitude par une prédisposition et un déclenchement par la mort du père. Mais ce n'est pas le centre du film. Le centre du film selon moi c'est la rencontre avec la voisine d'en face. Une voisine, elle aussi, abîmée par la vie. Elle a un bégaiement depuis quelques années. Elle ne peut plus exercer son métier de professeur. Un trio va se former. Un trio disparate mais qui va se faire du bien. Ils vont avoir ensemble des moments planants de laisser aller. Xavier Dolan a limité l'écran à un carré la plupart du temps sauf dans ces moments d'évasion où l'écran s'agrandit. Les comédiens incarnent dans toute l'amplitude des sentiments ces personnages entiers.

Comme le film a reçu le prix spécial du jury à Cannes, et que les échos étaient vraiment élogieux, nous sommes allés au cinéma avec une certaine exigence. De mon côté, j'ai aimé. Le film n'essaie pas d'analyser, nous fait ressentir. Et cela m'a troublé et touché. J'ai adoré que le film m'offre l'occasion de me poser des questions sur les pourquoi du comment, des questions sur la famille, sur le rapport enfants/parents...

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Lili, la Freudreuse - dans Cinéma
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